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Les Vraies Voix avec Jean-Claude Beaujour, avocat aux Etats-Unis, président du Forum transatlantique, spécialiste de la vie politique américaine
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00:00Dans un instant, ils vont débattre dans le cadre du coup de projecteur avec un sujet, un sujet particulier, c'est une histoire de point de vue.
00:10On le demandera donc à Corinne Tapirot, à Philippe Bouriaki et à Arthur Rouillet, nos trois vrais voix de ce soir, ce qu'ils en pensent. Le coup de projecteur.
00:18Les vrais voix Sud Radio, le coup de projecteur des vrais voix.
00:23La semaine s'annonce cruciale pour l'avenir de l'Ukraine et donc de la paix dans le monde.
00:27Steve Witkoff, l'émissaire de Donald Trump, est attendu mercredi ou jeudi à Moscou.
00:33Le président russe a répété que les conditions posées par Moscou en vue de la paix restent inchangées.
00:39Fin de citation.
00:40Mais à quelques jours de la fin de l'ultimatum lancé par le président américain Vladimir Poutine,
00:45le pari de Donald Trump de ramener la paix en Ukraine s'envisage de nouveau.
00:51Du coup, les Américains s'interrogent régulièrement sur ces chances d'obtenir le prix Nobel de la paix.
00:57Nous vous posons la question sur le compte X.
00:59Alors, la voici.
01:01Selon l'évolution de la guerre en Ukraine, Donald Trump mériterait-il le prix Nobel de la paix ?
01:05Vous dites oui à 45%, non à 55%.
01:09Ce qui veut dire qu'il y a débat.
01:11Pour nous éclairer, Jean-Claude Beaujour, avocat aux Etats-Unis, président du forum transatlantique,
01:16spécialiste de la vie politique américaine.
01:19Mais avant de vous solliciter, tous autour de la table, écoutez cette séquence.
01:23Lors du mini-sommet américano-africain, le président gabonais Brice Oligi-Gema
01:29prend fait et cause pour Donald Trump sur le sujet.
01:32Le luréat pour le prix Nobel de la paix, je ne vois pas d'objection.
01:37Sans être prétentieux, je pense que le président trompe le mérite
01:40pour les efforts déjà qu'il a fait pour la paix à travers le monde.
01:43Et je me situe également dans ma zone, notamment celle de la CAC,
01:48où il a ramené la paix entre la RD et le Rwanda.
01:51C'est ma zone de la CAC.
01:52Nous nous sommes renouis à plusieurs fois en chef d'État.
01:55C'est un accord qu'on n'a jamais pu obtenir dans la CAC.
01:58Bon, vous voyez là, c'est une scène quand même forte.
02:01Alors, elle se passe, vous pouvez peut-être d'ailleurs nous éclairer,
02:04Jean-Claude Beaujour, sur cette scène.
02:06C'est une journaliste américaine, je crois.
02:09C'est micro tendu, comme l'on dit dans notre profession.
02:11Il y a pas mal de chefs d'État africains qui sont réunis autour de Donald Trump.
02:17Selon vous, Jean-Claude Beaujour, c'était un peu orchestré
02:20ou alors les médias sont vraiment pris au jeu et ça les passionne ?
02:24Alors, vous savez que toutes les questions sont quand même,
02:27tout est assez bien organisé.
02:29La communication autour du président des États-Unis
02:31et surtout dans le bureau Oval ne se fait pas comme ça.
02:35Au petit bonheur, la chance.
02:36Donc, il y a de fortes chances d'imaginer que les choses étaient un peu prévues.
02:42Cela étant, quelle aurait été la réponse possible du président gabonais ?
02:47Soyons sérieux, il ne pouvait pas répondre.
02:49Il ne pouvait pas répondre autre chose.
02:51Vous êtes devant quelqu'un, en tout cas quand vous êtes invité par le président des États-Unis,
02:55on vous demande est-ce qu'il mérite le prix Nobel de la paix ?
02:57Pourquoi ne pas dire oui ?
02:58De toutes les façons, on va être simple puisque j'ai compris
03:01qu'il y avait d'autres que de mes confrères, il y a quand même des règles.
