- il y a 5 mois
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Les Vraies Voix avec Anthony Martins-Misse, Joseph Thouvenel, Jean-Luc Bennahmias, Marine Orengo, Ludovic Ravanel, Thierry Marx
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##LES_VRAIES_VOIX-2025-08-13##
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NewsTranscription
00:00:00Vraie Voix Sud Radio, 17h-19h, Jean-Marie Bantry.
00:00:04Ah chers amis, on est ravis de vous accompagner.
00:00:05Un toujours, semaine de canicule en plein cœur de l'été.
00:00:08Bienvenue à vous.
00:00:10Si vous nous rejoignez, c'est parti pour les Vraies Voix.
00:00:12Il est 17h04, on est ensemble jusqu'à 19h avec tout notre orchestre.
00:00:16Alors on est avec Anthony Martin-Smith cette semaine comme tous les soirs.
00:00:19Bonsoir Jean-Marie.
00:00:19Bonsoir mon cher Anthony.
00:00:21Je le rappelle, tous les week-ends vous présenter, faut que ça change.
00:00:24Sur Sud Radio, une émission sur le handicap.
00:00:26Vous êtes aussi un ancien champion de rugby.
00:00:32Rugby, judo, c'est pareil.
00:00:33Allez, voilà, deux judos.
00:00:35En première ligne, c'est à peu près pareil.
00:00:36Le rugby, c'est du judo, mais avec un ballon en plus.
00:00:39Exactement, exactement.
00:00:41On est aussi avec Joseph Touvenel ce soir comme Brévoix.
00:00:43Bonsoir Joseph.
00:00:44Bienvenue.
00:00:45On sent plus d'enthousiasme.
00:00:46Malgré la pluie parisienne, c'est tout à l'heure en vélo, j'ai pris une ondée.
00:00:49Vous avez pris une ondée.
00:00:50Tiens, vous parlez comme les météorologues, c'est merveilleux.
00:00:52Absolument.
00:00:53C'est la première fois que j'entends quelqu'un qui dit j'ai pris une ondée.
00:00:55D'habitude, c'est une drache, n'importe.
00:00:57C'était quand même assez rafraîchissant, je dois l'avouer.
00:00:59Ça vous a fait du bien, j'espère.
00:01:00Exactement.
00:01:01Joseph Touvenel, vous êtes syndicaliste.
00:01:03On vous a connu, évidemment, à la CFTC lorsque vous y étiez.
00:01:07Vous êtes aussi aujourd'hui vice-président du Centre européen des travailleurs.
00:01:11Qu'est-ce que c'est ?
00:01:12C'est 70 organisations sociales chrétiennes dans 30 pays d'Europe.
00:01:16Donc, ça commence à poser.
00:01:17Ça nous permet de travailler ensemble pour, quand on a une bonne idée commune,
00:01:21voir travailler sur les autorités européennes.
00:01:23C'est un peu mieux s'il y a un Français, un Portugais, un Roumain, un Allemand, etc.
00:01:27L'union fait la force.
00:01:29Voilà, absolument.
00:01:30En gros, ça ressemble à quoi ?
00:01:30Une organisation sociale chrétienne, un syndicat chrétien ?
00:01:33C'est quoi la différence avec les autres syndicats ?
00:01:34C'est simple.
00:01:35Nous, on n'est pas pour la lutte des classes.
00:01:37On est pour la justice sociale.
00:01:38Ça change tout.
00:01:39C'est-à-dire que le patron n'est pas un ennemi.
00:01:40Oui.
00:01:43Si jamais il ferme votre usine ou que vous lui demandez une augmentation,
00:01:45vous allez faire grève quand même.
00:01:46Non, ça ne veut pas dire que c'est un ennemi s'il ferme l'usine.
00:01:48Non, mais ça veut dire que chaque salarié porte sa croix.
00:01:51Peut-être, mais il y aura ma bénédiction.
00:01:54Non, mais moi, j'ai déjà fait grève, mais c'est un autre principe.
00:01:57C'est vraiment de considérer l'autre.
00:01:59Une entreprise, c'est d'abord une communauté humaine.
00:02:01Comment fait-on une communauté humaine avec ces difficultés qui peuvent arriver ou non ?
00:02:06Le syndicalisme réformiste, en quelque sorte.
00:02:09Parce que le réformiste, c'est la réforme pour la réforme.
00:02:11Vous même pas.
00:02:12Il y a des bonnes et des mauvaises réformes.
00:02:14C'est vrai aussi.
00:02:14C'est vrai aussi.
00:02:15Tiens, on est avec quelqu'un qui ne porte pas du tout sa croix,
00:02:18mais qu'on est ravis de retrouver en duplex depuis le Sud-Est.
00:02:21Jean-Luc Benamias, troisième Vraie Voix du soir.
00:02:24Bonsoir Jean-Luc.
00:02:27Et bienvenue sur Sud Radio.
00:02:28Alors c'est pareil, c'est un petit rituel cette semaine dans les Vraies Voix.
00:02:31Lorsqu'on a quelqu'un en visioconférence, on le voit parler,
00:02:34mais on l'entend quelques minutes plus tard.
00:02:36Vous le voyez parler, moi je ne vois toujours rien Jean-Marie.
00:02:39Certes, Anthony Martin Suisse ne vous voit pas.
00:02:42Voilà, Jean-Luc Benamias est avec nous.
00:02:44Comment ça va Jean-Luc ?
00:02:45Ça ira, c'est ce qu'on va se dire.
00:02:49Dès qu'on vous entendra, on sera photo.
00:02:50Quelqu'un a fait de la lecture labiale ici ou pas ?
00:02:51On va y arriver.
00:02:52En tout cas, bienvenue à vous Jean-Luc Benamias.
00:02:54Vous êtes membre de la Ligue des Droits de l'Homme.
00:02:57On sera avec Muriel aussi dans quelques minutes.
00:02:59C'est notre auditrice du jour au 0826 300 300.
00:03:03Le programme des Vraies Voix ce soir.
00:03:05On va vous emmener en prison.
00:03:07Pourquoi ?
00:03:07Parce qu'un ministre est en colère.
00:03:09Qui ça ?
00:03:09Gérald Darmanin, le ministre de la Justice.
00:03:11S'il annule sa visite à la prison de Nîmes.
00:03:15Pourquoi ?
00:03:15Parce qu'il a découvert que dans cette prison, il y avait...
00:03:20Qu'est-ce qu'il y avait dans cette prison ?
00:03:21Une table de massage.
00:03:24Vous vous rendez compte ?
00:03:25On s'attend à pousser les portes de l'enfer, à entrer en prison.
00:03:27Et en fait, on découvre qu'il y a une table de massage sur laquelle des détenus peuvent potentiellement se faire masser.
00:03:33Voilà.
00:03:34Est-ce que ça vous choque cette information ?
00:03:35Je suppose que oui.
00:03:36Comment se fait-il qu'on apprenne qu'il y ait des activités ludiques comme celle-ci en prison ?
00:03:41Eh bien, on en parlera avec un surveillant pénitentiaire, avec vous tous, au 0826 300 300.
00:03:47On va faire le tour des actualités qui marquent évidemment cette journée.
00:03:50Ce sont les négociations, les discussions plutôt entre les Européens et Volodymyr Zelensky, le président ukrainien.
00:03:59Est-ce que l'Ukraine risque de se faire brader ?
00:04:01On y reviendra notamment avec Félix Mathieu dans ses trois mots dans l'actu.
00:04:05Voilà pour le programme.
00:04:06Notre coup de projecteur vous emmènera sur un tout autre sujet.
00:04:09Est-ce que vous allez encore au restaurant ?
00:04:11Figurez-vous que les Français se détournent de leur gastronomie.
00:04:14Et que c'est aussi pour ça qu'il y a des restaurants qui ferment tous les jours.
00:04:17Tiens, c'est quand la dernière fois que vous êtes allé au restaurant, vous, Anthony ?
00:04:19La semaine dernière, je crois.
00:04:20Bon, vous êtes un privilégié, Joseph ?
00:04:22À midi, parce qu'on m'a invité à un petit troquet.
00:04:25Les syndicalistes, voilà.
00:04:27On a invité les syndicalistes, ça doit être ça.
00:04:30On est avec Jean-Luc Benamiaz.
00:04:32Dernière fois au restaurant pour vous, Jean-Luc ?
00:04:34Hier midi.
00:04:35Bon, ben, tout le monde va au restaurant, en fait.
00:04:36Il n'y a que les vrais voix qui vont au restaurant et pourtant, il en ferme tous les jours.
00:04:39J'aimerais bien savoir pourquoi.
00:04:40Mais dites-nous où il ferme et on ira là-bas.
00:04:43Peut-être que notre auditrice du jour, Muriel, qu'on a enfin retrouvée depuis Bézio 0826 300 300,
00:04:49nous dira si elle va toujours au restaurant.
00:04:50Bonsoir, Muriel.
00:04:53Bonsoir.
00:04:53Non, je n'y vais pas parce que j'ai trois petites arrière-petites-filles,
00:04:59donc elles me coûtent un petit peu cher et je fais des économies.
00:05:03Bon, ben, ça, c'est gentil pour les petites-filles.
00:05:05On est ravis de vous avoir, ma chère Muriel.
00:05:06C'est gentil, moi, je suis ravie d'être avec les vrais voix.
00:05:09Mais écoutez, on est très contents de vous avoir.
00:05:11On va débattre avec vous de la situation des prisons françaises.
00:05:13On va parler un petit peu d'Ukraine.
00:05:15Mais avant ça, vous aviez un mot à faire passer.
00:05:18Vous, vous ne faites pas du tout partie de ces Français.
00:05:20Pour qui la priorité, c'est une nouvelle dissolution ?
00:05:23Nous, vous, c'est encore plus radical.
00:05:24C'est quoi ?
00:05:25Oui, moi, je demande à M. Macron, à notre président,
00:05:30d'être raisonnable et de foutre le camp.
00:05:33Bon, vous voulez qu'il démissionne.
00:05:34Pour quelle raison ?
00:05:35Oui, parce qu'il ne s'occupe pas du tout de la France.
00:05:39Alors, il y a un gouvernement, certes, je vous l'accorde.
00:05:43Mais vu qu'il y a trois blocs, ça ne marche pas.
00:05:46Vous allez voir, à la rentrée,
00:05:48tout le monde doit s'attendre à vraiment
00:05:50d'être dans une mouise terrible.
00:05:55Mais bon, tout le monde le fait.
00:05:57Vous faites partie de ces Français
00:05:59qui s'apprêtent à manifester, par exemple,
00:06:02le 10 septembre prochain ?
00:06:04Alors, je ne manifeste que pour des choses...
00:06:09Je ne veux pas être récupérée par l'extrême-gauche, etc.
00:06:13Moi, je serai plus du côté des gueux, vous voyez.
00:06:17J'adore...
00:06:19Alexandre Jardin.
00:06:20Alexandre Jardin, voilà, qui a lancé ce mouvement
00:06:22qui est très, très bien.
00:06:24Il explique très bien les choses.
00:06:26C'est apolitique.
00:06:28Et sincèrement, c'est vraiment...
00:06:31Il faut que...
00:06:33Je crois qu'il ne se rende pas compte
00:06:35des privilèges qu'ils ont
00:06:37par rapport à beaucoup de Français,
00:06:40par rapport aux gens qui sont dans des EHPAD.
00:06:43Je regardais une dame sur Internet.
00:06:482700 euros.
00:06:49La pauvre femme, elle a une retraite minime.
00:06:53Comment voulez-vous que les gens s'en sortent ?
00:06:55Anthony Martin-Smith, acquiescez à vos propos, je crois.
00:06:59En tout cas, vous opiniez du chef, Anthony.
00:07:01Oui, effectivement, parce que je partage totalement
00:07:04le point de vue de Muriel,
00:07:05mais qui est un point de vue que je lis partout
00:07:07sur les réseaux sociaux en ce moment,
00:07:09où on a vraiment le sentiment
00:07:11que le gouvernement continue à être
00:07:14sur un rythme effréné de dépenses,
00:07:18un train de vie complètement dispendieux,
00:07:20avec cette attitude complètement hors sol,
00:07:27où on continue de dépenser,
00:07:29avoir un train de vie,
00:07:29à voyager en classe affaire,
00:07:31lorsque vous avez des gens
00:07:32qui ont à peine de quoi finir le mois.
00:07:34Et donc, ça me choque.
00:07:37Et je crois qu'on est à la veille
00:07:41de quelque chose qui sera probablement pire
00:07:44que les Gilets jaunes.
00:07:45Je ne le souhaite vraiment pas pour notre pays.
00:07:47Mais peut-être est-ce ce dont il a besoin ?
00:07:49Jean-Luc Benemias ?
00:07:52Bon, écoutez, la parole est libre.
00:07:55Moi, je pense qu'effectivement,
00:07:57la situation depuis la dissolution politique française
00:08:01est totalement incompréhensible.
00:08:03Je dirais même totalement virtuelle.
00:08:05On a un gouvernement virtuel,
00:08:07on a un président qui devient virtuel,
00:08:09et en France et dans le reste du monde.
00:08:11On a des ministres qu'on connaît à peine,
00:08:13sauf certains d'entre eux,
00:08:14qui vont beaucoup parler d'eux,
00:08:15mais pour dire parfois des choses
00:08:16qui ne sont pas intéressantes.
00:08:18Voilà.
00:08:18Est-ce que, pour autant,
00:08:22moi, je fais confiance aux forces syndicales,
00:08:24je fais confiance aux corps constitués,
00:08:26je fais confiance à l'ensemble
00:08:28des politiques associatives, syndicales
00:08:30qui existent dans le pays.
00:08:31Voilà.
00:08:32Pour être responsable.
00:08:33Je trouve qu'à ce niveau-là,
00:08:36le gouvernement ou les gouvernements
00:08:38depuis la dissolution,
00:08:39je ne sais pas qu'ils dépensent trop,
00:08:42parce qu'ils ne dépensent pas plus que les autres.
00:08:43C'est que ça n'a pas de sens derrière tout ça.
00:08:45On ne sent pas le sens derrière tout ça.
00:08:48Joseph Thounel.
00:08:48Muriel, elle a employé un terme très important
00:08:51et je trouve significatif,
00:08:52le mépris.
00:08:53En fait, on peut avoir des désaccords
00:08:54d'analyse politique sur les solutions, etc.
00:08:57Mais nous avons une classe dirigeante
00:08:59qui méprise les Français.
00:09:01On le voit avec l'ensemble des promesses
00:09:03balancées et non tenues.
00:09:05On me dira, ça, ce n'est pas nouveau,
00:09:06mais ça s'accédère.
00:09:07Et les mensonges éhontés.
00:09:09Mais les mensonges,
00:09:10mais alors c'est quand même fabuleux
00:09:12d'arriver à mentir,
00:09:14de dire le contraire un jour
00:09:15de ce qu'on a dit l'avant-veille.
00:09:16Et donc, les Français ressentent ce mépris.
00:09:19Et quand on dit ce que dit Muriel,
00:09:22on ne veut plus du président Macron,
00:09:23oui, parce qu'on aime...
00:09:24Qui aime être méprisé ?
00:09:26Personne.
00:09:27Allez, restez avec nous.
00:09:27On va se retrouver dans quelques instants.
00:09:29La suite du programme des Vraies Voix.
00:09:30Le coup de cœur d'Anthony Martin-Smith.
00:09:32Oui, il n'y a pas que des coups de gueule
00:09:33ce matin, ce soir plutôt.
00:09:34Un coup de cœur sur qui, d'ailleurs,
00:09:36tiens, Anthony ?
00:09:36Sur ce monsieur qui s'appelle
00:09:37Robert Navarro,
00:09:38employé municipal dans l'Aude
00:09:39qui a sauvé son village.
00:09:40Sauvé son village.
00:09:41Rien que ça.
00:09:42Juste après, Félix Mathieu
00:09:43vous donne des nouvelles
00:09:43du président ukrainien Volodymyr Zelensky.
00:09:46A tout de suite.
00:09:47Les Vraies Voix Sud Radio,
00:09:4917h19, Jean-Marie Vendry.
00:09:51Il est 17h16, précisément.
00:09:53On est ensemble jusqu'à 19h.
00:09:54Les Vraies Voix
00:09:55qui débattent de l'actualité
00:09:56dans quelques instants.
00:09:57Les trois mots, au moins,
00:09:58dans l'actu de Félix Mathieu.
00:10:00Bonsoir à vous, mon cher Félix.
00:10:01Bonsoir.
00:10:02Bonsoir, Jean-Marie.
00:10:03Bonsoir.
00:10:04Trois mots qui sont ?
00:10:05Qui sont l'hystériose,
00:10:07poule et serpent.
00:10:08Oui, on va parler d'un minimum ce soir.
00:10:10On va parler des poules,
00:10:11de Yael Brun-Pivet,
00:10:12d'un serpent chez Taylor Swift.
00:10:14Il y a plein de choses
00:10:14assez étonnantes dans la vie.
00:10:15Il manque le renard quand même.
00:10:16Oui, c'est ça.
00:10:16Il y a aussi deux, trois trucs
00:10:17un peu plus sérieux aussi quand même.
00:10:18Ne vous en mêlez pas.
00:10:20Et puis, on parlera aussi
00:10:20de la situation ukrainienne
00:10:21qui est autrement plus tragique.
00:10:23Mais avant ça, un coup de cœur.
00:10:25Avec Anthony Martin-Smith.
00:10:26Oui, on part à Coustouche.
00:10:27Vous savez où c'est ?
00:10:28Non.
00:10:29Eh bien, c'est dans l'Aude.
00:10:30Pardonnez-moi,
00:10:30chers habitants de Coustouche.
00:10:31C'est au cœur des Corbières
00:10:33qui, eh bien,
00:10:34il y a un employé municipal.
00:10:36Il s'appelle Robert Navarro
00:10:38et il vit dans l'Aude.
00:10:40Et s'il a de commun
00:10:42avec cette célèbre inspecteur
00:10:45télévisée que le nom,
00:10:47ils ont aussi l'héroïsme.
00:10:50L'héroïsme parce que Robert,
00:10:52voyant que son village de Jonquière
00:10:54était en train de brûler,
00:10:5646 habitants tout de même,
00:10:59a appelé immédiatement les pompiers
00:11:01pour signaler que personne
00:11:03ne protégeait le village.
00:11:04Et grâce à son civisme
00:11:06et à son alerte,
00:11:08eh bien, les dégâts
00:11:09ont pu être contenus
00:11:10à un quart du village
00:11:12qui a été brûlé.
00:11:13Donc, il a sauvé son village.
00:11:14Il a sauvé son village
00:11:15et huit maisons ont été
00:11:16endommagées ou détruites.
00:11:18Le bilan aurait pu être
00:11:20bien plus dramatique.
00:11:21D'où l'importance aussi
00:11:22de rappeler, un,
00:11:24eh bien, le civisme,
00:11:25deux, le rôle essentiel
00:11:26de nos employés municipaux
00:11:28qui sont trop souvent
00:11:29pris à partie.
00:11:31Joseph Thouden.
00:11:32Oui, mais Anthony
00:11:33a tout à fait raison.
00:11:34Et si on élargit
00:11:35ce qui s'est passé,
00:11:36souvent on critique,
00:11:37et parfois à juste titre,
00:11:38les fonctionnaires,
00:11:39donc fonctionnaires territoriaux
00:11:41comme les autres fonctionnaires.
00:11:42Mais il y a aussi tous ceux
00:11:43qui font un travail extraordinaire,
00:11:44notamment lors de l'incendie
00:11:46dans l'Aude,
00:11:47que ce soit les agents municipaux,
00:11:48les agents départementaux,
00:11:49les agents départementaux
00:11:50qui ont accompagné
00:11:51et qui ont énormément travaillé
00:11:52avec les pompiers,
00:11:54avec les forces de sécurité.
00:11:55Et on peut les remercier
00:11:57parce que c'est du travail
00:11:58à la fois,
00:11:59c'était un risque
00:12:00et c'est un vrai travail.
00:12:02Donc on peut les critiquer
00:12:03quand ils sont critiquables
00:12:04mais il faut savoir aussi
00:12:05les remercier,
00:12:06comme bien le fait Anthony,
00:12:07quand ils se donnent
00:12:08pour le bien-être
00:12:09de la collectivité.
00:12:10Jean-Luc Benamias.
00:12:12Non, ce qui s'est passé
00:12:12dans l'Aude,
00:12:13tout le monde le sait,
00:12:14c'est des milliers d'hectares.
00:12:14Des milliers d'hectares
00:12:16et ce n'est pas un seul village.
00:12:17Bravo à cet employé municipal
00:12:19par rapport à ce petit village.
00:12:2150 personnes,
00:12:23c'est un très petit village.
00:12:23C'est même quasiment un gros mot.
00:12:26Mais clairement,
00:12:27on voit bien le manque de moyens.
00:12:30On l'a déjà vu
00:12:30sur d'autres grands feux,
00:12:33notamment celui autour de Narbonne,
00:12:35d'autres grands feux,
00:12:36notamment celui autour,
00:12:38plusieurs feux autour de Marseille,
00:12:40où les manques,
00:12:41non pas le courage des habitants,
00:12:44le courage des pompiers,
00:12:45le courage d'autres salariés.
