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  • il y a 6 mois
Au soir de la cérémonie de clôture, le bilan des Jeux de Paris 2024 semblait faire l’unanimité, qu’en est-il un an après ? L’héritage promis est-il à la hauteur des attentes ? L’investissement d’argent public a-t-il profité à chacun d’entre nous ? Et quels enseignements tirer pour l’organisation des Jeux d’hiver, Alpes 2030 ? Des Pyrénées-Orientales, au département du Nord, en passant par Paris et Rouen, Quentin Calmet invite des Français de tout le territoire à témoigner sur le plateau de Dialogue Citoyen. Professeur d’EPS, athlète handisport, président de clubs. Ils évoquent la baignade dans la Seine, l’accès aux équipements pour les personnes en situation de handicap ou le manque d'infrastructures comme les piscines dans de nombreuses villes. Dans cette dernière émission de la saison, ils interpellent les sénateurs et soulèvent cette question : les JO de Paris 2024 étaient-ils réellement les jeux de tout le territoire ? Année de Production :

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Transcription
00:00Bonjour à tous, c'était il y a un an, les commentateurs, la presse nationale et internationale
00:15qui saluaient des Jeux Olympiques parisiens réussis.
00:18Merci, titrait tout simplement Le Parisien, quand Le Monde écrivait un si bel été.
00:24The Guardian en Grande-Bretagne qui parlait des Jeux les plus beaux, les plus sereins de tous.
00:28Des réactions unanimes pour un événement bien organisé, qu'il s'agisse de la sécurité, des transports et des compétitions sportives.
00:36Des Olympiques dont on connaît maintenant le coût pour la collectivité.
00:406 milliards d'euros, a dit la semaine dernière la Cour des comptes, quand le budget initial prévoyait 1,47 milliard d'argent public en 2018.
00:49Alors un an après, que reste-t-il de cette grande fête ?
00:52Infrastructure de transport, grands sites sportifs, baignabilité de la Seine ou de la Marne,
00:57que dire aussi de la pratique sportive pour les fédérations et pour le grand public ?
01:02Enfin, comment bien préparer les Jeux Olympiques d'hiver que la France organise en février 2030 ?
01:09Dans ce nouveau numéro de Dialogue Citoyens, 5 Français vont témoigner de leur expérience.
01:13Ils ont été acteurs des Jeux ou témoins de leur organisation.
01:16Bonjour à tous les 5, merci d'avoir accepté de participer à cette émission.
01:19Vous êtes professeur de PS, athlète, dirigeant de classe sportive ou simple pratiquant.
01:25Avec vous, nous allons faire un tour de France car les Jeux n'étaient pas que parisiens.
01:30Nous parlerons aussi de l'importance de l'éducation au sport.
01:33Et pour commencer, nous allons donner la parole à un athlète ayant participé aux Jeux.
01:37Nous allons à Paris retrouver Sofiane.
01:39Bonjour Sofiane, vous avez 41 ans, vous pratiquez le basket fauteuil.
01:44Vous avez représenté la France lors des Jeux paralympiques.
01:46Pour vous, l'un des héritages des Jeux, c'est d'abord un nouveau lieu accessible.
01:51Avant de vous entendre, on va regarder quelques images que vous avez tournées pour nous.
01:55Voilà, le premier héritage des Jeux, c'est de s'entraîner tous les mercredis à l'Adidas Arena
01:59avec mon club, le Paris-Basket fauteuil.
02:03Bonjour Sofiane, donc l'Adidas Arena a été construit dans la capitale pour les Jeux olympiques et paralympiques.
02:09Parlez-nous de ce lieu, qu'est-ce qu'il a changé pour vous, qu'est-ce qu'il représente ?
02:13Bonjour, ce lieu est juste magnifique.
02:15Il est tout neuf, tout beau, totalement accessible.
02:19C'est vraiment une chance.
02:21Et aussi, on est très fiers de pouvoir s'y entraîner
02:25parce qu'on avait peur que les infrastructures après les Jeux
02:28allaient être réservées à une certaine élite.
02:31Et de pouvoir, nous, personnes en situation de handicap, athlètes,
02:36pouvoir en bénéficier, c'est juste génial.
02:38parce que c'est un lieu qui est fait vraiment pour faire du sport,
02:43pour les associations, pour le Paris-Basketball aussi,
02:46le club de professionnels qui a été champion de France il n'y a pas longtemps.
02:50Donc, pour les associations et pour les clubs, c'est vraiment très bien.
02:54Et aussi pour les concerts.
02:54Donc, c'est une chance.
02:56Il y a bien un autre lieu qui existe en Ile-de-France.
02:59C'est le Prisme.
03:00C'est à Bobigny.
03:01Un lieu multisport livré après les Jeux
03:03qui se veut inclusif, mais très mal desservi
03:06pour les personnes en situation de handicap.
03:08C'est ça aussi ?
03:08Oui, c'est vrai que malheureusement, le Prisme est un peu mal desservi
03:12alors que c'est une superbe idée.
03:15Vous savez, on parle beaucoup d'inclusion au sport, au travail, à l'école,
03:18mais si on ne nous donne pas la possibilité de nous déplacer facilement
03:21pour accéder à ces lieux, l'inclusion ne fonctionne pas.
03:26Et le sport en est un bon exemple.
03:28Du coup, c'est vrai que le Prisme est un lieu superbe,
03:30mais malheureusement, pour y accéder, c'est un peu plus compliqué.
03:32Alors qu'à l'Adidas Arena, on y accède facilement par le tramway,
03:36par le RERE.
03:37Et bien sûr, les bus, qui grâce aux Jeux, ont été tous mis à norme.
03:43Et surtout, les trottoirs ont été relevés
03:45pour qu'on puisse monter dans les bus
03:48sans qu'il y ait trop de pente,
03:50sans que la pente soit assez tendue.
03:53Le nerf de la guerre, vous le disiez à Sofiane, c'est les transports.
03:57Quel est le constat un an après les Jeux ?
03:59Le comité d'organisation qui avait promis d'avoir 100% des 25 sites
04:03accueillant des épreuves qui soient accessibles.
04:05Quel est votre constat ?
04:07Je constate qu'il y a vraiment une évolution positive.
04:12Les choses changent.
04:13Et moi, ce qui me rend très content, c'est qu'on en parle.
04:17On parle de ces choses-là, parce qu'avant, on n'en parlait pas du tout.
04:20On parle de l'accessibilité.
04:21Ça fait partie des dossiers qui sont importants, comme l'ont été les Jeux.
04:26Les équipements, aujourd'hui, sont presque tous accessibles.
04:31Et ça, c'est un vrai plus.
04:33Bien sûr, on est conscient que les métros ne seront jamais à 100% accessibles.
04:36Mais il y a une vraie volonté de rendre peut-être certains métros accessibles
04:41pour qu'on puisse se déplacer plus facilement.
04:44et d'éviter de prendre le bus pour traverser tout Paris.
04:47Parce que le bus reste un très bon moyen de se déplacer.
04:50Mais ça reste quand même compliqué de pouvoir traverser Paris en bus.
04:52Il nous faudrait une heure, une heure et demie.
04:54Donc, c'est pour ça qu'il ne faut pas quand même se dire
04:58que les bus sont accessibles et se dire que les métros, on n'y touchera pas.
05:01Non, il faut quand même y toucher.
05:02Bien sûr, toutes les lignes, toutes les stations ne seront pas accessibles.
05:05Mais peut-être, des points stratégiques,
05:08ce serait important de rendre certains points stratégiques accessibles
05:11pour qu'on puisse se déplacer plus rapidement.
05:13Oui. Merci, Sofiane, pour ce premier témoignage.
05:16Vous restez avec nous.
05:17On va vous écouter un peu plus tard dans l'émission.
05:19Je vous présente les sénateurs qui vont réagir à ces témoignages
05:22tout au long de cette émission.
05:23Bonjour à tous les trois.
05:25Vous allez donc pouvoir dialoguer avec nos citoyens.
05:28Martine Berthet, bonjour à vous.
05:30Vous êtes sénatrice à l'heure de la Savoie.
05:32Vous avez été maire d'Alberville,
05:34une autre ville olympique française, en 1992.
05:38Nous verrons si nous pouvons faire des parallèles avec cette expérience.
05:41Également avec nous, Adèle Zian, bonjour.
05:43Vous êtes sénateur socialiste de Seine-Saint-Denis,
05:45membre de la commission culture, éducation et des sports du Sénat.
05:48Et enfin, nous accueillons Michel Savin, bonjour.
05:50Sénateur LR de l'ISER, grand spécialiste du sport à droite au Sénat.
05:55Une réaction à ce qu'on vient d'entendre, Mme Berthet.
05:57On voit plutôt un motif de satisfaction un an plus tard de la part de Sofiane.
06:01Qu'est-ce que vous retenez ? Qu'est-ce que vous avez dû répondre ?
06:03Oui, alors moi je suis tout à fait ravie qu'effectivement il y ait ce constat
06:08d'une meilleure accessibilité au site, d'une meilleure pratique sportive
06:12dans ces différents sites.
06:14Et vraiment ce que nous allons viser pour les Jeux de 2030,
06:17c'est aussi cela, avoir une accessibilité à la montagne.
06:20Je pense que toutes les stations, alors celles qui seront concernées par les Jeux,
06:24mais aussi les autres par l'exemple que cela va donner.
06:29Oui, tout ce discours sur le handisport qui vient de dire qu'il est très important
06:33qu'on parle autant, qu'on en mette autant en avant,
06:35ça aussi c'est quelque chose que vous voulez aussi avoir en 2030 ?
06:38Ah oui, complètement.
06:39Et à la fois, bon, à la montagne de façon générale, pas que l'hiver,
06:42on voit bien qu'il y a encore beaucoup de progrès à faire.
06:46Mais je pense à cet accès par le train qui pourrait être possible jusqu'à M-La Plagne,
06:50avec l'ascenseur Valais 1 qui partira directement de la gare
06:54pour aller à la station de La Plagne, par exemple.
06:57Ça, ce sera vraiment un plus.
07:00Adel Zian, en matière de transport, plusieurs lignes de métro d'erreur ont été prolongées.
07:04Une demi-douzaine de grandes gares ont été rénovées en profondeur,
07:06gare du Nord, gare de la Défense.
07:08Seulement 65 gares ont été mises en conformité pour les handicapés.
07:12Quand on parle de plus de 300 stations de métro,
07:14est-ce que le bilan est à la hauteur pour l'accessibilité en Ile-de-France ?
07:18Moi, je remercie Sofiane pour son témoignage.
07:19En tant qu'élu de la Seine-Saint-Denis, ce qu'on voit, par exemple, dans mon département,
07:24c'est que notre territoire a été conçu d'abord pour permettre d'approvisionner Paris.
07:28On a l'impression que la Seine-Saint-Denis, c'est d'abord des autoroutes de grandes nationales,
07:31et puis on a mis des habitations autour pour le défi pour nous demain.
07:36Et c'est ce que les Jeux olympiques et paralympiques,
07:38et je remercie Sofiane, ont permis d'enclencher.
07:40C'est dans le cadre du développement du super métro, dans le Grand Paris Express,
07:43toutes ces gares, les six nouvelles gares qui vont être développées,
07:46sont toutes accessibles aux personnes portées de handicap.
07:49Tout ce qui nous permet aussi de développer les passerelles
07:53qui permettent de connecter à travers des chemins ferroviaires.
