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Motor
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00:00La voiture n'est plus un luxe, c'est un objet du quotidien, banal et indispensable.
00:21Les paysages qu'elle a fait naître sont devenus notre milieu de vie.
00:24Elle s'est répandue sur tous les continents, elle a accéléré le désenclavement des
00:30terres sauvages, la croissance des richesses, le développement de l'humanité.
00:35Elle est devenue le moteur de la transformation du monde.
00:41A tel point qu'après 30 années d'essor fabuleux de son industrie, l'automobile va commencer
00:52à incarner la démesure de ce qu'on a longtemps appelé « le progrès ».
00:57Sous-titrage Société Radio-Canada
01:02Sous-titrage Société Radio-Canada
01:07Sous-titrage Société Radio-Canada
02:07Le pétrole est une matière naturelle.
02:15C'est le résultat de la décomposition de micro-organismes cuits pendant quelques centaines de millions
02:22d'années, entre 50 et 300 degrés, sous la croûte terrestre.
02:28C'est un concentré d'énergie.
02:31Les moteurs en tirent leur puissance.
02:32La maîtrise de l'énergie pour actionner les machines aura été le véritable déclencheur
02:42de la grande accélération technologique de l'ère industrielle.
02:47La voiture n'est rien, sans le carburant qui la meut.
02:55Au cours du 20e siècle, l'accès au pétrole va devenir une obsession des pays motorisés,
03:00et justifier complots, guerres et renversements de pouvoirs.
03:09Comme en Iran, en 1953, lorsque Mohamed Mossadegh, le père de la démocratie iranienne,
03:15a l'intention de reprendre le contrôle du pétrole de son pays, alors sous concession anglaise,
03:20la CIA et les services secrets britanniques fomentent un coup d'État pour le renverser.
03:24Ou comme en Irak, en 1963, alors que le général Qassem adopte une loi qui exclut les compagnies pétrolières étrangères,
03:35les États-Unis complotent avec Saddam Hussein pour le débarquer et l'exécuter.
03:43Ou comme au Gabon l'année suivante, alors que le président Leom Ba, ami de la France et défenseur de ses intérêts pétroliers,
03:50est destitué, Charles de Gaulle envoie des parachutistes sur Libreville pour le remettre au pouvoir.
03:59Mais ce n'est qu'en 1973 que les populations occidentales vont éprouver concrètement
04:05que leur mode de vie dépend d'équilibre géopolitique.
04:08Le 17 octobre 1973, les pays exportateurs de pétrole, majoritairement arabes, coalisés au sein de l'OPEP,
04:31décident de limiter leur vente en représailles contre les alliés d'Israël dans la guerre du Kippour.
04:35En quelques semaines, le prix du pétrole est multiplié par quatre.
04:45Dans les pays occidentaux, les responsables politiques doivent annoncer la mauvaise nouvelle à leur population.
04:53Ce soir, je voudrais simplement vous parler, faire le point avec vous, de la situation du pétrole.
05:01Energie et autres choses sont dans le monde ne sont pas au niveau de l'économie.
05:07Et les prix, les prix, les pourront pour l'économie, sont en haut.
05:10Nous devons nous protéger les hopes et les aims que nous nous avons proposé pour l'expansion et pour notre standard de vie.
05:19D'abord, il nous faut économiser l'essence au taux.
05:24C'est le choc pétrolier.
05:33Aux Etats-Unis, une station-service sur cinq est à sec.
05:39Les premières limitations de vitesse sur route sont imposées, comme dans les pays européens, pour diminuer la consommation.
05:45Le gouvernement britannique contraint ses ministres à renoncer aux grosses cylindrées du pouvoir.
05:53L'Italie fait face à une pénurie de bicyclettes.
05:58L'Allemagne interdit la circulation automobile le week-end.
06:02Les enfants reprennent possession de la rue.
06:04Et quelques utopistes rêvent de revenir à un monde sans voiture.
06:08Tandis qu'en France, on présente un nouveau mouvement politique.
06:15Qui sont-ils, c'est presque impossible à dire.
06:18Ce ne sont pas des scouts ni des moniteurs de colonies de vacances.
06:20On les appelle, à tort ou à raison, les écologistes.
06:23En plus de l'essence, qui représente le tiers de l'utilisation du pétrole dans les pays occidentaux,
06:41le kérosène des avions, les cosmétiques, les matériaux de construction, à commencer par le béton, en sont dépendants.
06:48Comme, bien sûr, cette matière malléable et bon marché, signature de la décennie, la matière plastique.
06:59Le pétrole est le carburant de l'économie occidentale.
07:06Après les solutions provisoires pour réduire la consommation,
07:09les responsables politiques vont s'employer à préserver le niveau de vie de leur population.
07:13Mais comment faire si les pays pétroliers brident leurs exportations ?
07:20Ici, tout au nord de l'Alaska,
07:35se trouve le plus gros gisement de pétrole jamais découvert sur le sol américain.
07:39Prud'Aubay, plus de 10 milliards de barils exploitables,
07:44soit le volume d'un cube de plus d'un kilomètre de long, de large et de haut.
