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  • il y a 7 mois
Tous les samedis et dimanches, Anne Seften vous accompagne sur BFMTV avec deux heures d'information. Reportages, pédagogie et nos invités pour comprendre l'actualité, même le weekend.

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Transcription
00:00Et défilé du 14 juillet, plus feu l'artifice tiré au champ de mars, dimanche soir devant 60 000 personnes,
00:06finale du PSG en Coupe du Monde des clubs face à Chelsea, la veille, dimanche soir,
00:10la sécurité dans la capitale va être mise à rude épreuve dans les prochaines heures.
00:14Est-ce un week-end à haut risque ? Quel est le dispositif pour parer à tout débordement éventuel ?
00:19Pour en parler, j'ai le plaisir d'accueillir Laurent Nunes, le préfet de police de Paris.
00:22Bonjour Laurent Nunes.
00:23Bonjour.
00:24On va faire un point très complet ensemble sur le dispositif employé dans la capitale.
00:27Juste le temps pour nous de rappeler que le mot d'ordre affiché à la fois par votre ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau
00:32mais aussi le ministre de la Justice Gérald Darmanin, c'est la fermeté.
00:35Car l'appelons, Jules Bédo.
00:40Politique pénale ferme, c'est la volonté affichée par le parquet de Paris pour ce week-end de festivité.
00:46Nous poursuivrons toute infraction à l'encontre des forces de l'ordre, des dépositaires de l'autorité publique.
00:52Nous poursuivrons toutes les dégradations et détentions d'engins incendiaires
00:55en vue de préparer des dégradations ou des atteintes aux personnes.
00:59La préfecture de police a prévu un dispositif spécifique.
01:03Sécurité maximale dès demain soir pour la finale de la Coupe du monde des clubs
01:07entre le Paris Saint-Germain et Chelsea.
01:10Aucun rassemblement ne sera autorisé sur les Champs-Elysées.
01:14Le défilé du 14 juillet sera quant à lui contrôlé
01:17avec un filtrage renforcé sur les Champs-Elysées entre 6h et 15h.
01:21Au total, 11 500 forces de l'ordre seront mobilisées sur ces deux événements.
01:27A Marseille, elles seront plusieurs centaines.
01:30Pour la nuit du 14 juillet, un magistrat sera spécialement dépêché
01:33aux côtés des forces de sûreté intérieure pour assurer un soutien juridique
01:38et un suivi des interpellations.
01:39Les autorités craignent de possibles épisodes de violences urbaines.
01:43C'est classique en marge du 14 juillet.
01:46C'est aussi parce qu'il y aura une météo favorable et donc beaucoup de personnes dans la rue.
01:50Et puis, peut-être moins de forces de l'ordre que l'an dernier qui seront déployées
01:54parce que l'an dernier, on était en période de Jeux olympiques.
01:58L'année dernière, les forces de l'ordre ont procédé à 417 interpellations,
02:02selon le ministère de l'Intérieur.
02:05Laurent Nunes, le 14 juillet, traditionnellement,
02:07vous mobilisez des dispositifs policiers conséquents.
02:10Quelles seront donc les forces que vous allez mobiliser la soirée du 13 juillet,
02:13la soirée du 14 juillet ?
02:14Est-ce que c'est un week-end à haut risque ?
02:16Est-ce qu'à 24 heures du coup d'envoi de ces deux événements,
02:18vous dites qu'on est dans le scénario du pire ?
02:21Non, on n'est pas dans le scénario du pire, évidemment, non.
02:23On mobilise 11 500 effectifs au total sur les deux jours.
02:26Attention, sur les deux jours, j'entends dire 11 500 ici ou là sur Paris.
02:29Le soir du 13 juillet et le soir du 14, sur les deux jours.
02:32Et pour toute l'agglomération parisienne qui relève de ma zone de compétence,
02:35c'est-à-dire Paris et les trois départements de petite couronne.
02:39Non, ce n'est pas le scénario du pire.
02:41On a l'habitude de gérer les grands événements.