07:56Tout ce qui nous permet aussi, à travers les Jeux olympiques,
07:58c'était vraiment un accélérateur de ce point de vue-là.
08:00150 kilomètres de trottoirs ont été rénovés justement pour permettre
08:03ces Jeux olympiques et paralympiques, pour la Seine-Saint-Denis en tout cas.
08:06Et en termes d'accessibilité et d'inclusivité,
08:09ça a été un véritable accélérateur de ce point de vue.
08:10Je vous donne la parole tout de suite à Michel Savin,
08:12mais d'abord, Sofiane, racontez-nous ce qui s'est passé
08:13au niveau des sponsors qui vous accompagnaient.
08:16Un an plus tard, quel bilan faites-vous ?
08:18Certains vous ont lâché.
08:20Est-ce qu'il y a eu une espèce d'effet d'aubaine pour les entreprises
08:23qui se sont retirées ensuite et qui ont pu communiquer
08:26sur le fait qu'elles vous ont sponsorisé l'année dernière ?
08:30Alors c'est vrai que pendant les Jeux,
08:32j'ai eu la chance d'être accompagné par des différents partenaires,
08:36différents sponsors comme Visa, Danone, Selfforce, le Coq Sportif.
08:41C'est vrai, malheureusement, après les Jeux, seulement Danone et ITS
08:47ont continué à me sponsoriser.
08:49Et c'est vrai que ce n'est pas forcément évident, c'est un peu dur
08:52parce que de se dire que cette aide était juste pendant les Jeux
08:56et qu'après, il n'y a plus rien, comme si on ne faisait plus de sport,
08:58comme si on avait arrêté les entraînements,
09:00comme si on avait arrêté notre carrière.
09:02Et que souvent, on ne se rend pas compte que le fait qu'en France,
09:05on ne soit pas professionnel, si on ne peut pas gagner notre vie,
09:10forcément, on est obligé de moins s'entraîner.
09:12Et forcément, les résultats vont être forcément plus difficiles.
09:16C'est un retour à votre budget ?
09:17C'est un manque à gagner de combien ?
09:20Je ne sais pas, mais c'est quand même 50 000 euros de manque à gagner.
09:23Et moi, j'habite Paris, donc quand on habite Paris
09:25et qu'il faut payer son loyer, il faut forcément travailler.
09:29On ne peut pas juste se consacrer à son allocation adulte handicapé
09:33et s'entraîner.
09:35Donc, il faut vraiment équilibrer.
09:37J'ai une vie de famille aussi, donc il faut que je fasse mes choix.
09:39Du coup, Los Angeles, c'est loin, mais en même temps, je me dis, c'est proche.
09:42Donc, il faut que le travail commence maintenant.
09:45Michel Savard, une réaction à ce témoignage, s'il vous plaît.
09:48Deux choses.
09:49D'abord, sur les équipements, je trouve que Sofiane a bien précisé les choses.
09:54Ce qui a été fait sur les Jeux olympiques et paralympiques
09:56a été bénéfique pour l'ensemble du territoire.
09:58Je pense qu'aujourd'hui, il y a eu aussi, avec ces Jeux olympiques,
10:02une rupture culturelle par rapport au handicap,
10:04avec une vraie adhésion du public.
10:05Je crois qu'il y a plus de 2 millions de spectateurs
10:07qui sont venus assister aux épreuves.
10:10Et ça a été quelque chose de formidable.
10:13Par contre, ce qu'il vient de dire sur le deuxième sujet,
10:15sur le soutien,
10:17on voit bien que la difficulté,
10:18et je pense que ça, ça devait faire partie de l'héritage
10:20des Jeux olympiques et paralympiques.
10:22Comment continuer à accompagner nos sportifs,
10:25notamment les paralympiques,
10:26parce qu'on voit bien qu'il y a
10:28un coup de projecteur tous les 4 ans
10:31lorsqu'il y a des grandes compétitions.
10:32Et puis après, il y a un petit peu un oubli.
10:36On en parle beaucoup moins,
10:38et on va en reparler pour Los Angeles.
10:39Mais entre-temps, il faut que les athlètes
10:41puissent continuer à vivre.
10:42Là, c'est 50 000 euros, en l'occurrence.
10:44Oui, donc ça serait du faire partie aussi
10:46d'un travail sur l'héritage,
10:48comment accompagner nos athlètes,
10:49notamment les paralympiques,
10:51jusqu'aux prochaines Olympiades.
10:52Sofiane, c'est une habitude dans cette émission,
10:55nos citoyens qui préparent à l'avance
10:57des questions à soumettre aux sénateurs.
10:59Est-ce que vous pouvez nous poser la vôtre,
11:01s'il vous plaît ?
11:02Oui, bien sûr.
11:03Je suis content que vous me l'avez demandé.
11:05Vous savez, on parle beaucoup d'inclusion,
11:07comme j'ai dit, au travail, à l'école, au sport.
11:09Ce qui est normal, c'est super,
11:11parce que du coup, les jeunes,
11:12quand on en parle de handicap, de sport,
11:13ils savent de quoi on parle.
11:16Par contre, ce que je ne comprends pas,
11:17c'est pourquoi, après les Jeux,
11:19pourquoi il y a certaines disciplines,
11:21comme le basket de fauteuil,
11:22restent encore dans les fédérations handisport
11:26et ne sont pas récupérées par les propres fédérations.
11:29Je pense que le basket de fauteuil...
11:31Des fédérations distinctes pour le basket
11:33et le basket de fauteuil.
11:34Michel Savin, vous venez de faire voter un texte
11:36sur l'organisation, la gestion,
11:38le financement du sport professionnel.
11:39Il a été adopté au Sénat le 10 juin dernier.
11:42Est-ce qu'il y avait cette réflexion
11:43sur la fusion des fédérations ?
11:46Non, il n'y avait pas ce débat
11:48sur la fusion des fédérations,
11:49mais c'est un sujet dont on connaît,
11:52qu'on a déjà parlé,
11:52parce que, dans le même temps,
11:54on a aussi le sport handicapé,
11:57le sport dans lequel certaines disciplines
12:01sont attachées,
12:02ne veulent pas aller non plus
12:03vers les fédérations.
12:04Ah, donc ça ne fait pas consensus ?
12:05Non, ça ne fait pas consensus,
12:06parce qu'on voit bien qu'il y a un travail
12:07qui est fait par certaines disciplines,
12:09par certaines disciplines,
12:11notamment le basket,
12:12mais aussi d'autres disciplines,
12:13et la crainte que s'ils sont intégrés
12:15dans une fédération de sport valide,
12:19il n'y ait pas les mêmes moyens
12:20et les mêmes suivis.
12:21Donc, on voit bien que c'est un débat
12:23qui a lieu,
12:24certaines fédérations l'ont fait,
12:26ce n'est pas toujours un succès,
12:27il faut le reconnaître,
12:28donc je pense que c'est un vrai débat
12:30à avoir, fédération par la fédération,
12:32et la crainte de handisport,
12:33c'est qu'ils soient un peu noyés,
12:34qu'il n'y ait pas les mêmes moyens
12:35pour continuer à progresser.
12:37Votre avis sur le sujet, Delziane ?
12:38Je partage l'avis du sénateur Savin,
12:40je crois qu'il y a à peu près
12:41100 000 licenciés handisport en France,
12:43à peu près,
12:44et quand on regarde les problématiques
12:45liées à la fois au sport professionnel
12:47ou au sport amateur
12:48dans le domaine du handicap,
12:49on voit que des fois,
12:51ces problématiques,
12:51dans une enceinte plus large
12:53de pratiquants,
12:55ne vont pas répondre très souvent
12:56aux enjeux qui sont portés
12:58par la question de la casualité.
12:59Je sais que ce n'est pas forcément
13:00la question que vous attendez,
13:01parce que je pense que pour le sport basket,
13:03tout ce qui touche au basket,
13:04il y a une avancée qui a été faite
13:05dans ce domaine,
13:06il y a des relations qui sont fortes,
13:07qui sont développées,
13:08mais on le voit bien,
13:09ça a été rappelé par le sénateur Savin,
13:10on n'arrive pas toujours à trouver,
13:11et ce n'est pas toujours,
13:12entre fédérations,
13:13un dialogue qui est très consensuel
13:15et qui aboutit sur des solutions propices.
13:17– Eh bien, merci pour cette précision.
13:20Je voudrais remercier Sofiane
13:21d'avoir témoigné dans cette émission.
13:23Nous, on va aller voir un deuxième témoin
13:25dans cette émission,
13:26direction les Périnées-Orientales,
13:28pour écouter le témoignage de Karine.
13:30Bonjour Karine,
13:31vous êtes professeure d'EPS,
13:33éducation physique et sportive,
13:35vous enseignez dans un collège
13:37à Argelès-sur-Mer.
13:38Parmi les héritages des Jeux olympiques,
13:40il devait y avoir le programme Savoir nager,
13:43lancé dès 2021,
13:44dans la foulée de la préparation des JO.
13:46L'idée était de permettre
13:47à plusieurs milliers d'élèves
13:49chaque année d'apprendre à nager.
13:51Vous êtes un peu sceptique, Karine,
13:53un an plus tard.
13:54On regarde quelques images
13:55que vous avez tournées pour nous,
13:57on en parle juste après avec vous
13:58dans cette émission.
13:59– Bonjour, je m'appelle Karine Pagé,
14:01je suis professeure d'EPS
14:03dans les Périnées-Orientales,
14:04dans une belle région,
14:05comme vous pouvez le voir.
14:06On a la chance d'avoir la mer,
14:07simplement, nous manquons cruellement
14:08de créneaux piscines
14:09pour que les apprentissages soient efficaces
14:11pour nos élèves.
14:13Aujourd'hui, plus de 60% des élèves
14:14qui rentrent au 6ème
14:15ne savent pas nager.
14:16C'est donc une priorité
14:17et une obligation pour notre territoire.
14:23– Voilà, une très belle région
14:26des Périnées-Orientales, Karine.
14:27Vous avez beaucoup de chance,
14:28même si vous devez avoir chaud.
14:30Le problème le plus important pour vous, Karine,
14:32c'est donc le manque d'équipement en héritage,
14:35car pour apprendre à nager,
14:37il faut des piscines.
14:38Et vous en manquez dans votre territoire,
14:40c'est bien ça ?
14:40– Merci de m'avoir invitée.
14:42Je suis donc Karine Pagé, effectivement.
14:45J'ai plusieurs casquettes.
14:46Je suis professeure d'EPS,
14:47comme j'ai pu vous le dire.
14:49Et j'ai également été volontaire
14:50et j'ai porté la flamme.
14:51Je trouve que l'héritage des Jeux Olympiques,
14:54pour moi, en tout cas,
14:55ça a été l'entraide, le partage,
14:58la cohésion, la diversité.
14:59Et les valeurs d'égalité, de respect,
15:03de cohésion et d'inclusion
15:05sont des valeurs que l'école partage
15:06et véhicule complètement.
15:07Et l'EPS, notamment,
15:10y participe complètement.
15:12Et on a une mention particulière
15:14sur le savoir nager, effectivement,
15:15puisque les élèves doivent acquérir
15:17cette compétence avant la fin de la troisième.
15:20Simplement, on partage nos infrastructures
15:21avec beaucoup d'établissements,
15:23des écoles, des collèges,
15:24des clubs, des associations, des lycées.