07:55Lorsque le gisement fut découvert dans les années 60,
07:58les tribus autochtones qui y vivaient se mobilisèrent pour préserver leur territoire et leurs traditions.
08:03Le débat fit rage jusqu'au congrès américain
08:07et le projet fut finalement suspendu.
08:11Le pétrole laissé sous terre.
08:22Mais au cœur d'une pénurie d'énergie, il n'y a plus à hésiter.
08:26Le président Nixon demande au congrès américain d'adopter une nouvelle législation.
08:33L'Université de l'Alaska Pipe,
09:03Les tuyaux de l'oléoduc, qui ont rouillé sur le sol de l'Alaska pendant les cinq années d'ajournement du projet,
09:11commencent à être assemblés en 1974,
09:14notamment par la population locale, qui découvre le mode de vie américain.
09:24Le gisement de Prudhoe Bay est relié à Valdez, 1300 kilomètres plus au sud,
09:30où est construit le port qui accueillera les supertankers.
09:33Prudhoe Bay produira jusqu'à 18% de la consommation américaine de pétrole.
09:43Et en 1975, la société pétrolière ExxonMobil devient l'entreprise la plus riche au monde,
09:49détrônant la General Motors.
10:03Au cours des années 70, malgré le choc pétrolier, la consommation d'énergie continue de croître
10:11et d'alimenter la croissance économique.
10:14La compétition dans le commerce des automobiles devient même une guerre économique mondiale,
10:20mise en scène dans la plus célèbre des courses,
10:23les 24 heures du Mans.
10:24Ici, en 1964, le patron de la Ford Motor Company, Henry Ford II, petit-fils du fondateur de la marque,
10:35va subir la pire humiliation de sa vie, infligée par Enzo Ferrari en personne.
10:40Alors qu'après plusieurs mois de négociations,
10:44le patron italien a claqué la porte au nez de l'américain qui espérait racheter sa prestigieuse écurie,
10:50Henry Ford décide de venir le défier sur son terrain,
10:53le circuit automobile.
10:55Les Italiens plaisantins font croire aux Américains que la première heure de course est diffusée en Mondovision.
11:06Les pilotes des Ford partent pied au plancher pour s'afficher aux premières places.
11:11Dans les heures qui suivent, leur voiture défaille les unes après les autres
11:14et la dernière finit en feu,
11:17tandis que les Ferrari remportent leur cinquième victoire consécutive.
11:25Deux ans plus tard, les Américains reviennent au Mans avec 13 voitures.
11:36Sûr de sa victoire, Henry Ford a fait le voyage avec sa femme et son fils jusqu'en France.
11:42Il donne même le départ de la course.
11:50Et cette fois-ci, Ford met fin à la série de victoires des Ferrari.
11:55Trois Ford GT40 se placent aux trois premières places.
12:01Les Américains triomphent.
12:08Mais cette victoire sportive annonce aussi une offensive économique.
12:14Le constructeur américain met à profit son voyage en France
12:17pour parler affaire avec le Premier ministre, George Pompidou.
12:21Est-ce que vous avez parlé par exemple de l'implantation d'une usine Ford en France ?
12:27Oui, la possibilité de faire ça, oui.
12:30Quand par exemple ?
12:31Oh, je ne sais pas.
12:33Quatre ans, cinq ans, je ne sais pas.
12:35Ce n'est pourtant ni en France ni en Italie
12:42que Ford décide finalement de construire sa grande usine européenne.
12:47Mais dans un pays en plein développement
12:48où le coût de la main-d'œuvre défie toute concurrence.
12:52L'Espagne.
12:53Après trois décennies de dictature autarcique,
13:02le général Franco opère une lente transition vers le libéralisme.
13:08Le nombre de voitures en circulation y a quadruplé en huit ans.
13:11Henry Ford Jr. rencontre le dictateur lui-même
13:19qui s'accroche encore au pouvoir à l'orée de la mort
13:22et plusieurs de ses ministres.
13:25Puis, le futur roi d'Espagne, Juan Carlos,
13:29désigné par Franco pour lui succéder.
13:31Une loi est spécialement votée pour faciliter l'implantation de cette usine.
13:39La loi Ford, qui abroge les droits de douane sur les machines-outils.
13:52Mais l'objectif de Ford n'est pas tant de vendre aux Espagnols
13:56que de conquérir l'Europe entière
13:58avec la première petite voiture de la marque,
14:01baptisée d'un nom hispanique et festif,
14:05la Fiesta.
14:08Concurrente de la Renault 5 et des petites Fiat,
14:11la première Fiesta sort à la fin de l'année 1976.
14:16Deux millions et demi sont vendus en Europe dans les années qui suivent.
14:19Mais, ironiquement, la mondialisation du commerce de l'automobile
14:32qu'ils ont eux-mêmes initiée va faire vaciller les géants américains.
14:36Toyota est une ancienne entreprise de textile japonaise,
14:49réputée pour l'automatisation de ses métiers à tisser
14:51et la douceur de ses soies.
14:53Kihichiro Toyoda, descendant de la dynastie des fondateurs de l'entreprise,
15:03décida dans les années 1930 de la reconvertir dans l'automobile
15:07alors que le commerce de la soie déclinait.