02:43On a l'habitude de gérer les 14 juillet.
02:46Il y a trois séquences, en fait, il y a trois temps.
02:49Il y a d'abord le 14 juillet, quand même, il faut le rappeler.
02:51Il y a un défilé qui va se tenir.
02:53Et c'est le retour sur les Champs-Elysées.
02:54Donc, c'est heureux.
02:55L'an passé, il s'était tenu à Venue Foch pour cause des Jeux Olympiques.
02:59Donc, il y a le défilé le matin qui accueille énormément de publics,
03:03avec un libre accès sur la partie haute des champs
03:06et puis de nombreux invités sur la partie basse où il y a la tribune officielle.
03:09Donc, il y a un dispositif de protection, un périmètre de protection.
03:12Toutes les personnes qui voudront se rendre au défilé seront fouillées,
03:16feront l'objet de contrôle.
03:18Le soir du 14 juillet, et c'est une autre séquence, un autre temps des festivités,
03:23il y a un concert qui se tient sur le Champs-de-Mars.
03:27Et puis surtout, il y a le spectacle pyrotechnique, le soir à 23h.
03:31On attend 60 000 personnes sur le Champs-de-Mars
03:35et sans doute beaucoup de personnes sur la place du Trocadéro,
03:38d'où le feu d'artifice est visible et il est visible dans de nombreux points parisiens.
03:42Donc, on aura beaucoup de monde sur l'espace public.
03:44Ça, c'est le temps du 14 juillet.
03:46Il y a les violences urbaines, évidemment, qui nous inquiètent.
03:49Traditionnellement, il y a toujours quelques tensions dans les quartiers
03:51avec des prises à partie des forces de l'ordre, des jets de projectiles,
03:54des jets de mortiers sur nos effectifs.
03:56Et donc, on aura un dispositif très dense partout, sur Paris
03:59et dans l'agglomération parisienne.
04:02Et puis cette année, il y a un troisième temps qui s'est invité.
04:04C'est la finale de la Coupe du Monde des clubs que dispute le Paris Saint-Germain
04:09le 13 juillet contre Chelsea à New York.
04:12Et il pourrait y avoir, en cas de victoire du PSG,
04:16ce que tout le monde souhaite évidemment,
04:18il pourrait y avoir des rassemblements festifs
04:20qui pourraient se tenir dans la capitale.
04:23Il faudra évidemment qu'on soit extrêmement vigilants.
04:26En tout cas, ils n'auront pas lieu sur les Champs-Elysées.
04:28Ils n'auront pas lieu sur les Champs-Elysées.
04:29Oui, c'est-à-dire que moi, par exemple, si je veux aller sur les Champs-Elysées
04:31après le match et célébrer la victoire avec une troupe d'amis,
04:34je ne peux absolument pas me rendre sur les Champs-Elysées.
04:36Ce sera dispersion totale par les forces de l'ordre.
04:38Les instructions sont claires et fermes, on disperse.
04:40Voilà.
04:40On ne peut pas avoir de rassemblement sur les Champs-Elysées.
04:43Le lendemain, il y a le défilé.
04:44Toutes les installations sont en place depuis plusieurs jours maintenant.
04:47Et évidemment, le 13 juillet au soir, tout sera en place.
04:50C'est-à-dire les tribunes, les barrières,
04:52et les militaires qui vont défiler,
04:56les membres des forces armées,
04:57arrivent très tôt, le dimanche matin.
04:59Donc voilà, ça n'est pas possible.
05:01Il faut que le message que je passe, il est clair, il est ferme.
05:04À partir de 19h, d'ailleurs, les commerces ferment à partir de 19h.
05:08Et on ne peut pas accéder au site en métro.
05:10Donc voilà, il ne sera pas possible de célébrer la victoire éventuelle
05:13du Paris Saint-Germain sur les Champs-Elysées.
05:15Et d'ailleurs, j'interdis toutes les fat zones dans la capitale.
05:17Il n'y a pas de fat zone dans la capitale.
05:19Aucune fat zone.
