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  • il y a 6 mois
Les deux chefs d'États se sont serrés la main et sont montés dans la même voiture, à Anchorage, en Alaska. Il s'agit du premier déplacement du président russe aux États-Unis depuis 2015.

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Transcription
00:00Ce qui a été prévu normalement, c'est Donald Trump accueillant évidemment sur le tarmac Vladimir Poutine.
00:05On verra comment les choses se passent dans les minutes qui viennent, et bien même à l'instant,
00:09puisque voilà, sur l'écran de droite, Donald Trump qui sort avec son éternel cravate rouge,
00:14qui va pouvoir descendre cette passerelle et se retrouver, le point levé et le point serré,
00:19sur le sol américain, sur son sol, le sol des États-Unis, en Alaska, à Anchorage.
00:25Donald Trump qui va donc ensuite, normalement, s'avancer sur le tapis rouge pour aller chercher Vladimir Poutine
00:33et s'éviter effectivement de longues minutes d'attente avant que le président russe ne descendre.
00:39Donald Trump est le salut militaire qui arrive donc pour aller chercher à Anchorage Vladimir Poutine.
00:45On se posait la question tout à l'heure du caractère historique de cette image-là.
00:50Qu'est-ce que vous dites, vous, Claude Blanchemaison ?
00:52Oh bah oui, c'est une image très forte, évidemment, on l'a dit déjà plusieurs fois.
00:55Voilà Vladimir Poutine, pardon, je vous coupe, voilà Vladimir Poutine.
00:58Et donc...
00:58C'est donc soigneusement synchronisé.
01:00Ils ne vont pas attendre.
01:01Ils ont négocié comme des...
01:02Donc il y a des collaborateurs qui ont passé pas mal de...
01:05Ils ont synchronisé très exactement la descente de la passerelle.
01:08Le balai.
01:09Donc, comment dire, c'est-à-dire que physiquement, Donald Trump ne va pas aller l'attendre au pied de l'avion,
01:14mais ils vont se rencontrer l'un et l'autre à la jonction des deux tapis rouges...
01:18C'est le pont des espions ?
01:19C'est le pont des espions, c'est le pont des espions, c'est à quoi ça me faisait penser, oui.
01:23Le pont des espions, c'est vraiment...
01:24Il n'y a pas d'échange ce soir, il n'y a pas d'échange...
01:26Enfin, on ne sait pas, on ne sait pas.
01:27En tout cas officiellement, en tout cas officiellement.
01:29Mais effectivement, cette image quand même, Elsa Vidal, après 1268 jours de guerre, 1268...
01:36168 jours de guerre, après des mandats d'arrêt quand même émis par la Cour pénale internationale,
01:42avec également des preuves quasi irréfutables des crimes de guerre commis par la Russie,
01:47après notre engagement, nous, Européens, aux côtés de l'Ukraine,
01:52un tournant sur lequel nous avons quand même très peu de prises, il faut le reconnaître,
01:57et cela va quand même déterminer une grande partie de la sécurité du continent européen dans les décennies qui viennent.
02:03Il ne sont que deux, sur le tapis rouge ce soir, à gauche de votre écran, vous voyez Vladimir Poutine,
02:08s'avancer face à Donald Trump, Donald Trump, le président américain, qui attend donc le président russe.
02:14On est en Corrèze, on est en Alaska, et donc la scène que vous voyez se fait en direct,
02:19les applaudissements, les applaudissements de Donald Trump pour Vladimir Poutine.
02:24Mais c'est un spectacle, c'est un spectacle et c'est de la bonne télé, selon Donald Trump.
02:27Effectivement, et vous allez voir les deux hommes s'avancer, ça aussi c'est une image qui a été préparée par les Américains,
02:31pour le coup s'avancer, encadré par les chasseurs F-22, et la poignée de main entre les deux hommes.
02:38Donald Trump avait promis qu'il tenterait de convaincre Vladimir Poutine d'aller vers un cessez-le-feu,
02:44c'est maintenant que ça va se jouer, il est 21h10, leur rencontre, qui ne se fera pas, je vous le rappelle, en tête à tête,
02:50va commencer normalement dans une vingtaine de minutes, et les deux présidents qui s'avancent,
02:54et qui parlent en anglais, forcément, forcément en anglais, Claude Blanche-Maison ?
02:59Oui, l'anglais de Poutine est assez limité, mais enfin, ils ne peuvent se parler qu'en anglais, en effet.
03:06Poutine, comme on le sait, parle couramment l'allemand, mais pas vraiment l'anglais.
03:09Il n'était pas assez doué en anglais pour pouvoir être nommé dans un pays anglophone ?
03:13Oui, dans un pays plus important.
03:13On verra si cette image est une image pour l'histoire, en tout cas, c'est le début, peut-être, d'un chemin vers un cessez-le-feu,
03:20avec toute la prudence, toute la prudence qui prévaut évidemment ce soir,
03:25alors que visiblement, les deux présidents sont survolés par des avions de chasse.
03:28Ça aussi, ça fait peut-être partie du comité.
03:30C'est pour toi, dit Fram, c'est pour toi, mon cher, on va t'emmener à la haie, c'est une seule excuse.
03:34Je ne suis pas sûr que ce soit ce que dit effectivement Donald Trump,
03:38mais cette image est quand même particulièrement forte ce soir, les deux présidents, côte à côte,
03:43face aux caméras du monde entier, et cette image en direct d'Ankorej en Alaska,
03:48avec ces deux présidents et cette poignée de main,
03:51juste avant que les deux délégations ne puissent se parler,
03:53pendant 6 à 7 heures, ça c'est ce que prévoient les Russes,
03:57ça pourrait être plus rapide, c'est ce que disait Donald Trump aujourd'hui.
