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  • il y a 6 mois
MEDI1TV Afrique : Décryptage des derniers chiffres de la TGR sur le déficit budgétaire au Maroc avec Moustapha El Jai - 16/07/2025

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01:58And when we go into an analysis much more fine, we constate that the expenses ordinaires and the receipts ordinaires,
02:08unfortunately, there is a good progress in the receipts fiscal, and so we have even a positive result,
02:15as indicated in the bulletin of the TGR.
02:18But when we go into a lot more on the contribution of what we call the segment,
02:24it's to say the publics with a certain autonomy and the other rubric,
02:30the déficit ne fait que se creuser.
02:32Attention, effectivement, there is a good resilience in the economy.
02:36We have even a taux, I would say, of croissance.
02:39For the first time, we've got the cap of 4%, which is very positive.
02:46But we also have to manage this déficit for not to be a little bit...
02:50We were talking earlier about this combination of croissance and this deficit.
02:54But before that, you talked about the debt.
02:56Before we move on to another idea, we are going to focus on it.
02:59So, the debt of the TGR, which should stabilize around 67% of the PIB in 2025,
03:06before recul at 66% in 2026.
03:10Comment alléger cette dette et quel impact concrètement a-t-elle réellement sur le déficit budgétaire ?
03:19Alors, je vais déjà faire une petite nuance.
03:21Donc, comme vous dites que le niveau de la dette globale par rapport au plus de 67%,
03:26c'est la dette du Trésor.
03:28On n'intègre pas, si vous voulez, les organismes publics comme l'ONCF.
03:33Si on les intègre, je pense qu'on est à beaucoup plus que ça.
03:36On est même vers les 80-85%, ce qui est, je dirais, limite-limite.
03:41Et à mon sens, pour alléger cette dette qui nous génère, c'est très important,
03:46des intérêts de cette dette s'élèvent à 23,4 milliards de dirhams.
03:51Donc, on aurait pu ces 24 milliards de dirhams les orienter vers la santé,
03:57avec la vision royale de la coberture sociale, vers l'éducation.
04:01On a des besoins très très forts.
04:03Et pour réduire tout cela, à mon avis, il y a une bonne progression de la recette fiscale.
04:09C'est excellent.
04:10Il faut élargir la base, s'attaquer un petit peu aussi à l'informel,
04:14parce qu'il ne faut pas que la pression fiscale soit sur les mêmes entreprises,
04:17et surtout sur les PME, qui sont transparentes.
04:21Et je suis sûr que le manque à gagner au niveau des recettes fiscales
04:26dépasse, au moins il est égal à la somme collectée,
04:29qui s'élève ici à 211 milliards de dirhams.
04:32– Vous faites référence au secteur de l'informel, qui devrait être formalisé ?
04:36– Tout à fait, au secteur de l'informel, plus de transparence aussi
04:40au niveau d'un certain nombre, notamment de petites et moyennes entreprises.
04:44Et MCH peut ne pas mettre toute la pression sur toujours les mêmes
04:49et les entreprises qui sont, je dirais, conformes à la réglementation.
04:53L'informel, c'est un gros pavé.
04:55C'est vrai, il y a l'emploi qui est en jeu.
04:58Il y a aussi d'autres considérations sociales.
05:01Mais il y a un informel qui génère des recettes assez importantes
05:06et qui, malheureusement, échappent complètement à l'impôt
05:09et qui crée de la concurrence déloyale aux entreprises,
05:13notamment les PME, les TPME structurées.
05:15À mon sens, c'est là où il y a un gisement pour améliorer la recette fiscale
05:19et éviter l'endettement à Tchouva.
05:23Heureusement que l'endettement va peut-être l'analyser.
05:25– Est-ce qu'il faut aller sur une réglementation de ces entreprises
05:28qui soient beaucoup plus robustes, on va dire ?
05:32– Tout à fait.
05:33Donc, à mon avis, l'informel, c'est un grand débat.
05:36Il y a plusieurs tentatives qui ont été faites
05:38dans beaucoup de pays similaires au Maroc.
05:40Il faut aussi l'intégrer progressivement
05:43avec peut-être des niveaux de fiscalité relativement raisonnables.