00:12:46Mais le manque de moyens nécessaires,
00:12:49tout le monde le sait,
00:12:51on manque notamment de Canadair.
00:12:53C'est des Canadair
00:12:54qui ont été,
00:12:54on aurait dû en construire plus.
00:12:56Malheureusement,
00:12:56ça a été annulé
00:12:57par M. Macron et M. Attal
00:13:00il y a quelques années.
00:13:01Voilà.
00:13:01Alors, c'est facile de le critiquer.
00:13:03Je reviens sur le coup de cœur.
00:13:05Le coup de cœur est nécessaire
00:13:06parce que sans les populations
00:13:09qui, dans ces cas-là,
00:13:11participent à l'aide,
00:13:13quand ils le peuvent,
00:13:13parce que quand ça les onbrule,
00:13:15participer à l'aide,
00:13:16c'est encore plus difficile.
00:13:17Mais je pense à tous ceux
00:13:18qui peuvent aider.
00:13:20Mais je reste sur l'idée
00:13:21que quand même,
00:13:22c'est des milliers d'hectares.
00:13:24J'ai lu ça sur les viticulteurs.
00:13:26Ils ont pris cher.
00:13:26Ils ont pris très cher.
00:13:27Ils ont pris très cher.
00:13:28Et d'ailleurs,
00:13:29malheureusement,
00:13:30il n'y a pas souvent d'anges
00:13:31sans démon.
00:13:32Cette information
00:13:33qui nous parvient
00:13:34il y a quelques minutes.
00:13:34D'après le procureur de Montpellier,
00:13:36ce feu,
00:13:37ce grand feu
00:13:38dans les Corbières,
00:13:39dans l'Aude,
00:13:40pourrait,
00:13:40je le cite,
00:13:41avoir une origine criminelle.
00:13:43J'imagine que si on le retrouve,
00:13:45on ne rattrape pas
00:13:45la personne qui est responsable
00:13:46de ça,
00:13:47si vraiment elle l'est.
00:13:49Merci à tous.
00:13:50Je voudrais juste préciser
00:13:51que l'information nous vient
00:13:52de l'indépendant,
00:13:52de nos confrères
00:13:53que nous saluons,
00:13:54évidemment.
00:13:54Toujours, bien sûr.
00:13:55En plus,
00:13:56on salue toujours
00:13:56l'indépendant dans l'Aude,
00:13:57notamment,
00:13:58et on les embrasse.
00:13:59Tout de suite,
00:13:59les trois mots dans l'actu.
00:14:00Les vrais voix sud radio.
00:14:03L'hystériose,
00:14:04poules et serpents.
00:14:06Ben voyons.
00:14:06Bonsoir,
00:14:06Félix Mathieu.
00:14:07Bonsoir,
00:14:07Jean-Marie.
00:14:08Bonsoir tout le monde.
00:14:0921 cas de l'hystériose,
00:14:10dont deux décès,
00:14:11pourraient avoir un lien
00:14:12avec des fromages
00:14:13ou les pasteurisés
00:14:14fabriqués dans la Creuse,
00:14:15des camemberts,
00:14:16des crémeux,
00:14:16des chèvres.
00:14:17La liste des 40 références
00:14:18se trouve sur le site officiel
00:14:19Rappel Conso.
00:14:21À suivre aussi,
00:14:21des CRS forts,
00:14:23mécontents.
00:14:23Yael Brunpivet,
00:14:24la présidente de l'Assemblée nationale,
00:14:26leur a demandé
00:14:26de nourrir ses poules
00:14:27en son absence cet été.
00:14:29Sauf que,
00:14:30eh bien,
00:14:30ces policiers de haute volée
00:14:31estiment que
00:14:32c'est pas vraiment leur boulot.
00:14:33Et puis,
00:14:34et puis,
00:14:34et puis,
00:14:35l'info ne prend pas de vacances
00:14:36avec Paul Vinel.
00:14:37Dans quelques minutes,
00:14:38Taylor Swift sort un nouvel album,
00:14:39l'occasion de vous raconter
00:14:40pourquoi sa salle de bain
00:14:42a été détruite
00:14:43à cause d'un serpent
00:14:44dans un trou.
00:14:45Un serpent
00:14:45qu'il a fallu tirer
00:14:46par la queue.
00:14:48Les vrais voix sud radio.
00:14:50Mais avant ça,
00:14:51des choses
00:14:51beaucoup plus sérieuses.
00:14:53D'abord,
00:14:53l'armée russe
00:14:54qui accélère en Ukraine.
00:14:55Elle y a effectué
00:14:56une avancée record
00:14:57en plus d'un an.
00:14:58Et ce,
00:14:58alors que les Européens
00:14:59et Volodymyr Zelensky
00:15:00tentent en ce moment même
00:15:02de convaincre Donald Trump.
00:15:03Ça se passe en visioconférence.
00:15:05Ils tentent de le convaincre
00:15:06de défendre
00:15:07les intérêts ukrainiens
00:15:08face à Vladimir Poutine.
00:15:10Ils vont se rencontrer
00:15:11après-demain,
00:15:12vendredi,
00:15:13Vladimir Poutine
00:15:14et Donald Trump
00:15:15en Alaska.
00:15:16Et pendant ce temps,
00:15:17en tout cas,
00:15:17les forces russes
00:15:18disent réaliser
00:15:19leur plus grande progression
00:15:21en territoire ukrainien
00:15:22depuis plus d'un an.
00:15:23Elles disent avoir conquis
00:15:24plus de 110 mètres carrés
00:15:26en deux jours
00:15:26en territoire ukrainien.
00:15:27Une façon peut-être aussi
00:15:28de mettre la pression avancée
00:15:30pour parler Trump-Poutine.
00:15:31Après,
00:15:31attention,
00:15:32si l'armée russe
00:15:33commence à dire
00:15:33qu'elle conquiert du territoire,
00:15:34peut-être qu'il faut se demander
00:15:35si ce n'est pas le contraire
00:15:36qui se produit.
00:15:36C'est toujours se méfier.
00:15:38kilomètres carrés,
00:15:39non ?
00:15:39Effectivement.
00:15:40Quoi qu'il en soit,
00:15:41on continue
00:15:41et vous nous emmenez
00:15:43dans la Creuse,
00:15:44mon cher Félix.
00:15:45Où la fromagerie Chaveugrand
00:15:46se trouve dans la Tour-Mantin.
00:15:47Après des rappels de produits
00:15:48en juin et en août
00:15:49pour des suspicions
00:15:50de contamination
00:15:50à la listeria,
00:15:52les autorités indiquent
00:15:53aujourd'hui
00:15:53que 40 cas de listerios,
00:15:55dont 2 décès,
00:15:56pourraient faire suite
00:15:56à la consommation
00:15:57de fromage venu
00:15:57de cette PME,
00:15:59des camemberts,
00:16:00des crémeux,
00:16:00des fromages de chèvre.
00:16:0140 lots parfois vendus
00:16:03sous marque distributeur.
00:16:04Les différentes références
00:16:05sont à retrouver
00:16:06sur le site officiel
00:16:07Rappel Conso.
00:16:08La listeria peut se trouver
00:16:09dans des produits crus
00:16:10ou mal cuits,
00:16:11viande, poisson fumé
00:16:13et donc dans des fromages
00:16:14également.
00:16:14Attention,
00:16:15elle est surtout dangereuse
00:16:16pour les personnes fragiles,
00:16:17indique Gérald Kirzek,
00:16:19médecin urgentiste
00:16:20et directeur médical
00:16:21de Doctissimo.
00:16:22La période d'incubation
00:16:23de la listeriose
00:16:24est relativement longue.
00:16:25Elle peut aller
00:16:25jusqu'à 8 semaines.
00:16:26Donc si dans les prochaines semaines
00:16:28et si vous avez consommé
00:16:29ces fromages,
00:16:31pas d'affolement,
00:16:32mais en revanche,
00:16:32si vous avez des symptômes,
00:16:33un peu de fièvre,
00:16:34des maux de tête,
00:16:35ce que vous pourriez
00:16:36penser être la grippe
00:16:38finalement,
00:16:39ne le négligez pas
00:16:40et consultez votre médecin.
00:16:42Les gens à risque
00:16:42ce sont les femmes enceintes,
00:16:43les nouveau-nés,
00:16:44les personnes âgées,
00:16:45les immunodéprimées.
00:16:46C'est une infection
00:16:47qui peut être potentiellement grave
00:16:48mais uniquement
00:16:49chez ces personnes
00:16:50relativement fragiles.
00:16:52Donc voilà,
00:16:52des petits symptômes,
00:16:53fièvre,
00:16:54maux de tête,
00:16:55diarrhée,
00:16:55vomissement,
00:16:56on consulte.
00:16:56Gérald Kirzek
00:16:57qui nous conseille aussi
00:16:58d'ailleurs vu les températures
00:16:59d'éviter les restes
00:17:00qu'on aurait laissés
00:17:01traîner sur la table
00:17:02au soleil pendant des heures
00:17:03dans la chaleur,
00:17:04ça non plus,
00:17:04c'est pas bon pour la listérie.
00:17:05Vous les prenez d'habitude
00:17:06si le médecin ne vous le dit pas,
00:17:07vous les mangez ces restes ?
00:17:07Ça peut arriver
00:17:09qu'ils soient remis au frigo
00:17:10des trucs qui ont un peu traînés.
00:17:11Il nous dit qu'il faut éviter
00:17:12surtout si ça a traîné au soleil
00:17:13en pleine canicule.
00:17:14Comme quoi,
00:17:15toute chose malheure est bon
00:17:16mon cher Félix.
00:17:17Allez,
00:17:17on continue.
00:17:18Deuxième mot,
00:17:18des poules.
00:17:19Voilà,
00:17:19avec ces CRS
00:17:21mécontents
00:17:22dans le canard enchaîné
00:17:23d'une maison
00:17:24que l'aurait confiée
00:17:25Yael Brunpivet.
00:17:26Une mission,
00:17:27une histoire de poules
00:17:29et de poulets
00:17:29rapportée par le canard.
00:17:30C'est vrai que ça ne s'invente pas.
00:17:32La présidente
00:17:32de l'Assemblée nationale
00:17:33peut compter,
00:17:34vous savez,
00:17:35sur des policiers
00:17:35de haute volée
00:17:36pour assurer sa sécurité.
00:17:37La prestigieuse CRS 1,
00:17:40compagnie en charge
00:17:40notamment de la protection
00:17:41des personnalités
00:17:42qui fournit les motards
00:17:43de l'escorte présidentielle.
00:17:45Rien de moins.
00:17:46Or,
00:17:46or,
00:17:46que nous apprend
00:17:47l'hebdo satirique ?
00:17:48Eh bien,
00:17:48qu'en son absence,
00:17:49cet été,
00:17:50Yael Brunpivet
00:17:50a demandé à CCRS
00:17:51de nourrir ses poules.
00:17:53Eh oui,
00:17:54après,
00:17:54oui,
00:17:54ces policiers
00:17:55ont peu apprécié
00:17:56cette nouvelle mission.
00:17:57Je ne sais pas
00:17:57si on peut dire
00:17:58qu'ils ont même volé
00:17:59dans les plumes
00:17:59de la présidente
00:18:00de l'Assemblée.
00:18:01En tout cas,
00:18:02comme les internautes
00:18:03sont des taquins,
00:18:04eh bien,
00:18:04en apprenant cette info,
00:18:05un influenceur très suivi
00:18:06sur X a ressorti
00:18:07cette archive
00:18:08d'une interview politique
00:18:10sur Sud Radio.
00:18:11C'était justement
00:18:11avec Yael Brunpivet.
00:18:13J'ai eu mon indemnité
00:18:14et je ne vis pas
00:18:15au crochet de l'État
00:18:16et de la collectivité.
00:18:17Ça ne correspond pas
00:18:19à ma façon d'être
00:18:20et donc,
00:18:21oui,
00:18:21je vis chez moi.
00:18:22Je fais ma vaisselle
00:18:23comme tout le monde,
00:18:24comme tous les Français
00:18:25et c'est bien comme ça.
00:18:26Bah voilà.
00:18:26Vous avez vu,
00:18:27elle a dit qu'elle faisait
00:18:28sa vaisselle elle-même,
00:18:29pas forcément qu'elle nourrissait
00:18:30ses poules elle-même.
00:18:30En tout cas,
00:18:31pas quand elle est en vacances.
00:18:32Oui,
00:18:32mais en fait,
00:18:33elle réinventait juste
00:18:33le concept de poule party,
00:18:35c'est tout.
00:18:36Ce qui est intéressant,
00:18:37c'est Boboland,
00:18:39c'est-à-dire qu'elle est
00:18:40en train de s'apercevoir
00:18:41que quand on prend des animaux,
00:18:43il faut s'en occuper.
00:18:44Mais ça,
00:18:44il faudrait que les bobos
00:18:45se le mettent dans la tête.
00:18:46Avoir une poule dans son jardin
00:18:47ou quelques poules,
00:18:49si bien,
00:18:49mais les animaux,
00:18:50et ce n'est pas nos agriculteurs
00:18:52qui vont me contredire,
00:18:53ça demande beaucoup
00:18:53de travail au quotidien.
00:18:55Jean-Luc Benamias ?
00:18:56D'aïe ?
00:18:57Jean-Luc Benamias ?
00:18:58J'ai du mal
00:18:59avec ce genre d'infos.
00:19:01J'aime bien,
00:19:04dans ces cas-là,
00:19:04vérifier.
00:19:05Même si le canard,
00:19:07le canard dit souvent
00:19:08des choses extrêmement justes,
00:19:09pas forcément tout le temps.
00:19:10J'aimerais bien vérifier.
00:19:12Vous avez un doute.
00:19:13Et le doute est humain,
00:19:13vous avez raison.
00:19:15Ça ne m'attriste pas
00:19:16plus que ça,
00:19:16ce qui arrive à Yann Brun-Pivet
00:19:17par ailleurs.
00:19:19Alors justement,
00:19:20le canard enchaîné
00:19:21nous précise d'ailleurs
00:19:21qu'ils ont quand même
00:19:22consulté Yann Brun-Pivet
00:19:23sur le sujet
00:19:24et qu'elle leur a répondu
00:19:26« Je ne m'exprimerai pas
00:19:28sur des sujets
00:19:28qui ont trait à ma sécurité. »
00:19:30Bon, ben voilà,
00:19:30en tout cas.
00:19:34Vous savez que ce sont des oies
00:19:35qui ont sauvé Rome,
00:19:36les oies du Capitale.
00:19:37C'est vrai.
00:19:38Exactement.
00:19:39Alors que les Gaulois
00:19:40ou plutôt les Celtes
00:19:41étaient en train
00:19:41d'assiéger la figure.
00:19:42Elle va peut-être
00:19:42nous pondre une loi.
00:19:43Troisième mot
00:19:48dans l'actu,
00:19:50mon cher Félix.
00:19:51On change d'animal.
00:19:52C'est le mot serpent,
00:19:53effectivement.
00:19:54La salle de bain
00:19:56de Taylor Swift
00:19:57a été détruite
00:19:58dans des circonstances
00:19:59rocambolesques.
00:20:00C'est difficile
00:20:00de lire sérieusement, Félix.
00:20:02Oui, d'ailleurs,
00:20:02pour en parler,
00:20:03on accueille notre référent
00:20:04zoologie, musique populaire
00:20:05et architecture intérieure.
00:20:06Bonsoir, Paul Vinel.
00:20:07Bonsoir, Félix Mathieu.
00:20:08Bonsoir à tous.
00:20:09Bienvenue dans ces vrais voies.
00:20:10Merci d'être là pour ça.
00:20:11L'histoire improbable,
00:20:12Paul, se déroule
00:20:13en marge
00:20:13des récents incendies
00:20:14à Los Angeles.
00:20:15Effectivement,
00:20:16comme des centaines
00:20:16de milliers de personnes,
00:20:17l'actrice Zoé Kravitz
00:20:18a dû évacuer sa maison
00:20:19lors des incendies
00:20:20dévastateurs
00:20:21de Los Angeles
00:20:22en janvier dernier.
00:20:23Alors, heureusement pour elle,
00:20:24elle a pu trouver un refuge
00:20:25avec sa mère Lisa Bonnet
00:20:26chez une amie
00:20:27qui n'est autre que Taylor Swift
00:20:28avec sa maman
00:20:29et Orpheus,
00:20:30son serpent de compagnie.
00:20:31Elles y sont restées
00:20:32près de deux semaines.
00:20:33Et la fille de Lenny Kravitz
00:20:34a d'ailleurs vécu
00:20:35le cauchemar
00:20:35de toute invitée
00:20:36qui ne veut surtout pas déranger.
00:20:38Elle a été obligée
00:20:39de détruire la salle de bain
00:20:40de la chanteuse
00:20:41pour empêcher son serpent
00:20:42de s'échapper
00:20:43entre les murs.
00:20:44Elle a raconté
00:20:44cette folle anecdote
00:20:45sur le plateau
00:20:46du Late Night
00:20:46with Seth Meyers
00:20:47hier soir.
00:20:48Le trou se trouve donc
00:20:51à côté de la banquette
00:20:52qui est encastrée
00:20:53dans le mur
00:20:53et qu'on porte
00:20:54deux tiroirs en bas.
00:20:55Ma mère tient donc
00:20:56par la queue le serpent.
00:20:58Je me baisse
00:20:58et je sors les tiroirs.
00:20:59J'étais complètement paniquée.
00:21:01J'appelle donc
00:21:02mon assistante Caroline
00:21:03qui monte à l'étage.
00:21:04Elle me dit
00:21:05mais je ne peux rien faire
00:21:06je ne peux pas t'aider
00:21:06dans cette situation
00:21:07et à ce moment-là
00:21:08je me dis
00:21:08soit on détruit
00:21:09sa salle de bain
00:21:10soit on lui dit
00:21:11qu'il y a un serpent
00:21:12quelque part dans sa maison.
00:21:14On a donc détruit
00:21:14la salle de bain
00:21:15et j'ai dit à sa gouvernante
00:21:16que j'allais bien sûr
00:21:17payer pour tout réparer.
00:21:18Je lui ai demandé
00:21:19de ne rien dire
00:21:20jusqu'à ce que tout
00:21:20soit réparé.
00:21:21Je pouvais donc dire
00:21:22que tout allait bien.
00:21:23Tout va bien
00:21:24effectivement.
00:21:24Merci beaucoup.
00:21:25Et puis d'ailleurs
00:21:26à la fin de l'anecdote
00:21:27je précise parce que
00:21:28cette meilleure a lancé
00:21:29cette petite boutade
00:21:30je pense qu'il y aura
00:21:30trois chansons sur ce serpent
00:21:32dans le prochain album
00:21:33de Taylor Swift
00:21:33et justement
00:21:34la chanteuse vient d'annoncer
00:21:35la sortie prochaine
00:21:37de son douzième opus
00:21:38intitulé
00:21:38The Life of a Showgirl
00:21:40qui est déjà disponible
00:21:40tenez-vous bien
00:21:41en pré-précommande.
00:21:43Effectivement
00:21:43merci beaucoup
00:21:44Paul Vinal
00:21:45merci à vous Félix Mathieu
00:21:46Avec plaisir.
00:21:47Allez restez avec nous
00:21:47chers amis
00:21:48on va se retrouver
00:21:48dans quelques instants
00:21:50on va voir
00:21:51en tout cas
00:21:51j'espère que le serpent
00:21:52n'a pas mangé de poule
00:21:53ce serait dommage
00:21:53on va parler d'un sujet
00:21:55beaucoup plus sérieux
00:21:55qui devrait l'être
00:21:56en tout cas
00:21:57les prisons françaises
00:21:58toujours surpeuplées
00:21:59malheureusement
00:22:00on le sait
00:22:00pourquoi Gérald Darmanin
00:22:03le ministre de la Justice
00:22:03a annulé sa visite
00:22:04dans la prison de Nîmes
00:22:05parce qu'il a découvert
00:22:07qu'il y avait
00:22:07dans cette prison
00:22:08une table de massage
00:22:10pour les détenus
00:22:12justement
00:22:12il a refusé de venir
00:22:13il a demandé
00:22:14à ce qu'elle soit mise
00:22:14à la disposition
00:22:15plutôt des surveillants
00:22:16que se passe-t-il
00:22:17dans nos prisons
00:22:17on va en débattre
00:22:18le plus calmement
00:22:19et le plus sérieusement
00:22:20du monde
00:22:20dans quelques instants
00:22:21à tout de suite
00:22:22Les Vraies Voix Sud Radio
00:22:2417h19h
00:22:25Jean-Marie Bordry
00:22:26Les Vraies Voix
00:22:27jusqu'à 19h
00:22:28il est 17h31
00:22:29bonsoir à tous
00:22:30si vous nous rejoignez
00:22:31soyez les bienvenus
00:22:32nous sommes toujours
00:22:33avec Anthony Martin-Smith
00:22:34présent
00:22:34avec Joseph Touvenel
00:22:36présent également
00:22:37et à distance
00:22:38en duplex
00:22:39Jean-Luc Benamias
00:22:40présent aussi
00:22:42voilà
00:22:42c'est presque militaire
00:22:43ou en tout cas scolaire
00:22:44plutôt comme ambiance
00:22:45vous pouvez vous asseoir
00:22:46chers amis
00:22:47tout de suite
00:22:47place à notre grand débat
00:22:48Les Vraies Voix Sud Radio
00:22:50le grand débat du jour
00:22:52bon
00:22:52une table de massage
00:22:54dans une prison
00:22:56est-ce que ça vous choque
00:22:57ou pas ?