15:26Et du coup, on n'a pas beaucoup de créneaux
15:28pour que ces apprentissages soient efficaces.
15:31Par exemple, nous, dans notre collège,
15:32on ne peut exercer la piscine
15:34que sur un seul trimestre en sixième,
15:36ce qui est peu,
15:37avec beaucoup d'élèves en plus.
15:39Donc, effectivement,
15:39les apprentissages sont limités.
15:42On fait le maximum
15:43parce qu'avant la fin de la troisième,
15:44il faut qu'ils aient ce savoir nager,
15:46surtout dans notre région.
15:47C'est primordial.
15:48Et obligatoire.
15:50Quand vous entendez qu'on a construit à Paris,
15:51par exemple, une piscine olympique
15:53en Seine-Saint-Denis,
15:54est-ce que vous vous dites
15:54que vous avez été laissé au bord du chemin
15:56qu'on aurait dû aussi équiper
15:58d'autres départements ?
16:01Alors, en plus, moi,
16:02j'ai eu la chance d'être
16:03dans ce bassin aquatique à Seine-Denis
16:07puisque j'étais volontaire
16:08à la natation synchro.
16:09Donc, je sais de quoi je parle
16:11sur cette infrastructure
16:12qui est juste sublime.
16:14Et effectivement,
16:16dans notre territoire,
16:17je pense qu'il en manque cruellement.
16:20En tout cas,
16:21on est trop d'écoles
16:22sur une même installation.
16:24Comme je vous le disais,
16:24on ne peut pas multiplier
16:27les apprentissages.
16:28Oui.
16:29Et puis, un trimestre
16:30pour apprendre à nager,
16:30c'est court.
16:31Globalement, sur la pratique...
16:33C'est très court.
16:33C'est 10 séances.
16:33Oui.
16:34Globalement, sur la pratique
16:35du sport à l'école,
16:36le président de la République
16:37qui avait décrété la promotion
16:38de l'activité physique et sportive
16:40comme grande cause nationale
16:41en 2024,
16:43avec une demi-heure quotidienne
16:44de sport en primaire,
16:46deux heures de plus
16:46au collège.
16:48Concrètement,
16:49est-ce qu'on fait plus de sport
16:50à l'école
16:50depuis les JO ?
16:51Alors, est-ce qu'on fait
16:55plus de sport à l'école
16:56depuis les JO ?
16:58Je ne suis pas convaincue.
16:59Donc, les 30 minutes APQ,
17:01c'est quelque chose...
17:01En fait, c'est devenu
17:02une routine pour le premier degré,
17:04ce qui est plutôt bien
17:05parce qu'au moins,
17:05ça met en avant
17:07des routines pour les élèves.
17:09Et ensuite,
17:10les deux heures,
17:11ça a été essentiellement
17:12pour les élèves
17:13dans des zones prioritaires
17:15qui sont loin
17:16des installations sportives
17:18ou qui n'ont pas accès facilement
17:19à l'activité sportive.
17:21Donc, ça n'a pas été généralisé
17:22à tous les établissements.
17:24Seulement 700 établissements
17:25sur le territoire français
17:27ont pu accéder
17:28à ces deux heures supplémentaires.
17:30Donc, ensuite,
17:31nous, nous avons
17:31quatre heures sur la sixième
17:32et trois heures
17:33sur les autres niveaux.
17:34Et ça, c'est...
17:35En tout cas, pour l'école,
17:36c'est toujours la même chose.
17:38Par contre,
17:38dans les associations sportives,
17:39on ressent une nette augmentation
17:41du nombre de licenciés.
17:43À l'UNSS, également,
17:44on a pu ressentir
17:45une petite hausse aussi.
17:47si on devait faire un comparatif...
17:49C'est une activité sportive
17:50qu'on organise
17:50au sein de l'établissement
17:51en dehors des cours.
17:53Voilà, tout à fait.
17:53Voilà.
17:55Et donc,
17:55qu'est-ce que ça vous fait ressentir ?
17:57Quel est votre sentiment général ?
17:58C'est à la hauteur ?
17:59Vous êtes déçue ?
18:00Globalement,
18:01qu'est-ce que vous ressentez
18:01sur cette pratique du sport ?
18:04Moi, je suis un peu déçue
18:06étant fervente
18:07de la pratique du sport.
18:10Voilà.
18:10On pratique comme avant
18:12dans les établissements,
18:13en tout cas.
18:14Alors,
18:15beaucoup de sujets,
18:15là encore,
18:16dans ce témoignage.
18:17Qu'est-ce qu'on peut dire déjà
18:18sur le manque de structure
18:20pour l'apprentissage
18:20de la natation ?
18:21Qui veut répondre là-dessus ?
18:22Michel Savin ?
18:22On voit un trimestre
18:24pour apprendre
18:24aux jeunes sixièmes à nager.
18:26C'est court.
18:26Non, mais vous touchez du doigt,
18:28Karine touche du doigt
18:28à un sujet qui est primordial
18:30sur lequel, au Sénat,
18:32nous essayons de militer
18:33depuis des années.
18:35Nous avons même sollicité
18:36la ministre de l'époque
18:38pour inscrire
18:39dans les restages
18:40des Jeux olympiques
18:40un vrai plan piscine
18:41au niveau national.
18:42Aujourd'hui,
18:4370% des piscines
18:44dans notre territoire national,
18:46date des années 70.
18:48On sait qu'aujourd'hui,
18:49les collectivités,
18:50malheureusement,
18:51ferment plus de piscines
18:52qu'elles en ouvrent.
18:53Donc, c'est un vrai enjeu
18:54de société.
18:55Et vous avez tout à fait raison.
18:56Lorsqu'on veut,
18:57on prône le savoir nager
18:58au niveau national,
19:00c'est une politique d'État,
19:01il faut qu'on mette en place
19:02les moyens nécessaires.
19:03L'État ne pourra pas tout financer.
19:04Oui, mais sauf qu'il avait
19:06fait des promesses.
19:06L'État avait présenté
19:08un plan 5 000 équipements,
19:10on devait avoir comme ça
19:11des constructions
19:12sur tout le territoire.
19:14L'Agence nationale du sport
19:15qui communique sur près
19:16de 3 000 équipements
19:17effectivement réalisés
19:18avec une enveloppe
19:19de 33 millions d'euros.
19:21C'est un peu court, non ?
19:22Non, mais il y a
19:23les équipements de proximité
19:24qui ont été faits,
19:25les CISTA,
19:25les opérations
19:26qui sont aussi bénéfiques
19:28au territoire
19:29parce que ça permet
19:29dans les communes,
19:31dans les quartiers,
19:31pour les écoles
19:32de pouvoir bénéficier
19:33de ces petits équipements.
19:34Mais ce que parle Karine,
19:36c'est un équipement structurant.
19:38C'est une piscine,
19:39c'est un espace
19:39où les enfants
19:40peuvent aller apprendre à nager.
19:42Et quand on voit
19:42le nombre de noyades,
19:44c'est 1 200 noyades par an.
19:47C'est plus de 300 décès par an.
19:48Donc c'est un vrai enjuge de société.
19:50– Bien sûr,
19:50un territoire
19:50où on est au bord de mer en plus.
19:51Martine Berthet,
19:52qu'est-ce que vous en pensez ?
19:53Là, il y a aussi
19:54une difficulté budgétaire,
19:55on le comprend,
19:56même pour les collectivités locales.
19:57Ouvrir une piscine,
19:57ça demande aussi ensuite
19:58des personnels
19:59pour l'entretenir,
20:00pour l'occuper.
20:01Vous voyez,
20:01il y a un sujet budgétaire derrière.
20:03C'est à la hauteur ?
20:04– Alors, tout à fait.
20:05Pour commencer,
20:06tout d'abord,
20:07je suis complètement d'accord
20:08sur le fait
20:08qu'il faille mettre la natation
20:10comme priorité
20:11parmi les apprentissages sportifs
20:14à l'école.
20:15Mais c'est vrai
20:15qu'il y a ce coût.
20:16Alors, à la fois,
20:17le coût des transports,
20:18que ce soit pour les écoles
20:20ou les collèges,
20:21vers des équipements,
20:22parce que des piscines,
20:23effectivement,
20:23il n'y en a pas
20:24dans toutes les communes.
20:26Construire des piscines
20:27dans toutes les communes,
20:28c'est ensuite assurer,
20:30devoir assurer
20:30des frais de fonctionnement.
20:32On sait que les piscines
20:32sont plus déficitaires.
20:32– Donc là,
20:33on n'a pas loupé le coche.
20:34On avait l'occasion.
20:35– Ah oui, bien sûr.
20:36Je pense qu'il faut vraiment
20:37profiter des Jeux olympiques
20:40d'été.
20:42Je pense qu'il y a très longtemps
20:44que nous n'en avions pas eu.
20:45C'était une priorité,
20:46il me semble aussi.
20:47– Alors, sujet aussi majeur
20:49pour la Seine-Saint-Denis.
20:50Beaucoup d'élèves,
20:5060% qui ne savent pas nager
20:52dans le 93.
20:53– Tout à fait,
20:53c'est un sujet majeur
20:54et effectivement,
20:54vous avez pu aller
20:55à la piscine au centre aquatique
20:57olympique de Saint-Denis.
20:59On parlait d'inégalité territoriale.
21:00– Magnifique pieux.
21:01– Nous, en Seine-Saint-Denis,
21:02nous avons 48 équipements sportifs
21:04pour 10 000 habitants
21:05quand la moyenne à Paris
21:06s'établit environ 110-115.
21:08Effectivement,
21:09on partait de très bas
21:10et les Jeux olympiques
21:11ne nous ont pas permis
21:12de rattraper ce retard.
21:13Par contre,
21:14et ça,
21:14c'est un des enjeux
21:14entre les Jeux olympiques
21:16et Paralympiques de 2024,
21:17les Jeux olympiques
21:18d'hiver en 2030,
21:20c'est de poursuivre
21:22cette dynamique
21:23qui a été enclenchée
21:23et ne pas laisser
21:24le soufflet retomber.
21:25On l'a vu là
21:26quand on discutait
21:27de la problématique
21:27de l'inclusivité
21:28et des sports handis.
21:32Comment est-ce qu'on est
21:32en capacité
21:33de poursuivre
21:34cet enchaînement ?
21:34Par contre,
21:35là où je rejoins,
21:36c'est que l'effort
21:36au niveau national
21:37n'est pas à la hauteur
21:38de ce qui avait été prévu
21:39en termes d'engagement.
21:40La NS, effectivement,
21:41avait prévu 5 000 équipements sportifs
21:42mais comme vous le disiez,
21:43Sénateur Savin,
21:44on est sur des city-stades,
21:46sur des agrès locaux.
21:47Là, on parle
21:48d'équipements structurants,
21:50une piscine
21:51qui doit ensuite,
21:52à mon sens,
21:52ne plus être pensée
21:53à l'échelle d'une municipalité
21:54mais des intercommunalités
21:55pour mutualiser ces besoins
21:57et que tout le monde
21:58puisse y avoir accès.
21:58Essentiel à l'échelle du territoire.
22:00Karine,
22:01vous le disiez à l'instant
22:02entre les lignes
22:03mais on peut le dire aussi,
22:04l'héritage de ces JO,
22:05c'est dans la tête
22:06de vos élèves,
22:07c'est ça aussi important ?