03:03La première, c'est que la short list, la première liste est arrêtée par le Côte des Nouvelles au début de l'année.
03:10Donc, en principe, la proposition qui a été faite par le Premier ministre Netanyahou
03:15ne pourrait valoir que pour 2026 parce qu'en principe, il fallait que cette présentation soit faite en janvier.
03:23Pour le président Trump, autant pour moi.
03:28Pour le président Trump, soit faite Netanyahou pour Trump, puisque c'est lui qui a présenté la candidature.
03:36Il y a d'autres personnes, d'autres professeurs d'université qui l'ont faite aussi.
03:39Donc, ça aurait dû être fait au mois de janvier.
03:42Alors, est-ce que c'est fait ? Est-ce que ce n'est pas fait ?
03:43Il y a de fortes chances que ça ne soit pas fait.
03:45Donc, en principe, il ne serait éligible qu'en 2026.
03:48Et puis, le président Gabonel ne pouvait pas dire autre chose.
03:51Il ne se risque à rien puisque ce n'est pas lui qui décide.
03:55Le comité de Nouvelle étant complètement indépendant.
03:57Aussi bien des personnes qui se sont exprimées dans votre reportage que du peuple américain.
04:02Alors, c'est ce que disent d'ailleurs les chefs d'État.
04:06Mais bon, il en fallait bien un qui commence par prendre la parole parce que ce n'était pas obligatoire.
04:11Il y a le Mauritanien qui après a surenchéri également.
04:15Mais on comprend bien avec ce que vous nous dites, Jean-Claude Beaujour,
04:18que tout cela est très bien organisé.
04:20Arthur Rouillet, est-ce que ça semble crédible, cette histoire, d'avoir un Donald Trump prix Nobel de la paix ?
04:27Alors, on précise dans la question que ça dépend de ce qui va se passer aussi en Ukraine.
04:31Alors, je pense qu'à Trump, rien n'est possible.
04:35Il veut, à mon avis, surtout ramener la coupe à la maison.
04:38Non, non, cela dit, sans trait d'humour, je pense qu'il y a quand même un vrai sujet.
04:44C'est qu'il y a en effet la question de l'issue de ce conflit russo-ukrainien et effectivement son implication dedans.
04:51Je pense qu'il ne faut quand même surtout pas limiter l'impact, le rôle de Donald Trump à seulement ce conflit russo-ukrainien.
04:58Non, en réalité, aujourd'hui, le rôle qu'il a, il est bien plus global.
05:04Il a un rôle, il ne faut pas non plus être complètement dupe.
05:09Il est là dans une posture aussi de géopolitique globale.
05:13Mais enfin, les pays africains en partent.
05:15Il a pris position sur le conflit au Moyen-Orient, donc il est là.
05:19Oui, bien sûr qu'il est là.
05:21C'est l'une des plus grosses puissances mondiales.
05:22En effet, il a nécessairement un rôle diplomatique et géopolitique.
05:28Moi, je pense qu'en réalité, c'est presque plutôt un sujet de rapport de force et avec la Russie et avec la Chine en l'occurrence.
05:34Et qu'effectivement, le positionnement qu'il a aujourd'hui, c'est simplement de dire, regardez, j'en suis capable, je suis le meilleur.
05:40Et effectivement, j'ai la possibilité d'arriver au bout de ce sujet.
05:42Tout cela dans le cadre d'une stratégie.
05:44Je reviens vers vous avant de solliciter les deux autres vrais voix.
05:47Jean-Claude Beaujour.
05:48Alors, vous entendez ce qu'a dit votre confrère, Arthur Rouillet.
05:51Il y a aussi cette comparaison avec l'action de Barack Obama qui, lui, l'avait eue.
05:57En 2009.
05:58Oui, alors, c'est vrai que vous avez dit modération, pondération de ma part.
06:03Moi, je suis toujours très prudent.
06:04Et même à l'époque, pour Barack Obama, j'avais trouvé un peu rapide qu'on lui donne le prix Nobel alors que son mandat n'était pas terminé.
06:11Donc, il faut être, moi, je suis toujours assez prudent parce qu'on parle de la paix.
06:15On parle de sujets importants.
06:17On parle de milliers de personnes qui meurent.