05:19Et les débits de boissons, ou les restaurants et autres,
05:26sont invités, évidemment, à ne pas utiliser l'espace public
05:29au moment de la télé-diffusion de la finale.
05:32C'est-à-dire tourner la télévision côté rue
05:34pour qu'on ait une expansion sur l'espace public.
05:36Tout ça sera interdit pour les éverbaliser, évidemment.
05:39Voilà, on réagira, comme l'ont appelé d'ailleurs,
05:42pour ce qui me concerne,
05:43comme m'a appelé à le faire le ministre de l'État,
05:48ministre de l'Intérieur,
05:48on réagira avec beaucoup, beaucoup, beaucoup de fermeté.
05:51Et j'entends avec satisfaction que du côté de la justice,
05:53la réponse pénale sera très ferme.
05:55Le fait que la finale de foot,
05:57Coupe du Monde des Clubs, se joue aux États-Unis,
05:59qu'on voit un peu moins de monde quand même
06:00sur cet événement dans les bars,
06:02qu'on soit en pleine période de vacances scolaires,
06:03est-ce que ce sont des paradigmes que vous prenez en compte,
06:06où vous avez envisagé tous les cas de figure ?
06:09C'est-à-dire que vous avez envisagé le même dispositif
06:11que pour la Ligue des Champions.
06:13On était à 5400, on en a été loin.
06:15Ce n'est pas le même dispositif par définition.
06:17D'abord, l'engouement qu'il y a eu autour de cette Coupe du Monde des Clubs
06:21est bien moindre que pour la Ligue des Champions.
06:23Il n'y a eu aucun rassemblement festif à chacune des victoires
06:27du Paris Saint-Germain,
06:28qui, on peut le dire, ont été très nombreuses sur cette Coupe du Monde.
06:31Donc, voilà.
06:32Mais nous, on se prépare à ce qu'il y ait des célébrations,
06:35ici ou là, sur l'espace public.
06:36En tout cas, ce ne sera pas sur les champs.
06:38Et de toute façon, ce ne sera pas sur les champs
06:40et dans le périmètre environnant des champs.
06:42L'interdiction des rassemblements porte sur les champs,
06:44dans le périmètre environnant et aux abords du Parc des Princes.
06:47Je voulais vous faire écouter ce que disait Laure BQO,
06:49la procureure de Paris, hier,
06:52concernant ce long week-end qui arrive.
06:55Écoutons la procureure de Paris.
06:57À l'heure actuelle, il n'y a pas d'inquiétude majeure
06:59sur le cumul de ces deux événements,
07:03l'éventuelle victoire du PSG.
07:05Et puis, évidemment, la fête nationale
07:07qui devra être préservée dans ce qu'elle devra,
07:10encore une fois, avoir de festif.
07:12Laurent Nunez, vous dites pareil que Laure BQO,
07:14aucun élément d'inquiétude majeure en termes d'ordre public ?
07:17Non, il n'y a pas.
07:18D'abord, Mme BQO, elle est alimentée par mes effectifs.
07:21Ce sont mes policiers qui donnent un certain nombre d'informations.
07:23C'est normal parce qu'on travaille avec la procureure de Paris
07:26avant les événements.
07:29On présente nos dispositifs de sécurité
07:31pour qu'elle puisse, elle, de son côté,
07:33adapter son dispositif judiciaire
07:35en prévision des nombreuses interpellations
07:37que nous ferons ou pas en fonction de l'événement.
07:40Mais elle a rappelé la fermeté.
07:41Évidemment, elle a rappelé la fermeté.
07:42Et je m'en réjouis.
07:43Et donc, nous informons,
07:45Mme la procureure de Paris,
07:46comme c'est fait d'ailleurs par les préfets de département
07:49pour les départements de Petite-Courne,
07:50nous informons les procureurs des dispositifs
07:52afin qu'ils puissent adapter leurs dispositifs judiciaires.
07:54Après, celui qui parle des risques
07:56en matière de trouble à l'ordre public,
07:57c'est le préfet de police.