00:22:57c'est la question qu'on vous pose
00:22:58vous pouvez voter sur Twitter
00:22:59et sur Youtube
00:23:00évidemment
00:23:01les Twitter et les Youtube
00:23:02de Sud Radio
00:23:03que s'est-il passé ?
00:23:04Gérald Darmanin
00:23:05devait se rendre aujourd'hui
00:23:06à la maison d'arrêt de Nîmes
00:23:07pour inaugurer
00:23:08l'extension de l'établissement
00:23:09c'était 200 places en plus
00:23:11pour 480
00:23:12voilà
00:23:12un établissement surpeuplé
00:23:14comme beaucoup malheureusement
00:23:15de prison dans ce pays
00:23:16les travaux avaient été lancés
00:23:19il y a 4 ans
00:23:20il a dû annuler
00:23:20tout simplement
00:23:22cette venue
00:23:23cette inauguration
00:23:24parce qu'il a découvert
00:23:25il a appris l'existence
00:23:27d'une table de massage
00:23:28dans la salle de l'établissement
00:23:29ça fait suite à d'autres nouvelles
00:23:31qu'on avait apprises
00:23:32il y a quelques jours
00:23:33comme par exemple
00:23:35cette organisation
00:23:35d'un stage
00:23:36de surf thérapeutique
00:23:37ça c'était pour des détenus
00:23:38à Saint-Malo
00:23:39comment se fait-il
00:23:41que ce genre d'activité
00:23:42soit pratiquée
00:23:43à l'intérieur de nos prisons
00:23:44on va en parler
00:23:45avec nos vraies voix
00:23:46bien entendu
00:23:47avec vous
00:23:48au 0826 300 300
00:23:49et avec notre invité
00:23:51Marine Oringo
00:23:52bonjour
00:23:53bonjour
00:23:54je devrais même vous dire
00:23:55bonsoir
00:23:55vous êtes secrétaire générale
00:23:57du syndicat pénitentiaire
00:23:58UFAP
00:23:59une sa justice
00:23:59en Occitanie
00:24:01évidemment
00:24:01la maison d'arrêt de Nîmes
00:24:03relève de votre zone
00:24:05bien entendu
00:24:05est-ce que d'abord
00:24:06vous avez été surprise
00:24:07d'apprendre
00:24:08qu'une table de massage
00:24:09a été mise à la disposition
00:24:10de détenus
00:24:11dans la maison d'arrêt de Nîmes
00:24:12alors surprise
00:24:13non
00:24:14c'est des choses
00:24:15qu'on arrive à retrouver
00:24:17en maison d'arrêt
00:24:18ou dans les établissements
00:24:18pénitentiaires en général
00:24:19c'est fréquent ?
00:24:23je ne dirais pas
00:24:23que c'est fréquent
00:24:24mais c'est des choses
00:24:24qui peuvent être installées
00:24:26notamment dans le cadre
00:24:27de formation
00:24:27ou dans le cadre
00:24:29de la réinsertion
00:24:30des détenus
00:24:30est-ce que ça vous choque
00:24:32ou pas vous ?
00:24:34alors choquer
00:24:35j'ai quand même
00:24:36un petit peu
00:24:36de pénitentiaire
00:24:38derrière moi
00:24:39donc non
00:24:39je ne suis pas choquée
00:24:40vous êtes habituée ?
00:24:41effectivement
00:24:41ces détenus
00:24:43il faut bien
00:24:43leur faire faire quelque chose
00:24:45et on a aussi
00:24:46une mission de réinsertion
00:24:47donc après
00:24:48faut-il encore voir
00:24:49dans quel cadre
00:24:49a été mise
00:24:51cette table de massage
00:24:52et pour en faire quoi
00:24:54en fait
00:24:54c'est ça surtout
00:24:55est-ce que vous comprenez
00:24:57malgré tout
00:24:57la décision de Gérald Darmanin
00:24:59de repousser
00:25:00d'une semaine
00:25:01cette inauguration
00:25:02et de dire
00:25:02que cette table
00:25:03n'a pas à être mise
00:25:04à la disposition
00:25:04des détenus
00:25:05ou pas ?
00:25:06alors qu'il y ait
00:25:08débat sur l'utilisation
00:25:09la pose de cette table
00:25:10bien sûr qu'on comprend
00:25:12ça fait débat
00:25:14et ça peut faire débat
00:25:15maintenant
00:25:16qu'il repousse
00:25:16sa venue
00:25:17sur une venue
00:25:18qui était attendue
00:25:19où tout était ficelé
00:25:20on comprend beaucoup
00:25:21de moyens
00:25:21on pense plutôt
00:25:23que c'est un effet
00:25:24mais on est habitué
00:25:25à ça avec ce ministre-là
00:25:27un effet de com'
00:25:27tout simplement
00:25:28voilà
00:25:30on l'a vu
00:25:30sur d'autres
00:25:31faits d'actualité
00:25:32pénitentiaire
00:25:32mais écoutez
00:25:34on va en débattre avec vous
00:25:35et avec nos vrais voix
00:25:36Anthony Martin-Smith
00:25:37évidemment ça me choque
00:25:38une table
00:25:39évidemment pas forcément
00:25:40la preuve avec notre invité
00:25:41oui non mais
00:25:42vous connaissez
00:25:43ma position
00:25:44donc je vous dis
00:25:45évidemment moi ça me choque
00:25:46parce que
00:25:47les français
00:25:49quand ils entendent ça
00:25:52et particulièrement
00:25:52les victimes
00:25:53peuvent se dire
00:25:54mais c'est une prison
00:25:55et dans une prison
00:25:56a priori
00:25:57on est quand même privé
00:25:58de ces droits
00:25:58les plus essentiels
00:26:00comme celle
00:26:01de pouvoir se détendre
00:26:02et de faire un spa
00:26:03après
00:26:04là ce que ne dit pas
00:26:06cette communication
00:26:06c'est pourquoi
00:26:07cette table
00:26:08elle est réellement là
00:26:09est-ce que c'est
00:26:10à des fins thérapeutiques
00:26:11pour détendre
00:26:12les personnes incarcérées
00:26:16ou est-ce que
00:26:16c'est aussi peut-être
00:26:17pour leur apprendre
00:26:18et bien un métier
00:26:19là je vous avoue
00:26:21que j'ai pas assez
00:26:22de recul
00:26:22et de connaissance
00:26:23sur ce dossier
00:26:23pour me prononcer
00:26:24mais si c'était
00:26:25pour apprendre un métier
00:26:26et se réinsérer plus tard
00:26:27là dans ces cas-là
00:26:28je dis pourquoi pas
00:26:30après sur
00:26:31cette table
00:26:32devrait être mise
00:26:33à disposition
00:26:34des surveillants pénitentiaires
00:26:37oui
00:26:37s'ils en ont
00:26:38le souhait
00:26:39bien évidemment
00:26:40ça serait une bonne idée
00:26:41mais je pense que
00:26:41quand vous avez fini
00:26:42votre journée de boulot
00:26:43vous avez envie
00:26:43de rejoindre votre famille
00:26:44pas de vous faire masser
00:26:45sur votre vieux de travail
00:26:46évidemment
00:26:46alors tout ça
00:26:47est dans un contexte aussi
00:26:48c'est pour ça qu'on en parle
00:26:49une semaine plus tôt
00:26:50on avait annulé publiquement
00:26:52un séjour
00:26:52je cite
00:26:53de surf thérapeutique
00:26:54à Saint-Malo
00:26:55pour détenus
00:26:55il y a eu d'autres affaires
00:26:57qui avaient défrayé la chronique
00:26:58c'est même un classique
00:26:58en été par exemple
00:26:59une piscine dans une prison
00:27:01cet autre événement
00:27:02qui s'appelait
00:27:02Collantes
00:27:03un événement rassemblant
00:27:04des détenus
00:27:05des surveillants
00:27:05et des jeunes
00:27:05de Fresnes
00:27:06dans le Val-de-Marne
00:27:07ça c'était il y a 3 ans
00:27:08Joseph Touvenel
00:27:09on a eu du cartes aussi
00:27:10avec tous les français
00:27:13qui n'ont pas les moyens
00:27:14de faire du cartes
00:27:14d'aller faire du surf
00:27:15à Saint-Malo
00:27:16ou de se faire masser
00:27:17apprécient la plaisanterie
00:27:19la prison
00:27:20ce n'est pas une partie de plaisir
00:27:21la prison elle est faite
00:27:22pour d'abord
00:27:23protéger la société
00:27:24et ensuite
00:27:26la réinsertion
00:27:28la réinsertion
00:27:28ça ne passe pas
00:27:29par une table de massage
00:27:31d'ailleurs
00:27:31qui dit table de massage
00:27:32dit masseur
00:27:33combien ça nous coûte
00:27:34ces plaisanteries
00:27:35les priorités dans la prison
00:27:36c'est d'éviter
00:27:37qu'aujourd'hui
00:27:38comme c'est trop souvent le cas
00:27:39il y ait 4 personnes
00:27:41internées
00:27:42qui soient entassées
00:27:44par terre
00:27:45sur des matelas
00:27:46ça c'est la priorité
00:27:47si Emmanuel Macron
00:27:48ait tenu ses promesses
00:27:49ça ne serait d'ailleurs
00:27:50pas le cas
00:27:50puisque je vous rappelle
00:27:51qu'il avait promis
00:27:52la construction
00:27:53de très nombreuses
00:27:54places de prison
00:27:55ce qui n'a pas été fait
00:27:56c'est important d'en parler aussi
00:27:57au sujet de cette maison
00:27:58d'arrivée
00:27:59parce que la manière
00:28:00dont on en parle
00:28:00pourrait la faire passer
00:28:01pour un hôtel
00:28:015 étoiles
00:28:02c'est loin d'être le cas
00:28:02elle a 200 places
00:28:04pour 497 détenus
00:28:06ce qui fait
00:28:07un taux d'occupation
00:28:08de 218,5%
00:28:10c'est l'une des plus
00:28:11surpeuplées de France
00:28:12et c'est là
00:28:13et c'est là
00:28:13où on a le coeur du sujet
00:28:14d'un mal-être en prison
00:28:15inacceptable
00:28:16après
00:28:16enfin un prisonnier
00:28:18s'il est un peu malheureux
00:28:19en prison
00:28:19ben oui
00:28:20et puis si on veut lui proposer
00:28:22des activités
00:28:22c'est plutôt
00:28:23du côté d'une bibliothèque
00:28:25pour qu'il puisse se réinsérer
00:28:27dans la société
00:28:28vous n'imaginez pas
00:28:29le nombre de personnes
00:28:30qui sont en prison
00:28:31qui ont beaucoup de mal
00:28:32déjà à lire
00:28:33et à écrire
00:28:34il y en a un nombre
00:28:35très important
00:28:35ça c'est aussi
00:28:36une autre priorité
00:28:37par rapport
00:28:41aux prisons européennes
00:28:42je pense qu'on a
00:28:43on a les prisons
00:28:44les plus mal tenues
00:28:45et les plus surpeuplées
00:28:46de quasiment
00:28:47l'ensemble de l'Union Européenne
00:28:48en tout cas
00:28:49des 15 pays
00:28:49historiques de l'Union Européenne
00:28:51et ça c'est sidérant
00:28:52alors après
00:28:53qu'on arrive en plein été
00:28:54à avoir un débat
00:28:55sur une table de massage
00:28:57qui serait sans doute
00:28:58construite
00:28:58soi-disant construite
00:28:59dans une prison
00:29:00à Nîmes
00:29:01très bien
00:29:02moi je pense surtout
00:29:03que monsieur Rétaillot
00:29:04et monsieur Darmanas
00:29:05en tant que politique
00:29:06permanente
00:29:07pour savoir
00:29:07qui sera le chef
00:29:08le plus à droite possible
00:29:09d'une future présidentielle
00:29:12dans laquelle
00:29:13chacun sait
00:29:14que ces deux personnes
00:29:15ces deux personnages
00:29:16sont tous les deux
00:29:17candidats
00:29:18et concurrents
00:29:19sans doute
00:29:19pour les prochaines présidentielles
00:29:20mais vraiment
00:29:21ce sont des débats
00:29:22les débats fondamentaux
00:29:23vous venez de le dire
00:29:24et la dame
00:29:25qui est syndicaliste
00:29:26l'a dit aussi
00:29:26le débat fondamental
00:29:27c'est
00:29:28qu'est-ce qu'on fait
00:29:29par rapport aux prisons
00:29:29et comment on fait
00:29:30par rapport à la présentive
00:29:32comment on fait
00:29:32par rapport aux gens
00:29:33qui sont condamnés
00:29:34à plusieurs années de prison
00:29:35et qu'est-ce qu'on fait
00:29:36par rapport à ça
00:29:37alors que je mets de côté
00:29:40évidemment
00:29:40tout ce qu'on appelle
00:29:42les ultra-terroristes
00:29:43où là on est obligé
00:29:44d'avoir des politiques
00:29:45extrêmement répressives
00:29:46mais 90%
00:29:48des gens
00:29:49qui sont en prison
00:29:49ne sont pas
00:29:50dans ce cadre-là
00:29:51et donc
00:29:51on a un boulot
00:29:53énorme
00:29:54gigantesque
00:29:55de rattrapage
00:29:56et alors
00:29:56Joseph Fouvel l'a dit
00:29:58il y a des prisons
00:30:00c'est souvent en présentive
00:30:01où c'est le surpeuplement
00:30:03surpeuplement
00:30:03surpeuplement
00:30:04il y a évidemment
00:30:05des grosses crises
00:30:07entre prisonniers
00:30:08des situations
00:30:09et avec les surveillants
00:30:10parfois
00:30:10et bien évidemment
00:30:11avec les surveillants
00:30:12qui
00:30:12tout le monde le sait
00:30:13les surveillants
00:30:14ils n'arrêtent pas de le dire
00:30:15souvent d'ailleurs
00:30:16ils protestent
00:30:17ils font des manifestations
00:30:17devant les prisons
00:30:18pas plus que ça certes
00:30:20mais ils font des manifestations
00:30:21parce qu'ils manquent de moyens
00:30:22ils sont complètement
00:30:23ils subissent des violences
00:30:25aussi parce que
00:30:26être gardien de prison
00:30:28travailler en prison
00:30:29c'est aussi une violence
00:30:30absolument importante
00:30:31Vous êtes toujours avec nous
00:30:33Marie Doringot
00:30:34Oui tout à fait
00:30:35Vous confirmez
00:30:36quelle image ça donne
00:30:37pour vous
00:30:38des prisons françaises
00:30:39qu'est-ce qu'on doit en retenir
00:30:40après cette affaire ?
00:30:42En fait
00:30:42le traitement médiatique
00:30:44qu'on a
00:30:45autour de cette table de massage
00:30:47en fait
00:30:48nous on trouve ça
00:30:48on trouve ça très réducteur
00:30:50et dommage
00:30:50puisqu'en fait
00:30:51les priorités
00:30:52elles devraient être claires
00:30:53nos priorités
00:30:55ça devrait être
00:30:55d'améliorer les conditions
00:30:56d'exercice des personnels
00:30:57et leur offrir
00:30:58un cadre de travail
00:30:59digne
00:31:00actuellement
00:31:01et pour parler de la maison
00:31:02d'arrêt de Nîmes
00:31:03puisque c'est le sujet
00:31:04c'est pas le cas
00:31:05on a une maison d'arrêt
00:31:07qui est l'une des plus
00:31:08surpeuplées de France
00:31:08On vient de le dire
00:31:09Vous avez cité
00:31:10les chiffres
00:31:11donc je ne vais pas y revenir dessus
00:31:12mais du coup
00:31:13tout ça
00:31:13ça crée
00:31:14ça crée de la promiscuité
00:31:16et ça crée
00:31:16des conditions de travail
00:31:18qui sont horribles
00:31:19on est sur des bâtiments
00:31:20qui sont vétustes
00:31:22on est sur
00:31:22de la prolifération
00:31:24d'insectes
00:31:25de cafards
00:31:25de rats
00:31:26puisqu'en fait
00:31:26on a trop de détenus
00:31:27avec des infrastructures
00:31:28qui sont vieillissantes
00:31:29et aucun moyen
00:31:30qui est mis dedans
00:31:31et avec un effectif
00:31:32de personnel
00:31:32qui lui
00:31:33ne fait que baisser
00:31:35puisqu'on a à peu près
00:31:37au niveau national
00:31:384000 vacances de poste
00:31:40donc moi
00:31:40quand monsieur Darmanin
00:31:41s'indigne d'une table de massage
00:31:43moi je ne vous dis pas
00:31:43qu'il n'a pas raison
00:31:44mais je dis qu'il y a des problématiques
00:31:47qui sont plus importantes
00:31:47Vous dites qu'il y a d'autres priorités
00:31:49si j'ai bien compris ça
00:31:50Vous avez remarqué
00:31:51on parle de tout
00:31:51d'ailleurs avec vous ce soir
00:31:52Pendant qu'on parle
00:31:54de la table de massage
00:31:55on ne parle pas
00:31:55des vraies problématiques
00:31:57pénitentiaires
00:31:57Après nous on montre aussi
00:31:58qu'on peut parler de tout
00:32:01de la table de massage
00:32:02des activités ludiques
00:32:03de la surpopulation
00:32:04Mais encore une fois
00:32:06c'est un effet de communication
00:32:08de d'autres ministres
00:32:09Mais pour autant
00:32:10les médias ont traité
00:32:11par exemple
00:32:12il y a deux jours
00:32:12cette prison
00:32:14Lyon-Corba
00:32:14avec l'anniversaire
00:32:15d'un détenu
00:32:16qui fait polémique
00:32:17sur la livraison
00:32:18de protoxyde d'azote
00:32:19d'alcool
00:32:20de tabac
00:32:20d'accessoires
00:32:22festives
00:32:23dans sa prison
00:32:23par drone
00:32:24ça aussi vous le dénoncez
00:32:25quand même
00:32:26On le dénonce
00:32:28au quotidien
00:32:29mais ça c'est permis
00:32:30Pourquoi c'est permis ?
00:32:32C'est rendu possible
00:32:33C'est rendu possible
00:32:35Parce qu'on n'a pas
00:32:37les moyens
00:32:38actuellement
00:32:39dans les prisons
00:32:40d'enrayer tout ça
00:32:41Des filets anti-drone
00:32:42par exemple ?
00:32:43Le gros fléau
00:32:44c'est les drones
00:32:44donc les filets anti-drone
00:32:47on pourrait avoir accès
00:32:49à des technologies
00:32:50pour enrayer tout ça
00:32:52Est-ce que vous avez
00:32:52des brouilleurs
00:32:53dans votre prison
00:32:54madame ?
00:32:55Par exemple
00:32:56pour les téléphones portables
00:32:57On a des brouilleurs
00:32:58de téléphones portables
00:33:01dans certains établissements
00:33:02mais qui sont localisés
00:33:03c'est-à-dire qu'on ne va pas
00:33:04arriver à brouiller
00:33:05toute une prison
00:33:06On a des brouilleurs
00:33:08qui sont installés le lundi
00:33:09mais qui sont
00:33:10en solette
00:33:10dès le lundi d'après
00:33:11puisque du coup
00:33:12les détenus
00:33:13les détenus s'adaptent
00:33:15tout simplement
00:33:16Le rôle du détenu
00:33:17c'est de s'adapter
00:33:18ils s'adaptent plutôt bien
00:33:19On a aussi
00:33:21un point d'entrée
00:33:22sur toutes ces choses
00:33:22interdites
00:33:23ça va être les parloirs
00:33:24avec quand même
00:33:25la législation
00:33:27qui a évolué
00:33:27à ce niveau-là
00:33:28Qu'est-ce qui fait
00:33:29que c'est compliqué
00:33:30d'empêcher ?
00:33:32Mais pourquoi
00:33:32on ne peut pas fouiller
00:33:33aux parloirs ?