05:46On parlait de 10 %,
05:47et faire surtout bénéficier des avantages qui rentrent dans le formel,
05:51tout ce qui est social, tout ce qui est donc avantage de l'État,
05:55au lieu de rester à la marge, d'abord échapper un petit peu
05:59aux recettes fiscales de l'État, et bien sûr faire la concurrence déloyale
06:03aux TPME qui sont structurés.
06:06Mais l'endettement tout seul, ce n'est pas vraiment la bonne solution
06:10parce qu'on est déjà dans les limites, je dirais, assez importantes
06:15pour parler d'une manière très sincère.
06:17– Pour revenir à ces chiffres de la Trésorerie Générale du Royaume,
06:24donc je le disais tout à l'heure, les dépenses ordinaires qui ont progressé de 19%,
06:28l'augmentation significative des dépenses de biens et de services justement,
06:32qui explique un petit peu cela, donc 26%,
06:35et des charges en intérêt de la dette, et là c'est la dette qui revient,
06:39on parle de 23%.
06:41Concrètement, quelles mesures faut-il mettre en place de manière urgente aujourd'hui
06:47pour inverser cette tendance et alléger un petit peu ce déficit ?
06:53– Comme je vous ai dit, le déficit, il faut le combler par un manque à gagner fiscal
06:59qui est au niveau d'une panne de l'économie marocaine qui échappe,
07:03si vous voulez, à l'impôt.
07:05Donc il faut qu'il y ait plus de transparence, plus de citoyenneté des entreprises
07:10qui opèrent notamment, je dirais, dans l'informel,
07:14parce que les autres, elles sont transparentes,
07:16elles subissent déjà une pression fiscale qui est assez élevée,
07:20donc il ne faut pas les étouffer.
07:22Il faut également aller vers des formules de financement assez innovantes,
07:27comme les PPP, les partenariats publics-privés.
07:32Il faut aller vers également des montages sophistiqués en termes d'équities,
07:37comme ce qui se fait maintenant avec le fonds M6,
07:41pour accompagner des entreprises avec ce qu'on appelle les financements en mezzanine.
07:45Et bien évidemment, il faut plus, s'il doit recorrer à la dette,
07:49il faut aller vers la dette locale,
07:52parce que la dette externe, elle coûte au Maroc en devise,
07:55sachant que les marchés maintenant, comme vous le savez,
07:58les taux directeurs en Europe et aux États-Unis sont relativement hauts
08:04par rapport aux années précédentes.
08:07Depuis donc le Covid, les taux pour lutter contre l'inflation,
08:10les taux à l'international sont élevés,
08:12parce qu'ils suivent les taux directeurs.
08:14Et comme je vous ai dit, générer une recette locale,
08:19nettement revoir tout ce qui est Segma,
08:22pour plus améliorer leur productivité et générer plus de résultats
08:28et de contributions au budget de l'État.
08:30Ce sont quelques idées qu'il faut creuser pour améliorer ce déficit
08:35et le cantonner dans une norme mondiale connue qui est de 3%.
08:40Donc c'est un petit peu la norme internationale au niveau de la plupart des pays,
08:47donc l'OCDE et les pays développés.
08:49Le Maroc, comme il aspire à être un pays, je dirais, émergent,
08:54voire pour voir les pays de l'OCDE,
08:57donc une norme de 3% serait idéale.
09:00– On le disait tout à l'heure, vous parliez de la croissance.
09:05Donc effectivement, cette année, depuis très longtemps,
09:07on a atteint ce taux qui est de 4,8%.
09:10Premier trimestre de cette année,
09:12un rebond qui reste confronté aujourd'hui à ce déficit
09:17qui freine d'une certaine manière cette croissance.
09:20– Alors tout à fait, donc pour la première fois,
09:24on dépasse, comme je vous dis, le palier de 4,
09:27voire même on est plus proche du palier de 5.
09:30C'est conforme donc aux engagements du gouvernement au début.
09:34Et cela s'explique par plusieurs raisons.
09:37D'abord une forte croissance du secteur des BTP,
09:40toute l'industrie manufacturière,
09:41vu donc les chantiers structurants qui attendent le Maroc,
09:45suite donc à la vision royale, notamment les échéances fin 2025,
09:49et surtout les échéances fin 2030.