06:18On parle de choses qui sont dramatiques à travers la planète.
06:22Mais plus que jamais, notre planète est vraiment en situation difficile.
06:27Ce que vient de dire mon confrère qui est intéressant en disant, s'il a le prix Nobel, s'il ne s'y sont pas joués,
06:33ça peut être aussi une façon d'organiser le rapport de force avec les Chinois, avec les Russes, etc.
06:40S'agissant de la Chine, je peux vous dire que j'étais la semaine dernière, même à Pékin et à Shanghai, j'ai vu un certain nombre de responsables chinois.
06:50Je pense que ça, ça n'est pas de nature.
06:51Le prix Nobel de la paix n'est pas de nature à infléchir les Chinois.
06:55Je pense qu'il faut se méfier.
06:57C'est vrai que les États-Unis comptent dans la relation mondiale, dans son rapport avec la Chine.
07:02Mais les Chinois ne se laisseront pas impressionner par cela.
07:06Ils ont des objectifs très clairs et continueront cette compétition.
07:09Donc je crois, en revanche, que sur le plan interne, le président Trump veut ce prix Nobel.
07:15Et on peut le comprendre, ça peut aussi s'entendre.
07:17Pourquoi pas, il veut ce prix Nobel, parce que n'oublions pas qu'il va rentrer à partir du septembre.
07:22On va commencer la campagne de Biborda et qu'il a besoin de dire à son opinion publique.
07:29Vous voyez, j'ai aussi des résultats.
07:31La preuve, c'est que sur le plan international, on m'a reconnu, je suis reconnu.
07:35J'ai fait aussi d'être mes prédécesseurs.
07:37N'oublions pas, vous n'êtes, n'oublions pas un certain nombre.
07:40De toute façon, dans l'art de la diplomatie, et vous en êtes un spécialiste, Jean-Claude Beaujour,
07:46chacun y va avec ses arguments.
07:49Corinne Tapirot, ça vous semble plausible ou pas ?
07:52Moi, ce qui me paraît surprenant, et je remercie Jean-Claude Beaujour, que je salue,
07:57d'avoir rappelé cet épisode d'Obama, Obama n'a absolument rien fait pour la paix.
08:03Or, le comité du prix Nobel de la paix décide, en fonction de l'action, paraît-il,
08:10également de savoir si la paix, elle est réalisée.
08:13Donc, pour le moment, l'Ukraine, on ne sait pas trop.
08:14Mais c'est vrai que lors de son précédent mandat, on aurait pu imaginer que Trump le reçoive
08:19au nom des accords d'Abraham.
08:21Parce qu'il a quand même réussi, on peut dire qu'on peut l'aimer, l'apprécier, pas l'apprécier,
08:24mais il a quand même réussi à faire réconcilier des peuples qui étaient, au départ, irréconciliables.
08:29Et je trouve que c'était déjà plutôt pas mal.
08:32Maintenant, dans ce comité, j'allais dire, olympique Nobel,
08:36il y a quand même des gens qui ont un mode de vie, qui ont un schéma de pensée.
08:40Ce sont quand même, globalement, des Norvégiens.
08:42Je ne pense pas que Trump ait des relations exceptionnelles avec les politiques norvégiens
08:47qu'il pourrait faire influencer.
08:50Après, c'est le lobby qui est en train de s'affaire.
08:52Il a assez peu de soutien.
08:54Et je sais que la Norvège lui reproche beaucoup de ne pas s'éligner sur les valeurs européennes,
08:58qui sont d'ailleurs des valeurs wokistes.
08:59Donc, je ne sais pas s'il pourra le recevoir.
09:04La Norvège sur des valeurs wokistes, j'y suis allé plusieurs fois,
09:07je n'ai pas eu cette impression.
09:09C'est surtout une société scandinave.
09:11Non, mais je parle de la société, de l'Europe,
09:13qui dit les valeurs européennes, qui sont quand même, globalement, écoute, si...
09:16Wokistes, non, c'est un peu différent.
09:19Je ne le perçois pas comme vous, moi.
09:20Vous pouvez le dire, c'est le principe de la radio.
09:23Vous l'avez dit.
09:24Et je ne suis pas d'accord avec vous, mais au moins, je l'ai dit.
