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  • il y a 6 mois
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Aujourd'hui, dans « Les 4V », Cyril Adriaens revient sur les questions qui font l’actualité avec Marie Barsacq, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative.

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Transcription
00:00Et oui Adrien, vous avez vu, on avait fait les choses bien. Bonjour à tous. Bonjour Marie Barsac.
00:05Bonjour.
00:06Merci d'être venue ce matin sur France 2. On parle dans un instant de l'héritage des Jeux Olympiques et du budget en baisse de votre ministère.
00:13Un mot d'actualité international d'abord. Donald Trump, en réaction à l'intention de la France de reconnaître l'état de Palestine par la France, a déclaré ceci hier.
00:22Les déclarations d'Emmanuel Macron importent peu, n'ont pas beaucoup de poids. On a le sentiment que la communauté internationale, G7, Europe, n'est pas prête à suivre le chef de l'État.
00:32Écoutez, je ne sais pas. Ce qui est certain, c'est que le président Macron avait annoncé qu'il allait vers cette solution de reconnaissance de la Palestine pour qu'on ait une solution vraiment avec deux États, la Palestine et Israël.
00:43Aujourd'hui, c'est vrai qu'il faut qu'il y ait d'autres pays qui se rallient à cette cause.
00:47L'Allemagne hier dit que ce n'est pas à court terme qu'on le fera.
00:50En tout cas, il y a encore quelques semaines devant nous, puisque l'Assemblée Générale de l'ONU a lieu au mois de septembre.
00:55Et donc, du coup, ça laisse encore du temps pour dialoguer, trouver une solution.
00:58Ce qui est embêtant, c'est que personne ne propose d'autres solutions.
01:00Aujourd'hui, cette solution de reconnaissance des deux États est une solution qui permet une paix durable et qui est indispensable aujourd'hui quand on voit la situation de Gaza, notamment.
01:09Les conditions de cette reconnaissance ne sont pas réunies.
01:12Cette fois, ce n'est pas un chef d'État étranger qui le dit.
01:14C'est le Parti des Républicains que dirige Bruno Retailleau.
01:17Comment convaincre le reste du monde quand on a peine à convaincre son propre gouvernement ?
01:22Écoutez, il y a des discussions au sein du gouvernement, évidemment.
01:25Vous le savez qu'il y a des pluralités de pensées dans ce gouvernement.
01:28Maintenant, le Premier ministre a dit effectivement qu'il fallait qu'il y ait de la pluralité, mais pas de divergence.
01:33C'est pas gênant, ça, pour la voix française ?
01:34Écoutez, je pense que le président de la République aura à s'entretenir avec Bruno Retailleau sur le sujet.
01:39Mais ce qui est important, c'est la voix de la France.
01:40Elle est portée par le président de la République et elle est très claire, cette voix.
01:43Il faut qu'elle continue à se faire entendre, notamment à l'étranger, pour qu'on puisse avoir, évidemment, plus de pays derrière cette position.
01:49L'actualité ce matin, ce sont aussi ces propositions avancées par votre collègue, la ministre de la Santé dans Le Monde, pour faire des économies.
01:56Catherine Vautrin propose de passer la période de carence de 3 à 7 jours pour les arrêts maladie et de faire financer la différence par les entreprises.
02:05Comment convaincre le patronat qui n'est pas très allant sur ce sujet, vous l'imaginez ?
02:09Oui, vous comprenez qu'en ce moment, on est en train de chercher des voies de passage pour pouvoir réduire cette dette, ce déficit.
02:15Donc aujourd'hui, tous les projets sont sur la table.
02:17On est en train de discuter, donc le dialogue est ouvert sur tous les sujets.
02:20Moi, sur ce sujet, ce que je peux peut-être dire, parce que c'est quand même important, c'est que le sport, et on en revient au sport, est un outil formidable de prévention.
02:28Aujourd'hui, la sédentarité coûte 140 milliards à l'État par an.
02:31C'est énorme.
02:32Et donc, dans ces 140 milliards, il y a évidemment les arrêts maladie.
02:35Dans un premier temps, les entreprises vont devoir mettre au pot.
02:37Mais les entreprises doivent aussi mener des actions pour pouvoir proposer à leurs collaborateurs de faire de l'activité physique et sportive sur le lieu de travail.
02:46Ça, c'est vraiment un enjeu majeur.