00:33:34Parce qu'en fait
00:33:35avant
00:33:35la loi pénitentiaire
00:33:37de 2009
00:33:38on fouillait
00:33:40chaque fois
00:33:40qu'un détenu
00:33:41avait un contact
00:33:42avec l'extérieur
00:33:43ou quelqu'un d'extérieur
00:33:44il était
00:33:45systématiquement
00:33:46fouillé à nu
00:33:47donc on effectuait
00:33:48une fouille réglementaire
00:33:49du détenu
00:33:50actuellement
00:33:51c'est plus possible
00:33:51depuis la loi de 2009
00:33:54et l'article 57
00:33:55on ne peut plus fouiller
00:33:56systématiquement
00:33:57A l'époque
00:33:57où Rachida Dati
00:33:58était garde des sceaux
00:33:59de mémoire en 2009
00:34:00donc c'était la droite
00:34:01qui était au pouvoir
00:34:020 826 300 300
00:34:04on est toujours avec Muriel
00:34:05qui est avec nous
00:34:05notre auditrice du jour
00:34:07bonsoir à vous
00:34:07il y a un kleenex
00:34:09dans les mains
00:34:09parce que là
00:34:10je suis en train
00:34:10de pleurer
00:34:11bon
00:34:12allez-y
00:34:12non mais attendez
00:34:14les gens qui sont
00:34:15en prison
00:34:16ils n'ont quand même
00:34:17pas volé une orange
00:34:19d'accord
00:34:19ils ont fait
00:34:20des délits
00:34:22surtout que
00:34:23la justice
00:34:24ne condamne pas
00:34:25donc s'ils sont
00:34:26en prison
00:34:27nous on est dans
00:34:28une ville
00:34:28où on a
00:34:29une grosse prison
00:34:30d'accord
00:34:30vous savez que
00:34:33tous les gens
00:34:34qui habitent autour
00:34:35qui ont des villas
00:34:35toutes les nuits
00:34:37c'est feu d'artifice
00:34:38toutes les nuits
00:34:40c'est-à-dire que
00:34:40vous êtes réveillés
00:34:41à 2h
00:34:42à 3h
00:34:42ils viennent
00:34:43la famille vient
00:34:44ils font
00:34:44des tas de trucs d'or
00:34:46ils ont fait une pétition
00:34:47ils ont écrit au préfet
00:34:49etc
00:34:50rien ne se passe
00:34:51et notre maire
00:34:53qui a une grande gueule
00:34:54de partout
00:34:54là monsieur Ménard
00:34:55il ne perd rien
00:34:57voilà
00:34:58bon mais écoutez
00:34:59le message sera passé
00:35:00mes chers Muriel
00:35:00Joseph Tounel
00:35:01non mais
00:35:02si on veut vraiment
00:35:04choquer les français
00:35:05les dresser les uns
00:35:06contre les autres
00:35:06il faut continuer
00:35:07à accepter
00:35:07je ne sais pas
00:35:08qui prend
00:35:09ces décisions
00:35:10complètement délirantes
00:35:11sur les activités ludiques
00:35:12sur ces activités ludiques
00:35:13la prison
00:35:14ce n'est pas le lieu
00:35:15des activités ludiques
00:35:16par contre
00:35:17quand on entend
00:35:17qu'il y a des cafards
00:35:18plein la prison de Nîmes
00:35:19ça c'est inacceptable
00:35:21qui sont à 5
00:35:21pour deux cochers
00:35:22c'est aussi simple que ça
00:35:23une prison
00:35:24ça doit être un lieu
00:35:25ça devrait
00:35:26ça doit
00:35:27ça doit
00:35:28et ça
00:35:29c'est vraiment
00:35:29la priorité
00:35:30après les activités ludiques
00:35:32moi je pense
00:35:33aux enfants
00:35:34des surveillants de prison
00:35:36qui n'ont pas les moyens
00:35:37d'aller faire du surf
00:35:38ou du kart
00:35:38et qu'entendent ce genre
00:35:39de plaisanterie
00:35:40mais c'est se tirer
00:35:41une balle à la tête
00:35:41Jean-Luc Benamias
00:35:43Joseph excuse-moi
00:35:44mais tu penses
00:35:46aux détenus mineurs
00:35:47aux plus de 15 ans
00:35:49qui sont en prison
00:35:49même s'ils ont fait
00:35:50des choses horribles
00:35:51moi je pense
00:35:52que le rôle de la société
00:35:53par rapport à ça
00:35:54en tous les cas
00:35:55d'essayer
00:35:55de faire que
00:35:56ces jeunes
00:35:57ne partent pas
00:35:58totalement en vrille
00:35:59dès qu'ils vont sortir
00:36:00de prison
00:36:01oui mais les détenus mineurs
00:36:02ne sont pas concernés
00:36:02par ça
00:36:03Jean-Luc Benamias
00:36:04c'est justement
00:36:05ils sont concernés par ça
00:36:06non ils sont dans
00:36:07des structures ad hoc
00:36:08ils ne sont pas dans
00:36:08des prisons de droits communs
00:36:10comme celle de Nîmes
00:36:11ils sont dans des prisons
00:36:12structurées
00:36:13d'accord
00:36:14à côté de notre prison
00:36:15mais les activités ludiques
00:36:16dont on parle
00:36:17excusez-moi
00:36:18pour la plupart
00:36:18c'est des activités ludiques
00:36:19qui sont dans ces prisons-là
00:36:22c'est pas forcément le cas
00:36:24par exemple
00:36:24pour la maison d'arrêt de Nîmes
00:36:25mon cher
00:36:25Jean-Luc Benamias
00:36:27mais ça peut poser la question
00:36:28en revanche
00:36:28pardon
00:36:29non mais Jean-Luc
00:36:29on peut aussi débattre
00:36:31la place
00:36:32qu'est-ce qu'on doit faire
00:36:34pour réinsérer
00:36:35justement
00:36:36les détenus
00:36:37qui sont en prison
00:36:38et faire en sorte
00:36:38qu'ils reviennent
00:36:39au sein de la société
00:36:40une fois qu'ils sortiront
00:36:41dans ce cas-là
00:36:41est-ce que pour vous
00:36:42ce genre d'activité
00:36:43ça vous choque pas
00:36:43et vous trouvez
00:36:44que c'est au contraire
00:36:44une bonne chose
00:36:45on prend des exemples
00:36:47d'activités
00:36:47qui apparaissent
00:36:48comme aberrantes
00:36:49du surf
00:36:50je sais pas quoi
00:36:51une table de massage
00:36:52le surf thérapeutique
00:36:53si on parle de
00:36:55pédagogie
00:36:57de sortie
00:36:58d'un certain nombre
00:36:59de gens
00:36:59il y a des gens
00:37:00qui sont en prison
00:37:00je suis d'accord
00:37:01ils ont fauté
00:37:02mais il y a des gens
00:37:02qui sont en prison
00:37:03parce qu'ils ont fait
00:37:03ils ont pas payé d'impôts
00:37:05ils ont
00:37:06ils ont
00:37:07truandé
00:37:07ou je sais pas quoi
00:37:08ils sont pas tous
00:37:09complètement des
00:37:09des braqueurs fous
00:37:11et des gens
00:37:11qui sont pas réinsérables
00:37:13si on part de
00:37:14si on part de la question
00:37:15que les gens
00:37:16ne sont pas réinsérables
00:37:17quand on a 80 000 prisonniers
00:37:18on est mal
00:37:19on est très mal
00:37:20moi je pense que
00:37:2180 % des prisonniers
00:37:22doivent être considérés
00:37:24comme réinsérables
00:37:25on est sans doute très mal
00:37:26mais la priorité
00:37:26c'est que les gens
00:37:27qui sont en prison
00:37:28n'aient pas envie
00:37:28d'y retourner
00:37:29et c'est pas en leur donnant
00:37:30des activités ludiques
00:37:31qu'on va gâcher
00:37:32non la prison
00:37:33ça doit être un lieu
00:37:34c'est une privation
00:37:35de liberté
00:37:36c'est difficile
00:37:37c'est dur
00:37:37ça doit être fait humainement
00:37:39mais ça doit être dur
00:37:40parce que c'est la prison
00:37:41parce qu'ils doivent
00:37:42payer leur dette
00:37:42vis-à-vis de la société
00:37:43et parce que les victimes
00:37:45elles
00:37:45elles vont
00:37:46une vieille dame
00:37:47comme celle de 82 ans
00:37:48qui s'est fait agresser
00:37:49elle c'est sa vie
00:37:50qui est foutue
00:37:51elle elle va rester
00:37:52enfermée chez elle
00:37:53jusqu'à la fin de sa vie
00:37:54parce qu'elle osera plus
00:37:55sortir dans la rue
00:37:56même si elle s'en remet
00:37:57physiquement
00:37:58alors il y a des priorités
00:37:59je suis désolé
00:38:00on ne va pas en prison
00:38:01en France aujourd'hui
00:38:02pour rien
00:38:03et bien donc
00:38:04il faut rester humain
00:38:05il faut qu'il y ait
00:38:05des conditions décentes
00:38:07on l'a dit
00:38:07pour les places
00:38:08pour l'hygiène
00:38:09mais ce n'est pas
00:38:10la priorité
00:38:11de penser
00:38:12etc
00:38:12ne leur donnons pas
00:38:13l'envie d'y retourner
00:38:14le mot de la fin
00:38:15peut-être pour notre invité
00:38:16quand même
00:38:17qui est toujours avec nous
00:38:17Marine
00:38:18je vous écoute
00:38:20pour revenir
00:38:21sur la table de massage
00:38:22en fait il faut savoir
00:38:23que cette table de massage
00:38:24elle est rentrée
00:38:25dans le cahier des charges
00:38:26de la construction
00:38:27du dispositif
00:38:27d'accroissement de capacité
00:38:28de la maison d'Aredim
00:38:30donc elle a été validée
00:38:31en haut lieu
00:38:31elle a été prévue
00:38:32dans le cadre
00:38:33de cette construction
00:38:34et elle a été validée
00:38:35par la direction
00:38:36de l'administration pénitentiaire
00:38:37donc quand monsieur le ministre
00:38:38découvre
00:38:39sur une prévisite
00:38:40enfin quand ses services
00:38:41découvrent sur une prévisite
00:38:42la présence
00:38:43de cette table de massage
00:38:44en fait tout le monde
00:38:45a validé à tout niveau
00:38:47et il faut savoir
00:38:48pour revenir sur le début
00:38:50donc du coup
00:38:50du sujet
00:38:51cette table de massage
00:38:53est mise là
00:38:53au début
00:38:56parce que
00:38:56c'est un salon
00:38:58une salle
00:38:59salon de coiffure
00:38:59où donc des détenus
00:39:00vont travailler
00:39:01pour couper les cheveux
00:39:01d'autres détenus
00:39:02et que dans le cadre
00:39:03d'un projet
00:39:05de formation professionnelle
00:39:06en esthétisme
00:39:07on a mis
00:39:09une table de manage
00:39:09d'accord
00:39:10là c'est différent
00:39:11là c'est différent
00:39:12c'est là où je me dis
00:39:13qu'il y a de l'instrumentalisation
00:39:14de la part du ministre
00:39:15puisqu'en fait
00:39:16on sait que ça va faire parler
00:39:17et faire parler
00:39:18de cette table de massage
00:39:19c'est peut-être plus facile
00:39:20que de parler des 4000 post-vacants
00:39:22et de la surpopulation record
00:39:23c'est ce que je disais tout à l'heure
00:39:24moi j'ai des personnes sur le sujet
00:39:25moi j'ai des surveillants
00:39:27qui travaillent
00:39:29dans des conditions
00:39:30qui sont inacceptables
00:39:31puisque quand les conditions
00:39:32de détention
00:39:33sont inacceptables
00:39:34c'est aussi des conditions
00:39:35de travail
00:39:36qui sont inacceptables
00:39:37la promiscuité
00:39:39crée de la violence
00:39:40et tous les jours
00:39:41c'est pas monsieur le ministre
00:39:42qui vient ouvrir les portes
00:39:43ce sont
00:39:43des personnels pénitentiaires
00:39:45qui du coup
00:39:46doivent gérer
00:39:47la surpopulation
00:39:48et tout ce que crée
00:39:50la surpopulation
00:39:50et bien vous auriez pu le dire
00:39:53au moins
00:39:53pour avoir
00:39:54notamment le mot de la fin
00:39:55au terme de ce débat
00:39:57merci beaucoup
00:39:57d'être intervenu ce soir
00:39:59sur Sud Radio
00:39:59Marie Norringo
00:40:00bon courage à vous
00:40:01merci à vous de m'avoir invité
00:40:02vous êtes toujours la bienvenue
00:40:04de toute façon
00:40:04bon courage à vous
00:40:05vous êtes en vacances ou pas ?
00:40:07ah non il n'y a pas de vacances
00:40:08cet été
00:40:09on peut avoir des vacances
00:40:09un petit peu plus tard
00:40:10la preuve
00:40:10imaginez en plus
00:40:11des journalistes
00:40:11qui vous appellent
00:40:12pour parler d'une table de massage
00:40:13en plein mois d'août
00:40:14on vous plaint aussi
00:40:15ma chère Marie Norringo
00:40:16merci d'avoir pris la parole
00:40:18pour votre organisation syndicale
00:40:20je rappelle que vous êtes
00:40:21secrétaire général
00:40:22du syndicat pénitentiaire
00:40:23UFAP
00:40:24une sage justice
00:40:25ou ça en Occitanie
00:40:26allez restez avec nous
00:40:27on va se retrouver
00:40:28dans un instant
00:40:28les vrais voix
00:40:29ont aussi leurs activités ludiques
00:40:31et c'est dans quelques instants
00:40:32les vrais voix Sud Radio
00:40:3417h19h
00:40:35Jean-Marie Banderie
00:40:3617h51
00:40:38toujours avec
00:40:38Anthony Martin Smith
00:40:39Joseph Touvenel
00:40:41Jean-Luc Benamias
00:40:42qui est à distance
00:40:42un peu plus difficile
00:40:43c'est pas trop dur
00:40:44Jean-Luc Benamias
00:40:44d'être à distance ?
00:40:46non ce qui n'est pas facile
00:40:47c'est d'avoir le téléphone
00:40:48à l'oreille
00:40:49ça c'est très difficile
00:40:49c'est fatiguant effectivement
00:40:50attention à votre
00:40:51vous savez quoi ?
00:40:52changer parfois d'oreille
00:40:53et changer de main
00:40:54comme ça
00:40:55ça vous évitera
00:40:55d'avoir trop de crampes
00:40:56du même côté
00:40:57vous savez on prend soin
00:40:58de nos détenus
00:40:59nous aussi dans les vrais voix
00:40:59bien entendu
00:41:00on est aussi avec Muriel
00:41:01au 0826 300 300
00:41:03depuis Béziers
00:41:04bon pas trop chaud Muriel
00:41:05ça y est ça commence
00:41:06à se rafraîchir j'espère
00:41:07ah ben nous
00:41:08on est entre
00:41:08on est monté à 41
00:41:10il y a 2-3 jours
00:41:11et là on est à 46
00:41:13donc
00:41:13ben on fait avec
00:41:15de toute façon
00:41:16on n'a pas le choix
00:41:17moi j'ai la clime chez moi
00:41:18alors donc c'est très bien
00:41:19bon bah écoutez
00:41:20on est ravis pour vous
00:41:21sachez qu'on l'a aussi
00:41:22dans le studio de Sud Radio
00:41:23nous on n'a pas le choix
00:41:24avec tout le matériel
00:41:25qu'on a
00:41:26ça chaufferait beaucoup trop
00:41:27vous m'en seriez vos micros
00:41:28c'est ça exactement
00:41:29ou alors il fondrait
00:41:30tout simplement
00:41:31allez tout de suite
00:41:32ma chère Muriel
00:41:32j'espère que vous avez
00:41:33suivi l'actualité
00:41:34parce qu'on va vous
00:41:35faire jouer
00:41:37les vraies voix Sud Radio
00:41:38le quiz de l'actu
00:41:40et oui c'est l'heure
00:41:40le qui c'est qui
00:41:41qui l'a dit tout simplement
00:41:42alors Muriel
00:41:43je vais rappeler la règle
00:41:44je vais citer
00:41:44plusieurs citations
00:41:45de personnages publics
00:41:46dans les dernières heures
00:41:48et je vais vous demander
00:41:49qui a pu dire ceci
00:41:51c'est vous qui répondez
00:41:53tout seul en premier
00:41:54si jamais vous vous trompez
00:41:55ou vous séchez
00:41:56ensuite les vraies voix
00:41:57peuvent répondre
00:41:57à votre place
00:41:58la première et le premier
00:41:59et qui a la bonne réponse
00:42:00remporte le point
00:42:01c'est tout bête
00:42:02d'accord ?
00:42:03on va y aller doucement
00:42:04qui a bien pu dire
00:42:05ma chère Muriel
00:42:06je cite
00:42:07il faut mettre la pression
00:42:08sur la Russie
00:42:09afin d'obtenir une paix équitable
00:42:10moi je pense que c'est Macron
00:42:13non ?
00:42:14alors non
00:42:14ça aurait pu
00:42:15mais c'est pas lui
00:42:15quelqu'un d'autre ?
00:42:18Zelensky ?
00:42:18oui
00:42:19Joseph Touvnell
00:42:20ça paraissait logique
00:42:21évidemment
00:42:21on approche d'heures
00:42:22très importantes
00:42:23pour l'avenir de l'Ukraine
00:42:24avec ces discussions
00:42:25entre Vladimir Poutine
00:42:27et Donald Trump
00:42:28qui a pu dire
00:42:29maintenant
00:42:30je cite
00:42:31ça s'est passé
00:42:32c'est ton rapport
00:42:34avec ce qui s'est passé
00:42:34au Cameroun
00:42:35il y a bien longtemps
00:42:36il me revient
00:42:37d'assumer aujourd'hui
00:42:38le rôle et la responsabilité
00:42:39de la France
00:42:40dans ces événements
00:42:41c'est Emmanuel Macron
00:42:42effectivement
00:42:43Emmanuel Macron
00:42:44a reconnu la responsabilité
00:42:45de la France
00:42:46dans des massacres épouvantables
00:42:47qui ont eu lieu
00:42:48lors de troubles indépendantistes
00:42:50au Cameroun
00:42:50c'était dans les années 60
00:42:51ça vous fait un point
00:42:52on continue
00:42:54qui a pu dire
00:42:55avec un style inimitable
00:42:56ma chère Muriel
00:42:57je vais parler
00:42:59aux dirigeants européens
00:43:00c'est dans un petit moment
00:43:01ce sont des gens formidables
00:43:02et ils souhaitent vraiment
00:43:03voir un accord conclu
00:43:04qui a pu dire ça ?
00:43:06Il est possible
00:43:07que je l'ai traduit ?
00:43:09C'est l'américain ?
00:43:10Il y en a 300 millions
00:43:12vous trichez un peu
00:43:12Donald Trump
00:43:13Donald Trump
00:43:15l'a eu
00:43:15quand même
00:43:16Non c'est pas juste
00:43:17vous l'aidez trop
00:43:18Wonderful
00:43:18bah oui
00:43:19il veut un deal
00:43:20il veut un deal
00:43:20exactement
00:43:21oui je l'aide un petit peu
00:43:22mais écoutez
00:43:22j'aime bien Muriel
00:43:23moi donc je la défends
00:43:24Vous êtes un amour
00:43:25Moi aussi je l'aime bien Muriel
00:43:27Vous voyez ?
00:43:28On va peut-être vous laisser
00:43:29Non mais écoutez
00:43:29je suis son chouchou
00:43:30laissez tomber
00:43:31Continuons
00:43:33continuons
00:43:34continuons
00:43:35qui a pu dire ceci
00:43:37je ne cherche aucun passage en force
00:43:39je ne tomberai pas
00:43:40dans le piège des mots
00:43:41qui blesse
00:43:42et dans la confrontation
00:43:43j'aime la Nouvelle-Calédonie
00:43:45je respecte profondément
00:43:47l'identité de chacun
00:43:47et évidemment
00:43:48celle du peuple canaque
00:43:50qui essaye de recoller les morceaux
00:43:52C'est pas mal ?
00:43:53Si
00:43:54Non non mais non
00:43:55Muriel ça suffit là
00:43:57ça suffit
00:43:57Vous êtes jaloux ?