07:58C'est moi qui suis compétent.
07:59Donc, ce que je peux vous dire,
08:00c'est qu'évidemment, pour l'instant,
08:02on n'a pas connaissance de rassemblement,
08:03on n'a pas connaissance de risque.
08:05Mais nous, on se prépare quand même toujours
08:06à ce qu'il y ait des troubles à l'ordre public.
08:08C'est mon métier.
08:09Et évidemment, pouvoir intervenir,
08:11les prévenir, les réprimer et les empêcher.
08:13Combien d'opérations de contrôle
08:14ces dernières heures, ces derniers jours ?
08:16Est-ce qu'il y a déjà eu des interpellations
08:17ou des saisies importantes ?
08:19Alors, les opérations de contrôle
08:20avant des événements, des festivités
08:22comme celles du 14 juillet,
08:24mais c'est vrai aussi pour le 31 décembre,
08:26on lance de nombreux contrôles,
08:28effectivement, des contrôles de parties communes,
08:31des contrôles de haules d'immeubles,
08:32de manière à pouvoir appréhender des mortiers,
08:35des mortiers d'artifices,
08:36qui sont souvent utilisés ces soirs-là
08:38comme des projectiles contre les policiers.
08:41Et on a lancé énormément,
08:42à la demande du ministre d'État,
08:43ministre de l'Intérieur,
08:44on a lancé énormément de contrôles,
08:47on en a fait près de 300
08:48pour l'agglomération parisienne,
08:50qui sont des contrôles de voies publiques,
08:51de véhicules,
08:52qui sont des contrôles de parties communes,
08:55des contrôles de commerce,
08:56pour ceux qui commercialisent
08:57ce type de produits,
09:00dont la vente aux particuliers
09:02est interdite entre le 11 et le 15 juillet.
09:04Et donc, on a fait 260 contrôles,
09:07on a saisi près de 2000 mortiers d'artifices,
09:09et il y a eu une douzaine d'interpellations
09:12au titre de cette action
09:14contre les mortiers d'artifices.
09:16Et on a même cette année utilisé
09:17la technique de l'enquêteur sous pseudo.
09:22Oui, ça, il paraît que vous avez innové cette année.
09:23Un certain nombre de policiers
09:24se sont fait passer pour des acheteurs,
09:27avec l'autorité évidemment du procureur,
09:30compétent, puisque nous avons 4 procureurs
09:32sur l'agglomération parisienne,
09:33et notamment à Champigny-sur-Marne,
09:35il y a une très belle affaire
09:36qui a été réalisée avec ce mode opératoire,
09:38puisque une grande partie des mortiers
09:40s'écoulent en réalité sur Internet.
09:42Et donc, c'est un moyen aussi
09:43de pouvoir être informé,
09:45et surtout d'intervenir
09:46et de réprimer ce type de vente.
09:48Et est-ce que les commerçants,
09:49les bailleurs, jouent le jeu ?
09:51Alors, les commerçants,
09:53les commerçants pour les professionnels
09:56de la vente d'artifices,
09:57ils savent très bien qu'ils ne peuvent pas
09:58vendre à des particuliers
09:59certaines catégories d'artifices,
10:01qui sont systématiquement utilisés
10:02comme des armes par destination
10:03contre nos policiers.
10:04Très souvent, en réalité.
10:05Et puis, en réalité,
10:07une partie des mortiers s'écoule
10:09au travers d'épiceries,
10:12de commerces divers et variés,
10:15qui ne sont pas des commerces spécialisés,
10:16que nous connaissons,
10:17que nous contrôlons.
10:18Et ça a été plutôt positif.
10:20Hier après-midi,
10:22nous étions à Paris
10:23avec une équipe d'un autre média
10:27où nous avons trouvé
10:28près de 600 mortiers d'artifices
10:30dans un de ces commerces concernés.
10:33Y a-t-il des mesures aussi
10:35de police administrative
10:36prises sur toute l'agglomération parisienne ?
10:39Je pense à la vente de carburant.
