00:00— Éric Lombard, demain, le ministre, le patron de Bercy, et Jean-Noël Barraud, qui rentre des États-Unis, le ministre des Affaires étrangères et de l'Europe, vont réunir les filières économiques.
00:10— Oui, à la demande des filières, d'ailleurs. — Oui, exactement. Qu'est-ce qu'ils peuvent dire ? Ça va être le bureau des pleurs ? Ils vont rassurer les chefs d'entreprise ?
00:18— Le risque, c'est que ce soit le bureau des pleurs, c'est vrai. C'est que vous avez un certain nombre de chefs d'entreprise qui vont dire, effectivement,
00:23comme ils vont tenir le discours qu'on vient de nous tenir là, c'est qu'ils vont perdre tant de pourcents en chiffre d'affaires, tant de pourcents en profit,
00:30donc des risques d'emploi, donc des menaces de mouvements sociaux, une rentrée difficile, etc., etc. Donc il va falloir, derrière tout ça, avoir un programme d'aide et de subvention.
00:42C'est ça qu'on va demander. Et moi, je ne vois pas comment... Il va falloir faire la tête d'Éric Lombard, qui, en général, est assez stoïque, quand même,
00:51face à une demande d'aide du monde de l'entreprise. Parce que le patronat, il a déjà demandé quelque chose.
00:59Or, il lui faut quoi ? Il lui faut un entraînement. Il faut des financements privés, d'ailleurs, pour pouvoir conquérir des nouveaux marchés.
01:07Il faut partir à la conquête du reste du monde. Franchement, on s'en fout de l'Amérique. Après tout, ils restent dans leur protectionnisme.
01:14Mais il faut conquérir des nouveaux marchés. Le marché de l'avenir, c'est la Chine, c'est l'Inde, c'est l'Indonésie.
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