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  • il y a 6 mois

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00:00Europe 1 Soir Week-end, 19h-21h, Guillaume Lariche.
00:04Et en ce samedi soir, on poursuit notre discussion avec Arthur Delaporte, député PS du Calavados,
00:09autour bien sûr de cette question, à savoir cette affirmation du Président de la République
00:15qui a donc la volonté de vouloir reconnaître l'État de Palestine.
00:19Et je repropose à Raphaël Steinville de reprendre la conversation.
00:23Oui, cette reconnaissance, finalement, et vous l'avez presque déjà dit,
00:30n'est que de l'ordre du symbole en quoi, finalement, les populations civiles, les Gazaouis,
00:36verront leur sort améliorer par cette prise de décision.
00:40Non, mais moi, ce n'est pas ça qui va améliorer le sort des populations Gazaouis.
00:44Mais vous savez, la diplomatie, c'est aussi parfois un fait de symboles.
00:47Et c'est fait de symboles qui disent qu'on n'abandonne pas le peuple palestinien maintenant.
00:51Il faut aussi des actes. Il faut des actes, par exemple, nous, ce qu'on demande,
00:55c'est la dénonciation de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël.
01:00On demande l'arrêt de la vente d'armes à Israël.
01:03Et la libération des otages, non ?
01:05Vous voulez désarmer Israël face à des actes voisins qui...
01:08Là, on demande, si on parle de la population, de la protection des Palestiniens,
01:11mais on demande, évidemment, et depuis le début,
01:13en parallèle de tout ça, la libération des otages, évidemment.
01:16Et donc, voilà, moi, je n'ai aucune confiance, évidemment,
01:21dans l'organisation terroriste qu'est le Hamas.
01:23Par contre, ce que je sais aujourd'hui, c'est qu'il y a un État palestinien
01:25et que l'avenir demain, il doit aussi s'inscrire dans ce cadre-là.
01:29Et je crois que le président de la République a choisi et montré cette voie
01:33dans la continuité par ailleurs, et il faut le rappeler,
01:35de la position historique de la France, de la solution à deux États,
01:39qui étaient défendues par Jacques Chirac comme par François Mitterrand.
01:42Est-ce que cette décision n'aurait pas dû clôturer un processus de paix et non l'ouvrir ?
01:46De quel processus parlons-nous aujourd'hui ?
01:49Qui, aujourd'hui, a décidé qu'il n'y aurait que destruction et mort ?
01:53Ce n'est pas, évidemment, la communauté internationale.
01:55Donc, aujourd'hui, on est dans une situation qui est absolument bloquée
01:58par, à la fois, la décision du Hamas, mais vous le savez très bien aussi,
02:02par un gouvernement d'extrême droite israélien
02:04qui a dit publiquement, qui a assumé publiquement,
02:07vouloir anéantir les Palestiniens.
02:09Donc, on a, aujourd'hui, éradiqué le Hamas.
02:14Non, mais vous savez très bien, ce n'est pas vrai.
02:17Ce n'est pas vrai.
02:17Si vous reprenez les déclarations de certains ministres du gouvernement de Netanyahou,
02:21ils ont considéré que les Palestiniens étaient comme des animaux.
02:23Ce n'était pas le Hamas, c'était les Palestiniens, de manière générale.
02:26C'était les habitants de Gaza.
02:27Et, par ailleurs, leur politique,
02:29mais vous racontez ce que vous voulez, vous avez des preuves.
02:32Donc, si on est sur une radio un peu sérieuse,
02:33on sait très bien qu'il y a eu ces paroles de la part d'officiels israéliens,
02:36une volonté d'anéantissement de la bande de Gaza.
02:39Et que, récemment, il y a eu des propos qui ont été tenus pour dire...
02:43Je vous le confirme, nous sommes vraiment sur une radio sérieuse.
02:45Il n'y a pas de problème, monsieur Delaporte.
02:46Non, mais ce que je dis, c'est pour ça que...
02:48Après, vous pouvez avoir ce regard.
02:49Non, c'est pour la confusion entre les Palestiniens, les Gazaouis et le Hamas.
02:52Que les Palestiniens souffrent, que personne ne le remet en cause.
02:55Voilà, ce que je vous dis aujourd'hui, c'est que les populations civiles
02:58sont les premières victimes,
02:59et que ça ne devrait pas exister en droit de la guerre.
03:01Ça n'est pas possible.
03:02On ne peut pas tuer des gens inculés.
03:04Là, vous essayez d'opposer le problème sur l'échelle de la tristesse,
03:07opposer des problèmes, c'est ça ?