15:10Ses deux meilleurs ingénieurs firent le voyage dans les usines de Détroit.
15:14Ce pèlerinage industriel leur servit de contre-exemple.
15:24L'efficacité du fordisme résidait dans la répétition des tâches
15:28confiées à des ouvriers interchangeables.
15:37Mais au Japon, les violentes grèves de l'après-guerre
15:40avaient assuré aux ouvriers des emplois à vie.
15:44Les chefs d'entreprise manifestaient encore plus d'égards
15:50à leurs ouvriers qu'à leurs robots,
15:53quand bien même ces machines étaient les plus sophistiquées au monde.
16:00Toyota mise sur la responsabilisation des employés.
16:07Sur les chaînes occidentales,
16:09l'usage est de laisser passer les défauts
16:11pour ne pas ralentir les cadences
16:12et laisser le soin aux retoucheurs de les corriger.
16:16Les ouvriers de Toyota, eux,
16:18peuvent arrêter une ligne à tout moment
16:20pour terminer leur travail.
16:29Les fournisseurs sont si bien traités
16:31qu'ils livrent les pièces en temps et en heure,
16:34permettant à l'usine de tourner à flux tendu,
16:36quasiment sans stock.
16:39Fruit de ce système de production qu'on appellera
16:42le toyotisme,
16:44les Toyotas des années 70
16:46vont acquérir la réputation
16:48de voitures parfaitement fiables.
16:50L'industrie automobile japonaise
17:01est prête à exporter,
17:03par millions.
17:04Aux Etats-Unis,
17:30la petite Toyota Corolla
17:31détonne dans le paysage
17:33des monumentales américaines
17:34qui consomment plus de 20 litres d'essence
17:37aux 100 kilomètres.
17:45Alors que flambe le prix du pétrole,
17:48les ventes des voitures japonaises
17:49dépassent 20% du marché
17:51à la fin des années 70.
17:52Le succès des voitures japonaises est tel
18:14que patrons et syndicalistes américains
18:16unissent leurs efforts
18:18pour fustiger l'invasion japonaise.
18:20Mais malgré l'appel des industriels
18:43au patriotisme de leurs concitoyens,
18:45à Détroit,
18:47200 000 anciens employés
18:48des usines automobiles
18:49sont au chômage en 1980.
18:54L'UAW,
18:56le syndicat des ouvriers,
18:58celui-là même
18:59qui saccageait des voitures nippones
19:00devant les caméras,
19:02encourage finalement
19:03le président Jimmy Carter
19:04à faciliter l'implantation
19:06d'usines japonaises.
19:34Honda,
19:34Toyota,
19:35Mazda et Nissan
19:36implantent leurs unités de production
19:38sur le continent américain.
19:47La Honda Accor
19:48sera bientôt le modèle
19:50le plus vendu aux Etats-Unis.
19:53Mais les japonais
19:54ne vont pas se contenter
19:55de la conquête de l'Amérique.
20:04Le déferlement des voitures nippones
20:12en Europe
20:13s'était joué
20:14sur le sol
20:14de l'ancienne première puissance
20:15économique mondiale,
20:17l'Angleterre.
20:19Le pays traversait alors
20:20une profonde crise sociale
20:22et s'enfonçait
20:23dans un chômage endémique.
20:25La British Leyland,
20:32l'entreprise nationale
20:33qui regroupait
20:3418 marques de voitures
20:35et de camions,
20:36souffrait d'une épouvantable
20:37réputation,
20:38à l'instar
20:39de la Maurice Marina,
20:40régulièrement classée
20:41dans le top 10
20:42des pires modèles
20:43de l'histoire
20:43de l'automobile.
20:44Dans les ateliers,
20:49les conditions
20:50de travail déplorables
20:51encourageaient
20:52des grèves à répétition.
20:55La productivité
20:56des ouvriers
20:56de la British Leyland
20:57était neuf fois inférieure
20:59à celle des Japonais.
21:01En 1977,
21:15Margaret Thatcher,
21:17à la tête du parti
21:18d'opposition conservateur,
21:20se rend au Japon
21:21pour comprendre
21:22l'efficacité nippone.
21:25Le dévouement
21:25des ouvriers de Nissan
21:26et la fiabilité
21:28de ces robots
21:28l'inspirent.
21:31Lorsqu'elle devient
21:35première ministre
21:36en 1979,
21:38Margaret Thatcher
21:39privatise
21:40les entreprises nationales
21:41pour les rendre
21:42compétitives.
21:45La British Leyland
21:47est vendue
21:48à la découpe,
21:49en commençant
21:50par les bus
21:50à deux étages
21:51et les intemporels
21:52taxis londoniens.
21:57Parallèlement,
21:58Margaret Thatcher
21:58espère implanter
21:59des usines japonaises
22:00au Royaume-Uni.
22:02Elle chante à Nissan
22:03les louanges
22:03de l'Europe des neufs.
22:05Un marché ouvert
22:06de 256 millions
22:07de consommateurs
22:08auxquels le groupe
22:09japonais
22:09pourrait accéder.