09:27Mais c'est ça qui était bien.
09:29Philippe Bouriaki, sur l'aspect plausible de la chose.
09:32Tout est plausible, avec un grand mégalomène comme Donald Trump.
09:35Et d'ailleurs, il a quand même réjustité de la mort politique.
09:39Donc, tout est possible.
09:41Il faut rappeler qu'en exercice, Donald Trump, s'il le reçoit, ne sera pas le seul.
09:47Jimmy Carter, c'est le seul président des États-Unis qui ne l'a pas eu.
09:50Parce que c'est les accords de Candéville.
09:54Mais Theodore Roosevelt a été dit en 1906, Woodrow Wilson en 1919,
09:58et Barack Obama en 2009.
10:01Mais Barack Obama, c'était dans le cadre des engagements nucléaires.
10:05C'est dans ce cadre-là qu'il a bénéficié.
10:09Effectivement, il faut que ça soit établi.
10:11Il faut qu'il y ait une paix entre deux peuples.
10:14Et pour vous, oui, c'est établi.
10:15Aujourd'hui, je suis désolé.
10:17L'Ukraine peut tout changer.
10:19C'est-à-dire qu'il joue son destin sur l'Ukraine,
10:22mais du coup, ça relance des espoirs pour l'Ukraine.
10:26Mais du coup, pas que l'Ukraine.
10:28Parce qu'une fois qu'il aura le prix Nobel de la paix,
10:30il va accentuer le reste sur toutes les influences qu'ils ont au Proche-Orient, par exemple.
10:35Mais il y a un sujet très épineux avec la Chine, c'est Taïwan.
10:38Oui, alors il y a ça aussi.
10:40Jean-Claude Beaujour, vous vouliez réagir.
10:41Allez-y.
10:42Alors, je voudrais effectivement, pour dire à Corinne,
10:46que l'Europe, les valeurs européennes,
10:48moi, je me sens pas au Kif en tant que tel,
10:50et pourtant, j'ai aussi les valeurs européennes.
10:53Moi, je me sens pas au Kif.
10:55Cela étant, je pense que Donald Trump,
10:58effectivement, il se campagne, il sait faire cela.
11:01Je pense que ce qui se dit à Washington en ce moment,
11:06c'est qu'effectivement, ce prix,
11:08ça se dit aussi, ce prix pourrait aider le président
11:12sur un certain nombre de dossiers.
11:14Mais les choses ne sont pas très claires.
11:16Certains disent, oui, ça nous permettrait d'avancer
11:17sur un certain nombre de dossiers.
11:19Autres, parce que là encore, sur la Chine,
11:21je pense que la question de Taïwan,
11:24c'est pas le prix Nobel qui fera bouger la Chine pour l'instant.
11:28Oui, oui, non, mais on est bien d'accord.
11:30Il y a cette histoire d'Ukraine.
11:32Alors, Trump qui a déclaré que deux sous-marins nucléaires
11:34dont il avait ordonné le déploiement
11:35à la suite d'un conflit vocal, oral,
11:41avec Dimitri Medvedev, se trouvaient désormais dans la région.
11:44Donc, il a planté le décor, il se positionne,
11:47ça réagit au 0826 300 300.
11:49Patrick, qui nous appelle depuis Livry-Gargan.
11:53On est bien sûr en Seine-Saint-Denis.
11:55Patrick, je crois que vous êtes marié avec une Ukrainienne,
11:57et donc, évidemment, vous attendez cette semaine avec impatience.
12:02Il y a la fin de l'ultimatum de Donald Trump.
12:05Il a peut-être un coup à jouer.
12:06Est-ce qu'il y a une espèce d'espoir, Patrick ?
12:11Écoutez, en tous les cas, tout est possible avec Donald Trump.
12:15Il l'a prouvé.
12:17Quelqu'un qui s'est réélire précédemment aux Etats-Unis
12:19et qui s'est réjoui de l'attaque des Capitole
12:21en soutenant par des tweets à des gens qu'il attaquait,
12:24si on met ça sur le papier, normalement, jamais vous pouvez vous représenter.
12:28Or, il s'est représenté, et surtout, il a été réélu.
