Le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, qui a suscité la colère dans le camp présidentiel en décrétant "la fin du macronisme", a affirmé ce mercredi 23 juillet "ne pas voir" ce qui crée un tollé et appelle à ce que "chacun" puisse "assumer sa propre différence politique".
00:00C'est vrai qu'il y a des gens qui voudraient que je parte. Il y a M. Tebboune, il adorerait. Il y a le Rassemblement National, il y en a d'autres aussi.
00:07Mais cette décision m'appartient à moi. Et encore une fois, la démarche que j'ai faite, que nous avons faite collectivement,
00:14avec les six autres ministres LR d'entrée au gouvernement, qui a été encore une fois une décision non pas individuelle, ça n'a pas été du débauchage, pas du tout.
00:23C'était collégial, collectif et réfléchi. Eh bien cette décision, tant que cette mission que nous nous sommes donnée de stabilisation,
00:31de décisions qui sont conformes à l'intérêt national, conformes à des convictions, eh bien tant que ces décisions iront dans ce sens-là,
00:38il n'y a pas de raison que je quitte le gouvernement. Si un jour il y avait un obstacle, pour une raison ou pour une autre, j'en tirerais bien entendu les conséquences.
00:46Moi, vous voyez, je ne suis pas attaché à un poste ou à une place. Je suis attaché à une mission. Et cette mission, elle est difficile.
00:56Ministre de l'Intérieur aujourd'hui, ministre de l'Intérieur alors qu'on a depuis des décennies, par laxisme, parfois par lâcheté,
01:06abandonner la rue à des délinquants et à des barbares, c'est difficile. Et ce que je veux dire aux Français, c'est que dans les conditions politiques actuelles,
01:15sans majorité à l'Assemblée nationale, je n'ai pas les mains libres. Évidemment que j'ai des contraintes.
01:20Mais j'essaie d'aller au bout de ce que je peux faire pour améliorer la situation. C'est mon état d'esprit.
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