02:48Un certain nombre d'entre elles le font.
02:49Elles sont aidées.
02:49Il y a une dynamique autour de ça qui commence à frémir.
02:52Mais là, je pense qu'il va falloir aller plus loin parce qu'il y a une relation directe entre l'activité physique et sportive des collaborateurs et l'assiduité au travail et les arrêts maladie.
03:01Il y a une autre idée qui est de limiter le premier arrêt de travail prescrit par un médecin généraliste à 15 jours.
03:06Est-ce qu'on ne rentre pas là dans une ère de défiance vis-à-vis des salariés ?
03:09Écoutez, aujourd'hui, on va dialoguer avec l'ensemble des acteurs et les syndicats, évidemment, sur ces enjeux-là.
03:14Vous comprenez bien qu'on est dans une situation où il faut réduire ce déficit.
03:17C'est indispensable pour qu'on puisse retrouver de la liberté d'action en France.
03:22Donc, toutes les discussions sont ouvertes.
03:25Maintenant, on ne le fera pas sans, évidemment, les partenaires sociaux sur ces sujets.
03:29Alors, puisqu'on parle budget, madame la ministre des Sports, votre ministère n'est pas épargné.
03:33Moins 18% l'année prochaine, c'est massif.
03:36Est-ce que vous assumez ces coupes budgétaires ?
03:38Non. Alors, il y a une première mouture qui a été annoncée, c'est ces 18%.
03:42Aujourd'hui, je suis en discussion sur ce budget.
03:45Vous dites quoi ? Ce n'est pas satisfaisant ?
03:46Non. Aujourd'hui, ce n'est pas satisfaisant parce que la coupe est trop forte et la contribution du sport à l'effort collectif est proportionnellement trop forte.
03:54Le budget des sports et de la jeunesse et de la vie associative est un petit budget qui représente à peu près 2% du budget de l'État.
04:01Donc, aujourd'hui, il y a une coupe aussi forte.
04:03En revanche, ça a un impact massif sur la vie associative, la jeunesse et le sport.
04:08Vous avez entendu dans le journal des associations qui s'alarment.
04:12Oui, tout à fait. Sachant qu'en plus, vous le savez, il y a un effet ciseau avec des collectivités qui, elles aussi, décident de faire des coupes.
04:19Et souvent, elles choisissent des coupes dans la culture et le sport.
04:21Et vous espérez obtenir combien ?
04:23Écoutez, je ne vais pas vous donner de chiffres aujourd'hui. En revanche, la discussion est complètement ouverte.
04:27On a des enjeux majeurs parce que vous le savez aussi, on est au lendemain des Jeux de Paris 2024.
04:31On va en parler.
04:32Avec le président de la République, il y a eu des engagements qui ont été très forts, qui ont été poussés.
04:36Le plan équipement, 5000 équipements, le premier 2022-2024 et maintenant le deuxième 2024-2026 qui est en plein exercice,
04:45qu'il faut continuer à maintenir parce qu'il y a une envie des Français pour faire du sport.
04:50La bouture budgétaire n'est pas terminée.
04:52Donc cette année, vous le savez, sur 2025, il y a eu des nouvelles réserves qui ont été faites
04:56et des gels qui ont été faits en cours d'exercice du budget.
04:59Donc effectivement, ça a eu un impact assez limité à ce stade.
05:02Mais pour 2026, je suis pleinement mobilisée pour qu'on trouve le bon équilibre pour le budget des sports,
05:06de la jeunesse et de la vie associative.
05:08Quand on coupe les crédits du sport comme ça, ça l'asphyxie.
05:10C'est dangereux, dit hier votre prédécesseur Amélie ou Déa Castera.
05:13Vous pourriez reprendre ces mots ?
05:15En fait, ce qui est important de comprendre, c'est que le budget des sports, il est important
05:19parce que quand on investit un euro dans le sport, en fait, on fait économiser 13 euros de dépenses publiques.
05:24Et ça, c'est important parce que finalement, je vous l'illustrerai tout à l'heure avec les dépenses de santé,
05:29le sport en tant qu'outil de prévention, de sport santé, a vraiment un impact majeur
05:34sur les dépenses publiques des entreprises, mais aussi de la caisse d'assurance maladie.
05:39Le sport est utile aussi pour retrouver un emploi.