22:10Ah oui, complètement.
22:12En plus,
22:13c'est vrai que moi,
22:14dans mon établissement
22:15et dans la région,
22:16dans le département,
22:17et même dans toute notre académie,
22:19on a été à un grand nombre
22:21de professeurs
22:21qui se sont investis
22:22pour faire véhiculer
22:23toutes ces valeurs
22:24pour partager
22:25avec nos élèves.
22:27J'ai eu la chance
22:27de pouvoir les emmener
22:28aux Jeux paralympiques
22:29en septembre également.
22:30Donc, on a balayé
22:31un petit peu
22:32tous les Jeux olympiques
22:33et il faut que ça reste en fait.
22:36Et c'est ça qui est important.
22:39Et pour que ça reste,
22:39il faut aussi être accompagné,
22:40il faut garder nos partenaires,
22:42les comités olympiques
22:43qui sont très présents,
22:44l'UNSS à l'éducation nationale,
22:46bien sûr,
22:47les clubs,
22:47les associations
22:48et tout ça,
22:49il faut que ce soit
22:50une bonne alliance
22:53tous ensemble
22:53pour qu'on continue
22:55à faire rêver
22:56nos élèves,
22:57nos enfants
22:58et dans l'établissement
23:00et en dehors.
23:01– Qui veut réagir ?
23:02Michel Savin ?
23:03– On partage tout à fait
23:04les objectifs de Kari.
23:05– L'héritage immatériel.
23:06– Sauf que concrètement,
23:07aujourd'hui,
23:08l'ANS a quand même voté
23:09des budgets à la baisse
23:10sur les équipements structurants.
23:12C'est un vrai choix
23:14qui a été fait,
23:15qu'on conteste au niveau politique.
23:16– Mais qui est un…
23:17– La présidente du Comité olympique.
23:18– Liée à la situation budgétaire du pays.
23:20– Oui, mais on a voté déjà
23:22un budget à la baisse
23:23au niveau du sport.
23:23On a pris nos responsabilités,
23:25je pense.
23:25Au niveau de la commission,
23:27on a pris,
23:27on savait bien
23:28qu'il fallait qu'il y ait
23:28un effort partagé
23:29par l'ensemble
23:30des politiques nationales.
23:32Le budget du sport
23:33était à la baisse,
23:34mais c'est en cours d'année
23:34qu'il baisse.
23:35Ce n'est pas le budget
23:36qu'on a voté,
23:37le budget qui a été voté
23:37était déjà à la baisse.
23:38Aujourd'hui,
23:39il y a quelques jours,
23:40la ministre a annoncé
23:41au niveau de l'ANS
23:42qu'elle baissait encore
23:43les crédits au niveau
23:44des équipements structurants
23:45et sur le passeport
23:46qui a un dispositif
23:48qui va en direction
23:49des jeunes
23:49pour les aider,
23:50aider les familles
23:51à prendre une licence
23:52dans les clubs.
23:55Autre promesse,
23:56rendre baignable
23:57deux cours d'eau
23:58en France,
23:59la Seine et la Marne.
24:00Rien que pour les franciliens,
24:02la promesse était
24:03d'ouvrir dès 2025
24:04une trentaine de sites
24:06de baignade
24:07sur la Seine et la Marne.
24:08C'est ce qu'on voit
24:09ces jours-ci
24:09avec des spots de baignade
24:11qui ouvrent partout
24:12en Ile-de-France.
24:14Si la promesse
24:14était en passe
24:15d'être retenue
24:15autour de la capitale,
24:17on est loin de l'avoir
24:18ouverte sur tout
24:19le cours d'eau.
24:20Bonjour Isabelle,
24:21vous êtes retraitée
24:22de la fonction publique
24:23et vous habitez,
24:24vous, à Rouen,
24:24vous êtes membre
24:25du collectif
24:27Seine Vivante 76
24:28en Seine-Maritime.
24:30La Seine n'y est pas
24:31baignable actuellement
24:32dans votre département.
24:33Il y a trop
24:33de pollution bactérienne.
24:35Certains se baignent
24:35malgré tout,
24:36surtout avec les fortes
24:37chaleurs du moment.
24:38On voit que vous avez
24:39d'ailleurs chaud
24:40en ce moment même.
24:41Avant de vous entendre,
24:42on va regarder
24:42quelques emails
24:42que vous avez tournées
24:43pour nous.
24:46Bonjour,
24:47je m'appelle
24:47Isabelle-Rémi-Mogé.
24:49Je suis membre
24:49du collectif
24:50Seine Vivante 76.
24:53Ce collectif
24:53milieux pour la baignade
24:54en Seine
24:55et dans ses affluents,
24:57dans l'agglomération
24:58de Rouen.
25:00Alors Karine,
25:01rebonjour.
25:01En préparant cette émission,
25:02vous vous avez dit
25:02que les JO ont changé
25:04la donne,
25:04mais pas autant
25:06qu'à Paris.
25:07Vous regrettez
25:07qu'on ait arrêté
25:09la promesse
25:09de la baignabilité
25:11de ces cours d'eau
25:12à l'Île-de-France ?
25:13Disons que c'est une réalité.
25:20Il y a des institutions
25:21qui font qu'il y a
25:22l'Île-de-France
25:23d'un côté,
25:23la région normande
25:24de l'autre.
25:26Et je pense que
25:26la question de la baignade
25:27en Seine,
25:28en aval
25:29de l'Île-de-France,
25:30c'est vraiment
25:30une question locale,
25:32une question
25:33que nous posons
25:35à la métropole
25:37de Rouen.
25:38Avec le collectif,
25:40nous avons rencontré
25:41la métropole
25:43cet en mars dernier
25:44pour leur poser
25:46la question
25:48de la nécessité
25:50de penser
25:51à rendre
25:52certains points
25:53baignables.
25:54Alors pourquoi ?
25:56Déjà,
25:56je pense que
25:56l'héritage des JO
25:58nous a beaucoup aidés
25:59parce qu'on se rend compte
26:01qu'avec beaucoup
26:01de volonté,
26:03de moyens,
26:03un plan baignade
26:04et un alignement
26:06de tous les désirs
26:08on arrive quand même
26:10à surmonter
26:11la pollution.
26:12Est-ce que justement,
26:13Isabelle,
26:13le principal problème
26:14à Rouen,
26:15c'est que l'eau
26:16est trop polluée,
26:16c'est ça en fait ?
26:18Alors,
26:18c'est pas...
26:20Actuellement,
26:21on a un scientifique
26:22qui travaille au GIP
26:24Senaval,
26:24qui est un organisme
26:25de recherche scientifique,
26:28qui a fait des analyses
26:30entre Pauze
26:30et Côte-Bec-Enco
26:32et qui montre
26:32que la pollution
26:34au niveau des deux bactéries
26:35estéricia-coli
26:36et entérocoque
26:37n'est pas si
26:38catastrophique que ça.
26:40En fait,
26:40on n'est pas très loin
26:41d'atteindre un seuil
26:43qui permettrait
26:44de rendre la Seine
26:45baignable.
26:46Et pourquoi est-ce
26:47que c'est un enjeu important ?
26:48C'est parce que vous manquez
26:49vous aussi
26:49de structures,
26:51de piscines,
26:51on y revient,
26:52et que se bigner
26:53dans la Seine,
26:54ce serait un moyen
26:55populaire et gratuit
26:56d'aller faire du sport
26:58et de se rafraîchir.
26:59Oui,
27:00très clairement
27:01par rapport au débat
27:02et à l'intervention
27:04précédente,
27:05un des enjeux
27:07pour nous,
27:08c'est de pouvoir
27:08avoir accès à l'eau,
27:10déjà pour la qualité de vie
27:11par rapport aux îlots de fraîcheur
27:13et puis également
27:14pour permettre
27:15de développer
27:17les apprentissages
27:18à la natation
27:18comme ça existait
27:20jusqu'aux années
27:2250-60.
27:23Oui,
27:24Vous avez fait pression
27:26sur vos politiques locaux
27:29pour que ça avance
27:30et maintenant
27:31on va vers une baignabilité
27:32de la Seine
27:33dans un bassin
27:34rive gauche de Rouen,
27:36c'est bien ça ?
27:37Oui,
27:37le bassin
27:38Camille-Claudienne.
27:39On ne peut pas dire
27:40qu'en effet,
27:40pression,
27:41disons,
27:41on les a rencontrés,
27:43la réponse était
27:44que oui,
27:44pour des activités nautiques
27:46et qu'ils allaient réfléchir
27:47pour la baignade.
27:48Le lendemain
27:49de l'inauguration,
27:50beaucoup de gens
27:51se sont baignés
27:52et du coup,
27:52le bassin est devenu
27:53baignable
27:54à vos risques
27:55et périls.
27:56D'accord.
27:56Et vous comprenez
27:57qu'on ait dépensé
27:581,4 milliard
28:00pour rendre la Seine
28:01et la Marne
28:01baignable en Ile-de-France
28:03quand vous voyez ces chiffres,
28:04qu'est-ce que vous en pensez ?
28:06Alors,
28:07je pense qu'il y a
28:09beaucoup de choses
28:09qui sont amalgamées
28:10dans ce chiffre.
28:12Il y a
28:12les aménagements
28:13mais je crois
28:14qu'ils sont estimés
28:15à 200 millions,
28:16les trois à Paris
28:17plus ceux
28:18qui sont sur la Marne.
28:20Par ailleurs,
28:20tous les coûts
28:21sont des coûts
28:22de rattrapage,
28:23de l'assainissement
28:24qui est à Paris
28:26et en amont de Paris
28:26étaient quand même
28:27extrêmement vétustes
28:28et déficients.
28:29C'est exactement
28:33la même chose,
28:34c'est-à-dire
28:34qu'il va falloir
28:34mettre à plat
28:35là où on en est,
28:37repérer des lieux,
28:38repérer la qualité de l'eau
28:39sur des endroits précis,
28:41quelles sont les sources
28:42de pollution
28:42et comment avancer.
28:45Et je pense
28:45qu'au niveau
28:45des représentations
28:47d'une Seine
28:48qui sera un égout,
28:49ça évolue beaucoup,
28:50y compris pour nos élus.
28:52Et donc,
28:53pour conclure,
28:55est-ce que vous diriez
28:56qu'il y a eu
28:56un effet geo
28:57qui a accéléré
28:58peut-être les choses ?
29:00Ah oui,
29:01très clairement.
29:01Le fait que le bassin
29:03Camille-Claudel
29:03soit baignable
29:04au risque et péril,
29:06je pense que c'est
29:07réellement une ouverture
29:08sur des pratiques
29:10qui nous laissent espérer
29:12qu'à terme,
29:13alors on a vu à Paris,
29:14ça prend extrêmement de temps,
29:16qu'à terme,
29:16on puisse se baigner
29:17en Seine
29:17et dans les affluents
29:19de la Seine
29:20puisqu'on a plusieurs
29:20vallées.
29:22vous avez la Seine
29:24à l'ouest du département,
29:26vous avez la Marne au sud
29:27avec Néi-sur-Marne,
29:29Noisy-le-Grand-Gournay-sur-Marne,
29:30est-ce que les cours d'eau
29:31y seront un jour
29:33baignables librement
29:34et non pas juste
29:35sur des spots
29:36avec des horaires,
29:38avec des gens
29:39qui vous surveillent,
29:40etc.
29:40Vous voyez,
29:40la baignabilité réelle.