10:41Vous avez évoqué aussi
10:41la consommation d'alcool
10:43sur les lieux publics.
10:44Absolument.
10:44Ce sont les mesures habituelles.
10:46J'ai parlé des mortiers,
10:47j'ai parlé de l'interdiction
10:48des fanzones.
10:49J'insiste.
10:49Pas de fanzones sur la voie publique.
10:51Aucune.
10:52Il y aura également
10:54effectivement des mesures
10:56de police administrative
10:58qui concernent l'interdiction
10:59de la vente au détail
11:00de gaz et de carburant
11:02qui peuvent servir
11:03évidemment de combustible
11:04et surtout le port
11:05et le transport
11:06de gaz et de carburant
11:07à titre individuel.
11:10Et évidemment,
11:11en matière d'alcool aussi,
11:12il y a des larges périmètres
11:12où la consommation d'alcool
11:13sur l'espace public
11:14est interdite.
11:15Ce sont les mesures
11:16que nous prenons habituellement
11:17mais elles ont évidemment
11:18été reprises cette année.
11:18Large périmètre,
11:19ça veut dire Champs-Elysées,
11:20ça veut dire Invalides,
11:21ça veut dire les lieux classiques
11:21qu'on connaît ?
11:22Absolument.
11:23Il y a un communiqué de presse
11:24qui a été publié
11:24par la préfecture de police hier
11:26et qui comporte
11:27la cartographie,
11:28le champ d'application
11:29de toutes ces mesures
11:30de police administrative.
11:31En amont de ces événements,
11:32pour éviter ces violences urbaines
11:34dont vous nous parlez,
11:35il y a des actions
11:35qui ont été faites
11:36sur les chantiers en cours.
11:37Qu'est-ce qui a été enlevé ?
11:38On a parlé aussi
11:39au moment de la fête de la musique
11:41de ces poubelles
11:42qui avaient été envoyées
11:43en direction des forces de l'ordre.
11:45Alors,
11:45puisqu'on parle de la fête de la musique,
11:46ce que j'entendais ce matin
11:47sur votre antenne,
11:48on parlait de chaos.
11:50La Ligue des champions,
11:51oui, ça a été compliqué.
11:52Je m'en suis d'ailleurs expliqué
11:53devant l'Assemblée nationale,
11:54devant la commission des lois.
11:56Compliqué ou chaos,
11:56vous dites,
11:57pour la Ligue des champions ?
11:57On a eu un certain nombre
11:59de maintien de l'ordre à faire
12:01qui a été du maintien de l'ordre dur
12:03pour éviter de nombreux pillages.
12:05Et sur les champs,
12:05c'est ce qui s'est passé.
12:06Malheureusement,
12:07modulo l'affaire de ce magasin
12:09de vente de chaussures.
12:10Mais j'entendais qu'on parlait
12:11du chaos de la fête de la musique.
12:12Mais il faut qu'on arrête
12:13un peu de raconter n'importe quoi.
12:14La fête de la musique,
12:15il y avait 2 millions de personnes
12:16dans les rues de Paris.
12:17On a eu 2 incidents
12:18sur Châtelet-Léal,
12:19qui ont été largement diffusés
12:21par les médias,
12:22notamment sur la Rodri-Voli
12:23à 2h du matin
12:24et puis après 5h du matin
12:27sur Châtelet-Léal.
12:29Nous sommes intervenus,
12:30nous avons contenu ces troubles.
12:32Il n'y a pas eu
12:32un seul pillage ce soir-là.
12:34Donc quand on parle de chaos,
12:35il faut faire attention,
12:35les mots ont un sens.
12:37Vous dites chaos, oui,
12:38pour le 31 mai ?
12:38Je ne parle pas de chaos
12:39pour la Ligue des champions non plus.
12:40Vous dites que ça a été compliqué,
12:41je l'ai reconnu,
12:42je m'en suis expliqué
12:43devant une commission parlementaire.
12:45Mais ça a été beaucoup moins compliqué
12:46pour la fête de la musique.
