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  • il y a 6 mois
Selon notre sondage Elabe, les Français disent non aux économies proposées par François Bayrou. Ils s'accordent sur le constat qu'il existe un problème avec la dette, mais ils sont opposés à la suppression des jours fériés ou encore à l'instauration de l'année blanche. François Bayrou souhaite réaliser 5,5 milliards d'euros d'économies sur le budget de la Santé. Le Premier ministre prévoit notamment de durcir les règles concernant les affections de longue durée, d'augmenter les franchises sur les médicaments à 100 euros par an et de mieux contrôler les arrêts maladie. On en parle avec : Laurent Mateu, secrétaire fédéral FO services publics et de santé. Jean-Paul Hamon, médecin généraliste, président d'honneur de la Fédération des médecins de France. Nicolas Turquois, député "Les Démocrates" de la Vienne. Amandine Atalaya, éditorialiste politique BFMTV. Et Gérard Raymond, président de France Assos Santé (union des associations de patients).

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Transcription
00:00On va revenir sur le plan Bayrou qui fait tant réagir sévèrement, puisque selon notre sondage élable, les Français disent non aux économies voulues par François Bayrou.
00:11Ils sont d'accord sur le constat qu'il y a un problème avec la dette, mais ils sont contre par exemple la suppression des jours fériés ou encore l'année blanche.
00:17Et puis il y a également le volet santé, puisque François Bayrou veut faire économiser 5,5 milliards d'euros au budget de la santé.
00:26Le Premier ministre veut notamment durcir les règles sur les affections de longue durée, augmenter les franchises sur les médicaments à 100 euros par an.
00:34Et puis il veut également mieux contrôler les arrêts maladie. On écoute le chef du gouvernement.
00:40Chaque fois que nous achetons une boîte de médicaments, nous en payons une partie. La somme totale que nous déboursons, additionnée, est plafonnée à 50 euros par an.
00:51Nous pousserons ce plafond à 100 euros, ce qui signifie pour ceux qui consomment le plus de médicaments une dépense de l'ordre de 8 euros par mois.
01:01En ce qui concerne les arrêts maladie, nous devons mettre fin à une dérive.
01:09Les contrôles qui ont été exécutés sur les arrêts maladie de plus de 18 mois ont montré que pour 50% d'entre eux, ces arrêts de travail n'étaient plus justifiés au moment où le contrôle a lieu.
01:25Et ceci n'est pas acceptable dans un pays comme le nôtre et dans une période comme celle que nous vivons.
01:29– Alors on va revenir sur ces mesures avec des médecins, des représentants des patients.
01:36Nicolas Turquois, le député des Démocrates de la Vienne, donc proche de François Bayrou, bonsoir.
01:41Amonnie Nathalia est de nouveau à mes côtés.
01:43Et puis Laurent Matheux, qui est secrétaire fédérale, force ouvrière, services publics et de santé.
01:47Lorsque le Premier ministre dit qu'il faut baisser, faire des économies sur le budget de la santé,
01:52ça coûte quand même cher au budget de la nation, et notamment en contrôlant mieux les arrêts maladie,
01:57cette franchise également sur les médicaments qui va passer à 100 euros,
02:01mais aussi durcir les règles sur les infections de longue durée.
02:03Vous êtes d'accord avec ça ?
02:05– Écoutez déjà, tout d'abord, on va dire que les annonces de François Bayrou sont un petit peu comme à l'accoutumée dans chaque gouvernement différent,
02:13c'est-à-dire qu'il faut taper sur les travailleurs de ce pays, sur la fonction publique,
02:18et puis effectivement sur l'assurance maladie.
02:22Moi j'ai entendu ce que nous a dit M. Bayrou, c'est-à-dire qu'il y avait 50% des arrêts maladie qui ne seraient pas justifiés.
02:30Je vous pose la question, qui donne les arrêts maladie ?
02:34– Non, de ceux qui excèdent 18 mois.
02:35– Oui, pour ceux qui excèdent 18 mois.
02:36– Les arrêts maladie de très long durée.
02:38– Oui, bien sûr, mais je veux dire, est-ce que ce ne sont pas les patients qui s'octroient les arrêts maladie ?
02:42– Non, ce sont les médecins.
02:43– Qui sont donnés par des professionnels, c'est qu'ils sont validés.
02:46Et juste sur l'assurance maladie, quand même, quelque chose d'important, c'est…
02:50Vous savez qu'en 2019, les comptes étaient à l'équilibre.