00:44:00Mais Anthony Martin Smith
00:44:01c'est quelqu'un de jaloux
00:44:02Manuel Valls
00:44:03On n'a pas le temps de jouer
00:44:05elle est trop forte
00:44:06Mais c'est vrai qu'elle est forte
00:44:07Manuel Valls
00:44:08ministre des Outre-mer
00:44:09alors je le précise d'abord
00:44:10parce qu'on a eu ce matin
00:44:11Nicolas Metzdorf
00:44:12qui est un des députés
00:44:13de la majorité présidentielle
00:44:15en Nouvelle-Calédonie
00:44:16on s'attendait à ce qu'il soit
00:44:17scandalisé par le rejet
00:44:19par les indépendantistes
00:44:20des accords de Bougival
00:44:21et il était plutôt constructif
00:44:23en disant
00:44:24ça va bien se passer
00:44:25donc on peut encore espérer
00:44:27qu'on n'aille pas
00:44:28vers une crise ouverte
00:44:29ça c'est quelque chose
00:44:30que vous aviez suivi
00:44:31d'assez près aussi
00:44:32vous Jean-Luc Benamias
00:44:33C'est moi qu'on puisse dire
00:44:34c'est très compliqué
00:44:36la phase dans laquelle
00:44:37on est depuis
00:44:38tout simplement plusieurs années
00:44:39de décolonisation
00:44:40c'est comme ça que ça s'appelle
00:44:41et d'une complexité absolue
00:44:43entre ce qu'on appelle
00:44:44les caldoches
00:44:45c'est-à-dire les personnes
00:44:46qui vivent en Nouvelle-Calédonie
00:44:48mais qui ne sont pas
00:44:48d'origine canaque
00:44:49et les canaques
00:44:50dans leurs différentes régions canaques
00:44:52sur la Nouvelle-Calédonie
00:44:53voilà
00:44:54je trouve
00:44:55et je le dis
00:44:56et ce n'est pas
00:44:56vraiment
00:44:57je trouve que Manuel Valls
00:44:58a beaucoup dérivé
00:44:59ces dernières années
00:45:00c'est de moi qu'on puisse dire
00:45:01en tout cas
00:45:01je le pense politiquement
00:45:02je trouve
00:45:03qu'est-ce qu'il essaye de faire
00:45:04à ce niveau-là
00:45:05aujourd'hui
00:45:06en Nouvelle-Calédonie
00:45:07est plutôt positif
00:45:08et que dans ce cadre-là
00:45:09on a tout intérêt
00:45:11et les canaques
00:45:11ont tout intérêt
00:45:12et les caldoches aussi
00:45:13et la présence
00:45:15de la France en Océanie
00:45:16il a tout intérêt
00:45:17à ce qu'on termine
00:45:18cette phase de décolonisation
00:45:19ce qui n'est pas simple
00:45:20et donc ça veut dire
00:45:21qu'on doit arriver
00:45:22vraiment à un accord
00:45:23c'est difficile
00:45:25c'est compliqué
00:45:27je le redis
00:45:27c'est quand même
00:45:28que 300 000 habitants
00:45:29ce n'est pas non plus gigantesque
00:45:31mais on sait que
00:45:32tout ça peut très vite déraper
00:45:34ça a dérapé
00:45:35le 13 mai 2024
00:45:37de manière
00:45:38beaucoup trop forte
00:45:39des morts
00:45:39près de 18 morts
00:45:41et tout ça
00:45:41il faut arriver à une solution
00:45:43la solution n'est pas simple
00:45:44c'est difficile
00:45:45parce qu'en plus
00:45:46on a fait voter les gens
00:45:47non mais les canaques
00:45:48nous rendent un grand service
00:45:48les indépendantistes
00:45:50pour le coup
00:45:50nous rendons un grand service
00:45:53ça s'appelait du largage
00:45:54quand on fait un accord
00:45:55en disant
00:45:56on va donner une nationalité
00:45:57calédonienne
00:45:58c'est à dire qu'on veut
00:45:58larguer une partie de la France
00:46:00et des citoyens français
00:46:01vous étiez contre
00:46:01cet accord de bougie
00:46:02évidemment
00:46:03évidemment
00:46:04c'est cédé au terrorisme
00:46:05c'est parce qu'il y a des gens
00:46:06qui brûlent des trucs dans la rue
00:46:07et qui
00:46:07non mais
00:46:08on a eu trois référendums
00:46:10alors ceux qui sont
00:46:11un petit peu attachés
00:46:12à la démocratie
00:46:13oui je sais
00:46:13en France il y a un truc
00:46:14c'est quand les français
00:46:15votent mal
00:46:16alors le référendum
00:46:17et la démocratie
00:46:18ça sert à rien
00:46:19trois fois
00:46:19les calédoniens ont voté
00:46:21trois fois
00:46:23ça va ?
00:46:24on le veut combien de fois ?
00:46:25c'est particulièrement choquant
00:46:26moi je suis fier
00:46:27d'avoir une France
00:46:28avec des français
00:46:29d'origine différente
00:46:31je suis fier d'avoir
00:46:32des calédoniens
00:46:33d'avoir des martiniquais
00:46:34d'avoir des réunionnais
00:46:34ça c'est la France
00:46:35et des bretons etc
00:46:36je suis profondément
00:46:38charnellement attaché
00:46:39à la France du bout du monde
00:46:40et c'était encore une trahison
00:46:42qui venait pour le largage
00:46:44c'est bien que cet accord
00:46:45ait été rejusté
00:46:46bonjour à mes amis français
00:46:47de Nouvelle-Calédonie
00:46:47même si vous êtes loin
00:46:49et même si vous n'avez pas ma couleur
00:46:50et quelles que soient
00:46:51vos opinions
00:46:52on espère que ça va bien
00:46:53se passer
00:46:53vous voyez on arrive encore
00:46:54à débattre aussi
00:46:55dans la phase la plus ludique
00:46:57mais c'est important aussi
00:46:58qu'on puisse faire entendre
00:46:59absolument toutes les opinions
00:47:00sur Sud Radio
00:47:01restez avec nous Muriel
00:47:02oui
00:47:03bon vous avez quand même gagné
00:47:05je vous félicite
00:47:06elle est toute seule
00:47:07elle est toute seule
00:47:08elle est trop forte pour vous
00:47:09écoutez
00:47:10j'ai jamais vu quelqu'un
00:47:12d'aussi jaloux
00:47:13sur votre radio
00:47:14écoutez moi non plus
00:47:15je n'ai jamais vu
00:47:16voilà
00:47:16écoutez
00:47:17un jour je vous présenterai
00:47:18Philippe Bilger
00:47:18vous verrez qu'il est mauvais perdant
00:47:19lui aussi
00:47:20quoi qu'il en soit
00:47:21on vous embrasse Muriel
00:47:22profitez de la fraîcheur
00:47:25de la soirée
00:47:25bitéroise
00:47:26restez avec nous
00:47:27on va se retrouver dans quelques instants
00:47:28juste après
00:47:29le journal de 18h
00:47:30place quand même
00:47:32aux autres conséquences
00:47:33de la canicule
00:47:33figurez-vous que la mer de glace
00:47:35fond à vue d'oeil
00:47:36en ce moment
00:47:37plusieurs centimètres par jour
00:47:38on fera le point
00:47:39sur ce glacier
00:47:40avec Félix Mathieu
00:47:40et son invité
00:47:41les vraies voix Sud Radio
00:47:4317h19h
00:47:45Jean-Marie Bantry
00:47:46et oui qu'est-ce que vous voulez
00:47:47que je vous dise
00:47:47il fait quand même très chaud
00:47:49cette semaine sur la France
00:47:50on est toujours
00:47:50avec nos trois vraies voix du jour
00:47:52allez
00:47:52je vous les représente
00:47:54Anthony Martin Smith
00:47:55toujours présent
00:47:56toujours
00:47:56quand il présente
00:47:57il faut que ça change
00:47:58tous les week-ends
00:47:58sur Sud Radio
00:47:59une émission sur l'inclusion
00:48:00le handicap
00:48:01on est aussi là pour des bottes
00:48:03de tout le reste
00:48:03et je rappelle par ailleurs
00:48:04ça peut servir que vous êtes
00:48:05ancien champion de judo
00:48:07lui n'a pas fait de judo
00:48:09j'ai fait du rugby par contre
00:48:10vous avez fait du
00:48:11ah bah écoutez
00:48:12vous auriez pu aussi
00:48:13à quel poste ?
00:48:13du judo avec le ballon va
00:48:14j'étais hélié
00:48:15vous étiez hélié
00:48:16oui
00:48:16vif, rapide
00:48:17à l'époque
00:48:19à l'époque
00:48:19oui bien sûr
00:48:20on était tous pareil
00:48:21à l'époque
00:48:22bon je rappelle
00:48:23Joseph Touvenel
00:48:24que vous êtes syndicaliste
00:48:25et que vous êtes d'ailleurs
00:48:26vice-président aujourd'hui
00:48:27du Centre Européen des Travailleurs
00:48:2960 organisations
00:48:30dans 30 pays d'Europe
00:48:31voilà
00:48:31l'international
00:48:32des syndicalistes catholiques
00:48:33on peut le dire comme ça ?
00:48:34chrétiens
00:48:35il y a des protestants dans le lot
00:48:37et des orthodoxes
00:48:38et des orthodoxes
00:48:39évidemment
00:48:39à l'est de l'Europe
00:48:40beaucoup d'orthodoxes
00:48:41exactement
00:48:41on est aussi avec
00:48:42Jean-Luc Benamias
00:48:43toujours présent ?
00:48:44en direct de la Drôme
00:48:46en direct ?
00:48:47comme on vient de l'entendre
00:48:48il fait 40
00:48:49il fait 40
00:48:50effectivement chez vous
00:48:51ça baisse ou pas ?
00:48:53non il a le téléphone à l'oreille
00:48:54ça baisse pas du tout
00:48:55en plus vous avez le téléphone à l'oreille
00:48:56c'est vrai
00:48:57c'est pas confortable
00:48:58chers amis
00:48:59ma connexion a légèrement sauté
00:49:02au niveau de
00:49:02au niveau de la connexion
00:49:04oui ça peut arriver
00:49:05c'est comme ça
00:49:06ce sont les impacts de la chaleur
00:49:08de quoi allons-nous débattre
00:49:09avec vous tous
00:49:10ce soir
00:49:11dans cette deuxième heure
00:49:12des vraies voix sur Sud Radio
00:49:13on va parler des restaurateurs
00:49:14est-ce que les français
00:49:16sont en train de bouder
00:49:17la gastronomie ?
00:49:19est-ce que le fait que
00:49:19presque 25
00:49:20restaurants fermes par jour
00:49:22n'est pas tout simplement
00:49:23dû au fait que les restaurants
00:49:24aiment de moins en moins
00:49:24le restaurant
00:49:25les français aiment de moins en moins
00:49:26le restaurant
00:49:27ou qu'ils trouvent ça trop cher ?
00:49:28on va en parler
00:49:29avec l'un des plus célèbres
00:49:31restaurateurs de France
00:49:32c'est le patron de l'UMI
00:49:33l'organisation des métiers
00:49:35de l'industrie de l'hôtellerie
00:49:36c'est Thierry Marx
00:49:37un grand chef
00:49:38il nous dira
00:49:39pourquoi lui
00:49:40il pense que les restaurants
00:49:41vont mal
00:49:42on va aussi faire
00:49:43le tourbe de table
00:49:43de l'actualité
00:49:44celles et ces vraies actualités
00:49:45qui ont marqué
00:49:46nos trois vraies voix
00:49:47on va parler également
00:49:49de la décolonisation
00:49:50à nouveau
00:49:50avec Anthony Martin-Smith
00:49:52mais avant ça
00:49:53on va saluer
00:49:54notre auditeur
00:49:54du soir
00:49:55bonsoir Abdelac
00:49:57bonsoir
00:49:58bonsoir tout le monde
00:49:59bon voilà
00:50:00vous êtes pris une virgule
00:50:01c'est comme ça
00:50:01qu'on dit dans le jargon
00:50:02une virgule dans la figure
00:50:03c'est pas grave
00:50:04ça arrive
00:50:04bienvenue Abdelac
00:50:05il fait combien
00:50:06à Mont-de-Marsan ?
00:50:07il fait très chaud
00:50:09mais ça reste
00:50:09l'une des plus belles régions
00:50:11de France
00:50:13quand même
00:50:13on a une belle côte basse
00:50:14que la belle côte hollandaise
00:50:15donc ça va
00:50:16on est à trois quarts d'heure
00:50:18quand même
00:50:18du rafraîchissement
00:50:19et puis après bon
00:50:20on peut se mettre
00:50:22au milieu de la forêt aussi
00:50:23c'est sympa
00:50:23c'est pas mal
00:50:24pour ça
00:50:24j'ai ouï dit en plus
00:50:25que les fêtes de Dax
00:50:26étaient sur le point
00:50:27de commencer
00:50:27c'est pas très loin de chez vous
00:50:28vous allez y faire un tour ?
00:50:30oui
00:50:30je vais y aller
00:50:31mais en fait
00:50:31je loue des chambres froides
00:50:32vous savez aux forêts
00:50:34et aux associations
00:50:34donc je suis aux fêtes
00:50:36de Bayonne et tout
00:50:37forcément
00:50:37je loue des chambres froides
00:50:40vous louez des chambres froides ?
00:50:41non mais vous m'intéressez
00:50:43ça peut servir
00:50:44on peut avoir besoin
00:50:44d'une chambres froides
00:50:45en ce moment
00:50:45en tout cas nous
00:50:46pour les mariages
00:50:47le particulier c'est pour ça
00:50:49pour les mariages
00:50:49c'est ça
00:50:50exactement
00:50:51bon mon cher Abdelac
00:50:52on va essayer
00:50:53de parler le plus calmément
00:50:56le plus posément possible
00:50:57d'un sujet duquel
00:50:58il est impossible
00:51:00malheureusement
00:51:00en ce moment en France
00:51:01de parler
00:51:02vous avez un coup de gueule
00:51:04vous avez un coup de gueule
00:51:05à pousser
00:51:06contre tous ceux
00:51:07qui confondent tout
00:51:08c'est-à-dire ?
00:51:09absolument
00:51:09alors en fait
00:51:11d'abord
00:51:12je veux dire
00:51:13comme je vous disais
00:51:13je suis des Landes
00:51:14je suis très très fier
00:51:15d'être français
00:51:15je suis naïchoux dans les Landes
00:51:16je suis
00:51:17j'ai la particularité
00:51:18d'être
00:51:18d'avoir des parents musulmans
00:51:20maman juive
00:51:21et voilà
00:51:22je suis
00:51:23c'est du nom là
00:51:24donc on peut pas dire
00:51:25de moi
00:51:25ou que je suis antisémite
00:51:26ou voilà
00:51:27je suis né
00:51:29je peux vous dire
00:51:30c'est beaucoup que je pense
00:51:31parce que ça oblige
00:51:32à ouvrir les yeux
00:51:33l'esprit
00:51:33et à réfléchir
00:51:34ce qui me
00:51:35mon coup de gueule
00:51:37aujourd'hui c'est
00:51:37en fait
00:51:38tous les sujets d'actualité
00:51:40il y a une confusion totale
00:51:41dès le départ
00:51:41et c'est dû à de l'inculture
00:51:43alors vous savez
00:51:43j'adore mon pays
00:51:44je suis fier d'être français
00:51:45mais bon sang
00:51:46mais qu'est-ce qu'ils sont nases
00:51:47au niveau de la culture
00:51:48ils confondent de tout
00:51:49ils confondent un musulman
00:51:50ils confondent un musulman
00:51:52avec un islamiste
00:51:53ils confondent un juif
00:51:55avec un arabe
00:51:56ils pensent
00:51:56dès qu'on descend
00:51:57la Palestine
00:51:58on est forcément antisémite
00:51:59non
00:52:00non du tout
00:52:01du tout
00:52:01il faut juste de la culture
00:52:02moi écoutez
00:52:03je peux donner de mon temps
00:52:04expliquer vraiment
00:52:065-6 minutes
00:52:07et ne pas faire
00:52:08des développés
00:52:08sur 30 secondes
00:52:09quand d'autres radios
00:52:10me le demandent
00:52:11mais je peux expliquer
00:52:12très aisément
00:52:13voilà
00:52:14que ça sert à rien
00:52:15qu'on nous divise
00:52:16il y a juste des incompréhensions
00:52:18qui sont dues
00:52:18à l'inculture
00:52:19et on entend ça
00:52:20dans les médias
00:52:21on entend ça
00:52:22à la télévision
00:52:23voilà
00:52:24c'est d'une médiocrité
00:52:25et ce qui en souffre
00:52:27plus
00:52:27je laisse volontairement
00:52:31la connexion se dégrader
00:52:32parce que je ne voudrais
00:52:32surtout pas qu'on pense
00:52:33qu'on vous coupe le micro
00:52:34alors qu'on parle d'un sujet
00:52:35aussi tendu
00:52:36est-ce que vous pouvez
00:52:36vous rapprocher de votre fenêtre
00:52:37mon cher Abdellac
00:52:38tout simplement
00:52:40ou alors sortir de votre chambre froide
00:52:41on a eu la même blague que moi
00:52:43c'est pas possible
00:52:44Abdellac
00:52:44est-ce qu'on vous a retrouvé ou pas ?
00:52:46on va essayer de vous rappeler quand même
00:52:47oui
00:52:48je suis là
00:52:48vous êtes sorti de votre chambre froide Abdellac
00:52:50voilà
00:52:51on a fait la même blague à deux
00:52:52je vais vous dire
00:52:54je suis dans le camion
00:52:55je suis dans le camion
00:52:57et j'ai été
00:52:58pour ne pas faire de bruit
00:52:59je vais vous dire
00:53:00que je souffre pour Sud Radio aujourd'hui
00:53:01il n'y a pas de soucis
00:53:02bon bah c'est sympa
00:53:03c'est avec grand plaisir
00:53:04c'est une des rares radio libres
00:53:05franchement
00:53:06mais écoutez en tout cas
00:53:07on essaye toujours
00:53:07de vous donner la liberté
00:53:08vous ce que vous voulez en tout cas
00:53:10c'est qu'on essaye de parler
00:53:11un peu plus calmement
00:53:12un peu plus longuement
00:53:13y compris
00:53:14de la guerre
00:53:15qui se déroule en ce moment
00:53:16à Gaza
00:53:17quitte à ce qu'on ne soit pas d'accord
00:53:18qu'on en parle calmement
00:53:19et poliment
00:53:19c'est bien ce que vous voulez ?
00:53:21absolument
00:53:21voilà
00:53:22il ne faut pas confondre les choses
00:53:23aujourd'hui
00:53:24qu'est-ce que c'est le résultat ?