12:47Pour la fête de la musique,
12:48qu'on ne me parle pas de chaos.
12:49Au bout d'un moment,
12:50ça suffit.
12:51Voilà, on a des policiers,
12:52des gendarmes dans ce pays
12:53qui font un travail
12:54qui est remarquable.
12:55Il y avait 2 millions de personnes
12:56dans les rues de Paris.
12:57C'était évidemment très compliqué.
12:58Voilà, donc,
12:59et il n'y a eu,
13:01il n'y a pas eu énormément d'incidents.
13:02Oui, je regrette évidemment
13:03ce phénomène des piqûres
13:05qu'il y a eu, évidemment,
13:07qui relève aussi
13:08pour partir un peu de la rumeur.
13:11Mais c'est une réalité.
13:12On a eu une vingtaine.
13:12Il y en a eu quand même
13:13parce qu'il y a eu une part de rumeur.
13:15Certains disent qu'il y a une part de rumeur.
13:16Il y en a eu beaucoup.
13:17Et nous, on considère toujours
13:18que la réalité doit toujours l'emporter.
13:20La réalité doit toujours l'emporter.
13:22Et donc, voilà.
13:22Vous avez le chiffre de piqûres ou pas ?
13:24Nous, on en a une vingtaine.
13:26Une vingtaine.
13:26Voilà, moi j'en ai une vingtaine.
13:28Donc, qu'on ne parle pas
13:29de chaos de la fête de la musique.
13:31C'est pas, voilà.
13:32On a géré 2 millions de personnes
13:33dans les rues.
13:34Il y a eu 2 incidents
13:35où les forces de l'ordre
13:36ont répondu présents.
13:38Je vous dis ça pourquoi ?
13:39Parce que je vous dis,
13:39si demain, le 13 juillet
13:41ou le 14 juillet,
13:42il devait y avoir les mêmes événements,
13:43vous allez aussi avoir
13:44des images de policiers et de gendarmes
13:46qui sont à l'action,
13:46qui sont à la manœuvre
13:47et qui vont impacter
13:48des groupes de délinquants.
13:50Des groupes de délinquants.
13:51Voilà.
13:51Et donc, évidemment,
13:52ce ne sont peut-être
13:53que pour certains médias,
13:54ce sont des scènes chaotiques.
13:55Mais nous, quand nous les regardons,
13:56ce sont des scènes de travail pour nous.
13:58On évite des pillages.
13:59On évite des agressions violentes.
14:01On évite des prises à partie
14:03des forces de l'ordre.
14:04Et juste une dernière question.
14:05Vous confirmez,
14:05comme l'a annoncé la mairie de Paris,
14:06la force mobile présente en renfort
14:08au niveau des Halles
14:08et des berges de Seine ?
14:10Oui, je vous la confirme, tout à fait.
14:11Oui, oui.
14:11On a un dispositif de sécurisation
14:13qui sera positionné
14:15sur tous les endroits
14:16où il y a des grands rassemblements
14:17de personnes.
14:18Sur Chachelet-Léal,
14:19nous avons une force mobile
14:21en plus des effectifs locaux.
14:22Il y en aura aussi
14:23sur les quais de Seine.
14:24Voilà.
14:24Toute la soirée,
14:25il y aura un maillage territorial
14:26important.
14:27Et s'il devait y avoir
14:28des incidents,
14:29la réponse sera extrêmement ferme.
14:31Et des forces de l'ordre
14:32qui interviennent
14:33pour réprimer,
14:34pour contenir des violences,
14:36moi, je n'appelle pas ça le chaos.
14:37Voilà, on fait notre job.
14:38On fait notre job.
14:39Voilà.
14:39Après, la question qui se pose,
14:40c'est de savoir pourquoi
14:41des soirs comme celui
14:43de la fête de la musique
14:45ou de la célébration
14:46de la victoire
14:47du Paris Saint-Germain
14:48en Ligue des champions,
14:49pourquoi des jeunes
14:49en arrivent à venir
14:50à vouloir tout payer, etc.