22:12Son ministre
22:13de l'Industrie
22:14signe avec le patron
22:15de Nissan
22:16un accord
22:17pour construire
22:18la première usine
22:19japonaise
22:19sur le sol européen.
22:20l'usine Nissan
22:30est inaugurée
22:31en 1986.
22:34Les ouvriers
22:35anglais sont
22:36triés sur le volet
22:37et suivent une formation
22:38de plusieurs mois
22:39pour incorporer
22:41l'esprit Nissan.
22:42je suis confiante
22:47que nos gens
22:48ici
22:48auront
22:49le niveau
22:50de la qualité
22:51de l'opinion
22:52en Japon.
22:52J'ai été
22:53venu et parlé
22:54à nos gens
22:55ici,
22:56je devrais réviser
22:57ce que j'ai indiqué
22:58et dire
22:59que je suis confiante
23:00Mais une vive opposition entrave le succès anglo-japonais.
23:15Elle provient justement de la CEE, la Communauté économique européenne,
23:21qui protège son industrie automobile en limitant les importations à 10% du total des ventes.
23:26Nous ne pouvons pas adopter les thèses du libéralisme total vis-à-vis des Japonais.
23:34Nos partenaires de la communauté le savent.
23:37On négocie en ce moment sur des bases très dures, c'est vrai, et très politiques.
23:42Et je suis persuadée que nous arriverons à un compromis.
23:46Mais celle qu'on surnomme la Dame de Fer n'a pas l'intention de trouver de compromis.
23:51Elle a promis aux Japonais que les voitures Nissan produites en Angleterre seraient considérées « made in CEE »
24:00et pourraient donc être vendues sans limite dans toute l'Europe.
24:09Un bras de fer politico-judiciaire s'engage.
24:12Les Nissan Bluebird sont-elles japonaises ou anglaises ?
24:17La réponse est d'autant plus controversée que les voitures qui sortent de l'usine britannique
24:23ne sont qu'en partie construites sur place.
24:26Les moteurs, notamment, sont fabriqués au Japon.
24:30Le constructeur Honda, qui s'implante lui aussi sur le sol anglais,
24:39pousse un cran plus loin cette stratégie de contournement des quotas,
24:42en rebaptisant du nom de Rover des voitures entièrement conçues au Japon.
24:47Je pense que c'est une voiture magnifique à regarder.
24:50C'est un design très élégant.
24:53Les Allemands, les Italiens et les Français dénoncent cette violation des règles communes.
24:58Mais c'est finalement Margaret Thatcher, avec le soutien des pays du nord de l'Europe, qui s'impose.
25:06Il faut libérer le commerce, abolir les réglementations, et que le meilleur gagne.
25:14En 1990, Margaret Thatcher quitte le pouvoir avec le sentiment du devoir accompli.
25:21« Ladies and gentlemen, we're leaving Downing Street for the last time,
25:28after 11 and a half wonderful years,
25:31and we're very happy that we leave the United Kingdom
25:35in a very, very much better state than when we came here 11 and a half years ago. »
25:41L'année suivante, au Mans,
25:51alors que les Anglais rêvent d'une victoire de Jaguar,
25:54les Français de Peugeot,
25:55et que les Allemands sont persuadés que les Mercedes surpasseront leurs concurrents,
26:00c'est une voiture japonaise, une Mazda,
26:02qui n'aura fait que grignoter des positions au fil des abandons,
26:06qui finit par l'emporter.
26:07Le Japon triomphe.
26:13En 2007, Toyota deviendra le premier constructeur mondial.
26:18Une place que détenait la General Motors depuis 1931.
26:28Pendant ce temps, dans les années 80,
26:30le TGV bat des records de vitesse.
26:32La Papamobile est équipée d'une vitre par balle,
26:35alors que Georges Bess, patron de Renault,
26:37est assassiné par le groupe d'extrême-gauche Action Direct.
26:41La régie est lentement privatisée,
26:43et l'usine de Biancourt, chaudron des luttes syndicales,
26:46condamnée à fermer.
26:48Le mur de Berlin tombe,
26:49les Allemands de l'Ouest découvrent les trabantes,
26:52et la ville devient la capitale mondiale des artistes underground.
26:56En Alaska,
26:57le supertanker Exxon Valdez fait naufrage.
27:00Le pétrole de Prudhoe Bay noircit les côtes.
27:03L'essence au plomb plombe l'atmosphère,
27:08et le Paris-Dakar fait rêver d'aventure,
27:10tandis que la série Dallas s'exporte sur tous les continents.
27:17Un vent de libéralisme souffle sur le monde.
27:20En 1992,
27:27la ratification du traité de Maastricht
27:29consacre la libre circulation des marchandises
27:32et des capitaux en Europe.
27:37Deux ans plus tard,
27:38à Marrakech,
27:39120 pays donnent naissance
27:41à l'Organisation mondiale du commerce,
27:43dont la mission première
27:44est de stimuler la croissance
27:46en supprimant toute entrave aux échanges commerciaux.
27:49Les droits de douane sont réduits à rien
27:54et les restrictions de quantité sur les importations
27:57sont prohibées.
27:58Comme dans tous les secteurs industriels,
28:13les constructeurs de voitures
28:14commencent à implanter leurs usines à l'étranger.