29:42La baignabilité complète.
29:43Bon,
29:43il faut dire à Paris,
29:45cette histoire
29:46de Seine baignable,
29:47c'est un vieux sujet.
29:48On a eu Jacques Chirac
29:49qui l'avait promise
29:49dans les années 90,
29:51il n'y a pas arrivé.
29:52Anne Hidalgo
29:52l'avait promise aussi
29:53dans la perspective
29:54des Jeux olympiques.
29:55Moi, ce que je veux redire,
29:56on va avoir trois spots
29:58de baignabilité à Paris.
29:59En Seine-Saint-Denis,
30:00on va ouvrir
30:00à Néi-sur-Marne,
30:01notre premier Néi-sur-Marne.
30:03Ce qu'il faut se dire,
30:04c'est que la baignabilité,
30:05les Jeux olympiques
30:06étaient un moyen,
30:06un outil justement,
30:07comme plein de sujets
30:08qu'on vient d'aborder,
30:09pour permettre justement
30:10d'enclencher ces opérations
30:12qui vont permettre
30:12de créer de la baignabilité
30:14en aval,
30:15en amont.
30:15Et effectivement,
30:16quand on parle
30:16du 1,4 milliard d'euros
30:19qui a été dépensé,
30:20c'est tout ce travail
30:21qu'il faut faire
30:21sur les usines de retraitement.
30:23Il y a toutes les usines
30:24de stockage
30:24qui ont été organisées
30:25à Austerlis
30:26pour permettre
30:26la retention des eaux de pluie
30:28pour qu'elles ne soient pas déversées.
30:29On l'a vu
30:29pendant les Jeux olympiques
30:30qui polluaient très rapidement
30:32avec les bactéries en particulier.
30:34Et donc,
30:34tout ce travail-là,
30:35moi, je pense qu'à terme,
30:36si on reste dans la dynamique
30:38enclenchée par les Jeux olympiques,
30:39en amont comme en aval,
30:40à Rouen demain,
30:41j'espère, madame,
30:42on pourra justement
30:43aboutir à ce rêve
30:45de Seine-baignable,
30:46surtout avec les chaleurs
30:47que nous connaissons actuellement
30:48et à l'aune
30:49de ce que nous avons vu
30:50en termes de problèmes
30:51d'équipement et de piscine.
30:52Michel Savin,
30:53est-ce qu'on a oublié
30:53les habitants hors Île-de-France
30:55comme c'est le cas ici ?
30:58Je pense que...
31:00Gio de Paris,
31:01Gio de la France,
31:02vous voyez ?
31:02On a oublié
31:03les autres territoires
31:05sur les équipements structurants.
31:06Je pense que
31:07le travail qui est fait
31:08sur les eaux de la Seine
31:10comme sur les...
31:11les autres rivières
31:13qui entourent Paris
31:14et les alentours,
31:16ça fait partie
31:18de l'héritage
31:18de ce qui doit être fait,
31:20ce qu'il fait dans
31:20les autres territoires
31:21sur comment on peut profiter
31:23des Jeux olympiques
31:23et paralympiques
31:24pour enclencher
31:25une vraie dynamique
31:26sur des sujets
31:26sur lesquels
31:27on discute depuis longtemps
31:29mais on n'arrive pas à avancer.
31:30Oui, mettre tout le monde
31:31autour de l'âge du bureau,
31:32tout le monde autour de la table.
31:33Chez nous, c'est le logement,
31:34c'est les transports et autres.
31:35Là, c'est un sujet
31:36d'environnement
31:37qui a été pris en compte
31:38et qui permet
31:39de répondre à cette problématique.
31:40C'est très bien.
31:41Par contre,
31:42à répondre à votre question,
31:43oui, je crois qu'aujourd'hui,
31:46autant pendant la période
31:47des Jeux olympiques
31:48et paralympiques,
31:48toute la France
31:49était concernée.
31:50C'était une superbe fête
31:51mais par contre,
31:52les retombées,
31:53elles ne seront pas
31:54à l'échelle
31:54de tous les territoires.
31:55Mme Bertel,
31:56je vous donne la parole
31:56tout de suite
31:56mais il y a Isabelle
31:57qui voudrait poser une question.
31:58On vous écoute, Isabelle.
31:59En fait, non.
32:02Ce n'était pas vraiment
32:03une question.
32:04Je voulais juste insister
32:05à la suite de M. Zian
32:07sur le fait
32:08que la baignade
32:09en nous vive,
32:10c'est une baignade
32:10qui est ouverte à tous
32:11et qu'effectivement,
32:13la question de l'accessibilité
32:14aux piscines vétustes
32:16ou déléguées
32:17aux services publics
32:18avec des coûts d'accès
32:19pour les clubs sportifs
32:21et les écoles,
32:22ça pose problème.
32:23Voilà, je ne dis que ça,
32:24c'est vraiment une question
32:25d'accessibilité territoriale
32:27partagée un peu partout.
32:28Alors, en revanche,
32:29vous aviez préparé
32:30une question pour nous
32:31à l'avance.
32:31C'est peut-être ça
32:32que vous pouvez poser,
32:33s'il vous plaît.
32:33Ah ben voilà.
32:34Alors, ma question,
32:36c'est effectivement,
32:38bon, sachant que
32:40l'apprentissage
32:41de la baignade
32:43et les besoins de baignade
32:45sont importants,
32:47est-il envisageable
32:49de modifier la réglementation
32:51liée aux autorisations
32:52de baignade ?
32:52Actuellement,
32:53la métropole se retrouve
32:54face à une situation
32:56où elle autorise
32:57aux risques et périls
32:58mais s'il y a
32:59une fréquentation
33:00qui se pérennise
33:01et qui est importante,
33:03ce cas actuellement,
33:06elle devra certainement
33:07passer vers
33:09des équipements
33:09très lourds
33:10et qui ne sont pas
33:11forcément proportionnés
33:13à la réalité
33:14du danger ou autre.
33:16Et on a comme exemple
33:17ce qui se passe
33:18en Suisse,
33:19à Zurich
33:19ou en Allemagne
33:20où, sauf là,
33:22c'est dangereux,
33:23on peut se baigner.
33:24– Oui, Martine Berthet,
33:25vous avez vu ces exemples
33:26en Suisse
33:27de gens qui,
33:28pour rentrer chez eux
33:29au travail,
33:30mettent leurs vêtements
33:31dans un baluchon
33:32hermétique
33:32et prennent ensuite
33:33le cours d'eau
33:34pour faire une demi-heure
33:35de baignade
33:35pour rentrer au point B.
33:37Il y a cette question,
33:37vous voyez,
33:38de la responsabilité individuelle,
33:39de la responsabilité collective,
33:40de la collectivité.
33:41La France a peut-être peur
33:42de laisser autant
33:43de baignabilité que cela.
33:44Vous voyez l'enjeu ou pas ?
33:45– Bien sûr,
33:46parce qu'il y a à la fois
33:47l'enjeu sanitaire
33:48et l'enjeu de sécurité.
33:49– Bien sûr.
33:50– Et l'on sait bien…
33:51– Les élus locaux
33:51qui ont très peur.
33:52– Voilà.
33:53S'il y a un problème,
33:54qui va être responsable ?
33:55Ça va être l'élu local,
33:56le maire,
33:57le président de l'intercommunalité.
33:59– Alors,
33:59qu'est-ce que vous en pensez ?
34:00Est-ce qu'il faut aller plus loin ?
34:02Laissez plus de baignabilité,
34:03plus de liberté individuelle,
34:05de responsabilité personnelle ?
34:06– Je suis un peu mitigée
34:09sur l'aspect
34:10de laisser plus de liberté
34:12parce qu'effectivement,
34:14il faudrait vraiment
34:15changer toute la législation
34:17et que les élus
34:19ne soient plus responsables
34:20sur ces sujets-là.
34:22L'aspect sanitaire
34:23est tout de même important
34:24avec des possibilités,
34:26peut-être,
34:27de contagiosité, etc.
34:29Donc,
34:29il y a quand même des risques
34:30qu'il ne faut pas prendre.
34:32– Oui,
34:32je suis d'accord,
34:33c'est qu'à un moment,
34:34il faut mesurer ce risque
34:35et ensuite,
34:35la chaîne de responsabilité.
34:36Si demain,
34:37on se retrouve à autoriser,
34:38comme cette expression utilisée,
34:40aux risques et périls
34:41de l'utilisateur
34:42ou de l'usager,
34:44s'il y a un problème,
34:45une infection,
34:46des problématiques de santé,
34:47une maladie qui se déclare,
34:48on aura forcément
34:49une conséquence
34:50qui va mener
34:51à la recherche
34:52de responsabilités.
34:53– Eh bien,
34:54merci,
34:54merci Isabelle.
34:55Après avoir entendu
34:56ces témoignages
34:57et tous ces questionnements
34:58sur l'ampleur véritable
35:00de l'héritage
35:01des Jeux olympiques
35:01et paralympiques,
35:02vous allez entendre
35:04maintenant des témoignages
35:05plus positifs.
35:06Bonjour Romain,
35:07vous avez 38 ans,
35:08vous êtes président bénévole
35:10du club de ping-pong
35:11de tennis de table,
35:12comme on dit
35:13à Marc-en-Barreuil
35:13dans le Nord.
35:15Votre club a profité
35:16à plein de l'effet
35:17Lebrun du nom
35:18d'Alexis,
35:19Félix,
35:20Lebrun,
35:21deux frères
35:21venus de Montpellier
35:22qui ont fait rêver
35:22de nombreux Français
35:23l'été dernier.
35:24Avant d'en parler ensemble,
35:26on va voir quelques images
35:27que vous avez tournées pour nous.
35:28Bonjour et bienvenue
35:29au club de tennis de table
35:30de Marc-en-Barreuil,
35:32commune située
35:32dans le nord de la France
35:33dans la métropole lilloise.
35:35Vous pouvez assister
35:36derrière moi
35:36à un entraînement
35:37comme quasiment
35:38tous les soirs.
35:39Le club de tennis de table
35:41de Marc-en-Barreuil,
35:41c'est un club fondé
35:42dans les années 70
35:43il y a 50 ans
35:44qui comptait à peine
35:46100 adhérents
35:47il y a 5 ans
35:48au sorti de Covid
35:49et qui compte aujourd'hui
35:50270 adhérents
35:52de 5 à 85 ans.
35:54Puisqu'on sait accueillir
35:55les jeunes
35:56et les moins jeunes
35:57dans le développement
35:59et la pratique.
36:00C'est magnifique ce sport.
36:01Alors Romain,
36:02comment se porte votre club ?
36:04On a commencé
36:04à entendre
36:05un bout de la réponse.
36:06Il y a eu un effet
36:07JO incontestable,
36:08vous le dites vous aujourd'hui.
36:11Oui tout à fait.
36:12Il y a eu un effet
36:14le brun
36:15en 2022-2023
36:18puisque si on regarde
36:19ne serait-ce qu'à notre échelle,
36:21on est passé
36:21de 100 adhérents
36:22entre 2017
36:23et 2021
36:25à 170 adhérents
36:28en 2023-2024
36:29et sur la période
36:312024-2025
36:32270 adhérents.