03:08Non, je n'oppose aucun problème.
03:10Je n'oppose aucun problème.
03:11Je dis juste qu'on a aujourd'hui des gens du Hamas
03:13qui ont massacré des Israéliens,
03:15et nous l'avons condamné.
03:17Et on a aussi, aujourd'hui, une armée
03:19qui massacre une population
03:22sous les ordres d'un gouvernement d'extrême droite
03:24qui a pour objectif d'anéantir les Palestiniens.
03:28Mais parce que le Hamas, c'est un des civils,
03:29comme bouclier humain aussi.
03:31Mais donc, dans ce cas-là, vous anéantisez les civils ?
03:33Comment ?
03:34Dans ce cas-là, vous assumez l'anéantissement des civils ?
03:36Ah non, pas du tout.
03:37Ce n'est pas du tout ce que je vous ai dit.
03:38Je vous ai dit que c'est la faute du Hamas.
03:39Et c'est ce que moi, je dénonce.
03:41Donc voilà, j'ai l'impression que je vous ai expliqué ma position.
03:43Merci beaucoup.
03:43Je vois bien que vous ne la partagez pas.
03:45Non, c'est qu'on ne sait comprendre.
03:47Je crois que c'est assez clair dans ce que nous défendons.
03:50Et pour le coup, je soutiens le président de la République.
03:53Une fois n'est pas coutume.
03:54Merci beaucoup, Arthur Deleporte, d'avoir répondu aux questions sérieuses.
03:57On l'espère quand même, de la part d'Europe.
03:59Merci à vous, député socialiste du Calvados.
04:01Très bonne soirée à vous.
04:03Sarah Salman, Raphaël Steinville.
04:05Justement, par rapport à ça, on entend dire qu'on n'est pas une radio sérieuse
04:08parce qu'on se permet d'émettre des opinions.
04:10Non, mais après, il a le droit d'avoir ses idées et ses opinions aussi.
04:13Moi, je n'ai aucun problème là-dessus.
04:14Surtout qu'il a argumenté son propos.
04:16Simplement, moi, c'est plus la question de la temporalité qui m'interroge.
04:19Emmanuel Macron avait lui-même fixé plusieurs conditions
04:22et force est de constater qu'aucune de ces conditions n'est respectée.
04:25Voilà, moi, c'est plus par rapport à ça.
04:27Et c'était des conditions qu'il avait fixées, me semble-t-il, en mai.
04:29Donc, c'était quand même pas très longtemps.
04:32C'est plus pourquoi ça intervient maintenant.
04:34Que ça intervienne après un processus de paix.
04:36Ça ne serait pas du tout la même chose que maintenant.
04:38La temporalité, c'est ce qu'on dit.
04:39Moi, c'est la temporalité qui m'interroge.
04:41C'était l'objet de ma question à ce député.
04:43Je pense qu'il y a deux choses.
04:44Il y a d'une part la question de la temporalité.
04:47Et après, pour en revenir au fait,
04:49effectivement, Arthur Delaporte a raison.
04:51Un certain nombre de ministres du gouvernement Netanyahou
04:53ont eu des propos plus que malheureux
04:55s'agissant de la population de Gaza.
05:00Ça, c'est un fait, c'est acté.
05:02Il y a des verbatimes qui l'attestent.
05:04Pour autant, là où c'est troublant,
05:07c'est qu'il prend pour argent comptant
05:08toute la communication des différents organismes
05:12qui sont des faunés du Hamas,
05:14qui sont le ministère de la Santé et tout ça,
05:16et qui racontent un récit
05:19qui instrumentalise, d'ailleurs,
05:22d'abord la souffrance du peuple palestinien,
05:25mais qui donne des chiffres
05:27sans qu'aucun journaliste ne puisse
05:29véritablement l'attester,
05:32le vérifier, le documenter sur place.
05:34Même les journalistes qui, aujourd'hui,
05:36sont dans la bande de Gaza
05:38ne peuvent travailler
05:40qu'en faisant, d'une certaine manière,
05:42allégeance à ce mouvement terroriste.
05:45Ce qui...
05:46Les oppressions, c'est vrai.
05:47Ce qui rend...
05:49Ça n'enlève pas qu'une partie de leur travail
05:51est documenté, est vrai,
05:53mais leur parole est tellement tenue,
05:55tellement contrôlée,
05:56que ce qui est donné à voir et à entendre
05:58aux médias occidentaux
06:00ne l'est que sous le contrôle du Hamas.
06:02Et ça aussi, il faut pouvoir le dire.
06:03Sous-titrage Société Radio-Canada
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