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  • il y a 7 mois

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00:00Europe 1 Soir Week-end, 19h, 21h, Guillaume Lariche, 20h12, c'est Europe 1, Europe 1 Soir Week-end, avec nous en studio, Gabriel Cluzel, bonsoir Gabriel, éditorialiste et rédactrice en chef du site Boulevard Voltaire, Georges Fenech aussi, bonsoir Georges, ancien juge d'instruction et puis auteur aussi de l'ouvrage Hermine aux éditions Guy Trédaniel.
00:19Alors, avec nous ce soir, par téléphone, Fabrice Ballanche, professeur de géographie et maître de conférence à l'université Lyon 2. Bonsoir M. Ballanche.
00:29Bonsoir.
00:30L'islamo-gauchisme à l'université n'existe pas, revenons sur cette déclaration qui a fait polémique cette semaine, déclaration du ministre de l'enseignement supérieur, déclaration qui continue de faire débat.
00:41Fabrice Ballanche, vous êtes spécialiste du Moyen-Orient, maître de conférence à Lyon 2 et vous êtes la cible de militants d'ultra-gauche pour vos prises de position, notamment concernant le conflit israélo-palestinien.
00:50Avant de vous entendre, on va réécouter tout de suite le ministre de l'enseignement supérieur, Philippe Baptiste, qui était en déplacement à Versailles.
00:56Je crois que c'est simple, en fait, la question de l'islamo-gauchisme, évidemment, c'est un sujet politique.
01:02Moi, ma questionnement, c'est, enfin, malheureusement, c'est un terme qui n'est quand même pas très très bien défini, avec un contour qui est flou.
01:07Donc, est-ce que c'est un terme qui est utilisé, enfin, scientifiquement dans les universités comme objet de réflexion, comme objet de travail ? La réponse est non.
01:16Je veux dire, c'est... Et aujourd'hui, dire aussi que l'islamo-gauchisme gangrène l'université comme j'ai pu l'entendre, mais la réponse est simplement non. Non. Je veux dire, pardon, c'est pas vrai.
01:27Fabrice Ballanche, que pensez-vous de ces déclarations du ministre de l'enseignement supérieur ? Est-ce que cela vous surprend ? Ou, a priori, est-ce que cela a justement été fait pour créer la polémique ?
01:36Bon, moi, j'étais à moitié surpris, parce que depuis le début avril, là où mon cours a été interrompu par ces militants d'ultra-gauche, comme on me l'avait dit,
01:45mais aussi fortement teintés d'islamisme, ce qui est justement la définition de l'islamo-gauchisme,
01:52Bon, j'ai pas vu de sanctions prises contre ces personnes, puisqu'ils restent inconnus, l'université n'arrivant pas à les identifier officiellement.
02:04Et puis, on n'avait toujours pas d'enquête sur les dérives idéologiques à l'université Lyon 2, diligentées par le ministère.
02:11Donc, on sent bien qu'il y a d'une grande prudence. Il cherche l'apaisement, certes, mais en ne prenant pas de sanctions, en laissant des choses comme elles sont,
02:23et en laissant justement l'islamo-gauchisme gangréner l'université, on va à la catastrophe.
02:29Pour vous, ça s'est passé pour l'ultra-gauche ?
02:32Tout à fait, une déclaration comme ça, ça leur donne raison. Ils sont très heureux.
02:40Vous savez, quand Frédéric Vidal, en 2021, avait dénoncé l'islamo-gauchisme et demandé une enquête au CNRS,
02:46le CNRS avait dit que ce n'était pas scientifique, les présidents d'universités avaient tous voté des motions dans les conseils d'administration
02:52pour dénoncer les propos de la ministre, c'est vraiment un sujet tabou.
02:57Les uns par l'acheter, les autres, parce que justement, cette alliance entre l'extrême-gauche et l'islamisme,
03:09elle est bien présente dans les universités.
03:12On en a un état de fait, dans un état de droit, pourquoi justement c'est tabou ?