00:53:25si on a des gens
00:53:26qui sont en train de mourir
00:53:27et qu'on a femme
00:53:28il n'y a aucun être humain
00:53:29qui a le droit à ça
00:53:30à qui on doit mettre ça
00:53:31qu'on soit croyant
00:53:32pas croyant
00:53:32qu'on soit athée
00:53:33qu'on soit homosexuel
00:53:38doit oublier
00:53:39en plus
00:53:39c'est que des idiocies
00:53:41c'est que des combats
00:53:42entre des fascistes
00:53:43c'est Netanyahou
00:53:44c'est l'extrême droite
00:53:45et l'autre côté
00:53:46le Hamas
00:53:46c'est l'extrême droite aussi
00:53:47donc on est en train
00:53:48d'assister à un carnage
00:53:50qui a démarré
00:53:51avec des fachos
00:53:52qui ont lui met le feu
00:53:53des psychopathes
00:53:55d'un côté
00:53:55comme l'un de l'autre
00:53:56alors que les juifs
00:53:57tous les jours
00:53:58près de 100 000 personnes
00:54:00en Israël
00:54:01qui sont en train
00:54:02de lutter
00:54:02contre l'extrême droite
00:54:03pour que ça s'arrête
00:54:04qui sont contre
00:54:05les massacres
00:54:05qui se passent
00:54:06mais on ne le dit pas assez
00:54:07dans les médias
00:54:08bien sûr que les juifs
00:54:08ne sont pas pour ça
00:54:09mais il ne faut pas confondre
00:54:10un gouvernement d'un pays
00:54:12le gouvernement
00:54:13de Netanyahou
00:54:14et les juifs
00:54:15ça n'a rien à voir
00:54:15comme on ne doit pas confondre
00:54:17les terroristes du Hamas
00:54:18et le peuple palestinien
00:54:20ça n'a rien à voir
00:54:21donc on doit
00:54:22c'est ça
00:54:23il faut poser les choses
00:54:24comme vous dites
00:54:25calmement et tout
00:54:26mais il y a une incompréhension
00:54:27si vous voulez
00:54:27qui est sidérante
00:54:28et quand je regarde
00:54:30les réseaux sociaux
00:54:31et tout
00:54:31je me suis dit
00:54:31waouh mais qu'est-ce qu'on a
00:54:32comme bené en fait
00:54:33il y a des gens
00:54:34qui ne comprennent rien
00:54:35à rien
00:54:35ça nous arrive d'en croiser
00:54:37effectivement
00:54:38si vous le permettez
00:54:39et alors juste
00:54:39à titre personnel
00:54:40quelles que soient d'ailleurs
00:54:41mes opinions personnelles
00:54:43je ne mettrais pas moi
00:54:44sur le même plan
00:54:45quoi que je pense
00:54:46du premier ministre israélien
00:54:47ou de sa politique
00:54:48Benjamin Netanyahou
00:54:49et le Hamas
00:54:50ça n'enlève rien
00:54:51à ce qu'on pourrait penser
00:54:52de ce qu'il est en train de faire
00:54:53mais ce n'est pas la même chose
00:54:54tout à fait
00:54:55au-delà de ça
00:54:56ça me fait plaisir quand même
00:54:57d'entendre quelqu'un
00:54:58en parler calmement
00:54:58et qu'on puisse en parler
00:54:59aussi posément
00:55:00Joseph Touvenel
00:55:00Abdellac a raison
00:55:02sur un point
00:55:04c'est ne pas confondre
00:55:05et ne pas mélanger
00:55:06un musulman
00:55:07on n'est pas forcément
00:55:08un islamiste
00:55:09voilà
00:55:10et encore moins un terroriste
00:55:11mais alors qu'un islamiste
00:55:13ne soit pas forcément
00:55:14un terroriste
00:55:15ça j'aurais
00:55:16parce qu'il y a le terrorisme
00:55:17intellectuel aussi
00:55:18c'est-à-dire vouloir
00:55:19imposer des règles
00:55:21à l'autre
00:55:21sans leur avis
00:55:24j'ai eu une amie
00:55:25musulmane
00:55:28qui fait d'ailleurs
00:55:29le ramadan
00:55:29ce que j'admire
00:55:30ce que moi en tant que catho
00:55:31déjà le vendredi saint
00:55:32pas manger c'est dur
00:55:33qui a été obligée
00:55:35de déménager
00:55:35parce qu'elle se faisait
00:55:37cracher dessus
00:55:38insulter
00:55:39parce que cette tenue
00:55:40ne plaisait pas
00:55:41au nouveau chef
00:55:43du quartier
00:55:43c'est ça
00:55:44ça c'est une réalité
00:55:45en France
00:55:45alors ça c'était en France
00:55:46c'était pas à Gaza
00:55:46c'est en France
00:55:47donc il ne faut pas la nier
00:55:48la deuxième chose
00:55:49sur le conflit
00:55:51israélo-palestinien
00:55:52n'oublions pas
00:55:53que le 7 octobre
00:55:54a été quelque chose
00:55:55une abomination
00:55:57fait par le Hamas
00:55:59et par des palestiniens
00:56:00j'ai vu un film
00:56:02qui n'est même pas diffusé
00:56:03même pas aux soldats
00:56:05de Tzal
00:56:05parce que ça les rendrait fous
00:56:06vous n'imaginez pas
00:56:07les horreurs
00:56:09quand on voit
00:56:10ce qui a été diffusé
00:56:11par le Hamas
00:56:11c'est-à-dire
00:56:12ce gars décharné
00:56:14qui creuse sa tombe
00:56:15ça c'était la vidéo
00:56:16de l'otage
00:56:17qui a été diffusée
00:56:18une déshumanisation
00:56:19complète
00:56:20ça ne veut pas dire
00:56:21que tous les palestiniens
00:56:22sont du Hamas
00:56:24par contre
00:56:24tous les palestiniens
00:56:26sont sous la mainmise
00:56:27du Hamas
00:56:28ils sont en dictature
00:56:29en tout cas
00:56:30sur Gaza
00:56:31sur Gaza
00:56:32oui je parle bien de Gaza
00:56:33du côté israélien
00:56:35israélien
00:56:36on voit d'ailleurs
00:56:36que Betaniaou
00:56:37fait une politique
00:56:39en interne
00:56:40il y a des gens
00:56:41qui sont contre
00:56:41il y a des manifestations
00:56:42massives contre
00:56:43ça veut dire
00:56:44qu'Israël
00:56:45est une démocratie
00:56:47et ce n'est pas
00:56:48la même chose
00:56:48avec ce qui se passe
00:56:49à Gaza
00:56:50qui est sous la dictature
00:56:51d'un mouvement terroriste
00:56:52Jean-Luc Benamias
00:56:53oui alors
00:56:55je voulais vous répondre
00:56:55je voulais juste
00:56:56que Jean-Luc Benamias
00:56:57puisse aussi donner son avis
00:56:58comme on donne la parole
00:56:59à toutes les vraies voix
00:56:59je suis entièrement d'accord
00:57:02sur la façon dont il a pris la parole
00:57:04et dont il a exprimé
00:57:05un certain nombre de choses
00:57:06par rapport à ce conflit
00:57:07qui est absolument abominable
00:57:09notamment par rapport aux gens
00:57:11par rapport aux citoyens israéliens
00:57:13et par rapport aux citoyens palestiniens
00:57:15et notamment ceux qui
00:57:17essayent encore d'habiter à Gaza
00:57:19donc
00:57:19désolé
00:57:22encore une fois
00:57:24mais
00:57:25le gouvernement israélien
00:57:27est un gouvernement qui
00:57:29et ça se voit tous les jours
00:57:30malheureusement
00:57:31d'ailleurs
00:57:31j'allais dire
00:57:32malheureusement
00:57:32et c'est heureusement
00:57:33en Israël
00:57:34un certain nombre
00:57:35de citoyens israéliens
00:57:37commencent à protester
00:57:38ceux notamment
00:57:39qui ont des fois
00:57:39des otages
00:57:40et dont le gouvernement
00:57:42israélien
00:57:43s'en fout complètement
00:57:44de ses otages
00:57:46et ceux qui
00:57:47manifestent pour dire
00:57:48on arrête
00:57:49on ne gagnera pas
00:57:51personne ne gagnera pas
00:57:52dans cette histoire
00:57:52mais le plus important pour moi
00:57:54c'est bien ce qui se passe à Gaza
00:57:56c'est la famine
00:57:57c'est la famine
00:57:58et à ce niveau là
00:57:59quels que soient
00:58:00les terroristes du Hamas
00:58:01qui sont pour moi
00:58:02évidemment
00:58:03l'auditeur l'a dit
00:58:04des vrais fascistes
00:58:05mais quels que soient
00:58:06les
00:58:06les
00:58:07les
00:58:08ces fascistes
00:58:08du Hamas
00:58:09on ne peut pas laisser
00:58:11la population Gaza
00:58:12la commission du Gaza
00:58:13est en train de disparaître
00:58:14bon
00:58:15on en reparlera
00:58:16quoi qu'il en soit
00:58:17une autre fois aussi
00:58:17sur Sud Radio
00:58:18parce que malheureusement
00:58:19ce qui se passe
00:58:20n'est pas près de se terminer
00:58:21cette guerre
00:58:21qui est absolument épouvantable
00:58:22n'est pas près de se terminer
00:58:23aussi
00:58:24on parlera aussi
00:58:25du sort des otages
00:58:25bien entendu
00:58:26non
00:58:26malheureusement
00:58:27on ne pourra pas
00:58:28je ne voudrais pas
00:58:28surtout amputer
00:58:29votre temps de parole
00:58:30ultérieur
00:58:31mon cher Jean-Luc Benhamies
00:58:32c'est pour ça
00:58:33Abdelha que j'aimerais vous remercier
00:58:35j'aimerais revenir
00:58:36comme voudra en tout cas
00:58:37mais écoutez
00:58:37vous serez toujours le bienvenu
00:58:38au 0826 303
00:58:40au moins pour expliquer
00:58:40au nom des humains
00:58:41s'il vous plaît
00:58:42merci beaucoup
00:58:42mais écoutez
00:58:43merci à vous
00:58:43à bientôt
00:58:44et puis restez bien
00:58:46dans votre chambre froide
00:58:47quand même
00:58:47surtout ne perdez pas la clé
00:58:48par contre
00:58:49ce serait dommage
00:58:49quoi qu'il en soit
00:58:50on se retrouve dans un instant
00:58:51le coup de coeur
00:58:52d'Anthony Martin Smith
00:58:53le tour de table
00:58:54de l'actualité des Vraies Voix
00:58:55et avant ça
00:58:57Félix Mathieu
00:58:57qui va nous emmener
00:58:58dans la mer de glace
00:58:59Les Vraies Voix Sud Radio
00:59:0117h19
00:59:02Jean-Marie Bordry
00:59:03Les Vraies Voix
00:59:04sur Sud Radio
00:59:05à 18h21
00:59:06dans une petite demi-heure
00:59:08le coup de projecteur
00:59:10des Vraies Voix
00:59:10est-ce que les français
00:59:11boudent la gastronomie
00:59:12pourquoi ils ne vont plus
00:59:13au restaurant
00:59:14tiens
00:59:14venez témoigner
00:59:15au 0826 300 300
00:59:17que vous soyez restaurateur
00:59:18ou client
00:59:19ou quelqu'un
00:59:20qui boude les restaurants
00:59:21traditionnels
00:59:22on vous donne la parole
00:59:23sur Sud Radio
00:59:23mais avant ça
00:59:24avant ça
00:59:25l'info en plus
00:59:25Les Vraies Voix Sud Radio
00:59:29L'info en plus
00:59:31avec Félix Mathieu
00:59:32qui ouvre tranquillement
00:59:33son micro
00:59:34Félix
00:59:35vous nous emmenez
00:59:36dans la mer de glace
00:59:37direction le Mont Blanc
00:59:38la mer de glace
00:59:39qui fond à vue d'oeil
00:59:40en ce moment
00:59:40alors que 5 départements
00:59:42de la vallée du Rhône
00:59:43sont toujours en vigilance
00:59:44rouge canicule
00:59:45aujourd'hui
00:59:45et bien oui
00:59:46cette vague de chaleur
00:59:47a des effets impressionnants
00:59:48particulièrement en haute montagne
00:59:49sur les glaciers
00:59:50on sait qu'ils sont déjà
00:59:51profondément altérés
00:59:52d'habitude par le réchauffement climatique
00:59:54mais là
00:59:55en ce moment
00:59:55c'est un rythme
00:59:56qui laisse songeur
00:59:57pour en parler
00:59:58nous sommes en ligne
00:59:58avec Ludovic Ravanel
01:00:00qui est géomorphologue
01:00:01c'est-à-dire spécialiste
01:00:03de l'évolution des paysages
01:00:04directeur de recherche CNRS
01:00:06aussi et guide de haute montagne
01:00:07bonsoir Ludovic Ravanel
01:00:09bonsoir
01:00:10et bienvenue sur Sud Radio
01:00:11vous avez un magnifique métier
01:00:12en plus c'est formidable
01:00:13et vous constatez
01:00:15vous constatez
01:00:16en ce moment
01:00:16une fonte
01:00:17de plusieurs centimètres
01:00:18par jour
01:00:19sur ce glacier
01:00:20la mer de glace
01:00:21oui la mer de glace
01:00:23c'est le plus grand glacier
01:00:24des âmes françaises
01:00:25c'est un glacier
01:00:26qui fait presque
01:00:2711 kilomètres de long
01:00:28et il a la particularité
01:00:30de naître
01:00:30assez haut en altitude
01:00:31avec un large bassin glacière
01:00:33qu'on appelle
01:00:34le bassin du géant
01:00:35et comme il a un grand
01:00:36bassin d'alimentation
01:00:37et bien c'est un glacier
01:00:38qui descend encore assez bas
01:00:39jusque vers 1600 mètres d'altitude
01:00:41et on imagine bien
01:00:42qu'en conditions caniculaires
01:00:43comme en ce moment
01:00:44ça fond beaucoup
01:00:45très vite
01:00:46de quoi vraiment
01:00:47transformer le paysage
01:00:48en une seule
01:00:50en une seule vague de canicule
01:00:51même en une journée
01:00:52alors oui
01:00:53il faut quand même
01:00:54avoir l'oeil
01:00:55un petit peu illisé
01:00:55pour voir les différences
01:00:56d'un jour à l'autre
01:00:58mais c'est vrai
01:00:59que ces transformations
01:01:00elles sont vraiment
01:01:01importantes
01:01:02et impactantes
01:01:03les touristes
01:01:05qui passent
01:01:05une fois
01:01:06tous les 10 ans
01:01:07ou tous les 15 ans
01:01:08ils voient des changements
01:01:10vraiment très très importants
01:01:13dans les années 80
01:01:14le glacier a même repris
01:01:15un petit peu de volume
01:01:16jusqu'en 1986
01:01:17et entre 86
01:01:19et la fin des années 90
01:01:21globalement
01:01:21c'est resté
01:01:22plus ou moins stable
01:01:23ça perdait déjà
01:01:24un petit peu
01:01:24mais de manière
01:01:26assez modeste
01:01:27par contre
01:01:27depuis le début
01:01:28des années 2000
01:01:29on a perdu énormément
01:01:30et sur un été
01:01:32ultra caniculaire
01:01:33comme 2022
01:01:34on a perdu
01:01:35plus de 16 mètres
01:01:36d'épaisseur
01:01:36sous le site touristique
01:01:37du Mont-en-Vert
01:01:37donc c'est vraiment frappant
01:01:39et en même temps
01:01:40que le glacier
01:01:40perd en épaisseur
01:01:41il se couvre
01:01:42complètement de dépôts rocheux
01:01:43ce qui fait que les gens
01:01:44ont l'impression
01:01:45de ne même plus avoir
01:01:46de glacier
01:01:46en arrivant au Mont-en-Vert
01:01:47alors même qu'il y a encore
01:01:49quelques dizaines de mètres
01:01:50à ce moment-là
01:01:51il faut s'attendre
01:01:51à ce que des glaciers
01:01:52comme celui-ci
01:01:53disparaissent
01:01:54complètement un jour
01:01:55alors ce qu'on appelle
01:01:57mer de glace
01:01:58c'est la réunion
01:01:59de deux glaciers
01:01:59qui s'appelle le glacier
01:02:00du Tacule
01:02:01et le glacier
01:02:01du Léchaud
01:02:02ces deux glaciers
01:02:03forment la mer de glace
01:02:05sur 4 km
01:02:06et effectivement
01:02:07ces 4 km
01:02:07d'ici le milieu du siècle
01:02:08auront malheureusement
01:02:09disparu
01:02:10et après si on se place
01:02:11pour la fin du siècle
01:02:13les modèles glaciologiques
01:02:16associés aux modèles
01:02:17climatologiques
01:02:18indiquent qu'on pourrait
01:02:20éventuellement
01:02:20ne plus avoir de glace
01:02:22du tout dans les Alpes
01:02:23ou alors très très peu
01:02:24ce qui est évidemment
01:02:25une catastrophe environnementale
01:02:26et on pense au fait
01:02:27que les Alpes
01:02:28ce sont un peu
01:02:28le château d'eau
01:02:29de l'Europe
01:02:30et effectivement
01:02:31alors la situation
01:02:32est encore moins reluisante
01:02:33du côté des Pyrénées
01:02:34où les glaciers
01:02:34sont plus bas
01:02:35alors les Pyrénées
01:02:37oui effectivement
01:02:37les glaciers
01:02:38sont plus bas
01:02:38un glacier
01:02:39normalement
01:02:40c'est deux zones
01:02:41une zone d'accumulation
01:02:42dans la partie haute
01:02:43où on gagne du volume
01:02:44on gagne de la glace
01:02:45et à l'aval
01:02:46c'est ce qu'on appelle
01:02:47la zone d'ablation
01:02:47c'est là où la glace
01:02:48fonctionne
01:02:48et malheureusement
01:02:50les glaciers pyrénéens
01:02:51sont situés exclusivement
01:02:52en zone d'ablation
01:02:53donc chaque année
01:02:54ils perdent
01:02:54sans gagner du tout
01:02:55l'hiver
01:02:56ce qui fait que
01:02:57la petite dizaine
01:02:58de glaciers
01:02:59qu'on a encore
01:02:59dans les Pyrénées
01:03:00d'ici dix ans
01:03:01rien n'aura plus
01:03:02d'ici dix ans ?
01:03:03d'ici dix ans
01:03:04absolument
01:03:04on a des glaciers
01:03:05qui sont tout petits
01:03:06qui perdent énormément
01:03:08chaque année
01:03:08puisque malheureusement
01:03:09quasiment tous les étés
01:03:10présents des calicules
01:03:11donc d'ici dix ans
01:03:13voire même avant
01:03:14on n'aura plus de glace
01:03:15dans les Pyrénées
01:03:16Jean-Luc Benamias
01:03:18vous qui êtes
01:03:18un compagnon de route
01:03:20écologiste
01:03:21depuis des années
01:03:22et des années
01:03:22j'imagine que ça vous désespère
01:03:24non ça me désespère
01:03:26oui ça me désespère
01:03:27évidemment
01:03:27comme beaucoup de gens
01:03:28j'ai une question
01:03:29à poser
01:03:29à notre intervenant
01:03:31je connais bien
01:03:34la barre des écrins
01:03:35il me semble
01:03:37que la barre des écrins
01:03:38vous allez me dire
01:03:39si je me trompe
01:03:40il reste combien de temps
01:03:42pour la barre des écrins
01:03:4215 ans
01:03:4320 ans
01:03:4325 ans
01:03:44le désenglassement
01:03:48de ces versants
01:03:49c'est vrai que c'est
01:03:50quelque chose
01:03:51qui est marquant
01:03:51parce que
01:03:52ça se traduit
01:03:53par un engrizement
01:03:54de la haute montagne
01:03:54et je pense
01:03:56qu'on en a un petit peu
01:03:57un petit peu plus
01:03:58que 15 ans
01:03:59mais d'ici
01:03:59d'ici le milieu du siècle
01:04:01ressemblablement
01:04:02c'est une face
01:04:02qui pourrait être
01:04:03ce qu'on appelle sèche
01:04:04c'est à dire
01:04:05complètement désengassée
01:04:07la barre des écrins
01:04:09qui était le sommet français
01:04:10d'ailleurs
01:04:10avant le rattachement
01:04:11de la Savoie
01:04:11et du comté de Nice
01:04:13à la France
01:04:14ça c'est vrai
01:04:15merci beaucoup
01:04:16merci quand même
01:04:17si j'ose dire
01:04:17merci Ludovic Ravanel
01:04:19de continuer à nous faire profiter
01:04:20de ces paysages
01:04:21je note que
01:04:22nous avons affaire
01:04:23à un véritable scientifique
01:04:24qui parle de modèles
01:04:25qui pourraient éventuellement
01:04:26c'est à dire
01:04:27qu'il est normal
01:04:28de faire des modèles
01:04:29mais il n'y a pas
01:04:31de certitude
01:04:31alors qu'on a des gens
01:04:33qui nous assèdent
01:04:33des certitudes
01:04:34oui il y a un réchauffement climatique
01:04:35on peut le mesurer
01:04:36par les glaciers
01:04:37moi je le mesure
01:04:37par la date des vendanges
01:04:38que j'aime bien loin
01:04:39et puis par le titre
01:04:40et puis par l'orcul
01:04:41des glaciers
01:04:42on a connu des périodes
01:04:43qui étaient des petites périodes
01:04:44glaciaires par exemple
01:04:45sous Louis XIV
01:04:46et Louis XIV
01:04:47pour la planète
01:04:48il y a une demi-seconde
01:04:49donc c'est très difficile
01:04:51de faire des projections
01:04:52il faut les faire
01:04:53les modèles
01:04:55pourraient éventuellement
01:04:56donner tel résultat
01:04:57merci un vrai scientifique
01:04:58de s'exprimer en scientifique
01:04:59ça c'est vrai
01:05:00effectivement
01:05:01quoi qu'il en soit
01:05:01c'est vrai que le petit âge glaciaire
01:05:02qui était un cycle était
01:05:04d'une ampleur moindre
01:05:05que ce à quoi on est en train
01:05:06d'assister
01:05:06quand on le voit
01:05:07sur les courbes aussi
01:05:09Ludovic Ravanal
01:05:10merci beaucoup
01:05:11bonne soirée à vous
01:05:12bon courage
01:05:13géomorphologue je le rappelle
01:05:14directeur de recherche
01:05:16au CNRS
01:05:17et guide de haute montagne
01:05:18sacré beau métier quand même
01:05:19quoi qu'il en soit
01:05:20la montagne sera toujours belle
01:05:21à bientôt Félix Mathieu
01:05:22à bientôt
01:05:22allez restez avec nous
01:05:23on va se retrouver
01:05:24dans quelques instants
01:05:25dans quelques minutes
01:05:26je le rappelle
01:05:26le coup de projecteur
01:05:27des vrais voix
01:05:27il y a autre chose
01:05:28qui est en train de disparaître
01:05:28malheureusement en France
01:05:29ce sont les restaurants
01:05:30les amis
01:05:31pourquoi vous n'allez plus
01:05:31au restaurant venez le dire
01:05:32au 0826 300 300
01:05:34et avant ça
01:05:35le tour de table
01:05:36de l'actualité
01:05:36les vrais voix
01:05:37Anthony Martin Smith
01:05:37on va parler de
01:05:38du Cameroun
01:05:39Joseph Touvenel
01:05:41on va parler de
01:05:41des sauveteurs en mer
01:05:42et Jean-Luc Benamias
01:05:44on va parler de
01:05:44on va parler de
01:05:47polémiques
01:05:48qui existent aujourd'hui
01:05:49sur les deux journées
01:05:52qu'on supprimerait
01:05:53de congés
01:05:54les jours fériés
01:05:55bah voyons
01:05:56on en parle dans un instant
01:05:57à tout de suite
01:05:57les vrais voix
01:05:58Sud Radio
01:05:5917h19h
01:06:00Jean-Marie Bordry
01:06:01avec Anthony Martin Smith
01:06:03Jean-Luc Benamias
01:06:04et
01:06:04Joseph Touvenel
01:06:06figurez-vous
01:06:06qu'on continue à débattre
01:06:08dans le studio
01:06:08Sud Radio
01:06:09même quand vous ne nous entendez pas
01:06:10les amis
01:06:10allez tout de suite
01:06:11les actualités
01:06:12qui ont retenu l'attention
01:06:13de nos vrais voix
01:06:14oh dites
01:06:15je vais envoyer les actualités
01:06:16vous venez les voir dans la cabine
01:06:18tenez cette table là
01:06:19et bien tout le monde
01:06:19l'appelle la table des chevaliers
01:06:20ah bon
01:06:21une fois il y a un type
01:06:21qui l'a appelé
01:06:22la table des deux connards
01:06:23je ne sais pas
01:06:23s'il nous avait reconnus
01:06:24le tour de table
01:06:25de l'actualité
01:06:26alors nous on n'est pas deux
01:06:28de toute façon
01:06:28on est beaucoup plus nombreux
01:06:29que ça autour de la table
01:06:30ça ne pourra pas être nous
01:06:31l'actualité
01:06:32c'est notamment
01:06:33ce débat
01:06:34qui promet d'être explosif
01:06:35à la rentrée
01:06:36à la fin des vacances
01:06:36sur les jours fériés
01:06:38Jean-Luc Benamias
01:06:39vous aviez un coup de gueule
01:06:40à faire passer
01:06:40oui
01:06:42on peut parler
01:06:44des jours fériés
01:06:45mais on ne peut pas dire
01:06:46des conneries
01:06:46et du barac
01:06:47j'ai regardé
01:06:49sur l'ensemble
01:06:51des 27 pays européens
01:06:52la France n'est pas du tout
01:06:53en tête des jours fériés
01:06:55mais pas du tout
01:06:56on est
01:06:5710ème, 12ème, 13ème
01:06:59alors
01:06:59déjà
01:07:00le premier coup de gueule
01:07:01c'est
01:07:01comment enlever
01:07:03le 15 août
01:07:04comment enlever
01:07:05le piment
01:07:05déjà c'est très étonnant
01:07:07mais deuxièmement
01:07:08c'est de retravailler
01:07:09c'est complètement sidérant
01:07:12voilà
01:07:12c'est surtout le fait
01:07:14de dire
01:07:14de penser que
01:07:16tout ça aurait fait
01:07:17au nom
01:07:17d'une égalité
01:07:18au niveau des pays européens
01:07:19c'est pas vrai
01:07:20alors déjà
01:07:21vous disiez
01:07:21qu'on n'était pas
01:07:22ceux qui avaient
01:07:22le plus de jours fériés
01:07:23en Europe
01:07:23c'est vrai
01:07:24c'est l'Espagne
01:07:24la championne
01:07:25elle a 14 jours fériés
01:07:26contre nous
01:07:2711 précisément
01:07:28voilà pour ça
01:07:29et ensuite
01:07:31on reviendra
01:07:31ce qui est en dessous
01:07:32la moyenne européenne
01:07:33la moyenne européenne
01:07:35c'est 12,7 jours fériés
01:07:37Joseph Touvnel
01:07:38appartient à un syndicat
01:07:39qui s'est toujours battu
01:07:40contre la suppression
01:07:41des jours fériés
01:07:42y compris le lundi
01:07:43de Pentecôte
01:07:44surtout le lundi
01:07:45de Pentecôte
01:07:46pourquoi ?