28:17Non plus seulement pour y vendre leurs produits,
28:19mais pour se soustraire aux lois de leurs propres états,
28:23notamment sur les salaires minimaux.
28:24L'objectif est d'abaisser les coûts de fabrication
28:36avant d'exporter leurs voitures
28:38ou de les réimporter dans leurs propres pays.
28:41Cette pratique,
28:47la délocalisation,
28:48est réputée légale
28:49et devient une norme
28:51justifiée par l'impératif de la compétitivité.
28:54Au début des années 2000,
29:06Renault fait construire sa voiture low-cost,
29:08la Logan,
29:09en Roumanie,
29:10où un ouvrier coûte seulement 1 euro de l'heure
29:12contre 25 en France.
29:14La guerre des coûts est telle
29:21que le seuil minimal de production
29:23pour qu'une société reste viable
29:24est estimé à 4 millions de véhicules par an.
29:28Seules quelques entreprises géantes peuvent survivre,
29:31qui avalent les structures les plus faibles
29:33et grossissent d'autant.
29:38Volkswagen rachète Porsche,
29:40après avoir mis la main sur Audi
29:41et sur l'italienne Lamborghini,
29:43l'espagnol Seat,
29:45la tchèque Skoda
29:46et la britannique Bentley,
29:48mais pas sur Rolls-Royce,
29:50acquise par BMW,
29:51qui revend Land Rover à Ford
29:53avant que la société américaine la cède
29:55avec Jaguar
29:56à l'indienne Tata,
29:58qui prend ainsi sa revanche
29:59sur l'ancien colonisateur britannique.
30:05Pendant ce temps,
30:06Fiat fusionne avec Chrysler,
30:08qui avait elle-même fusionné avec Daimler
30:10avant de se joindre à la holding PSA
30:13qui regroupait Peugeot, Citroën et Opel
30:15pour former la multinationale Stellantis
30:18qui rendra le portugais Carlos Tavares multimillionnaire.
30:23Et pendant ce temps,
30:24Renault, qui achèterait bientôt Mitsubishi,
30:26acquiert 36,8% du capital de Nissan
30:29dont le franco-libano-brésilien Carlos Ghosn
30:32prend les rênes
30:33avant de se faire emprisonner au Japon
30:35puis de s'enfuir au Liban
30:36dans une caisse percée,
30:38selon la légende.
30:59Les automobiles sont aujourd'hui
31:01le fruit d'une ingénierie mondialisée
31:03qui semblent échapper à tout ancrage géographique.
31:08Comme ces matières synthétiques
31:10semblent échapper à toute réalité terrestre.
31:12Et pourtant,
31:23la matière qui les constitue
31:26et l'énergie qu'elle brûle
31:27proviennent toujours de la Terre.
31:35La crise du pétrole en 1973
31:37avait sonné comme une révélation géopolitique
31:40pour les automobilistes.
31:41mais elle en avait éclipsé une autre,
31:44plus vertigineuse encore.
31:46Les limites des ressources terrestres.
31:53À la fin des années 60,
31:56alors que les astronautes de la NASA
31:57s'éloignaient suffisamment de la planète
31:59pour en révéler la finitude,
32:02la consommation de ressources
32:04par l'humanité était telle
32:06que, logiquement,
32:07se posèrent quelques questions pratiques
32:09aux responsables politiques et industriels.
32:13Quelles étaient les réserves totales de la Terre ?
32:16Et quand serait-elle épuisée ?
32:19Pour répondre à ces questions,
32:38un groupe de travail fut formé en 1968,
32:41le Club de Rome,
32:43composé d'industriels,
32:44de politiques et de scientifiques
32:46d'une cinquantaine d'États,
32:47est dirigé par l'ancien administrateur
32:49de la Fiat,
32:51Aurelio Peccei.
32:52La croissance humaine,
32:55soit comme nombre de gens
32:58et leur consommation et production,
33:01a des limites qui sont fixées
33:03par les dimensions de notre planète.
33:06C'est cet équilibre
33:08entre population, production,
33:11ressources, espaces disponibles
33:13qu'il faut trouver,
33:15et trouver assez rapidement.
33:16Sinon, si nous ne faisons pas ça,
33:19nos fils,
33:20les prochaines générations,
33:24devront payer notre prévoyance
33:26et notre égoïsme.
33:29Quatre ans après sa formation,
33:32le Club de Rome
33:33publiait son rapport,
33:34le rapport Meadows,
33:36qui s'intitulait
33:36« Les limites à la croissance
33:38dans un monde fini ».
33:39Au-delà du risque de pénurie d'énergie,
33:44il questionnait pour la première fois
33:46les capacités de la Terre
33:47à absorber les pollutions humaines,
33:50et particulièrement les rejets
33:52de dioxyde de carbone
33:53dans l'atmosphère.
33:53Is this where you used to come
34:06when you were a boy?
34:08Mm-hmm.
34:09How far away could you see then?
34:12Well, all the moon and the ocean.
34:15Ed, was it pretty then?
34:18Yes, it was, Ed.
34:19It was very pretty.
34:21Will it ever be pretty again?
34:23I don't know any.