02:54Les comptes étaient à l'équilibre.
02:55Si l'argent de l'assurance maladie, de la sécurité sociale était utilisé uniquement pour l'assurance maladie,
03:03on serait certainement à l'équilibre.
03:05La problématique aujourd'hui qu'on a, c'est qu'en plus de la CRG et la RDS,
03:08on y ajoute les transferts exceptionnels de l'assurance maladie vers la CADES.
03:14Donc c'est-à-dire qu'aujourd'hui, une partie de l'argent de la sécurité sociale sert à rembourser la dette.
03:20Donc moi, je veux bien entendre que les salariés de ce pays,
03:24où les citoyens abusent des médicaments ou abusent des arrêts maladie,
03:29encore faudrait-il que l'argent de la sécurité sociale…
03:34– S'il y a des abus, il faut les condamner.
03:36– S'il y a des abus, il faut les condamner.
03:37Mais vous avez des médecins qui sont là pour…
03:39– Justement, pour sous-interpeller les médecins, ça tombe bien, on en a un.
03:41C'est Jean-Paul Hamon qui est avec nous, qui est médecin généraliste,
03:44président d'honneur de la Fédération des médecins de France.
03:46Vous abusez, docteur Hamon ?
03:48– Certainement qu'on abuse, vous savez, moi ça fait 52 ans qu'on abuse.
03:53Sincèrement, honnêtement, qui se préoccupe des conditions de travail ?
03:57Qui se préoccupe des conditions de transport ?
03:59Les arrêts de travail, ils ont augmenté de 6%, soi-disant, depuis Covid.
04:05On nous bassine qu'effectivement, le chômage recule,
04:08donc il y a davantage de travailleurs.
04:10Et même si les salaires n'ont pas augmenté de façon mirobolante,
04:14ils ont un peu augmenté.
04:15Donc quand on dit 6%, ce serait bien de corriger,
04:18un, de l'augmentation des salaires,
04:20deux, de l'augmentation du nombre de travailleurs dans le pays.
04:23Ça, ce serait une première chose.
04:24Ensuite, puisqu'on parle beaucoup de prévention,
04:26ce serait bien qu'on s'intéresse aux conditions de travail.
04:30Quel salarié a vu un médecin du travail dans ce pays
04:33se déplacer pour vérifier les conditions d'exercice des salariés ?
04:37Moi, ceux que je connais, les patients que je connais
04:40qui sont justement en arrêt long,
04:43qui sont en épuisement professionnel,
04:45je peux vous dire qu'ils n'ont pas vu l'arrêt de médecin du travail.
04:48– Jean-Paul Hamon, d'accord, mais pardon.
04:50Par exemple, lorsque vous prescrivez un arrêt de maladie de 3 mois,
04:53c'est quand même bizarre que pendant ces 3 mois, il ne se passe rien.
04:57Peut-être que la personne, elle va mieux au bout d'un mois.
05:00– Non, mais attendez, excusez-moi.
05:01– Je termine, elle va rester 3 mois, finalement, chez elle.
05:05Là, il y a peut-être des choses à faire, quand même.
05:07– Non, mais attendez, ça, d'abord, c'est rarissime, déjà.
05:10– C'est une réalité, on en connaît tous.
05:12– Oui, mais ça se produit quand il y a des gens qui ont des cancers
05:18ou des infections, des infections.
05:19– Non, non, je ne vous parle pas de ces cancers-là,
05:21je vous parle de quelqu'un qui est en burn-out,
05:24ou qui a mal au dos, etc.
05:25Eh bien, tout de suite, c'est 3 mois.
05:27Pourquoi 3 mois d'un coup ?
05:28– Excusez-moi, mais le burn-out,
05:30c'est vraiment quelque chose qui vous tombe dessus.
05:33Moi, j'ai vu le cas d'un trader
05:36qui était un type hyperactif, etc.,
05:38qui bossait comme un malade, etc.
05:40ce type-là bossait dessus.
05:42Et quand il s'est écroulé, il s'est effondré.
05:45Il s'est effondré.
05:46Il a fallu un an et demi pour le remettre au boulot.
05:49– D'accord, mais c'est…
05:49– Et on a pu le remettre au travail
05:52grâce aux reprises à temps partiel.
05:55– Donc il n'y a pas d'abus,
05:57alors que les Français, on a l'impression
05:58qu'ils sont plus malades que les autres,
06:00plus malades que les Allemands, que les Italiens, les Espagnols.