04:00On va peut-être écouter, je ne sais pas si on entendra ce que disent les deux présidents.
04:02Pour l'instant, on n'entend pas ce que disent les deux présidents.
04:04Ça n'a pas été sonorisé, ça n'est pas prévu.
04:07Mais on a donc vu Donald Trump applaudir Vladimir Poutine à son arrivée.
04:11Mais il évite de trop sourire.
04:12Donald Trump évite de trop sourire.
04:14On sent qu'il a quand même intégré quelques éléments de tenue et de communication non-verbale
04:20pour faire un effort et ne pas trop afficher son...
04:23C'est quand même très cordial, je trouve.
04:26C'est sûr, c'est cordial.
04:27Chacun dans sa voiture, The Beast, ici pour Donald Trump, effectivement.
04:31Et on a vu passer derrière, normalement, Vladimir Poutine pour rejoindre son véhicule.
04:37Effectivement, vous disiez cordial, Philippe Géli.
04:39Moi, j'ai trouvé ça très cordial.
04:41Il se sourit, il se serre la main.
04:42C'est cordial.
04:44Il n'y a rien de surprenant.
04:46Je ne sais pas imaginer dans quel état maintenant est notre président.
04:49Parce que malgré toutes les...
04:50Vous parlez de Volodymyr Zemeski ?
04:51Oui, mais il s'écoute la soirée.
04:53Malgré tous les trucs diplomatiques, etc., etc., humainement, c'est...
04:59Vous savez, je pense maintenant à toutes les victimes de Butia, d'Irpin, comme si rien n'existait pas,
05:05comme s'il n'y avait pas de 40 camps de concentration sur les territoires occupés,
05:10comme s'il n'y a pas de 35 000 enfants déportés par la force en Russie.
05:13Je pense que ce sont les images de la honte historique pour le monde démocratique.
05:19Parce qu'aujourd'hui, c'est le destin de la dignité du monde démocratique qui se décide.
05:25C'est-à-dire que la logique de dire « il faut parler à son ennemi »,
05:29bien que ce ne soit pas...
05:30Vladimir Poutine ne soit plus l'ennemi, forcément, de Donald Trump,
05:32mais il faut parler à son ennemi pour essayer de mettre fin à une guerre,
05:34cette logique-là, vous ne l'acceptez pas ?
05:36Vous savez, il y a beaucoup d'autres manières de parler en son ennemi.
05:41Comment on a parlé avec Hitler ?
05:42On a fait la descente des Américains dans la Normandie, n'est-ce pas ?
05:45Voilà, c'est ça la manière de parler.
05:47Non, mais même le président Zelensky est prêt à parler avec Poutine,
05:50il le dit tout le temps, évidemment, c'est la manière et c'est le contexte qui change.
05:54Mais en soi, pour arrêter une guerre, il faut parler avec son ennemi.
05:59Vous comprenez que notre président, il le dit,
06:02parce que les gens comme Trump, qui ont la force,
06:06ils forcent notre président de le dire.
06:09Mais bien sûr, je parle aujourd'hui humainement, je ne parle pas des cadres diplomatiques, politiques,
06:15mais humainement, imaginez-vous, qu'est-ce que les Ukrainiens doivent ressentir aujourd'hui ?
06:19Ah pardon, les deux présidents sont dans la même voiture.
06:21Les deux présidents sont dans la même voiture.
06:24Cette image que l'on n'imaginait pas, du point de vue de sécurité, du point de vue de symbole,
06:28les deux présidents sont dans la même voiture.
06:29À ma connaissance, c'est le premier chez les États étrangers qui monte dans la piste.
06:34Pourquoi aller jusque-là, Philippe Géli ?
06:36Et pourquoi aller jusque-là, quand on est Donald Trump ?
06:38Parce que Donald Trump ne respecte aucun code,
06:41et que quand il estime qu'un geste doit être fait, il le fait.
06:45Que ce soit d'inviter Vladimir Poutine sur le sol américain,
06:49ou que ce soit de l'accueillir dans sa voiture.
06:50Il joue la carte de la relation personnelle, et effectivement, ça n'a pas de limite, et c'est très dangereux.
06:54On pourrait aussi lui faire le crédit, diplomatiquement, et peut-être c'est allé très loin,
06:59de faire ce qu'il faut, de donner tous les signes qu'il faut, et de dire ce qu'il faut,
07:04pour que les conditions soient réunies, pour que ce deal puisse peut-être se faire.
07:08Et peut-être même que c'est ce dont il se persuade lui-même.
07:11Le deal, il est en négociation depuis X temps,
07:15et il est négocié par deux personnes fondamentales dans les délégations.
07:19D'un côté, Steve Vitkov, qui a déjà négocié partiellement le deal,
07:23et de l'autre côté, Kyril Dimitriev, qui est dans la délégation aussi,
07:28qui sont ceux qui sont aux manettes de l'organisation de l'affaire.
07:32Donc eux savent, c'est eux qui négocient, et après il y a quelques...
07:36Mais donc pardon, c'est parce que c'est suffisamment avancé
07:38qu'on peut se permettre d'accueillir Vladimir Poutine à la moitié de l'organisation.
07:41Je pense qu'on est là, en train de nous, on est en train,
07:43enfin ils sont en train, là il y a deux puissances qui sont en train de vous faire la démonstration,
07:48qui sont des puissances mondiales qui se parlent d'égal à égal,
07:52et que les autres ne le sont pas.
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