01:07:47parce que la Pentecôte
01:07:48c'est 3 jours
01:07:49qui permettaient
01:07:50depuis le Moyen-Âge
01:07:51à des tas de français
01:07:52c'est les grands pèlerinages
01:07:53les pèlerinages de Chartres
01:07:54pour les cathos
01:07:55vous avez le pèlerinage
01:07:56à la roche de Solutré
01:07:57pour les socialistes
01:07:58vous avez le pèlerinage
01:07:59à Nîmes
01:08:00pour les Afro-Syazos
01:08:01vous avez le pèlerinage
01:08:02au château de Prelles
01:08:03pour ceux de l'Oût Ouvrière
01:08:05vous voyez
01:08:05c'est la période
01:08:06des grands pèlerinages
01:08:06ça s'appelle
01:08:07la récupération politique
01:08:08ça pardon
01:08:08quand un catholique
01:08:09essaie de récupérer
01:08:10des trotskistes
01:08:11et des socialistes
01:08:11on dit
01:08:12il ne faut pas toucher
01:08:12à ce jour en période
01:08:13des trotskistes châtelains
01:08:13parce que ce château
01:08:14de Prelles
01:08:14qui leur appartient
01:08:15non mais ça veut dire
01:08:16que ce sont des moments
01:08:17privilégiés
01:08:18pour faire du lien social
01:08:19ce dont on a besoin
01:08:21est-ce que vous alliez
01:08:22dans ce château
01:08:22quand vous étiez
01:08:23un jeune militant
01:08:24Jean-Luc Benamias
01:08:25il m'est arrivé
01:08:27d'aller dans ce château
01:08:28mais comme c'est après
01:08:29comme maintenant
01:08:29j'habite à Marseille
01:08:30j'y vais moins souvent
01:08:31oui
01:08:31donc c'est pour des raisons
01:08:32géographiques
01:08:33que vous n'y allez plus
01:08:38Anthony Martin-Smith
01:08:40un mot sur les jours fériés
01:08:41vous en avez déjà débattu
01:08:42cette semaine
01:08:42on en a débattu
01:08:43effectivement
01:08:44je suis toujours
01:08:45contre la suppression
01:08:46de ces jours fériés
01:08:47surtout quand
01:08:49on a un gouvernement
01:08:50qui ne s'attaque pas
01:08:51à son train de vie
01:08:52dispendieux
01:08:53et donc
01:08:53qu'ils commencent par cela
01:08:54et après
01:08:55ils pourront peut-être
01:08:55tout demander
01:08:56de faire des efforts
01:08:56écoutez vous leur demandez
01:08:57d'aller nourrir leur poule
01:08:58peut-être quand même
01:08:59quelque chose
01:08:59sur une fausse idée
01:09:00parce que l'argument
01:09:01c'est de dire
01:09:01les français travaillent
01:09:02moins que les autres
01:09:02c'est faux
01:09:03c'est faux
01:09:04quand on prend
01:09:05les français qui travaillent
01:09:07c'est vrai
01:09:07quand on prend l'ensemble
01:09:08des français en âge de travailler
01:09:10parce qu'on a tellement
01:09:10de chômeurs
01:09:11que la statistique pèse
01:09:13je vais vous donner juste
01:09:14sur l'année
01:09:15puisqu'on nous dit
01:09:15sur l'année
01:09:16sur l'année
01:09:17les français en emploi
01:09:18travaillent 1494 heures
01:09:21les allemands
01:09:221340
01:09:23ça s'appelle moins
01:09:24les pays bas
01:09:251450
01:09:26ça s'appelle moins
01:09:28et si je prends
01:09:29à la semaine
01:09:29un français par semaine
01:09:31travaille près de 37 heures
01:09:3336,9 heures
01:09:34un allemand
01:09:3535,8
01:09:36c'est moins
01:09:36pays bas
01:09:3732 heures
01:09:37c'est moins
01:09:38et mes chiffres
01:09:40c'est Eurostat
01:09:40et le CDE
01:09:41après vos chiffres
01:09:42sont intéressants
01:09:43parce que la question
01:09:43n'est pas
01:09:44est-ce qu'on travaille
01:09:44plus ou moins
01:09:45mais est-ce qu'on travaille
01:09:46mieux ou moins bien
01:09:47alors ceux qui travaillent
01:09:48le plus longtemps
01:09:49c'est par exemple
01:09:50les Grecs
01:09:51qui travaillent
01:09:511882 heures
01:09:52sur l'année
01:09:53mais je ne veux pas
01:09:54que l'état
01:09:55de l'économie française
01:09:56soit dans l'état
01:09:56de l'économie grecque
01:09:57c'est à dire que
01:09:57vous avez raison
01:09:58il faut voir la quantité
01:10:00et la productivité
01:10:01c'est la qualité du travail
01:10:02et si on ne veut pas
01:10:02se retrouver comme la Grèce
01:10:03il faut peut-être
01:10:03éviter de faire faillite
01:10:05comme la Grèce
01:10:06il y a quelques années
01:10:06nous avons besoin
01:10:07vous voyez avec Jean-Luc Benamias
01:10:08on est point d'accord
01:10:09nous avons besoin
01:10:10de temps collectif
01:10:11pour la vie familiale
01:10:12personnelle
01:10:13associative
01:10:14et spirituelle
01:10:15parce que nous ne sommes
01:10:16ni des machines
01:10:17ni des objets
01:10:17mais des êtres humains
01:10:18on a réussi à réconcilier
01:10:21le goupillon
01:10:21et la faucille
01:10:22et le marteau
01:10:22en quelque sorte
01:10:23si je caricature grossièrement
01:10:24Jean-Luc Benamias
01:10:25non mais avec Joseph
01:10:27on se connait
01:10:28on était au Cézor ensemble
01:10:29à conseiller
01:10:29de l'économie sociale
01:10:30et de l'environnement
01:10:30ah bah voilà
01:10:31un truc auquel il faudrait
01:10:32s'adraquer apparemment
01:10:33ma place était juste
01:10:35devant la sienne
01:10:36quand on est en rang
01:10:37dans la sonde
01:10:39non clairement
01:10:40quand on parle productivité
01:10:42si on regarde bien
01:10:43les chiffres
01:10:44effectivement pour ceux
01:10:45qui travaillent en France
01:10:46la productivité
01:10:47est une des plus importantes
01:10:48d'Europe
01:10:49elle est place
01:10:50à un autre sujet
01:10:51qui a retenu l'attention
01:10:52d'une autre vraie voix
01:10:53c'est un sujet
01:10:54passionnel évidemment
01:10:55il s'agit d'un sujet
01:10:56mémoriel
01:10:57Anthony Martin-Smith
01:10:58effectivement
01:10:591945-1971
01:11:01c'est apparemment
01:11:03la guerre que la France
01:11:04a menée au Cameroun
01:11:05c'est-à-dire avant
01:11:06et après l'indépendance
01:11:08de 1960
01:11:09Emmanuel Macron
01:11:10dans son courrier
01:11:12le 30 juillet 2025
01:11:13au président du Cameroun
01:11:16Paul Biya
01:11:17a déclaré
01:11:19eh bien
01:11:19reconnaître
01:11:20et assumer
01:11:21la responsabilité
01:11:22de la France
01:11:22dans cette guerre
01:11:23cette guerre
01:11:24qui eh bien
01:11:25a notamment
01:11:27produit des arrestations
01:11:28en nombre
01:11:29des internements
01:11:31des déplacements
01:11:32et des répressions
01:11:34à répétition
01:11:36notamment contre
01:11:37l'union des populations
01:11:38du Cameroun
01:11:40l'UPC
01:11:40avec
01:11:41eh bien
01:11:42des exécutions
01:11:44de personnalités
01:11:45très connues
01:11:46dans l'indépendantisme
01:11:48l'UPC
01:11:48qui est une organisation
01:11:49indépendantiste
01:11:50camerounaise
01:11:51Exactement
01:11:51parmi ces engagements
01:11:52l'ouverture des archives
01:11:54le soutien
01:11:55à la recherche
01:11:56historique
01:11:57pour la mémoire
01:11:58et évidemment
01:11:59la création
01:11:59d'un groupe
01:12:01de travail
01:12:01visant
01:12:02à établir
01:12:04les préconisations
01:12:05pour réparation
01:12:07On essaye de faire
01:12:09avec le Cameroun
01:12:11ce qu'on n'a pas réussi
01:12:11à faire avec l'Algérie
01:12:12en quelque sorte
01:12:13En quelque sorte
01:12:13j'ai un genre de cas
01:12:15c'est comme ça que je le comprends
01:12:15Quand on voit
01:12:16ce qui a été fait
01:12:16pour l'Algérie
01:12:17ça m'inquiète
01:12:17parce que ce qui a été fait
01:12:18pour l'Algérie
01:12:19c'est quasiment
01:12:20à sens unique
01:12:21C'est un développeur
01:12:24de haine
01:12:25et non pas d'entendre
01:12:25entre les peuples
01:12:26D'ailleurs Emmanuel Macron
01:12:28qui parle
01:12:29dans sa communication
01:12:30de décolonisation
01:12:31le Cameroun
01:12:33n'a jamais été
01:12:34une colonie française
01:12:35c'était une colonie allemande
01:12:36Après la première guerre mondiale
01:12:38ça a été
01:12:39ce qu'on appelle
01:12:40un indigénat
01:12:41c'est-à-dire que
01:12:42c'était sous
01:12:42le contrôle
01:12:44de la France
01:12:45une mission donnée
01:12:47par la société des nations
01:12:48ce qu'on appellerait
01:12:49l'ONU aujourd'hui
01:12:49Après vous m'accorderez
01:12:50qu'indigénat
01:12:51ça sonne très colonial
01:12:52quand même
01:12:52Mais parce qu'un indigène
01:12:53c'est un habitant du pays
01:12:54moi je suis un indigène français
01:12:55c'est pas un gros mot
01:12:56il faut juste apprendre les mots
01:12:57Et indigénat
01:12:59qu'est-ce que ça voulait dire
01:13:00indigénat ?
01:13:01Ça voulait dire
01:13:01que pour tout ce qui est
01:13:02les problèmes
01:13:03qui concernent
01:13:04les problèmes locaux
01:13:05c'était les autorités
01:13:07traditionnelles
01:13:08qui géraient
01:13:08par exemple
01:13:09pour les impôts
01:13:09c'est les autorités traditionnelles
01:13:10Autre exemple
01:13:12pour l'embauche
01:13:13des travailleurs
01:13:14c'était les autorités
01:13:15traditionnelles
01:13:16c'est-à-dire
01:13:16les chefs locaux
01:13:17ce qui a donné des excès
01:13:19avec des soulèvements
01:13:20à juste titre
01:13:20de la population
01:13:21qui pour un certain nombre
01:13:23ont été abominablement
01:13:24traités
01:13:25des travailleurs
01:13:26par des multinationales
01:13:28avec l'accord
01:13:28des chefs locaux
01:13:29ça il oublie de le rappeler
01:13:31c'est-à-dire que les choses
01:13:32sont toujours
01:13:32un peu plus complexes
01:13:33qu'on nous le dit
01:13:34il n'y a pas des méchants
01:13:35d'un côté
01:13:35et des bons de l'autre
01:13:36et la France
01:13:37a fait aussi
01:13:37une oeuvre utile
01:13:38puisque aujourd'hui
01:13:40si le Camoun
01:13:40peut exporter
01:13:41par exemple du café
01:13:42et du coton
01:13:42c'est bien parce que
01:13:43les français
01:13:44ont amené le café
01:13:45et le coton
01:13:45et les missionnaires
01:13:46en plus ont amené
01:13:47le cacao
01:13:47qui n'était pas avant
01:13:48donc voyons
01:13:49et moi je crains
01:13:50vu ce que Macron
01:13:51a fait sur l'Algérie
01:13:52et ce qu'on fait
01:13:53depuis des décennies
01:13:54sur l'Algérie
01:13:54en disant
01:13:55les vilains français
01:13:56qu'on fasse la même chose
01:13:58et de dresser plutôt
01:13:59les Camerounais
01:13:59contre les français
01:14:00plutôt qu'on aille ensemble
01:14:02dans le même sens
01:14:02pour apaiser les choses
01:14:04après ça ne vous choque
01:14:05quand même pas
01:14:05qu'on reconnaisse
01:14:06quand on a la trace
01:14:07dans les archives
01:14:08d'exactions
01:14:09d'exécutions
01:14:09d'arrestations
01:14:10c'est ce que je viens de dire
01:14:11et il faut les condamner
01:14:12c'était la responsabilité
01:14:13des autorités locales
01:14:15avec des français
01:14:16mais aussi des autorités locales
01:14:18chefs de tribu
01:14:18et ça on a tendance
01:14:19à l'oublier
01:14:19ce qui me fait peur
01:14:22dans ce genre
01:14:23de reconnaissance
01:14:24c'est les profiteurs
01:14:26de guerre
01:14:27qui vont s'introduire
01:14:28dans ces trous
01:14:29et je pense notamment
01:14:31à la Russie
01:14:32qui est plutôt favorable
01:14:34à un déséquilibre politique
01:14:36dans le coin
01:14:37bon un jour peut-être
01:14:38on ouvrira le débat aussi
01:14:39sur la politique coloniale
01:14:40en Russie
01:14:40dans toutes les colonies russes
01:14:42qu'il y avait tout autour
01:14:43de l'Empire russe
01:14:43mais ça c'est encore autre chose
01:14:44Jean-Luc Benamias
01:14:45moi c'est surtout la Chine
01:14:48qui me fait peur
01:14:48par rapport à l'Afrique
01:14:49et la présence de la Chine
01:14:50est extrêmement importante
01:14:52sur l'ensemble
01:14:52des territoires africains
01:14:54et pas que
01:14:56calédoniens également
01:14:57allez on continue
01:14:58le tour de table
01:14:58de l'actualité
01:14:59cette fois-ci
01:15:00c'est au tour de qui
01:15:01maintenant le tour de table
01:15:02c'est au tour de
01:15:03je ne veux pas balancer
01:15:04et bien oui
01:15:05mon actualité
01:15:06pardonnez-moi
01:15:06ça aurait été très grave
01:15:08vous voyez comment il nage
01:15:10absolument
01:15:11mon actualité
01:15:12c'est une actualité
01:15:13plutôt heureuse
01:15:14d'ailleurs je vais vous parler
01:15:15de la Société Nationale
01:15:16des Sauvetages en Mer
01:15:17ce sont des bénévoles
01:15:18ce sont ceux
01:15:19qui vont 24h sur 24
01:15:21pendant 365 jours
01:15:22sur 365
01:15:23aller chercher les gens
01:15:25qui ont des problèmes en mer
01:15:26ils peuvent aller
01:15:26jusqu'à 40 km au large
01:15:29en 20 minutes
01:15:30des volontaires
01:15:31des bénévoles
01:15:32s'organisent
01:15:33pour aller
01:15:34y compris en pleine tempête
01:15:35sauver des vies
01:15:36ils le font là
01:15:38sur les bords de plage
01:15:39ils le font en mer
01:15:40ils sont des milliers
01:15:42de bénévoles
01:15:43c'est-à-dire que
01:15:44on a dans notre pays
01:15:46des milliers de gens
01:15:47qui bénévolement
01:15:48s'organisent
01:15:49pour protéger
01:15:50et sauver des vies
01:15:51et ça
01:15:52on a tendance à l'oublier
01:15:53dans notre actualité
01:15:54qui est plutôt
01:15:55Mossad
01:15:56et moi j'ai une grande
01:15:57reconnaissance pour ces gens
01:15:58alors quelquefois
01:15:59ils vont sauver une famille
01:16:00dont le bateau dérive
01:16:01vers la côte
01:16:02une autre fois
01:16:02c'est le remorquage
01:16:04en pleine tempête
01:16:05d'un chalutier
01:16:06en avarie moteur
01:16:07et j'ai vu récemment
01:16:09c'est aller
01:16:11sauver un plongeur
01:16:13qui a été blessé
01:16:14par le tir d'un harpon
01:16:15déclenché par un poulpe
01:16:16vous voyez
01:16:17la masse
01:16:18oui oui
01:16:19parce que
01:16:19attendez
01:16:20restiquez-moi cette histoire
01:16:21parce que le poulpe
01:16:22s'était mis contre la main
01:16:24du plongeur
01:16:26qui a déclenché
01:16:28le harpon
01:16:29mais vous voyez
01:16:30la reconnaissance
01:16:31qu'on peut avoir
01:16:32dans cette actualité
01:16:34un peu triste
01:16:35ce sont des gens
01:16:37qui nous donnent
01:16:38le goût de l'humanité
01:16:39et du service de l'autre
01:16:40ils sont bénévoles
01:16:41vous pouvez faire des dons
01:16:42à la SNSM
01:16:43la Société Nationale
01:16:44de Sauvetage en mer
01:16:45ils seront bien employés
01:16:46mais écoutez voilà
01:16:47on est tous d'accord là-dessus
01:16:49bah oui
01:16:50personne n'aura le courage
01:16:51de ne pas l'être
01:16:51Jean-Luc Benamias
01:16:52deux secondes
01:16:53deux secondes
01:16:54il me semble bien
01:16:55que cette société
01:16:56cette association
01:16:57et ces bénévoles
01:16:58payent eux-mêmes
01:16:59les bateaux aussi
01:17:00c'est vrai
01:17:00oui et alors
01:17:01ils ont
01:17:02plus de
01:17:03près de 80%
01:17:04de leur budget
01:17:06vient de dons
01:17:07et il y a 20%
01:17:08avec quelques subventions
01:17:10mais effectivement
01:17:11ceux qui achètent
01:17:11les bateaux
01:17:12le matériel etc
01:17:13et ils forment aussi
01:17:14de nombreux jeunes
01:17:15oui
01:17:15moi ils m'ont formé
01:17:16en l'occurrence à l'époque
01:17:17et ils souffrent
01:17:18d'autant plus
01:17:18de bénévoles
01:17:20malheureusement
01:17:21de moins en moins
01:17:21qui viennent toquer
01:17:22et tambouriner
01:17:23à la porte
01:17:24et donc
01:17:24sachez qu'être sauveteur
01:17:26en mer
01:17:26c'est aussi
01:17:26une très belle vocation
01:17:29la solidarité
01:17:30des gens de la mer
01:17:31il fallait en parler
01:17:32ce soir
01:17:32vous avez eu raison
01:17:33sur l'ensemble
01:17:34du territoire français
01:17:35jusqu'en Nouvelle-Calédonie
01:17:36ils sont
01:17:36exactement
01:17:37sur les sept mers
01:17:38même on pourrait dire
01:17:39allez restez avec nous
01:17:39on va se retrouver
01:17:40dans un instant
01:17:40retour au plancher
01:17:41des vaches
01:17:42et à nos restaurants
01:17:43qui disparaissent
01:17:44pourquoi les français
01:17:45boulent leur gastronomie
01:17:46on en parle avec notre invité
01:17:48invité de prestige
01:17:49ce soir sur Sud Radio
01:17:50Thierry Marx
01:17:50à tout de suite
01:17:51il est 18h43
01:17:57alors là c'est peut-être
01:17:58un petit peu tôt
01:17:58pour entrer au restaurant
01:17:59en tout cas
01:18:00si on en tient
01:18:00si on tient compte
01:18:01des horaires français
01:18:02malgré tout
01:18:03on va en parler
01:18:03ça va nous mettre en appétit
01:18:04on va essayer
01:18:05avec Anthony Martin-Smith
01:18:06avec Joseph Touvenel
01:18:07et Jean-Luc Benamias
01:18:09les vraies voix Sud Radio
01:18:11le code projecteur
01:18:13des vraies voix
01:18:13code projecteur
01:18:14sur nos restaurants
01:18:16qui ferment
01:18:17malheureusement
01:18:17plusieurs dizaines
01:18:18par jour
01:18:19en ce moment
01:18:20une fréquentation
01:18:20qui baisse cet été
01:18:21en moyenne de 15 à 20%
01:18:23par rapport à l'année dernière
01:18:24ce sont les chiffres
01:18:26de l'union
01:18:26des métiers
01:18:27et des industries
01:18:28de l'hôtellerie
01:18:29l'organisation
01:18:30des restaurateurs
01:18:31dont on a le plaisir
01:18:32de recevoir
01:18:33le patron
01:18:34le président
01:18:35c'est Thierry Marx
01:18:36bonsoir