06:02– Écoutez, s'il y avait quelqu'un pour vérifier
06:04les conditions d'exercice des salariés au sein de l'entreprise,
06:07ce serait bien.
06:07– Donc en fait, c'est la souffrance au travail qui explique cela.
06:10– D'autre part, excusez-moi, mais là,
06:12on parle beaucoup du vaccin contre le zona actuellement.
06:15Je peux vous dire que si on respecte…
06:17Moi, le zona n'a jamais…
06:19En 52 ans d'exercice, je n'ai jamais vu
06:21quelqu'un mourir du zona, d'accord ?
06:23Pour éviter une douleur de zona,
06:26il faut vacciner 297 personnes.
06:29Cette plaisanterie-là, ça fait 110 000 euros
06:31pour éviter une douleur post-zostérienne.
06:35Si on suit les recommandations
06:37de la Haute Autorité de Santé, écoutez bien,
06:39on va vacciner 15 millions de plus de 65 ans,
06:43ça va coûter 5,6 milliards pour une maladie qui n'est pas mortelle
06:47et qui devient douloureuse dans un cas sur 300.
06:51Est-ce que ça, c'est pas une piste ?
06:54Là, les abus sont là.
06:56Attendez, restez avec nous parce que Nicolas Turquois,
06:59le député, les démocrates, vous avez entendu,
07:02les médecins disent « Attendez, c'est pas de notre faute ».
07:04Le syndicaliste dit « Arrêtons de prendre de l'argent dans la sécu ».
07:09Alors, pourquoi faut-il réduire le budget de la santé de 5 milliards ?
07:13D'abord, on ne réduit pas le budget de la santé de 5 milliards,
07:15c'est qu'il progresse tendanciellement de plus 10.
07:18Donc, de dire, la progression ne va être que de plus 5.
07:21C'est pas tout à fait la même chose.
07:22Donc, on va continuer à dépenser plus, mais un peu moins.
07:25C'est la vitesse à laquelle progressent les dépenses et les recettes.
07:28Et donc, il faut infléchir.
07:30La première année, celle de 2026 qu'a évoqué le Premier ministre hier dans ses propos,
07:36il faut un coup d'arrêt massif, une prise de conscience.
07:40Je crois qu'elle est en train de se faire au sein de la population.
07:43C'est en train de discuter, même si forcément,
07:45là, il y a des réactions qui sont fortes des uns et des autres.
07:49Il y a un côté politique, c'est normal.
07:51Il faudra peut-être les ajuster.
07:53Mais aujourd'hui, on a une progression qui est tendanciellement très forte
07:56des dépenses de santé.
07:57Est-ce que les Français coûtent trop cher en dépenses de santé ?
08:01Un certain nombre de Français, oui.
08:03Manifestement.
08:04Alors, il y a des causes multifactorielles,
08:06parce qu'il y a peut-être de la souffrance au travail.
08:08Il faut travailler là-dessus.
08:10Ça, c'est du structurel.
08:11Il faut évoquer ce point-là.
08:12Mais il y a aussi le constat qui est fait
08:15qu'un certain nombre de personnes,
08:17des fois faute de médecins du travail,
08:19ne reprennent pas leur travail,
08:21alors qu'ils pourraient peut-être le faire.
08:23Et donc, il faut travailler massifiquement là-dessus.
08:24Parce qu'on peut...
08:27– C'est aux autorités de contrôler les arrêts maladie.
08:29– Mais c'est...
08:29– D'avantage.
08:30– Mais clairement.
08:32Mais c'est un système global.
08:34Il en va de la pérennité de notre système de protection sociale.
08:37Et donc, j'entends les efforts.
08:39Et ils sont majeurs.
08:41Il ne faut pas se cacher la face.
08:42Ils sont majeurs.
08:43Mais il en va de la pérennité de notre système de protection sociale.
08:45– Amandine Attalaï, avant de donner aussi la parole à un représentant des patients,
08:48puisqu'ils sont au cœur du débat,
08:50il y a une mesure qui crispe,
08:53c'est le durcissement des règles sur les affections de longue durée.
08:56Ça veut dire quoi ?
08:57– Les affections de longue durée, aujourd'hui, c'est 13 millions de Français,
09:00c'est à peu près 20% des Français qui ont des maladies longues chroniques
09:04et qui sont remboursés à 100%.
09:05Et en fait, François Bayrou estime que,
09:08déjà, il y en a trop.