14:52C'est peut-être plutôt
14:52cette question qu'il faut se poser
14:53plutôt que d'interroger
14:54en permanence la robustesse
14:55des dispositifs policiers.
14:57Croyez-moi,
14:57nos dispositifs,
14:58ils sont robustes
14:59et ils ont fait leur preuve.
15:00Merci Laurent Lunès.
15:00Merci d'être venu sur le plateau
15:02du live au week-end.
15:04On est avec Aurore Malval
15:06qui nous a rejoint,
15:06qu'on connaît bien ici.
15:08Merci Aurore.
15:09Vous êtes rédactrice en chef
15:09du site du magazine Marianne.
15:11Ne pas revivre les événements
15:12du 31 mai dernier.
15:14On l'a entendu,
15:15Laurent Nunez,
15:15lors de la victoire
15:16en Ligue des champions.
15:17Est-ce que Bruno Retailleau
15:18joue gros ?
15:19Bien sûr,
15:20puisqu'on l'a bien vu
15:21lorsqu'il y a eu
15:23ces événements
15:23le 31 mai.
15:24Évidemment,
15:25il y a eu une réponse politique
15:27de l'opposition politique
15:28à Bruno Retailleau
15:29qui lui en plus
15:30a un discours de fermeté
15:32et c'est l'angle d'attaque
15:34d'ailleurs généralement
15:34du Rassemblement national
15:35qui dit
15:36Bruno Retailleau
15:37sait beaucoup de paroles
15:38et sait peu d'actes.
15:39Donc effectivement,
15:40l'enjeu pour lui
15:41est de montrer que
15:41les actes
15:42des fonctionnaires
15:45de son ministère
15:46sont à la hauteur
15:47de ses paroles.
15:48Donc bien sûr
15:48que cet enjeu
15:49de sécurisation
15:50et de gestion
15:51des débordements
15:52est crucial.
15:53Je vous mets ce que disait
15:54ce matin un ministre
15:55parisien aujourd'hui.
15:56En France,
15:56l'étoile de Bruno Retailleau
15:57peut cesser de briller
15:59avec les débordements.
16:00Ça peut l'impacter.
16:01On se souvient
16:01de cette ministre
16:02qui avait regardé
16:03et c'est ce que rappelle
16:04aussi le Parisien
16:05deux jours après
16:06les chaînes d'info
16:06en ayant cette phrase,
16:08ce genre d'image,
16:09à savoir
16:09les violences urbaines,
16:11cette situation
16:12très compliquée
16:13nous disait Laurent Nunez,
16:14c'est de la machine
16:14à voter RN.
16:15Voilà ce qu'elle disait.
16:16Et c'est vrai que
16:16Jordan Bardella
16:17aussi avait réagi
16:18et ça avait fait
16:19beaucoup de bruit
16:20à ces violences urbaines.
16:21Bien sûr,
16:22je crois qu'à l'époque
16:22le Rassemblement National
16:23avait parlé de fiasco sécuritaire.
16:25Donc c'est évidemment
16:27un gros enjeu
16:29à la fois de gestion
16:30je dirais
16:31sur le moment
16:33et aussi de communication
16:35autour de cet événement.
16:36Et on voit bien d'ailleurs
16:37que Bruno Retailleau
16:38a pris les devants,
16:39communique largement
16:40sur le dispositif
16:42de sécurisation.
16:43Il a enjoint
16:43les préfets
16:44d'ailleurs partout en France,
16:46ça ne concerne pas
16:47seulement Paris,
16:47mais de communiquer
16:48très largement
16:49justement sur
16:50les opérations
16:51de sécurité
16:52qui sont menées
16:53et bien sûr
16:53de les mener aussi
16:54avec une grande attention.
16:56Parce que
16:57en plus aujourd'hui
16:58avec la communication,
17:01en tout cas
17:01les images,
17:03les vidéos
17:04qui sont tournées,
17:04on sait qu'on a toujours
17:05une profusion d'images
17:07lors de ces débordements.
