00:00Tout à l'heure, image que l'on n'a pas forcément vue, c'est un zoom sur Vladimir Poutine qui semble, voilà, quelques mimiques,
00:08mi-interrogatifs, mi-amusés face aux journalistes tout à l'heure.
00:12Alors on ne sait pas ce qu'il leur dit précisément, mais on n'a pas forcément l'habitude de voir Poutine comme cela.
00:17Il peut être tout à fait charnant en fait, Poutine.
00:19Quand je me suis entretenue avec François Hollande pour un précédent livre,
00:23il racontait que lors de ses rencontres avec Vladimir Poutine, il l'avait vu dans un laps de temps assez court.
00:30endosser plusieurs modes d'expression et il peut être absolument affable.
00:35Rappelez-vous aussi avec Angela Merkel, il lui avait apporté un très beau bouquet de fleurs,
00:40ce qui se fait complètement quand on est russe.
00:43Mais bon, quand on est une chancelière allemande, c'est un peu gênant d'être appelé à sa position de femme,
00:48à qui on doit absolument offrir des fleurs.
00:51Il avait fait des fleurs et des chiens pour Angela Merkel.
00:53Voilà, et le contrepoint, c'est quelques temps plus tard, un labrador noir,
00:56parce qu'il avait bien été briefé par ses collègues du FSB.
00:58Elle déteste les chiens.
00:59Elle a peur, elle a une phobie des chiens.
01:02Donc, il peut être absolument affable, absolument.
01:05Ce n'est qu'un éventail d'outils, et c'est extrêmement simple,
01:09c'est juste de la psychologie comportementale.
01:11C'est très bien, quand on fait de la politique, ça sert à manipuler les autres,
01:13donc tout le monde devrait en faire.
01:16Là, en l'occurrence, en termes de manipulation,
01:18effectivement, Vladimir Poutine a été à bonne école.
01:19Bon là, je ne sais pas s'il s'agit de manipulation,
01:22mais il est évident qu'il est quand même reçu aux Etats-Unis,
01:24dans une situation qu'il sort de son isolement occidental,
01:26parce que, par ailleurs, il n'est pas isolé du tout, sur le plan diplomatique.
01:29Il a parlé avec les Indiens, les Chinois, l'Amérique du Sud aussi,
01:32ça se passe bien avec le Brésil.
01:33Oui, l'Éricré, la Corée du Nord.
01:35Ça, ce n'est pas vraiment les mêmes références,
01:36mais quand même, le Brésil, l'Inde, c'est quand même des pays avec lesquels on discute.
01:41Pardon, pas que Elsa Vidal, les Indiens, les Chinois, il leur a parlé juste avant ce sommet.
01:45Et les Brésiliens, ce sont des pays avec lesquels on échange aussi,
01:49donc quand même, c'est vrai que ça pose question.
01:50Oui, c'est mouvement des modalités.
01:51Ça sort de son isolement, quand même, occidental,
01:54avec quand même une rencontre, c'est le cas de le dire, au sommet.
01:56Donc, il se doit, sachant qu'effectivement, il a le mauvais rôle, quand même, dans cette affaire.
02:00Il y a des manifestations, là, en Alaska,
02:03avec des soutiens ukrainiens bien légitimes,
02:06et je crois que c'est d'ailleurs pour ça qu'il faisait la moue, en fait,
02:08ce sera vérifié, mais il semblerait qu'il y ait des journalistes
02:11qui, à un moment donné, l'aient un petit peu interpellé
02:13pour lui dire que ça ne le dérangeait pas de tuer des civils, etc.,
02:16et de mener la guerre qu'il mène en Ukraine.
02:18Et c'est là où, dans un premier temps, il aurait faim de ne pas entendre les questions,
02:22et puis, dans un deuxième, la pression étant trop importante,
02:24ça voulait dire, c'est un peu n'importe quoi, ce que vous me racontez,
02:27soyez sérieux, on est entre gens sérieux.
02:29C'était un peu l'air qu'il avait l'air de...
02:31c'est le message qu'il essayait de communiquer par le body language, voilà.
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