09:10C'est-à-dire qu'il y a trop de Français qui rentrent dans cette catégorie
09:12parce qu'il dit qu'ils sont 5% en Allemagne.
09:14Donc, il n'y a pas de raison qu'on soit 20% de Français.
09:16– Il n'y a plus de malades en France.
09:16– On n'est pas plus malades en France qu'en Allemagne.
09:18Donc, déjà, sur ce point-là, il est sceptique.
09:21Et François Bayrou estime qu'il y a des moments
09:24où on peut considérer, quand on est en rémission, par exemple, d'une maladie,
09:27qu'on sort des conditions de l'affection de longue durée
09:31et que, donc, on n'a plus droit au remboursement à 100%.
09:34Histoire d'arriver à réduire les dépenses qu'on fait sur ce plan-là.
09:40Et franchement, ouvrir la réflexion n'est pas absurde.
09:44Aujourd'hui, c'est la même chose sur les arrêts de travail
09:46où les dépenses ont quand même augmenté de 40% en 5 ans
09:49entre 2019 et 2024.
09:52– Ça correspond d'ailleurs au Covid, il faut le reconnaître.
09:55Gérard Raymond est avec nous.
09:56C'est le président de France Assoce Santé.
09:59Vous représentez des associations de patients.
10:02– C'est fini, l'âge d'or de la santé pour les patients ?
10:08Il va falloir moins consommer de médicaments,
10:10peut-être moins s'arrêter de travailler ?
10:12– Parce que l'âge d'or n'a jamais existé.
10:16Le système a été certainement très généreux à une certaine époque,
10:21mais je pense qu'aujourd'hui, il faut effectivement
10:23que tout le monde revienne à la raison,
10:25y compris les professionnels de santé, les usagers de la santé
10:30et l'ensemble de nos concitoyens.
10:33Sur ce problème de la LED, ça fait bien longtemps
10:35que nous demandons effectivement à remettre à plat
10:38les protocoles de soins qui ne correspondent plus aujourd'hui
10:43aux besoins des personnes pour avoir un accompagnement
10:46et un suivi dans le cadre de cette affection dite de longue durée.
10:52Donc systématiquement, l'ordonnance médicamenteuse
11:04doit être largement dépassée par un accompagnement
11:08et un suivi des personnes atteintes de cette affection de longue durée.
11:12Donc sur les critères de prise en charge de la LED,
11:17on peut évidemment réfléchir ensemble,
11:20et je pense que les critères en Allemagne sont différents des nôtres.
11:23Donc nous pouvons réfléchir collectivement à voir comment on prend en charge
11:27et comment on passe dans cette affection dite de longue durée.
11:31Et la sortie de la longue durée,
11:33on pense effectivement au cancer, aux rémissions de cancer,
11:38mais parfois les rémissions de cancer sont dues à la prise de médicaments
11:43et à des examens réguliers pour savoir s'il n'y a pas à nouveau...
11:46– Oui, donc il faut continuer ces médicaments et ces examens.
11:50– Bien sûr, il faudrait que ces médicaments qui permettent la rémission,
11:56voire peut-être la guérison,
11:57et ces examens réguliers qui nous permettent de savoir
12:00s'il n'y a pas un retour effectivement à la maladie,
12:04elles vont aussi être remboursées.
12:06Donc on veut bien discuter de ce genre de sortie de la LED,
12:10encore faut-il que nous ayons effectivement de véritables échanges
12:14sur comment ces personnes-là seront prises en charge,
12:17suivies et surtout accompagnées effectivement,
12:20dans le cadre de leur citoyenneté,
12:23de pouvoir vivre leur vie de citoyen avec la maladie.
12:26Ça dépasse largement l'ordonnance et la stratégie médicamentaire.
12:30– Merci Gérald, Raymond.
12:33Alors il y a aussi une autre mesure qui fait beaucoup réagir,
12:35c'est les franchises sur les médicaments à 100 euros par an,
12:37qu'est-ce que vous en pensez, Laurent Matheux ?
12:40– Écoutez déjà, les franchises sur les médicaments,
12:43quand vous êtes en ALD, par exemple,
12:45c'est qu'il y a quand même une reconnaissance d'une infection de longue durée,
12:48là encore vous ne choisissez pas,
12:50et bien souvent, moi je pense, certains peuvent les donner,
12:53les plus précaires, les travailleurs les moins payés de ce pays
12:57et les plus précaires,
12:59j'ai entendu 8 euros par mois, a dit M. le Premier ministre,
13:03parce que vous savez que 8 euros par mois, pour certains,
13:05c'est de repas dans la journée.