34:25I just don't know.
34:32Aux Etats-Unis,
34:33la prise de conscience
34:34avait eu lieu au même moment
34:35à Los Angeles.
34:38Dans cette ville du rêve américain,
34:41un brouillard de pollution
34:42conférait au coucher de soleil
34:44une teinte orangée
34:45qui tirait vers le marron.
34:47Un air de crépuscule de l'humanité
34:49qui épatait les touristes
34:51mais commençait à inquiéter les habitants.
34:53En moyenne,
34:582,5 millions de véhicules
34:59circulaient au même moment
35:01sur ces autoroutes urbaines.
35:05Et 36 millions de litres d'essence
35:07étaient consommés chaque jour.
35:08Le président de la première puissance économique du monde
35:20prenait la mesure du péril
35:22dans un discours historique
35:24face à son congrès.
35:25In the next 10 years,
35:32we shall increase our wealth
35:34by 50%.
35:35The profound question is,
35:39does this mean we will be 50% richer
35:41in a real sense,
35:4450% better off,
35:4650% happier,
35:47or does it mean
35:50that in the year 1980,
35:52the president
35:53standing in this place
35:55will look back
35:57on a decade
35:57in which 70%
36:00of our people
36:01lived in metropolitan areas
36:03choked by traffic,
36:04suffocated by smog,
36:06poisoned by water,
36:07deafened by noise,
36:08and terrorized by crime.
36:11The great question
36:12of the 70s is,
36:14shall we surrender
36:15to our surroundings,
36:17or shall we make our peace
36:19with nature
36:20and begin to make reparations
36:22for the damage
36:23we have done
36:24to our air,
36:25to our land,
36:27and to our water?
36:27Thank you.
36:38Pour la première fois,
36:44Richard Nixon
36:45mettait en balance
36:46la croissance économique
36:47et son impact
36:48sur l'environnement.
36:50Le pays le plus développé
36:51de la planète
36:52était logiquement
36:53celui qui polluait le plus.
36:56Le 31 décembre 1970,
36:59le président américain
37:00joignit l'acte à la parole
37:02et signa la première loi nationale
37:04pour la lutte contre la pollution,
37:07le Clean Air Act.
37:08C'était en 1970,
37:36trois ans avant
37:38la crise pétrolière de 1973,
37:41trois ans avant
37:41qu'une pénurie énergétique
37:43ne menace réellement
37:44le mode de vie américain,
37:46trois ans avant
37:47que Richard Nixon,
37:48rappelez-vous,
37:49ne renonce
37:50aux législations écologiques
37:52pour faire face
37:53à l'urgence économique.
37:54dans les années et les décennies
38:19qui suivirent,
38:19malgré les mesures
38:21de dépollution consenties
38:23par les constructeurs,
38:24les dégagements
38:25de dioxyde de carbone
38:26engendrés par le transport routier
38:28continuèrent d'augmenter
38:29aux Etats-Unis
38:30et dans le monde.
38:32La réduction de la consommation
38:34des véhicules
38:35était loin de compenser
38:36l'augmentation constante
38:37du trafic.
38:38La volte-face de Richard Nixon
38:48annonçait un dilemme
38:50qui ne cessera de tirailler
38:51les responsables politiques
38:52et qui sera à l'origine,
38:55au début des années 2000,
38:57d'un des plus grands scandales
38:58de l'ère industrielle.
38:59A l'aube du 21e siècle,
39:18fabriquer des voitures
39:19moins polluantes
39:20est un argument de vente.
39:22Avec ces nouveaux moteurs
39:23baptisés diesel propre,
39:25Volkswagen reverdit l'image
39:26de la technologie diesel
39:28pour y convertir les Américains.
39:39La Jetta TDI
39:40est même élue
39:41voiture verte de l'année
39:43aux Etats-Unis en 2009.
39:49Mais le pouvoir
39:54des ingénieurs allemands
39:55va s'avérer être
39:57un tour de passe-passe.
40:00En 2014,
40:01un petit laboratoire
40:02de l'Université de Virginie,
40:04qui participe
40:04à une grande étude
40:05indépendante
40:06sur les rejets des voitures,
40:08découvre que
40:09lorsque des véhicules
40:10de la marque Volkswagen
40:11sont testés sur route,
40:13les mesures diffèrent
40:14de celles annoncées
40:15par le constructeur.
40:17Elles dépassent même
40:1840 fois les normes légales
40:20pour le dioxyde d'azote.
40:27Surtout,
40:28un ingénieux dispositif
40:30technique est découvert
40:31qui visait à tromper
40:32les contrôles faits
40:33en laboratoire.
40:34Le constructeur allemand
40:46est contraint de rappeler
41:01500 000 voitures
41:03aux Etats-Unis.
41:03Volkswagen indemnise
41:28tous les propriétaires américains
41:30de véhicules frauduleux,
41:31entre 5 et 10 000 dollars chacun,
41:34et paye une des plus grosses
41:35amendes jamais adjugées
41:36dans le pays.
41:38Au total,
41:3925 milliards d'euros
41:40seront déboursés
41:41par le groupe allemand
41:42pour régler le dossier
41:43Dieselgate aux Etats-Unis.