09:52Il y a également le tourisme qui se porte très, très bien.
09:55Il y a un certain nombre d'industries manufacturières.
09:58Il y a quand même le secteur agricole qui s'est légèrement atténué
10:03suite aux précipitations du mois de mars qui étaient dans l'ensemble,
10:07je dirais, même si ce n'est pas suffisant,
10:09mais c'était un excellent mois.
10:11Donc ce qui nous conduit à 45 millions de quintaux.
10:14Donc toutes ces données, je pense, améliorent notre PIB.
10:18Encore faut-il que ce soit, je dirais, en continu.
10:22Il ne faut pas que ce soit erratique.
10:24Et j'espère que cette dynamique que connaît,
10:27ou cette légère reprise que connaît l'économie marocaine,
10:29sera pérenne pour nous permettre de terminer l'année
10:32avec un taux qui, j'espère, sera beaucoup plus proche de 5%
10:36et qui, forcément, va générer des emplois
10:39et va générer aussi une croissance inclusive à tous les citoyens marocains.
10:45Vous l'avez dit, une dynamique aujourd'hui positive,
10:49plusieurs secteurs économiques qui tirent l'économie et la croissance nationale,
10:56des secteurs qui ne sont pas agricoles, vous l'avez très bien mentionné,
10:59pour certains qui vont également vers l'export.
11:03Aujourd'hui, est-ce qu'il faut travailler sur cette résilience
11:06de l'industrie marocaine, aller vers l'exportation du « made in Morocco »
11:11et bien évidemment réduire l'importation ?
11:15Tout à fait. Donc, je pense que dans votre plateau,
11:17on a parlé il y a quelques semaines du déficit commercial du Maroc
11:23qui, malheureusement, s'aggrave un petit peu.
11:26Donc, il faut booster l'export, ce qu'on appelle l'économie de l'offre,
11:32et essayer de voir tout ce qu'on peut faire comme substitution aux importations.
11:37Et je crois savoir que le ministère du Commerce et de l'Industrie
11:40a fait un excellent travail auparavant.
11:43Ils ont listé, je pense, 200 produits importés,
11:46dont une bonne majorité pourrait être faite localement.
11:49Et cette substitution aux importations.
11:52Parce que sinon, vous encouragez les économies des autres.
11:54Et vous consommez, on consomme ce qu'on ne produit pas,
11:58ce qui n'est pas bon pour notre économie.
12:00Il va falloir encourager le « made in Morocco »,
12:03avoir une fibre nationale et consommer marocain,
12:06sachant qu'on a parfois des entreprises très compétitives
12:09qui même ont fait leur preuve à l'international.
12:12Et bien sûr, orienter notre industrie vers l'export,
12:16surtout lorsqu'on parle des métiers mondiaux du Maroc,
12:19les six métiers que vous connaissez,
12:22donc l'aéronautique, l'automobile, le textile, l'agroalimentaire,
12:25où le Maroc a des atouts compétitifs,
12:28partant de sa situation, je dirais, géographique et stratégique,
12:33partant également des grands chantiers structurants
12:35que Sa Majesté a lancés, comme le port Tangemed,
12:38le nouveau port de Darla qui va ouvrir le Maroc
12:41sur les pays africains et sur le Moyen-Orient
12:44et sur, bien sûr, le Nord, l'Amérique du Nord.
12:47Donc, toute cette infrastructure qui est très coûteuse,
12:51mais qui va avoir un effet, je dirais,
12:54très bénéfique sur l'économie marocaine
12:56pour l'orienter vers l'export.
12:59– En tout cas, les attentes sont grandes
13:01et une dynamique positive.
13:04Merci à vous, M. Mstapha Ljaye, pour cette analyse et ce décryptage.
13:07Je rappelle que vous êtes professeur d'économie monétaire
13:09à l'Université Hassan II de Casablanca.
13:12C'est un plaisir de vous avoir avec nous.
13:14– Merci, madame. Le plaisir est pour moi.
13:16À bientôt.
13:17– À très bientôt.
13:18C'est la fin du Focus Éco pour aujourd'hui.
13:20On se retrouve demain avec un nouvel invité.
13:22Nouveau sujet.
13:23Très bonne journée.
13:24– Sous-titrage Société Radio-Canada
13:25
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