36:33Donc une augmentation
36:35exponentielle
36:37de notre nombre
36:38d'adhérents
36:39avec un véritable effet
36:41le brun
36:41et un effet JO
36:43qui ne se dément pas
36:44puisqu'on a déjà
36:45réouvert les inscriptions
36:46et c'est tous les jours
36:48des mails,
36:49des appels
36:50des gens
36:51qui viennent
36:51pousser la porte
36:53pour s'inscrire
36:54et on le voit
36:55que ce soit
36:56des très jeunes,
36:57des moins jeunes
36:57ou des seniors
36:59puisque notre plus âgé
37:01est allé en aujourd'hui
37:0287 ans.
37:04Donc on peut le dire
37:04que vous êtes un président
37:05de club heureux
37:06aujourd'hui.
37:08Oui, très très heureux.
37:10Je discutais avec le président
37:11de la Fédération française
37:12de tennis de table,
37:13Gilles Herbe,
37:14la semaine dernière
37:15qui nous disait
37:15que la Fédération française
37:17de tennis de table
37:18était la fédération sportive
37:20qui avait eu
37:20la plus forte hausse
37:22entre l'année précédente
37:23et cette année
37:24avec plus de 23%
37:25de licenciés
37:27alors avec un véritable
37:28enjeu d'accueil
37:28au niveau des infrastructures,
37:31au niveau des adhérents,
37:33au niveau des bénévoles,
37:34au niveau des entraîneurs
37:35mais on a un véritable dynamisme
37:38et puis il n'y a pas
37:38que l'effet Lebrun.
37:40Alors certes,
37:41on les voit partout,
37:42on les voit dans la presse,
37:42on les voit dans les médias
37:43mais il n'y a pas que.
37:45On a aujourd'hui
37:468 Français dans le top 100
37:47donc on va se rapprocher
37:49presque de ce qu'on peut voir
37:50au niveau du tennis.
37:52Est-ce que vous avez pu suivre
37:53en matière d'équipement ?
37:55L'endroit où vous accueillez
37:56tous ces adhérents ?
37:58Oui.
37:59Alors,
38:00on n'a pas eu de gymnase dédié,
38:01c'est un grand chantier.
38:03Marc en parle,
38:04c'est quand même une commune
38:04de 40 000 habitants
38:05et aujourd'hui,
38:06on n'a pas de gymnase dédié
38:07à la pratique du tennis de table
38:09mais la mairie s'est engagée
38:12à changer cela
38:13à l'horizon 2 à 3 ans.
38:17Par contre,
38:17effectivement,
38:18on a eu une dotation
38:18plus importante cette année
38:20par rapport aux autres années
38:20avec la prise en charge
38:22de 4 tables de tennis de table
38:24ce qui nous a fait
38:25un grand bien
38:26que ce soit dans l'accueil
38:27ou financièrement.
38:28Oui,
38:29vous êtes très dépendant
38:30des subventions,
38:31des collectivités locales.
38:32Vous le disiez,
38:32la mairie a joué le jeu,
38:34le département,
38:34la région.
38:35En revanche,
38:35vous ne les avez pas vus du tout
38:36vous accompagner
38:37depuis un an ?
38:40Si,
38:41je ne cracherai pas dans la souple.
38:45Aujourd'hui,
38:45si on regarde un compte de résultat
38:47d'un club qui fait à peu près
38:49300 adhérents,
38:50c'est 50 000 euros de budget,
38:5135 000 euros issus des cotisations
38:53et 15 000 euros issus des subventions.
38:56Et à la fin de l'année,
38:58on arrive à un jeu à somme nulle
38:59quand on paye notre entraîneur,
39:01le matériel,
39:02les cotisations,
39:03les redevances auprès du comité
39:04ou de la Ligue.
39:06Aujourd'hui,
39:06on est très dépendant
39:07des subventions.
39:09On en reparlera un petit peu
39:10tout à l'heure.
39:11Mais la région
39:12nous a quand même accompagnés
39:14comme elle peut le faire
39:15depuis quelques années.
39:17Et également,
39:18il y a plein de dispositifs,
39:21l'Agence nationale du sport
39:22et autres,
39:22qu'on pourra aborder.
39:24Mais qui nous ont accompagnés,
39:25ça n'a pas eu une pause significative,
39:27mais on a quand même eu
39:28un accompagnement
39:28au niveau du club.
39:30Et vous le disiez,
39:31il y a un enjeu important,
39:32c'est le concours
39:33des bénévoles
39:34dans votre association.
39:35Vous manquez de gens
39:36pour encadrer
39:37tous vos adhérents,
39:37tous les jeunes ?
39:40Oui,
39:40ça,
39:41c'est un vrai point faible.
39:43Alors,
39:44qu'on n'observe pas
39:45dans tous les sports
39:46et dans tous les clubs,
39:46bien sûr,
39:47là aussi,
39:48c'est très hétérogène.
39:49Notre club a grandi très vite.
39:51On est passé de 100 à 300,
39:52donc quasiment triplé
39:54en termes de nombre d'adhérents.
39:56Effectivement,
39:57les bénévoles
39:58n'ont pas triplé.
40:00Et avec un ou deux bénévoles,
40:02je pense que c'est très compliqué
40:03d'accompagner
40:04et d'absorber
40:05le flux de jeunes
40:07et de moins jeunes
40:07à notre échelle,
40:09en tout cas.
40:09Madame Berthet,
40:10ça fait du bien
40:10de voir ce témoignage.
40:12Ah oui,
40:12tout à fait.
40:13Mais dans mon département,
40:15pourtant loin de Paris,
40:16en Savoie,
40:17il y a eu aussi
40:17un engouement
40:18pour le tennis de table
40:21et d'autres sports.
40:22mais la limite,
40:23c'est effectivement
40:24l'accueil
40:25que les clubs peuvent faire
40:27et certains enfants
40:28n'ont pas pu être accueillis
40:30dans certains sports.
40:31Michel Savin,
40:32on est dans l'exemple typique
40:32d'une association
40:33qui a bénéficié
40:34à plein de l'effet JO,
40:35avec en plus,
40:36on le disait,
40:36les Frères Lebrun,
40:37des figures comme ça
40:38dans lesquelles les jeunes
40:39peuvent se reconnaître directement.
40:41On sait si ça s'est passé
40:41comme ça dans beaucoup
40:42de départements en France,
40:43comme disait Madame Berthet ?
40:45Alors,
40:46je sais qu'au niveau
40:47de certaines fédérations,
40:48alors le tennis de table,
40:49c'est plus 23.
40:50Le basket,
40:52je crois que c'est plus de 10%,
40:53mais ce n'est pas égalitaire
40:54sur tout l'ensemble du territoire.
40:56J'ai participé
40:57à quelques assemblées générales,
40:59c'est la fin de saison.
41:00C'est bien d'aller aussi
41:01sur le terrain
41:02pour voir un petit peu
41:02entre le discours
41:04qu'on entend à Paris
41:05au moment des auditions
41:06et puis la réalité des clubs.
41:08J'ai fait quelques clubs
41:09ce week-end,
41:09j'ai fait deux assemblées générales.
41:10Il n'y a pas eu
41:11une augmentation
41:11très importante
41:13du nombre de licenciés,
41:14c'est le basket
41:14et le football.
41:16Moi, la question
41:16que j'aurais voulu poser
41:17au président,
41:18si je peux me permettre
41:19une question,
41:19est-ce que ces nouveaux inscrits,
41:23est-ce que c'est des jeunes
41:24qui viennent pratiquer
41:26pour la première fois
41:27un sport,
41:27donc le télis de table,
41:28ou est-ce que c'est des enfants
41:29qui étaient licenciés
41:31dans un autre sport
41:32et qui,
41:33du fait de la médiatisation
41:34de télis de table,
41:36ont changé de sport ?
41:36Parce que l'enjeu,
41:37c'est qu'il y ait plus
41:38de sportifs.
41:40Est-ce que c'est un transfert
41:41ou est-ce que c'est des nouveaux ?
41:42Réponse en direct.
41:43Alors, je dirais qu'il y a
41:46quatre nouveaux publics.
41:49Il y a les jeunes
41:50qui ont découvert
41:51les frères Lebrun
41:53et à force de les voir
41:55à la télé,
41:56se sont dit
41:56j'ai envie moi-même
41:57de jouer au tennis de table.
41:58On a également
42:00des moins jeunes,
42:04on va dire ma tranche d'âge,
42:05qui ont pratiqué
42:07le tennis de table
42:07le plus jeune
42:08et puis qui ont redécouvert
42:09le tennis de table
42:10avec les Jeux olympiques
42:12et qui reviennent
42:13soit en accompagnement
42:15de leurs enfants,
42:15soit seuls.
42:17On a également
42:18les seniors.
42:20On a beaucoup de seniors
42:21parce que le tennis de table,
42:23c'est accessible.
42:24Et puis, on a également
42:25un quatrième public
42:27que sont les enfants
42:29qui n'ont pas pu trouver
42:30effectivement de place
42:31dans d'autres sports
42:33et qui sont venus
42:35nous rejoindre.
42:36On retient aussi
42:37dans le témoignage de Romain
42:38la dépendance
42:39aux collectivités locales
42:41à leur subvention.
42:42Ça, là-dessus,
42:42qu'est-ce qu'on peut dire
42:43aujourd'hui ?
42:44Ça, je voulais intervenir
42:45là-dessus.
42:45Effectivement,
42:46on se retrouve
42:47dans un cas de figure
42:48où le rôle des communes
42:49en particulier
42:50va être vital
42:50pour permettre justement
42:52à ces activités sportives
42:53de pouvoir perdurer
42:55et se pérenniser.
42:56On en parlait tout à l'heure.
42:57Elles sont aussi pressurisées.
42:58Elles sont également pressurisées.
42:59Moi, il y a un point
43:00qu'on a abordé,
43:01le sénateur Savin l'évoquait
43:02au moment du budget
43:03du PLF 2025
43:04sur le budget sport.
43:06Le sport,
43:07c'est le petit budget
43:08de France.
43:08C'est à peu près
43:09un milliard d'euros.
43:10Effectivement,
43:10on nous avait évoqué
43:11à l'époque
43:12une baisse
43:12de 180 millions d'euros.
43:13On s'était battu
43:14finalement 100 millions d'euros.
43:15Mais ça a un rôle
43:16tellement important
43:17en termes
43:18de construction
43:19de liens sociaux.
43:20Je le vois,
43:20là, vous parlez
43:20de ce club
43:22de télise de table.
43:23Quand on voit
43:24toutes les générations
43:25qui sont rassemblées
43:25au sein d'un même établissement,
43:27d'une même institution,
43:28ce rôle-là
43:28est éminemment essentiel
43:30pour la vie
43:30de nos territoires.
43:31Et les communes
43:32sont essentielles
43:32justement pour maintenir
43:33ce lien.
43:34Allez, on va écouter
43:34la question Romain.
43:36C'est la question
43:36que vous aviez préparée
43:37pour nos sénateurs,
43:38s'il vous plaît.
43:40Oui, bien sûr.
43:40Il existe plein de subventions.
43:42On ne va pas les lister.
43:43Mais aujourd'hui,
43:44l'enjeu majeur
43:45pour une association,
43:47c'est effectivement
43:47l'accessibilité
43:48à ces subventions.
43:49Et donc,
43:49ma question est assez simple.
43:50C'est comment rendre
43:51ces subventions plus lisibles
43:53et plus pérennes.
43:55Quand on a une entreprise,
43:56pour faire des investissements,
43:57on a besoin de visibilité,
43:59de pérennité
44:00dans les flous de trésorerie.