12:30Donc, tout est possible avec lui.
12:31Je pense qu'il vise, au travers du prix Nobel,
12:33moi, ça fait plutôt penser à un hochet dans une panoplie,
12:37à avoir Géla Total, j'étais président des Etats-Unis,
12:39puis en plus, j'ai eu le prix Nobel,
12:41un concours de celui qui est la plus grosse collection de distinctions honorifiques.
12:46Mais je ne le sens pas avoir vraiment conscience de ce que c'est qu'un prix Nobel.
12:53Quand vous citiez tout à l'heure Jimmy Carter,
12:56il y avait vraiment eu un travail qui, 50 ans après, est toujours viable.
13:00Il y a toujours la paix entre l'Égypte et l'Israël.
13:03Donc, il avait vraiment...
13:04Amouar El Sadat et Menaen Beguine.
13:06Il avait vraiment eu pour quelque chose qui avait fonctionné.
13:09C'est ça aussi.
13:10Pendant longtemps, ils ont dû dur.
13:12Quand vous citez les accords d'Abraham, très intéressant comme analogie,
13:15en effet, il avait préjugé à cette organisation d'accords,
13:19mais sur le dos des Palestiniens, quelque part,
13:21et en oubliant de régler le problème,
13:22« Oh, ça lui est un peu comme un mourang, revenez on l'a une tête »,
13:25je règle le problème avec les riches,
13:27et puis les gens sur place, finalement, par force du destin,
13:29ils vont devoir s'adapter.
13:30Et on s'aperçoit, 5 ans plus tard, que c'est pire que jamais à Gaza et en Palestine.
13:37Donc, c'est un peu une victoire à Pérusse,
13:38surtout que dans son optique de paix à l'Ukraine,
13:41pour l'instant, de ce que j'ai vu comme position,
13:43cela n'a été qu'essayer de tordre le bras du plus faible,
13:46en lui disant, mais accepte tout.
13:48Et en contrepartie de ce tordre,
13:50drache de bras du plus faible,
13:52on aurait pu penser que, quelque part, c'était le tapis rouge
13:55pour que même Poutine puisse sortir par le haut
13:58et en grand victoire, en disant,
13:59« J'irai les côtés de la conquête.
14:01J'ai fait en sorte que jamais l'Ukraine ne serait dans l'OTAN.
14:04J'ai gagné. »
14:05Or, je pense que là où il y a juste un petit distinguo à voir,
14:09c'est que, dans son fondement,
14:12ce n'est pas une guerre pour un noblast
14:14ou quelques kilomètres carrés en plus.
14:16On rappelle une région ukrainienne, un noblast.
14:19Il veut vraiment, je dirais,
14:21reconstituer dans son esprit de l'Union soviétique,
14:24avoir quelque part, pourquoi pas,
14:25la Biélorussie, qui, de toute façon,
14:27le tout temps avait eu un siège à l'Union,
14:28mais était inféodée à l'URSS,
14:30et avoir une Ukraine, de la même façon,
14:33démilitarisée,
14:34où, par gré ou de force,
14:35il va se faire permettre à quelqu'un de son gouvernement.
14:37Donc, je vois mal, aujourd'hui,
14:39arriver avec, de serait-ce qu'un projet
14:40qui, dans la durée et la même solidité
14:43que l'accord de paix réalisé par M. Leclerc,
14:45en ce sens de vous faire.
14:46Ça a le mérite d'Elclerc.
14:48C'est votre avis.
14:48On vous sent, en plus, très, très bien informé sur la question.
14:51Merci, Patrick.
14:51Vous nous appeliez, donc, de l'ivrie gargant,
14:530826 300 300.
14:55Donc, une fois qu'on a entendu ça,
14:57je retourne en direction du téléphone
15:01où nous accueille Jean-Claude Beaujour,
15:03chez lui, depuis...
15:04Vous êtes où, d'ailleurs, aux Etats-Unis
15:06ou en France, en ce moment, Jean-Claude ?
15:07Je ne suis ni en France ni aux Etats-Unis.
15:10Je suis pour les Etats-Unis,
15:11mais je n'y suis pas encore.
15:12Je devrais y être dans quelques jours.