41:50Ce n'est pourtant
41:51que la face émergée
41:52de l'iceberg.
41:54Aux 500 000 voitures
41:55vendues aux Etats-Unis,
41:57s'ajoutent 11 millions
41:58de voitures du groupe Volkswagen
42:00équipées de ce même dispositif
42:02partout dans le monde.
42:04Le lendemain de cette intervention,
42:26Martin Winterkorn,
42:28PDG de Volkswagen,
42:30est contraint à la démission.
42:31L'enquête interne
42:34de Volkswagen
42:35conclut que
42:36quelques ingénieurs
42:36de la firme
42:37auraient conçu
42:38ce dispositif de fraude
42:39parce qu'il faisait face
42:41à un défi technique
42:42insurmontable
42:43pour satisfaire
42:44à la fois
42:45aux impératifs
42:46économiques
42:46et écologiques.
42:48Les représentants du groupe
43:04se confondent
43:05en excuses.
43:09Et en 2018,
43:12trois ans après
43:12que le scandale
43:13fut révélé,
43:15Volkswagen
43:15enregistre
43:16les meilleures ventes
43:17de son histoire.
43:27Le dieselgate
43:28serait-il le symptôme
43:29d'une schizophrénie
43:30de toute la société ?
43:33La volonté
43:33d'une croissance constante
43:34des activités humaines
43:36et en même temps,
43:37l'espoir
43:38de réduire
43:38leur impact
43:39sur la nature.
43:4050 ans après
43:50le rapport
43:51du club de Rome,
43:52la température moyenne
43:54de la Terre
43:54a augmenté
43:55d'un degré et demi,
43:57entraînant notamment
43:57la multiplication
43:58d'incendies géants,
44:00comme en Australie,
44:01au Canada
44:02ou aux Etats-Unis.
44:04C'est la conséquence
44:12des rejets de gaz
44:13à effet de serre,
44:15dont les transports
44:15routiers sont responsables
44:16à 20%.
44:18La plupart des étés,
44:27en Californie,
44:28à la pollution
44:29des véhicules,
44:30s'ajoute désormais
44:31la fumée
44:32des feux de forêt
44:32qui confèrent
44:34au coucher de soleil
44:35des airs toujours
44:36plus réalistes
44:37de crépuscules
44:38de l'humanité.
44:48Pendant ce temps,
44:50l'essence au plomb
44:51est interdite.
44:52La dernière goutte
44:52est écoulée en Algérie.
44:54Un million de morts
44:55prématurées
44:55seront évitées
44:56chaque année.
44:57En France,
44:58le 40 000ème rond-point
44:59est inauguré.
45:01Le président Macron
45:02décide de surtaxer
45:03le diesel.
45:04Le mouvement
45:04des gilets jaunes
45:05est déclenché.
45:07Le projet d'autoroute
45:08A69
45:09doit désenclaver
45:10le département du Tarn,
45:11mais des écologistes
45:12s'accrochent aux arbres.
45:14À Berlin,
45:15la Friedrichstraße
45:16est rendue aux piétons.
45:17Puis aux voitures,
45:19puis aux piétons.
45:19Tandis qu'en Alaska,
45:21le gisement de Prudhoe Bay
45:22est épuisé.
45:23Moyennant 1 000 dollars
45:24de rente annuelle,
45:25les populations autochtones
45:27approuvent l'exploitation
45:28d'un nouveau gisement
45:29dans le parc naturel
45:30de l'Arctique.
45:33Et pendant ce temps,
45:34une voiture électrique
45:35est envoyée dans l'espace
45:36par le milliardaire
45:37Elon Musk.
45:47En ce début de 21e siècle,
45:53la conquête
45:53de marchés vierges
45:54est l'objectif
45:56des 12 mégastructures
45:57qui concentrent
45:58les marques
45:58de voitures contemporaines.
46:01La majorité
46:02des habitants
46:03de la planète
46:03ne possèdent pas
46:05encore de voitures.
46:07Cette multitude,
46:08qu'on qualifiait
46:09de sous-développée
46:10et qu'on appelle
46:11aujourd'hui émergente,
46:12fait miroiter
46:13une croissance fabuleuse.
46:14A l'instar de la Chine.
46:22Ici, en 1990,
46:262 millions de voitures
46:26particulières
46:27étaient en circulation.
46:32Dix ans plus tard,
46:34c'était 8 millions.
46:35Et dans les années 2020,
46:37300 millions.
46:38Alors que le pays
46:39devenait le premier
46:40producteur mondial.
46:44L'Inde
46:47espère devenir
46:48le pays
46:49le plus motorisé
46:49de la planète
46:50après la Chine
46:51et les Etats-Unis.
46:54Sa population
46:55de 1,4 milliard
46:57d'habitants
46:57est équipée
46:58à moins de 30 véhicules
46:59pour 1 000 personnes
47:00contre 800 aux Etats-Unis.
47:06En Indonésie aussi,
47:08les nouvelles générations
47:09ont découvert
47:09les agréments
47:10des technologies modernes.