44:02Et aujourd'hui,
44:03chaque année,
44:04on doit repartir au combat,
44:05remonter des dossiers,
44:06espérer avoir des subventions.
44:09Et derrière,
44:10on doit maintenir un club,
44:12maintenir un entraîneur.
44:14Donc, voilà.
44:15C'est toute cette question-là
44:17de la pérennité,
44:18de la lisibilité
44:19et d'accessibilité
44:19des subventions.
44:21Michel Savard,
44:21est-ce que ce n'est pas
44:21le rôle de l'Agence nationale
44:22du sport,
44:23normalement, ça ?
44:24C'est le rôle de l'État.
44:26C'est le rôle de l'État.
44:27Et les collectivités,
44:29aujourd'hui,
44:29lorsqu'elles créent,
44:30elles veulent construire
44:31ou rénover
44:32un équipement sportif,
44:33peuvent solliciter l'État
44:34soit par la DETR,
44:36la DECIL,
44:36le Fonds vert,
44:37mais aussi par l'Agence nationale
44:38du sport.
44:38Et je pense qu'il y a besoin
44:39de ramener à la proximité.
44:42Aujourd'hui,
44:42j'entends,
44:43et vous avez tout à fait raison,
44:44et nous qui sommes sénateurs,
44:45nous avons un contact régulier
44:47avec des maires
44:47qui nous disent aujourd'hui
44:48la complexité,
44:50même pour les maires,
44:51de pouvoir déposer des dossiers
44:52auprès de l'Agence nationale
44:53du sport.
44:54On milite,
44:55on est plusieurs à militer
44:56pour ramener...
44:58De la simplification.
44:59La simplification,
44:59de la proximité,
45:00qu'on donne au préfet
45:01du département
45:03l'ensemble des dotations
45:04et qu'il puisse,
45:05avec ses services,
45:06avoir cette possibilité
45:08de répartir les crédits
45:09parce que c'est lui
45:10qui connaît le mieux
45:11son territoire,
45:14où sont les priorités
45:14et l'effort
45:16que font aussi
45:16les autres collectivités
45:17que sont les communes,
45:19les intercommunités
45:20et le département
45:21qui sont des partenaires
45:22essentiels aussi
45:23au financement
45:23de ces équipements.
45:24Donc, oui,
45:25il faut qu'on rationalise ça
45:27et qu'on ramène
45:27à la proximité du terrain.
45:29Eh bien, merci Romain,
45:31merci d'avoir témoigné
45:32aujourd'hui.
45:33Nous, on va quitter
45:34le terrain sportif
45:35pour rencontrer
45:36notre dernier témoin
45:37dans cette émission.
45:38Bonjour, Olivier Meyer,
45:39vous êtes le directeur
45:40de l'Agence du tourisme
45:41de Seine-Saint-Denis,
45:42le département
45:43le plus pauvre de la métropole,
45:45souvent associé
45:45à des paysages urbains,
45:47des tours, etc.
45:48Mais vous organisez
45:49des visites justement
45:50liées à l'héritage
45:51des Jeux olympiques
45:52pour valoriser
45:53l'image du 93.
45:55Avant de vous entendre,
45:57on regarde une vidéo
45:57que vous avez tournée
45:58pour nous.
45:59Bonjour,
46:00je me trouve ici
46:01dans le 19e arrondissement
46:02de Paris,
46:03de là par le canal
46:04Saint-Denis
46:04qui dessert
46:05le centre aquatique olympique
46:07de la métropole
46:07du Grand Paris
46:08et le Stade de France
46:09qui sont deux
46:10des équipements
46:11qui ont accueilli
46:11des épreuves majeures
46:12pendant les Jeux de Paris.
46:13Et qui désormais
46:14constituent des bâtiments
46:16du patrimoine
46:17de l'héritage olympique
46:18à partir de quel
46:19on renouvelle
46:20l'offre touristique
46:21dans le département.
46:22Et puis vous avez ici
46:23le canal de Lourdes
46:24qui continue jusqu'à Pantin.
46:26Il dessert le parc
46:27de la Villette
46:27où on avait
46:28la Grande Halle
46:29qui accueillait
46:29le Club France.
46:30Le parc des Nations
46:31où 15 nations olympiques
46:32avaient installé
46:33leur pavillon
46:34pendant les Jeux.
46:35Et un peu plus loin,
46:36vous avez tout un quartier
46:37extrêmement vivant,
46:39le quartier de Lourdes
46:40qui est aujourd'hui
46:41à l'image
46:41des nouveaux quartiers
46:42du Grand Paris
46:43où se renouvelle
46:43l'offre touristique.
46:45Alors expliquez-nous
46:46le concept Olivier.
46:47Vous organisez donc
46:47des visites
46:48pour attirer les touristes
46:49en Seine-Saint-Nis
46:50en revivant
46:51l'émotion des Jeux.
46:52C'est bien ça ?
46:53Oui, il s'agit de revivre
46:56l'émotion des Jeux
46:57ou en tout état de cause
46:58aller au contact direct
47:00des lieux
47:01qui ont vu
47:02les Jeux se dérouler.
47:04Autant d'ailleurs
47:05les lieux
47:06qui incarnent
47:06les épreuves olympiques,
47:08le Centre aquatique olympique
47:10comme j'en parlais
47:10dans la vidéo,
47:12le Stade de France
47:13évidemment
47:13qui a retrouvé
47:14sa dimension iconique
47:15à la faveur de ces Jeux
47:17après l'avoir acquis
47:19une première fois
47:19en 1998
47:20pour la Coupe du monde
47:21de football
47:21mais également
47:22le village des athlètes
47:24et puis beaucoup
47:24d'autres lieux
47:25qui n'ont pas nécessairement
47:26accueilli des épreuves
47:27mais qui ont été
47:28des lieux de ferveur
47:29et qui sont des éléments
47:31importants
47:31de l'héritage immatériel
47:33des Jeux.
47:34C'est-à-dire que
47:34c'est un peu une question
47:35qu'on pouvait avoir
47:36d'ailleurs légitimement
47:37est-ce que le public
47:39allait jouer le jeu
47:40allait y trouver son compte
47:41allait profiter pleinement
47:43de l'ambiance des Jeux
47:43et c'est vrai que
47:45ça s'est produit
47:46et le parc Georges Valbon
47:48par exemple
47:48a été un lieu de ferveur incroyable
47:50tout comme
47:50le parc de la Villette.
47:52Olivier, est-ce qu'on peut dire
47:53un mot du public
47:54que vous accueillez
47:55et des retours des visiteurs ?
47:59Les visiteurs sont enchantés
48:00on a différentes formes
48:02de balades
48:03qu'on leur propose
48:03ça peut être des balades
48:04à pied
48:05ça peut être des visites
48:06guidées de ces lieux
48:07Quel est votre public ?
48:08Pardon ?
48:08Quel est votre public exactement ?
48:10Notre public ?
48:11Alors ce sont beaucoup
48:12des franciliens
48:12qui ont envie de revenir
48:13et puis des visiteurs
48:14nationaux et internationaux
48:15qui profitent de leur séjour
48:16à Paris
48:17pour s'offrir une escapade
48:18sur le territoire des Jeux.
48:20Alors vous avez des individuels
48:23des groupes
48:24vous avez des visites guidées
48:27des balades urbaines
48:28des balades en vélo
48:29et même des croisières
48:30qui permettent
48:31vous savez
48:31vous avez par exemple
48:32sur l'île Saint-Denis
48:33un site qui accueille
48:34à la fois
48:35qui accueillait le village
48:37des athlètes
48:37l'éco-quartier
48:38la grande nef
48:39de l'île des Vannes
48:41et à travers une croisière
48:44d'un coup
48:45tous les lieux
48:45qui ont marqué les Jeux
48:47sont à portée de main
48:48ou à portée de regard
48:49et c'est très important.
48:50Alors qu'est-ce qu'on peut dire
48:51un an plus tard
48:52en termes de bilan ?
48:53Est-ce qu'on peut dire
48:54que l'image de la Seine-Saint-Denis
48:55a changé
48:56a évolué en bien ?
48:58Alors je suis convaincu
48:59qu'en tout cas
49:00on a semé les germes
49:01pour que cette image
49:02se transforme
49:03et tous ceux
49:04qui du coup
49:05attiraient par une curiosité
49:07liée au jeu
49:08découvrent qu'en effet
49:10les choses
49:10se sont profondément
49:11transformées
49:12ou qu'en tout cas
49:13je dirais les choses
49:14autrement
49:15parce que l'image
49:16qu'on se fait
49:17de la Seine-Saint-Denis
49:18de loin
49:19correspond rarement
49:20à ce qu'est
49:20la Seine-Saint-Denis
49:21la Seine-Saint-Denis
49:21c'est un territoire
49:22extrêmement vivant
49:23dynamique
49:23il y a des acteurs
49:24culturels incroyables
49:25et les gens ont permis
49:26de marquer la lumière.
49:28On avait vu des reportages
49:29notamment dans les médias
49:29anglo-saxons
49:30qui parlaient de
49:30no-go-zone
49:31rappelez-vous
49:32est-ce qu'on a réussi
49:33à faire mentir
49:34ces reportages
49:35où on disait
49:35il y a des endroits
49:36il ne fallait pas aller
49:36c'était des coupes-gorges
49:37on a réussi
49:38à faire mentir
49:39ces reportages-là
49:40on peut le dire
49:40La Seine-Saint-Denis
49:41fait mentir
49:42ce type de reportage
49:43moi je suis assez satisfait
49:44du fait qu'il y a eu
49:45au contraire
49:46d'autres reportages
49:47qui en amont
49:47des Jeux
49:48sont venus valoriser
49:49l'ambition qu'avait
49:50la Seine-Saint-Denis
49:50pour son image
49:51au national
49:53et à l'international
49:54et moi je crois
49:54que ce pari est gagné
49:55ou en tout cas
49:56on a rassemblé
49:57les éléments
49:57pour le gagner
49:58mais voilà
49:59l'énergie elle existe
50:00dans ce territoire
50:00peut-être précisément
50:01parce qu'il est souvent
50:02stigmatisé
50:03il y a une forme
50:04de résilience
50:07des nouveaux quartiers
50:08des lieux de convivialité
50:09et une singularité
50:10la Seine-Saint-Denis
50:11reste un territoire singulier
50:12avec des tiers-lieux
50:14dans les anciennes
50:15emprises industrielles
50:16Est-ce que vous avez réussi
50:17à attirer
50:18des touristes internationaux ?
50:19Est-ce que des Américains
50:20viennent visiter
50:20la Seine-Saint-Denis ?
50:22Oui de plus en plus
50:23vous allez aujourd'hui
50:24au métro
50:24Mérite-Saint-Ouen
50:26vous êtes stupéfait
50:27par le nombre de gens
50:27qui parlent anglais
50:28parce qu'ils viennent
50:29à la fois découvrir les Jeux
50:31mais aussi découvrir
50:31ces nouveaux quartiers
50:32c'est très important
50:33Alors on va faire agir
50:35en plateau
50:35Adelziane
50:36la publicité a déjà été faite
50:37pour votre département
50:38Merci Olivier
50:39Vous avez parlé
50:40de la mairie de Saint-Ouen
50:40où il y a beaucoup d'Américains
50:42Non mais plus sérieusement
50:43est-ce qu'on pouvait
50:45vraiment attendre
50:46un avant-après
50:47est-ce qu'on y est
50:47un an plus tard ?