13:07– Enfin, ça me semble un petit peu compliqué.
13:08– Oui, enfin, tout le monde n'est pas à ce niveau-là,
13:10il y en a d'autres qui peuvent donner 8 euros par mois.
13:11– Donc c'est ce que je vous dis, certains peuvent peut-être le faire,
13:13mais il va falloir peut-être quand même regarder ce qui est faisable
13:16et essayer de partager des choses,
13:18puisque ce qui a été dit, c'était qu'il fallait absolument,
13:21impérativement, en fait, faire un effort tous commun.
13:25Moi j'ai l'impression que l'effort commun,
13:26il ne va que du côté des salariés.
13:28Il y a une chose qui n'a pas été abordée,
13:30c'est le déconditionnement des médicaments.
13:32– Quand vous êtes en ALD, et pour le coup j'y suis,
13:36donc quand vous allez chercher une boîte de médicaments
13:39et que vous en avez besoin de 2,
13:41parce que vous avez eu une poussée de quelque chose
13:44et que dans la boîte il y en a 60,
13:46moi je m'interroge, l'argent de la Sécurité sociale,
13:49où il est parti ?
13:51Il est bien parti quelque part, est-ce qu'il y avait besoin,
13:53est-ce que si d'autres pays en Europe le font,
13:56pourquoi on ne déconditionnerait pas les médicaments ?
13:59– Donc on ne nous donne que 2 gélules et pas les 60 de la boîte.
14:03Ça fait des années qu'on dit ça, mais on ne le change pas.
14:06Justement, Jean-Paul Hamon, est-ce que ça,
14:07ça ne serait pas une bonne idée aussi pour faire des économies ?
14:11Arrêtez de nous donner des boîtes de médicaments
14:13qui vont rester ensuite dans nos armoires
14:14et qui ne servent à rien en fait.
14:17– Mais il y a des tas de moyens de faire des économies.
14:20Si on supprimait par exemple les prestataires à la sortie de l'hôpital,
14:22ceux qui…
14:24J'ai vu arriver chez une personne qui était en fin de vie,
14:27j'ai vu arriver 1 mètre cube de médicaments
14:29alors que je savais que la personne en avait pour moins de 24 heures,
14:331 mètre cube de perfusion, de nécessaires à perfusion, etc.
14:37Franchement, si on supprimait les prestataires à la sortie de l'hôpital
14:41qui bouffent sur la laine sur le dos des pharmaciens de proximité
14:44et des infirmières libérales,
14:46je peux vous dire que déjà, en fait, ce qu'il faudrait,
14:50c'est réformer un vrai système de santé,
14:52s'appuyer sur des équipes de soins primaires, médecins, infirmiers,
14:55qui éviteraient les hospitalisations et qui les raccourciraient,
14:59pouvoir s'appuyer.
15:00On parle beaucoup des personnes âgées,
15:01mais si on avait une auxiliaire de vie qui puisse,
15:05notamment à ces périodes de chaleur,
15:08donner à boire à la personne, la faire manger,
15:10la rafraîchir et alerter en cas de besoin,
15:13si on avait ça, on n'aurait pas besoin d'équipes de gériatrie avancées
15:16ou de journées d'hospitalisation à domicile
15:19alors qu'on a besoin de monde à l'hôpital.
15:20Donc il y a d'autres idées d'économie, Jean-Paul Hamon,
15:23et ça tombe bien parce qu'Emmanuel Macron lui-même a dit cet après-midi
15:26si d'autres ont des idées plus intelligentes
15:29que celles développées par François Bayrou,
15:31eh bien on les recevra.
15:32Vous êtes d'accord avec ça ?
15:33Mais oui, il y a un sujet.
15:36D'abord, moi j'ai entendu des propositions hier,
15:38il faut en discuter.
15:39Et puis il y a un sujet qui n'a pas été évoqué
15:40par les différents intervenants,
15:41c'est comment on empêche des nouveaux patients
15:44d'être atteints d'ALD.
15:46La prévention, le dépistage précoce des maladies,
15:50on va gagner si on fait...
15:52Il n'y a que 50% des femmes qui font une mammographie.
15:55Donc la prévention ?
15:56La prévention massivement, le dépistage précoce massivement.
15:59Merci à tous.
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