15:14Rassurez-moi, vous n'êtes pas au-dessus de l'océan Atlantique ?
15:17Non, non, pas du tout.
15:20Bon, d'accord.
15:21Alors, sur cette question-là,
15:23il semble quand même que l'intérêt de la situation,
15:28c'est que les Etats-Unis se sont reconcentrés
15:30sur l'objectif paix en Ukraine.
15:32Est-ce que vous nous le confirmez, ça ?
15:34Oui, oui, parce que c'est aussi
15:36ce qu'avait vendu le président Trump.
15:39Il avait dit à ses électeurs,
15:42je serai capable de faire la paix assez rapidement.
15:45Et puis, la réaction russe a été pour le moins surprenante.
15:48Il a minoré, en réalité,
15:51la capacité de Poutine à lui résister.
15:57Et là, c'est un sujet pour lui.
15:58Il sent bien qu'il faut qu'il reprenne la main sur ce dossier.
16:03Bon, allez-y.
16:04Il ne faut pas oublier qu'une majorité,
16:06il ne faut pas oublier que dans le même temps,
16:07une majorité des Américains
16:09étaient foncièrement pro-Ukraine,
16:12pro-un processus
16:15qui donnait quand même la part belle à l'Ukraine
16:18face à la Russie.
16:19Or, on voit bien qu'en réalité,
16:21vous venez de dire tout à l'heure en débarrant l'émission,
16:23que Poutine dit, nous sommes bien d'accord,
16:26nos conditions pour pouvoir faire la paix n'ont pas changé.
16:28Autrement dit, c'est plus là,
16:30il n'y a toujours rien à voir.
16:31Et ça, c'est en quelque sorte une humiliation
16:34pour Donald Trump
16:36qui, de ce point de vue, s'est trompé
16:38en pensant qu'il pourrait assez rapidement
16:39maîtriser la situation.
16:40Bon, mais concluons quand même
16:42sur le personnage Donald Trump.
16:44Arthur Rouillet,
16:47pour aujourd'hui,
16:48alors négocier,
16:49je ne sais pas finalement
16:50si c'est le mot au bout du compte,
16:51mais pour évoquer un sujet de paix
16:54avec Vladimir Poutine,
16:57si on est trop démocrate compatible,
17:01finalement, ça ne marche pas.
17:02C'est peut-être la force de Donald Trump.
17:05Vladimir Poutine adore le rapport de force
17:07de toute façon.
17:08Donc, en réalité,
17:09il a trouvé un bon adversaire en face de lui.
17:12Je crois que le sujet,
17:14pour conclure le point que vous évoquiez,
17:16c'est quand même l'idée de dire
17:18que sur le long terme,
17:19il faut voir comment ça va se matérialiser.
17:22Est-ce que ça va se faire, en effet ?
17:24Comment ça va se faire ?
17:25Et combien de temps ça va durer ?
17:26Dans quelles conditions ?
17:27Je crois que c'est ça, quand même, le point.
17:29Parler d'un prix Nobel aujourd'hui
17:30paraît un poil précipité.
17:33Au vu, notamment, du contexte,
17:34quoi qu'on pense de Donald Trump, en l'occurrence.
17:37Bon, ça, c'est le mot de la sagesse.
17:38On est d'accord ?
17:39Sur l'aspect face-à-face,
17:41Corinne Tapirot, vous nous confirmez
17:42que s'il y en a un qui peut parler avec Poutine,
17:45c'est bien lui, il n'y a plus que lui.
17:46Oui, c'est bien lui.
17:47D'abord, j'ai l'impression que, d'une certaine manière,
17:49ils ont un petit peu le même mode de fonctionnement
17:51dans la prise de décision, à un moment donné,
17:53et dans le bras de fer.
17:55Et puis, on a quand même Donald Trump
17:57qui a un positionnement
17:59qui est parfois plus chef d'entreprise
18:01que diplomate, quoi.
18:02Et évidemment, chaque sortie lui permet
18:06de faire quelques sorties
18:08pour faire le buzz médiatique,
18:10pour se présenter à la population américaine
18:14comme agissant dans le sens du mandat
18:16qu'on lui a donné, quand même.