50:48Un an plus tard
50:49c'est tout le défi
50:50qui vient d'être évoqué
50:51évidemment que la Seine-Saint-Denis
50:53vous l'avez dit
50:53dans votre introduction
50:54département le plus pauvre
50:55de France effectivement
50:56mais le plus jeune de France
50:57le plus dynamique culturellement
50:59et le département
50:59qui recueille le plus
51:01d'investissement
51:01des entreprises
51:02et qui cotise le plus
51:03en termes
51:04donc il y a une vraie volonté
51:06un département très jeune
51:07et effectivement
51:07l'enjeu des Jeux Olympiques
51:08c'est ce qu'on a réussi à faire
51:09de 2018 à 2024
51:11en 6 ans
51:12on a pu faire
51:12ce qu'on aurait dû faire
51:13en 30-35 ans
51:14Donc il y a bien un avant-après
51:15grâce aux JO
51:16Il y a un avant-après
51:17qu'il faut entretenir
51:18Vous parlez de nos gozones
51:19effectivement
51:19les journaux étrangers
51:20aiment bien aussi
51:21faire un peu de
51:22sensationnalisme
51:23Il n'y a que des gozones
51:24on peut aller sur le territoire
51:25c'est un territoire
51:26qui est riche de son histoire
51:27de ses friches industrielles
51:28qui sont en reconversion
51:29de son patrimoine
51:30de son patrimoine
51:31dans le passé
51:32vous avez parlé du parc
51:33et oui
51:34on parlait de touristes étrangers
51:36moi je le disais régulièrement
51:37j'étais vice-président
51:38à l'aménagement
51:38du territoire de pleine commune
51:40et maire adjoint
51:40à l'aménagement à Saint-Ouen
51:41Premier point
51:43qu'il faut avoir à l'esprit
51:43de Roissy
51:44aujourd'hui
51:45on a 80 millions de personnes
51:46elles viennent à Paris
51:47et elles passent
51:47par le territoire
51:48de pleine commune
51:49donc tout l'enjeu pour nous
51:50ça a été le développement
51:50des nuités touristiques
51:51donc le développement
51:52de l'hôtellerie
51:52parce que ça permet aussi
51:54d'enrichir l'offre
51:55de développement
51:56autour du territoire
51:57et d'aller chercher
51:58et de créer
51:58de nouveaux emplois
51:59qui sont vraiment localisés
52:00Madame Berthet
52:01c'est un enjeu aussi
52:01pour l'EGO de 2030
52:03qu'on ne s'arrête pas
52:04à un territoire identifié
52:06que ce soit bien
52:06les quatre départements
52:07qui organisent l'EGO
52:09les deux régions
52:10qui puissent aussi bénéficier
52:11d'une revalorisation
52:13de leur image
52:13bien sûr
52:14pas seulement
52:15Nice et sa patinoire
52:16oui oui c'est ça
52:18l'ensemble des élus
52:19l'ensemble des départements
52:20concernés par ces Jeux
52:21de 2030
52:22misent vraiment
52:24sur le fait
52:24de donner
52:25un nouveau boost
52:26touristique
52:27peut-être de faire
52:28découvrir certains
52:29bon en Savoie
52:30et en Haute-Savoie
52:31les stations sont connues
52:32Nice un peu plus
52:33mais je pense
52:34sans trop m'avancer
52:36que les Hautes-Alpes
52:37misent beaucoup
52:38pour avoir
52:39une meilleure connaissance
52:40de leurs stations
52:41infrastructures
52:42je pense que c'est
52:43absolument essentiel
52:45encore plus de 30 ans
52:47après les Jeux de 92
52:48des personnes
52:48viennent visiter
52:49le site olympique
52:51d'Alberville
52:52le mât
52:53la patinoire
52:53la vasque
52:54de la flamme
52:55donc on peut capitaliser
52:56même sur 30 ans
52:58vous le dites
52:58à la Seine-Saint-Denis
52:59sur un héritage
53:00des JO de 30 ans
53:02Michel Savin
53:02une réaction à ce témoignage ?
53:05moi j'ai une réaction
53:06un peu contrastée
53:07parce qu'aussi
53:10je suis dans un département
53:11qui a étudié
53:11les Jeux olympiques
53:12en 1968
53:13à Grenoble
53:14hier
53:14où là par contre
53:15l'héritage
53:16n'a pas été entretenu
53:18et aujourd'hui
53:19malheureusement
53:20qu'est-ce qui reste
53:21des Jeux olympiques
53:22de 1968
53:22c'est un anneau de vitesse
53:25qui est abandonné
53:26un paille des sports
53:28qui ne fonctionne pas
53:28un tremplin olympique
53:30à Saint-Isier
53:30qui est en très mauvais état
53:32donc c'est vrai
53:33et comme tu l'as rappelé
53:34les JO
53:35Jeux olympiques
53:36sont un accélérateur
53:37pour un territoire
53:38et ce que vient de dire
53:39Martine
53:40je le partage
53:41et je vais même l'élargir
53:42parce que nous
53:43ce qu'on espère
53:44pour 2030
53:45c'est que les Jeux olympiques
53:46de 2030
53:46soient un accélérateur
53:47pour l'ensemble
53:48des Alpes françaises
53:49bien sûr
53:50pour les quatre départements
53:51qui vont accueillir
53:52des épreuves
53:53moi je fais partie
53:54d'un département
53:54de l'Isère
53:55qui a des stations de ski
53:56et autres
53:56Il n'accueillera pas
53:57en tant que telle
53:58une épreuve sportive
53:59Il n'y a pas d'épreuve
54:00on espère qu'on aura
54:01des sites d'entraînement
54:02et autres
54:03parce que ça doit profiter
54:04à l'ensemble
54:05des Alpes françaises
54:06ça doit être un accélérateur
54:08en termes économiques
54:09en termes de logements
54:10en termes de transport
54:10on doit avoir cette réflexion
54:12sur la globalité
54:13de ce territoire
54:14Allez-y
54:14Pour rebondir
54:15sur ce que disait
54:16le sénateur Savin
54:16en hémicycle
54:17et en commission
54:17on a eu beaucoup
54:18ce débat
54:18sur quels enseignements
54:19de ces Jeux Olympiques
54:20et Paralympiques
54:21faits en France
54:21On avait eu les exemples
54:23de ce qui s'était passé
54:23au Brésil, Sydney, Athènes
54:25etc.
54:26L'objectif de ces JO
54:27c'était d'avoir
54:27des équipements pérennes
54:28utilisés par les populations
54:30Vous avez parlé
54:31monsieur de la nef
54:31de l'île des Vannes
54:32On l'a inauguré
54:33ce week-end
54:33avec le maire de Saint-Ouen
54:34et le président du département
54:35Le village olympique
54:36a été construit
54:37sur une friche industrielle
54:38Demain
54:39les premiers habitants
54:40vont arriver
54:40pour y habiter
54:41à la place des athlètes
54:42à partir de novembre
54:43C'est le centre aquatique
54:44qui est justement
54:45un outil
54:46qui va servir
54:46à tous les habitants
54:47Donc je parle
54:48de ces aspects-là
54:49C'est un vrai enseignement
54:49qui a été mis en avant
54:51par le comité international olympique
54:52en disant
54:52ces Jeux Olympiques
54:53ont changé
54:54la manière de préparer
54:55les JO
54:55Donc je pense
54:56que cet héritage-là
54:57il faut l'avoir
54:57On arrive à la fin
54:58de cette émission
54:58Peut-être un mot de conclusion
54:59à Martine Bertha
55:00Il faut vraiment avoir
55:01cette vision avant
55:03C'est pour cela
55:04qu'il y a ce permis
55:05à double état
55:05qui est possible
55:06d'ores et déjà
55:07je ne veux pas non plus
55:08parler pour Nice
55:09mais il est déjà prévu
55:10un permis à double état
55:11pour la patinoire
55:12pour sa reconversion
55:13et sur d'autres sites
55:14Parce que c'est un des lieux
55:16qui vont coûter
55:17le plus cher à construire
55:18C'est ça
55:18Exactement
55:19et il faut prévoir
55:20l'anneau olympique
55:21à Albertville
55:21avait été transformé
55:22en piste d'athlétisme
55:23et en stade par exemple
55:24Mais il y a aussi
55:25le village olympique
55:27et ça c'est important
55:28quand on voit
55:28la reconstruction
55:29en logement
55:30la transformation
55:31en logement
55:31qu'il y a eu
55:33très rapidement
55:34c'est presque fini
55:35un an après
55:35C'est vraiment formidable
55:37Le mot de la fin
55:37pour vous Michel
55:38ça a 26 milliards
55:38ça les valait
55:39Écoutez moi
55:40le mot de la fin
55:41c'est qu'il ne faudrait pas
55:42qu'on reproduise
55:43l'erreur qu'on a fait
55:43pour Paris 2024
55:44où on a manqué
55:45l'héritage sur le sport
55:46pour tous
55:47à l'ensemble du territoire
55:47C'est bien
55:48le territoire parisien
55:50de la Saint-Saëns-Lie
55:51en profiter
55:51et tant mieux
55:52parce que c'était
55:53attendu ou tout
55:54mais l'héritage
55:55aurait dû être préparé
55:56bien en amont
55:57des Jeux olympiques
55:58et j'espère que pour 2030
55:59il y aura ce travail
56:00pour que ça profite
56:01à l'ensemble du territoire
56:02et que notamment
56:03pour le sport pour tous
56:05inciter les jeunes
56:06à pratiquer une activité
56:07physique et sportive
56:08Et voilà
56:08c'est aussi pour ça
56:09qu'on fait cette émission
56:09vous avez très bien compris
56:11c'est de tirer le bilan
56:12et de faire mieux
56:13la prochaine fois
56:13Merci à vous
56:15d'avoir participé
56:16à cette émission
56:16ici en plateau
56:17Merci à nos 5 citoyens
56:19qui ont témoigné
56:20lors de cette nouvelle émission
56:22Dialogue citoyen
56:23Notre émission
56:24qui est à retrouver
56:24en replay
56:25sur publicsenap.fr
56:27et c'est une nouveauté
56:28vous pouvez également
56:29l'écouter en podcast
56:31sur toutes les plateformes
56:33A très vite
56:33pour un nouveau numéro
56:34Dialogue citoyen
56:35L'émission est très intéressante
56:37Vraiment tous ces témoignages
56:40donnaient une bonne lecture
56:42rapide
56:43de la question
56:45de l'héritage des JO
56:46J'ai trouvé le débat intéressant
56:48notamment parce que
56:49on a croisé des regards
56:51et c'est toujours enrichissant
56:52La sénatiste
56:53et les deux sénateurs
56:54présents en plateau
56:55ont très bien accueilli
56:56ont été très bienveillants
56:57et ont répondu
56:58de manière positive
56:59à l'ensemble
57:01de nos demandes
57:02L'héritage c'est ça aussi
57:03c'est que les médias
57:04doivent continuer
57:06à parler
57:06des Jeux Olympiques
57:08et Paralympiques
57:09parler du parasport
57:11donc c'est très important
57:12ce que vous faites
57:13et c'est très bienveillant
57:15et c'est très bienveillant
57:17et c'est très bienveillant
57:17et c'est très bienveillant
57:18et c'est très bienveillant
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