17:09Donc il est impossible
17:10de passer à côté
17:11ou d'étouffer
17:12quelque chose
17:13où on verrait
17:15des débordements
17:16et des violences
17:17en images.
17:18Merci de nous avoir rejoint
17:19Thierry Veyron,
17:20vous êtes président
17:21de la Fédération
17:21des associations
17:22de commerçants
17:22et artisans de Paris.
17:24Comment les commerçants
17:25se préparent ?
17:27Je vous entendais
17:27il y a quelques jours,
17:28alors vous parliez
17:29de l'impact
17:29de la canicule
17:30sur les commerces,
17:31c'est vrai que
17:31concernant les soldes,
17:32vous disiez
17:32on va vraiment
17:33à la catastrophe.
17:34Est-ce que là,
17:34avec les arrêtés municipaux
17:36qui sont pris,
17:36à savoir on n'ouvre pas
17:37après 19h par exemple
17:38sur les Champs-Elysées,
17:39est-ce que vous vous dites
17:40il y en a un peu marre ?
17:42De toute façon,
17:43ce n'est pas la première fois
17:44qu'on le dit
17:44et ça fait des années
17:45qu'on en parle,
17:46la sécurité
17:47pour le 14 juillet,
17:48pour des différentes
17:50manifestations sportives
17:51après les après-matchs,
17:54on a toujours
17:54des problèmes,
17:56donc ce n'est pas
17:57d'aujourd'hui,
17:58ni de l'année dernière,
17:59ni d'il y a deux ans.
17:59C'est depuis les Gilets jaunes ?
18:00C'est depuis les Gilets jaunes
18:02qu'on a vraiment contribué
18:04à développer
18:06un petit peu
18:06tout cela
18:08et en fait,
18:08on a une manifestation
18:09tous les week-ends
18:11des Gilets jaunes
18:11sur Paris.
18:12Alors, ça perturbe
18:15plus ou moins
18:16les commerces
18:17mais quand je dis
18:18plus ou moins,
18:18ça dépend un peu
18:19de l'importance
18:21de ces manifestations.
18:23On ne peut pas évidemment
18:23interdire les manifestations.
18:24Moi, mon rôle,
18:25il n'est pas
18:25de parler de ça.
18:27Est-ce que vous chiffrez
18:27les pertes liées
18:28à ces manifestations,
18:30ces arrêtés municipaux
18:31qui obligent à fermer
18:31plus tôt ?
18:32Est-ce que vous les chiffrez
18:33ces pertes ?
18:34Non, on ne peut pas
18:35les chiffrer
18:35parce qu'en fait,
18:36vous avez des commerçants
18:37qui vont arriver
18:37à fonctionner un petit peu.
18:39Il y a des fermetures
18:41classiques
18:42tous les ans.
18:43Donc, les commerçants
18:44le savent.
18:45Tous les week-ends
18:46de 14 juillet,
18:48il y a effectivement
18:49des fermetures
18:51administratives
18:53qui sont données
18:53par le préfet de police,
18:55comme il l'a encore rappelé
18:56il y a quelques minutes.
18:58À 19h,
18:58tous les commerces
18:59doivent fermer.
19:00Donc, ils le savent,
19:02les commerçants le savent
19:03et ils en tiennent compte
19:05aussi dans leurs approvisionnements
19:07parce que vous avez
19:07des commerces
19:08qui utilisent
19:11des produits frais
19:12donc ils ne peuvent pas
19:13se permettre
19:13de les garder
19:15très longtemps.
19:17Donc, ça,
19:18c'est quand même
19:19quelque chose
19:19où il faut tenir compte
19:22parce qu'en fait,
19:22les commerçants
19:22sont toujours
19:23en première ligne
19:24et à chaque fois,
19:25on retrouve
19:27les commerçants
19:28qui sont impactés.
19:30On a ce véritable problème
19:32à chaque fois.
19:34Merci beaucoup.
19:35Merci, M. Vérond,
19:35d'être venu
19:36président de la Fédération
19:37des associations
19:37de commerçants
19:38et artisans de Paris.
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