01:18:37bonsoir
01:18:38bienvenue sur Sud Radio
01:18:39on est ravis
01:18:39de vous retrouver ce soir
01:18:40vous êtes évidemment
01:18:41un grand chef
01:18:42étoilé bien entendu
01:18:43on ne vous présente plus
01:18:44président
01:18:45donc de l'UMI
01:18:46mais en ce moment
01:18:47vous êtes très inquiet
01:18:48vos collègues ferment
01:18:49ils mettent la clé
01:18:50sous la porte
01:18:50les français
01:18:51boudent la restauration
01:18:52ils vont plus facilement
01:18:53d'ailleurs
01:18:54dans les restaurants
01:18:56de fast food
01:18:57est-ce que ça veut dire
01:18:58aussi que ce sont
01:18:58les français
01:18:59qui boudent leur gastronomie
01:19:00vous c'est ce que
01:19:00vous pensez
01:19:00Thierry Marx
01:19:01non moi je pense pas
01:19:03que les français
01:19:03boudent leur gastronomie
01:19:05je pense que
01:19:06la gastronomie
01:19:07devient de plus en plus
01:19:08inaccessible
01:19:09pour un grand nombre
01:19:09de français
01:19:10et c'est ça
01:19:11le problème
01:19:12aujourd'hui
01:19:12les restaurants
01:19:14qui font du fait maison
01:19:15et bien
01:19:16croulent sous les charges
01:19:17et finalement
01:19:18ne s'en sortent plus
01:19:19et depuis 3 ans
01:19:20ils n'arrivent plus
01:19:21à reconstruire
01:19:21les trésoreries
01:19:22dont ils ont besoin
01:19:23et effectivement
01:19:24est en train
01:19:25de s'installer
01:19:25en France
01:19:27une industrialisation
01:19:28d'une restauration
01:19:29qui se normalise
01:19:30et finalement
01:19:32qui nous fait perdre
01:19:33la diversité
01:19:34de notre cuisine
01:19:34et notre identité de cuisine
01:19:36et qui nous fait perdre
01:19:37aussi notre attractivité
01:19:38gastronomique
01:19:39donc c'est une réflexion
01:19:41qu'on a eue au travers
01:19:41d'un think tank
01:19:42avec plusieurs chefs
01:19:43c'est pas né
01:19:44uniquement de ma propre réflexion
01:19:46ou de la réflexion glumie
01:19:47c'est beaucoup de chefs
01:19:48qui sont en train
01:19:49qui sont en train
01:19:49de s'émouvoir de ça
01:19:50et je traverse la France
01:19:52une fois par mois
01:19:53je vais en ruralité
01:19:54et quand on voit
01:19:55des distributeurs de pizzas
01:19:56où je ne vois plus
01:19:57de restaurant
01:19:57je ne vois plus
01:19:58un café
01:19:59un petit bistrot
01:20:01où on fait encore
01:20:02une vraie cuisine
01:20:03je dis attention
01:20:04on est en train
01:20:05de perdre
01:20:05notre identité culturelle
01:20:07au travers
01:20:08de notre gastronomie
01:20:08et quand une nation
01:20:09perd son identité
01:20:11gastronomique
01:20:12il y a danger
01:20:12qu'est-ce qui fait
01:20:13que ça coûte plus cher
01:20:14de servir un repas
01:20:16qui a été fait maison
01:20:17dans un restaurant
01:20:18que de servir
01:20:19je ne sais pas
01:20:19un sandwich
01:20:20une pizza industrielle
01:20:21ou autre chose
01:20:22et bien c'est les charges
01:20:24les charges
01:20:25quand vous faites
01:20:25du fait maison
01:20:26il faut un peu plus
01:20:27de personnel
01:20:28bien évidemment
01:20:28il faut sourcer
01:20:29des produits de qualité
01:20:31l'augmentation du coût
01:20:32de l'énergie
01:20:33était très dure
01:20:35pour ces métiers
01:20:35de la restauration
01:20:36et à côté de ça
01:20:37il y a une industrialisation
01:20:38d'une forme de cuisine
01:20:41qui s'offre
01:20:42qui est effectivement
01:20:43très peu chère
01:20:44qui est assez normée
01:20:46et qui vient
01:20:47télescoper
01:20:48alors quand vous faites
01:20:48du non fait maison
01:20:49et que vous avez
01:20:518% de marge
01:20:52et celui qui fait
01:20:53du fait maison
01:20:53a à peine 2% de marge
01:20:55et qui dans la moindre
01:20:57zone de turbulence
01:20:57économique disparaît
01:20:59ne peut pas supporter
01:21:00les charges
01:21:00et bien on voit
01:21:01s'installer
01:21:02autre chose
01:21:03donc il va falloir
01:21:04qu'on travaille
01:21:05sur le faux
01:21:05pas simplement
01:21:06sur la forme
01:21:07c'est pas conjoncturel
01:21:08aujourd'hui
01:21:09les problèmes
01:21:09de cette gastronomie
01:21:10ils sont structurels
01:21:11et ça touche
01:21:12aussi bien
01:21:13les 1500 chefs
01:21:15et chefs
01:21:15reconnus
01:21:17étoilés
01:21:17dans des listes
01:21:19peu importe
01:21:20et puis l'ensemble
01:21:21et le troquet du coin
01:21:24qui disparaît
01:21:24parce que finalement
01:21:25il est télescopé
01:21:27par une autre forme
01:21:28de restauration
01:21:29et ça
01:21:30il va falloir
01:21:31le travailler
01:21:32et moi je défends
01:21:33nous défendons
01:21:33l'idée
01:21:34d'une loi
01:21:35cadre
01:21:36sur le fait maison
01:21:38au moins
01:21:38qu'on reconnaisse
01:21:39les établissements
01:21:39qui font de la qualité
01:21:41et qui expliquent
01:21:43un peu
01:21:43ce qu'ils mettent
01:21:43dans l'assiette
01:21:44Joseph Tounel
01:21:45je vais raconter
01:21:46une histoire
01:21:46un peu personnelle
01:21:47j'ai eu une tante
01:21:48qui avait un restaurant
01:21:48dans l'Aveyron
01:21:49à Rhodes
01:21:50qui s'appelait
01:21:50Loustal
01:21:51petit restaurant
01:21:52où on mangeait
01:21:53très bien
01:21:53où il y avait
01:21:54les habitués
01:21:54notamment les gendarmes
01:21:55qui venaient
01:21:56une nourriture locale
01:21:58de qualité
01:21:59et pourquoi
01:22:00alors très peu de marge
01:22:01mais d'abord
01:22:02elle aimait ce qu'elle faisait
01:22:03c'était convivial
01:22:04et en même temps
01:22:05elle allait
01:22:06les produits venaient
01:22:08en majorité
01:22:08de la ferme familiale
01:22:09mais ça c'est
01:22:10Verbotone
01:22:11c'est interdit
01:22:11c'est terminé
01:22:12c'est etc
01:22:12Pourquoi ?
01:22:14Parce que l'état
01:22:15ne s'y retrouvait pas
01:22:16parce qu'évidemment
01:22:16la TVA
01:22:17quand vous prenez
01:22:18les poulets
01:22:18ou le cochon
01:22:20de la ferme locale
01:22:20ça passe pas
01:22:21par tout le biais
01:22:22etc
01:22:23et puis officiellement
01:22:24c'était pas bien
01:22:26parce que
01:22:26est-ce que c'était hygiénique
01:22:27etc
01:22:27personne n'est mort
01:22:28et ça fait dégénération
01:22:29que les avionnais
01:22:30mangent du porc
01:22:32et donc
01:22:34elle a dû
01:22:34à un moment donné
01:22:35elle a fermé
01:22:35parce que les marges
01:22:36étaient tellement faibles
01:22:37les obligations
01:22:38et les charges
01:22:39arrivant
01:22:40pour l'anecdote
01:22:41quand même
01:22:42ces gendarmes
01:22:43ensuite
01:22:43je lui ai demandé
01:22:44mais ma tante
01:22:44ils m'en jouent
01:22:45maintenant les gendarmes
01:22:46on lui a dit
01:22:46mais les gendarmes
01:22:47ils viennent à la maison
01:22:48et donc elle avait toujours
01:22:50les gendarmes
01:22:51qu'elle nourrissait
01:22:51mais chez elle
01:22:52ça aussi c'est la France
01:22:54ça vous parle
01:22:54cette anecdote
01:22:55Thierry Marx
01:22:55oui ça me parle
01:22:58encore une fois
01:22:59on croule
01:23:00sous les
01:23:00on est un peu
01:23:01comme le deuxième rideau
01:23:02des agriculteurs
01:23:03on croule
01:23:04sous les normes
01:23:05on croule
01:23:06sous les réglementations
01:23:07et finalement
01:23:08et bien finalement
01:23:09on ouvre la porte
01:23:10à une industrie
01:23:11de la cuisine
01:23:12alors qu'effectivement
01:23:13ces petits restaurants
01:23:14avaient souvent
01:23:15une restauration
01:23:17des produits
01:23:17très locaux
01:23:18bien sourcés
01:23:19et avec une transformation
01:23:21de qualité
01:23:22mais ne répondait pas
01:23:23toujours à toutes les normes
01:23:25et aujourd'hui
01:23:25on voit s'installer
01:23:27des distributeurs
01:23:27de pizzas
01:23:28dans des régions
01:23:30où il y avait
01:23:31plutôt un petit bistrot
01:23:33qui faisait
01:23:34un petit rôti de veau
01:23:35avec des petites pommes
01:23:35de terre à grenailles
01:23:36et ça aujourd'hui
01:23:37c'est toute une identité
01:23:39française
01:23:40qui est en train
01:23:41de disparaître
01:23:42ça m'inquiète beaucoup
01:23:43à un moment donné
01:23:44où on a rencontré
01:23:45les différents ministres
01:23:46notamment la ministre
01:23:47du tourisme
01:23:49pour une fois
01:23:49qu'on a eu
01:23:50une ministre du tourisme
01:23:51il faut en profiter
01:23:52et d'évoquer avec elle
01:23:53ce sujet de l'attractivité
01:23:54de la France
01:23:55parce qu'on a toujours
01:23:56l'impression que la France
01:23:57est extrêmement attractive
01:23:59mais aujourd'hui
01:23:59on a une vraie concurrence
01:24:00une concurrence de l'Espagne
01:24:02une concurrence de l'Italie
01:24:04une concurrence du Maroc
01:24:05qui propose aussi
01:24:06des gastronomies
01:24:07diverses et variées
01:24:08avec beaucoup moins de charges
01:24:09et des gens
01:24:10qui s'en sortent le mieux
01:24:11donc le temps de séjour
01:24:12en France
01:24:12se diminue
01:24:14et on voit bien
01:24:15que quand on a
01:24:16parce que le restaurant
01:24:16est plus cher en France
01:24:17qu'en Italie par exemple
01:24:18enfin souvent
01:24:19exactement
01:24:19parce qu'on a des charges
01:24:21qui sont beaucoup trop lourdes
01:24:22Anthony Martin-Smith
01:24:24les charges sont trop lourdes
01:24:25Thierry vient de le dire
01:24:26je l'appelle Thierry
01:24:27parce qu'on se connait
01:24:28c'est un judoka par ailleurs
01:24:29vous avez oublié
01:24:30de le préciser
01:24:30Jean-Marie
01:24:31donc c'est important
01:24:32je te connais
01:24:33en tant que judoka
01:24:34et on a le même
01:24:35préparateur physique
01:24:36par ailleurs
01:24:37que je salue
01:24:37Vincent Limard
01:24:38ce que je veux dire
01:24:42ce que je veux dire
01:24:42c'est qu'effectivement
01:24:43le doigt
01:24:43il est pointé
01:24:44au bon endroit
01:24:45les charges
01:24:45et c'est pas les syndicalistes
01:24:47autour de la table
01:24:47qui pour une fois
01:24:48vont me contredire
01:24:49les charges sont trop lourdes
01:24:50elles sont étouffantes
01:24:52Thierry vous avez parlé
01:24:53des charges sociales
01:24:55mais on peut aussi parler
01:24:56du mètre carré
01:24:57Jean-Marie
01:24:59vous disiez
01:25:00la restauration rapide
01:25:01pourquoi c'est plus facile
01:25:02de faire un sandwich
01:25:03ou une pizza
01:25:03parce que quand vous le faites
01:25:04dans un food truck
01:25:05le coût du mètre carré
01:25:06il n'est pas le même
01:25:06le coût de l'énergie
01:25:07bon il a baissé
01:25:09c'est plus celui
01:25:10qu'on a connu
01:25:10en 2022-2023
01:25:11et par contre
01:25:12le coût du mètre carré
01:25:13lui il continue d'augmenter
01:25:14il continue d'augmenter
01:25:16il continue d'étouffer
01:25:17nos restaurateurs
01:25:17et ce dont j'ai
01:25:18toujours à la campagne
01:25:19pardon
01:25:19notamment dans l'avéon
01:25:20non effectivement
01:25:21et d'ailleurs
01:25:21on voit aussi
01:25:22des initiatives locales
01:25:23très intéressantes
01:25:24dans certaines communes
01:25:25qui utilisent la restauration
01:25:26comme vecteur
01:25:27de lien social
01:25:28et de réinsertion professionnelle
01:25:30moi je trouve
01:25:31qu'on devrait mettre
01:25:32davantage l'accent
01:25:33sur la restauration
01:25:34comme vecteur
01:25:35d'insertion professionnelle
01:25:36facile
01:25:37non pas le métier
01:25:38est facile
01:25:38mais par contre
01:25:39il est facile
01:25:40à aborder
01:25:40parce que c'est un métier
01:25:41qu'on va faire
01:25:41avec le coeur
01:25:42et avec l'envie
01:25:42et avec l'estomac
01:25:43et donc ça
01:25:44ça devient
01:25:45je trouve intéressant
01:25:47pour le gouvernement
01:25:48pour même France Travail
01:25:50qui devrait davantage
01:25:51s'en inspirer
01:25:52à l'époque
01:25:52j'avais suggéré
01:25:53qu'on travaille
01:25:54surtout post-Covid
01:25:56sur la restauration
01:25:57comme un vrai élan
01:25:59pour la jeunesse
01:26:00de s'orienter
01:26:01vers des métiers
01:26:02de restauration
01:26:03et d'hôtel
01:26:03puis des cours de cuisine
01:26:04à l'école
01:26:04ça m'arrêtait pas des plu
01:26:05mais vous voyez
01:26:05Jean-Luc Benamias
01:26:06en amour
01:26:07Jean-Luc Benamias
01:26:08Benamias
01:26:09j'ai une question
01:26:10pour Thierry Marx
01:26:10est-ce que cette baisse
01:26:12qui est notable
01:26:13c'est évident
01:26:13elle est globalement
01:26:15égale sur tout le territoire
01:26:16ou est-ce qu'il n'y a pas
01:26:17des régions
01:26:17ou des départements
01:26:18ou des cantons
01:26:20où les gens
01:26:20s'entendent mieux
01:26:21non elle est égale
01:26:23sur tout le territoire
01:26:24et aujourd'hui
01:26:25quand on parle
01:26:26du nombre de restaurants
01:26:27si je regarde
01:26:27les chiffres
01:26:28ce matin
01:26:29des tribunaux de commerce
01:26:30on ferme 25 restaurants
01:26:33par jour
01:26:33donc vous voyez
01:26:34c'est quand même
01:26:35important
01:26:36et en général
01:26:37ceux qui ferment
01:26:38sont plutôt
01:26:39ceux des gens
01:26:39qui faisaient du fait maison
01:26:41qui ne faisant plus
01:26:42de marge
01:26:43et qui n'arrivent pas
01:26:44à reconstruire
01:26:44une trésorerie
01:26:45depuis
01:26:46la fin du Covid
01:26:48finalement
01:26:49je donne un exemple
01:26:512023
01:26:51explosion du coût
01:26:52de l'énergie
01:26:53dans les 6 mois
01:26:55on a fermé
01:26:558000 établissements
01:26:56donc vous voyez bien
01:26:57que ces charges
01:26:59qui sont
01:26:59d'ailleurs quand vous parlez
01:27:00avec n'importe quel artisan
01:27:01de n'importe quel secteur
01:27:03d'activité
01:27:03il vous dit
01:27:04on ne s'en sort pas
01:27:05on n'est pas compétitif
01:27:06c'est une dernière question
01:27:06parce qu'on va arriver
01:27:07on a trop de charges
01:27:08on va arriver au dessert
01:27:09si j'ose dire
01:27:10mon cher Thierry Marx
01:27:11la question est la plus inquiétante
01:27:13mais c'est celle
01:27:13qui me taraude le plus
01:27:14est-ce que vous n'avez pas peur
01:27:15qu'avec ces fermetures
01:27:16de restaurants
01:27:16et ces changements
01:27:18d'habitude
01:27:18les français perdent le goût
01:27:20les consommateurs français
01:27:21perdent le goût
01:27:22pour la bonne vieille restauration
01:27:23et que finalement
01:27:24ils s'habituent à manger
01:27:25des mauvaises pizzas
01:27:26des mauvais sandwiches
01:27:27ou autre chose
01:27:27mais c'est ce qui m'inquiète
01:27:29parce que là
01:27:30quand on pointe cela du doigt
01:27:32on pointe notre alimentation
01:27:33et notre rapport
01:27:34à l'alimentation
01:27:35et effectivement
01:27:36moi ce qui m'inquiète le plus
01:27:38c'est ce côté patrimonial
01:27:39de la gastronomie
01:27:40et quand une nation
01:27:41quand un peuple
01:27:42finalement perd ses repères
01:27:44en termes de gastronomie
01:27:46et bien ils perdent
01:27:47tout un tas d'autres repères
01:27:48qui moi me paraissent
01:27:49inquiétants
01:27:50quand on veut vivre ensemble
01:27:51surtout quand ce peuple-là
01:27:53se met à perdre
01:27:54ce repère-là
01:27:55parce que s'il y en a un
01:27:55qui nous définit
01:27:56c'est quand même la bouffe
01:27:57pardon
01:27:58excusez-moi de le dire vulgairement
01:28:00exactement
01:28:00Thierry Marx
01:28:01merci beaucoup
01:28:02d'avoir pris la parole ce soir
01:28:03merci à vous de m'avoir accueilli
01:28:04amitié à tous
01:28:05amitié à vous aussi
01:28:06vous serez toujours le bienvenu
01:28:07d'ailleurs
01:28:07tous ceux qui aiment
01:28:08d'ailleurs la gastronomie
01:28:09le terroir
01:28:10les produits du terroir
01:28:11peuvent retrouver notre ami
01:28:12Vincent Fergnot
01:28:13chaque dimanche
01:28:14même en été
01:28:15en rediffusion
01:28:16il y a toujours des bonnes recettes
01:28:17c'est Fergnot fait le marché
01:28:19de 10h à 11h
01:28:20merci à vous
01:28:21chère Vraie Voix
01:28:21Joseph Touvenel
01:28:22à bientôt
01:28:22et bien merci
01:28:23à très bientôt
01:28:24et ne critiquez pas les kebabs
01:28:26parce que c'est un français
01:28:26qui nous l'a ramené
01:28:27c'est Brandon de la Brocaire
01:28:29au 15ème siècle
01:28:30qui a ramené le kebab en France
01:28:32vous voyez c'est pas
01:28:32j'adore
01:28:33ça date pas d'hier
01:28:34quand bien même
01:28:34ça n'aurait pas été un français
01:28:35je ne l'aurais pas critiqué
01:28:36parce que j'aime le kebab
01:28:37moi pour le coup
01:28:38Jean-Luc Benamias
01:28:39à bientôt
01:28:39bon appétit
01:28:41exactement
01:28:41et évidemment
01:28:42bon appétit Anthony Martin Smith
01:28:44allez on a parlé
01:28:45de nos restaurateurs
01:28:46il y en a d'autres
01:28:46qu'il faut aider
01:28:47parce que aussi
01:28:47ils font le paysage en France
01:28:49ce sont nos commerces
01:28:50on les retrouve avec
01:28:51Jean-François Aquili tout de suite
01:28:52et on les retrouve avec
01:28:53Jean-François Aquili tout de suite
01:28:53et on les retrouve avec
01:28:54Jean-François Aquili tout de suite
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