47:11Dans ce pays
47:13encore couvert
47:14pour moitié
47:14par une forêt primaire,
47:16pourraient être déployées
47:17les infrastructures
47:18routières nécessaires
47:19au désenclavement
47:20des régions reculées
47:21et au développement
47:22de l'économie.
47:23La technologie
47:36pourrait-elle résoudre
47:37ce dilemme ?
47:38Entre la foi
47:40dans une croissance
47:40infinie
47:41et le vœu
47:42de réduire
47:43l'emprise humaine
47:43sur la planète,
47:46la voiture électrique
47:47serait-elle
47:48la solution miracle ?
47:50Permettrait-elle
47:50de conjuguer
47:51l'expansion
47:52du marché
47:52de l'automobile
47:53et le respect
47:54de l'environnement ?
47:55Et nous allons
47:56faire tout,
47:57absolument tout,
47:58pour atteindre.
48:03rien.
48:040 émission.
48:11Promise de décennie
48:13en décennie
48:13à remplacer
48:14la voiture à essence,
48:16la voiture électrique
48:17est ce qui serait
48:18cette fois-ci
48:19pour de vrai
48:19l'avenir
48:20de l'industrie automobile.
48:22En Chine,
48:31en 2020,
48:32un quart
48:32des voitures vendues
48:33sont électriques.
48:36L'Union européenne
48:38prévoit d'interdire
48:39totalement la vente
48:40de véhicules
48:40à moteur thermique
48:41à partir de 2035.
48:43La voiture électrique
48:48est parfaitement propre
48:49dans l'environnement
48:50où elle se trouve.
48:52À l'échelle
48:53d'un pays
48:53et de la planète,
48:55l'équation
48:55est plus complexe.
48:57En Allemagne,
48:58par exemple,
48:59une voiture électrique
49:00émet en moyenne
49:018 kg de dioxyde de carbone
49:02tous les 100 km,
49:04à peine moins
49:04que les voitures
49:05à essence,
49:06à cause des centrales
49:07à charbon
49:07qui produisent
49:08un tiers
49:09de l'électricité
49:10du pays.
49:10Le remplacement
49:14de toutes les voitures
49:15et camions
49:16qui circulent
49:16actuellement
49:17dans le monde
49:18par des véhicules électriques
49:19nécessiterait l'énergie
49:21produite par 200 centrales
49:23nucléaires
49:23comme celle
49:23de Ropour
49:24au Bangladesh
49:25ou 300 centrales
49:27à charbon
49:28comme celle
49:28de Heraring
49:29en Australie
49:29ou un million
49:31d'éoliennes
49:32activées par un vent
49:33de force 4.
49:37Une nouvelle compétition
49:38met aux prises
49:39les nations
49:40pour mettre la main
49:41sur les ressources
49:42nécessaires
49:42à la fabrication
49:43des voitures électriques.
49:46La Chine
49:47possède les plus
49:47importantes réserves
49:48de graphite
49:49et s'est emparée
49:50du cobalt
49:50qu'on trouve
49:51sous les forêts
49:51congolaises.
49:53L'Australie
49:54et le Chili
49:54sont les principaux
49:55producteurs de lithium.
49:57L'Indonésie,
49:58les Philippines
49:59et la France
49:59avec la Nouvelle-Calédonie
50:00les plus gros
50:01exploitants de nickel.
50:02Les productions humaines
50:11se font forcément
50:12aux dépens
50:13des espaces naturels.
50:14qu'en est-il alors
50:33de l'avenir
50:34de l'automobile ?
50:35Entre la crainte
50:36du déclin économique
50:37et l'effroi
50:38d'une catastrophe écologique.
50:40Dans les grandes villes
50:43européennes
50:43où l'automobile
50:44fut reine,
50:45elle commence
50:46à être chassée
50:47comme on chercherait
50:48à se débarrasser
50:49des méfaits
50:49de l'humanité.
50:52Les voies sur berge
50:54parisiennes
50:54sont rendues aux piétons.
50:58Partout en Europe,
50:59les rails de tramway
51:00démantelés
51:01il y a un siècle
51:02sont réimplantés
51:03et conduire
51:05un 4x4 en ville
51:06devient un signe
51:07de revendication
51:08individualiste.
51:10Tandis qu'aux Etats-Unis,
51:12dans la Silicon Valley,
51:13des taxis sans chauffeur
51:14sont testés
51:15comme un ultime
51:16avatar technologique.
51:22Il y a 100 ans,
51:27l'automobile incarnait
51:28la preuve
51:29du génie
51:29des êtres humains,
51:31capable de transformer
51:32la matière de la Terre
51:33en machine
51:34qui leur donnait
51:35un super pouvoir.
51:36Et puis,
51:42le développement
51:43de l'humanité
51:44fut tel
51:44que ce qui faisait
51:46sa fierté
51:46est devenu
51:47son inquiétude.
51:48l'histoire de la voiture
51:58aura été
52:00une histoire
52:00du progrès
52:01ou plutôt
52:02l'histoire
52:03de ce mot,
52:05le progrès,
52:06qui aura exprimé
52:08en à peine
52:09plus d'un siècle
52:09tous les paradoxes
52:12du développement
52:12extraordinaire
52:13d'une civilisation.
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