05:42On l'a vu avec Paris 2024, on en parlera peut-être des programmes en héritage,
05:45mais ce programme avec des jobs d'étignes du stade vers l'emploi
05:48qui permet à des demandeurs d'emploi de trouver un emploi sur un terrain de sport,
05:53ça, ça permet aussi de réduire finalement les allocations chômage des demandeurs d'emploi.
05:58Donc, le sport a vraiment un levier énorme de réduction de la dépense publique,
06:02c'est pour ça qu'il faut investir.
06:03Et en fait, ce qu'il faut retenir, c'est que le budget des sports, c'est un budget d'investissement.
06:06Il y a un an, jour pour jour, la cérémonie d'ouverture des JO de Paris,
06:10vous n'étiez pas encore ministre des sports, mais vous étiez dans le comité d'organisation.
06:14Qu'est-ce qu'il reste des Jeux Olympiques de Paris aujourd'hui ?
06:17Écoutez, il reste d'abord matériellement pas mal de choses.
06:20Aujourd'hui, on va avoir la chance de montrer à Chrissy Coventry, la nouvelle présidente du CIO,
06:23qui sera à Paris, les statues des femmes, par exemple,
06:27que vous vous souvenez, qui étaient apparues sur la scène pendant la cérémonie,
06:31mais également le centre aquatique olympique,
06:32qui aujourd'hui est ouvert au grand public depuis le mois de juin.
06:36Donc, ce centre aquatique qui avait accueilli des compétitions de water polo et de natation artistique.
06:40Il y a aussi 18 bassins qui ont été laissés en héritage à la Seine-Saint-Denis.
06:44Vous savez que la ville de Saint-Denis, typiquement, aujourd'hui,
06:47a dépassé la moyenne nationale en termes de nombre d'habitants par rapport au nombre de bassins,
06:51ce qui est assez phénoménal, puisque c'était l'avant-dernier département, la Seine-Saint-Denis, sur le sujet.
06:56La Cour des comptes a alerté, il y a quelques jours, quelques semaines,
06:59sur la facture globale, estimant à 6 milliards à peu près la facture publique.
07:02Est-ce qu'on avait les moyens de se payer ces JO ?
07:05En fait, le rapport de la Cour des comptes, c'est un rapport qui parle aujourd'hui intermédiaire,
07:09puisqu'il ne parle que des dépenses.
07:11Il n'intègre pas, et ce sera pour la version du mois d'octobre,
07:14la Cour des comptes produira un nouveau rapport, les recettes.
07:17Nous, on a fait une étude d'impact sur les JO de Paris 2024,
07:21et c'est 7,1 milliards d'euros en termes d'études d'impact net,
07:25de richesse nette pour la région Île-de-France.
07:28Donc, il y a vraiment aujourd'hui un retour sur investissement
07:30pour la région Île-de-France du fait de l'organisation des JO.
07:33Mais l'organisation des JO, dans la dépense annoncée par la Cour des comptes,
07:39il y a des dépenses qui n'ont quand même rien à voir avec les JO.
07:41Quand on parle de la ligne 14, cette ligne 14,
07:44elle était prévue avant même le fait que Paris 2024 soit candidat aux JO.
07:48J'étais dans le comité de candidature.
07:49Ce n'était pas un critère pour nous, pour aller chercher des voix au CIO,
07:53que d'avoir la ligne 14.
07:54On est contraints par le temps de dernière question.
07:55Le Tour de France féminin va s'élancer ce soir de Bretagne.
07:59C'est une première pour la championne olympique Pauline Ferrand-Prévaux.
08:02Est-ce qu'elle peut l'emporter ?
08:03Oui, je crois qu'elle s'est donné trois ans pour l'emporter.
08:05Mais moi, je suis certaine qu'elle peut le faire dès cette année.
08:07En tout cas, je dirais la soutenir mardi,
08:09puisque je trouve très important de soutenir le sport féminin.
08:13Je trouve que c'est formidable que Pauline Ferrand-Prévaux
08:15se lance sur le Tour de France féminin.
08:17Ça va lui donner un écho médiatique forcément très important.
08:20Et on le sait, le sport féminin est une vraie locomotive
08:23pour la pratique féminine des jeunes filles.
08:25Donc, c'est une très bonne nouvelle.
08:26Et ce sera à suivre forcément sur France Télévisions.
08:29Merci beaucoup, Madame la ministre,
08:30d'être passé à nous voir ce matin dans les 4 V.
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