18:17Philippe Boriacki, vous êtes aussi un spécialiste
18:19du rapport de force.
18:21Vous êtes un grand spécialiste
18:23de sport de combat, aussi.
18:25La légende le dit.
18:25Oui, oui, mais vous avez intellectualisé,
18:27justement, ces pratiques.
18:29En plus, ce que montre humainement
18:33Donald Trump,
18:35pour un rapport de force,
18:37ça change tout.
18:38Complètement.
18:39C'est une évidence.
18:41Sauf qu'il a quand même été insulté
18:45par Poutine.
18:46Rappelez-vous, quand il nous a dit,
18:49justement, en Égypte,
18:50dans la semaine, c'est réglé,
18:52Poutine a balayé ça d'un verre de main.
18:54Il lui a envoyé un ultimatum
18:56qui arrive à son terme
18:58à la fin de la semaine.
18:59La chance d'un mégalomane,
19:02c'est aussi son orgueil.
19:04Et quand vous frappez à l'orgueil,
19:06il a répondu à Medvedev de façon claire.
19:08J'envoie deux sous-marins,
19:09fais ce que t'as à faire.
19:09Medvedev sert à ça.
19:11C'est l'on l'a déjà ici baptisé.
19:13C'est le fou du roi.
19:14Il est là pour mettre le feu.
19:15Complètement.
19:16Mais il le fait avec l'accord du roi,
19:19du zar.
19:19Sinon, il ne peut pas le faire.
19:20Bon, pour conclure,
19:21Jean-Côte Beaujour,
19:22est-ce que Donald Trump
19:25est un homme
19:27qui est dans l'apparence
19:29ou quand même dans l'action ?
19:32Parce qu'on a bien compris
19:33que tout cela était communication,
19:34qu'il y avait des intérêts,
19:35mais est-ce qu'il est capable,
19:37sur un sujet comme ça,
19:38de conclure ?
19:40Alors, je vous ai dit très souvent
19:41sur ce même plateau et ailleurs,
19:43si Donald Trump est Donald Trump
19:45et s'il est arrivé là où il est,
19:47ce n'est pas simplement
19:48un homme d'apparence.
19:49C'est un homme qui,
19:51on ne peut pas l'aimer,
19:52c'est un homme
19:53qui sait ce qu'il veut
19:54et on ne peut pas l'aimer.
19:56S'il a dirigé
19:57et s'il est au niveau,
19:59il a remporté
20:00un certain nombre
20:00de succès,
20:02de résultats.
20:02C'est aussi un homme
20:03de communication,
20:04donc il fait les deux.
20:05C'est un homme d'action,
20:07il sait qu'en agissant,
20:08il oblige son interlocuteur
20:10à avoir des réactions,
20:11donc il agit,
20:13parfois en dehors
20:14des règles traditionnelles.
20:15C'est aussi ça
20:16la diplomatie d'aujourd'hui.
20:18On sort des schémas classiques,
20:19on sort du militaire latéralisme,
20:21on sort d'un certain nombre
20:23de conventions
20:24et je ne suis pas en train
20:25de dire que c'est cette loi-là
20:26qu'il faut suivre,
20:27je dis que c'est la radiographie
20:28qu'on fait
20:28et dans le même temps
20:29c'est un homme de communication.
20:31Il sait que l'opinion publique
20:34a son importance,
20:36le rapport psychologique
20:37avec ses interlocuteurs
20:39a son importance,
20:40donc il sait jouer sur les deux
20:41et c'est cela
20:42qui est aussi sa force.
20:44Merci Jean-Claude Beaujour,
20:46avocat aux Etats-Unis,
20:47président du forum transatlantique
20:49spécialiste de la vie politique américaine.
20:51Vous les auditeurs de Sud Radio,
20:53vous nous avez dit 56% non
20:56pour un prix Nobel de la paix
20:58pour Donald Trump.
20:59soit un prix Nobel de la paix
21:01aujourd'hui pour un prix Nobel
21:03sur le blog du persecuted
21:03climbing,
21:04l' fest que nous un proté ReJE
21:04ou un prix Nobel
21:05ou un prix Nobel
21:05et non- expanded.
21:06Salut !
21:07Salut !
21:07Ephunkt
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