Le texte adopté début juillet par le Parlement prévoit, notamment, le retour de l’acétamipride banni depuis cinq ans. Plus d’1,5 million de personnes ont signé la pétition réclamant son abrogation.
00:00En fait, les études épidémiologiques, de toute façon, elles sont nécessaires, mais elles ne sont pas suffisantes pour étayer d'un lien de causalité.
00:08Effectivement, on va créer des associations, on va identifier des associations avec les études épidémiologiques.
00:12Il y en a quand même une qui porte sur le cancer du foie et qui n'est pas de grande ampleur,
00:16mais qui montre en tout cas qu'il y a une association significative entre l'exposition à l'acétamipride et le cancer du foie.
00:23Après, il faut des études expérimentales pour démontrer le lien de causalité.
00:26Je rappelle quand même que dans les dossiers réglementaires, c'est-à-dire ceux de l'EFSA,
00:30on a quand même des données sur des aberrations chromosomiques associées à l'exposition à ce pesticide
00:36et puis des études qui portent sur la neurotoxicité avec des altérations du comportement.
00:41Des signaux qui ne permettent pas aux experts, et je ne sais pas pourquoi exactement,
00:45parce que je ne suis pas dans le cœur de l'expertise de l'EFSA,
00:49qui ne permettent pas d'aller vers une interdiction du pesticide selon eux.
00:53Et c'est pour ça qu'il est autorisé dans de nombreux pays européens
00:57et qu'il est interdit en France parce qu'il y a eu un débat au niveau français
01:04et une interdiction en 2018 qui a eu lieu.
01:06Mais en tout cas, moi, ce que je pense, c'est que c'est important que les citoyens soient informés
01:10de la multitude des signaux d'alerte qui existent sur ces pesticides,
01:15que ce soit pour l'environnement et la santé humaine.
01:17Et je rappelle une fois encore une chose importante, c'est qu'au niveau environnemental,
01:21quand on a une perturbation au niveau environnemental,
01:24ça peut à terme avoir des conséquences en termes de santé humaine.
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