03:16Parce que vous dénoncez une stratégie avérée de la gauche éléciste qui drague ouvertement le vote musulman,
03:26qui imagine qu'en allant dans le sens des revendications religieuses islamistes, ils vont pouvoir les intégrer.
03:37Le vote populaire ne se dirige plus vers LSI, c'est au Rassemblement National, donc il faut trouver de nouveaux électeurs.
03:45C'est pour ça que Jean-Luc Mélenchon fait campagne sur la Palestine et régulièrement fait des atteintes à la laïcité
03:58en demandant justement que les signes religieux soient autorisés dans les écoles,
04:05qu'on puisse faire la rupture du jeune dans les universités.
04:08Vous avez quand même la conférence des présidents d'universités qui produit un petit livret chaque année,
04:15dans lequel faire la prière à l'université, finalement, ça serait toléré,
04:22parce que c'est la liberté de conscience, c'est la liberté d'expression, alors faisons-le de façon discrète.
04:27Mais non, ça va à l'encontre du principe de laïcité, il faut le rappeler.
04:31Donc, malheureusement, je crois que le ministre doit céder aux pressions des présidents d'universités,
04:40et c'est pour ça qu'il a eu cette sortie.
04:43Vous parliez justement, Fabrice Ballanche, maître de conférences à l'université Lyon 2,
04:47de Frédéric Vidal, la prédécesseur de Philippe Baptiste, au ministère de l'enseignement supérieur,
04:53ministère de l'enseignement supérieur.
04:55Frédéric Vidal qui avait promis en 2021 de lancer une enquête à la suite d'incidents
04:58qui avaient fortement secoué Sciences Po Grenoble, où des étudiants avaient accusé deux professeurs d'islamophobie.
05:03Objectif donc, investiguer ces attaques contre la liberté académique et la liberté d'expression en général.
05:08Mais quatre ans plus tard, cela n'a jamais vu le jour.
05:10Pourquoi, d'après vous, Fabrice Ballanche ?
05:12Comme je viens de vous le dire, parce que c'est un sujet ultra sensible,
05:16et les grandes parties des universitaires, qui sont de gauche, d'extrême-gauche,
05:24considèrent que sait faire le lit du Rassemblement National, de l'extrême-droite,
05:32qu'on va stigmatiser une catégorie de la population.
05:37Ils se montrent extrêmement tolérants à l'égard, justement, des signes extérieurs de religion dans les universités.
05:45Ils considèrent que la laïcité n'est pas un principe, mais au mieux, une valeur.
05:50Ils déconstruisent la laïcité.
05:52En fait, la déconstruction à l'université, c'est la grande mode, en sciences humaines et sociales.
05:57Donc, voilà, c'est pour ces raisons.
06:01Gabrielle Cluzel a une question pour vous.
06:03Oui, je me demandais comment, aujourd'hui, vous viviez la situation.
06:07On a suivi tout ce que vous avez vécu.
06:10Est-ce qu'aujourd'hui, vous pouvez continuer à enseigner ?
06:15Est-ce que la situation s'est apaisée ?
06:17Est-ce que c'est supportable pour vous ?
06:19Vous savez, à l'université, les cours s'arrêtent 5 avril.
06:22Donc, depuis cette date, je suis assez tranquille.
06:28On verra, à la rentrée, comment ça se passera.
06:32Bon, il est sûr qu'aujourd'hui, je suis une cible clairement identifiée par ces gros puscules.
06:38Il risque de vouloir, de nouveau, interrompre mon cours afin de me faire taire.
06:44Ça, c'est clair.
06:44Je rappelle que vous étiez opposé à la rupture du jeûne du ramadan au sein de l'université.
06:48Et donc, vous avez été vraiment interrompu par des jeunes cagoulés
06:52qui vous avaient obligé à quitter l'amphithéâtre sous les cris de sionistes, racistes et islamophobes.
06:58Plus exactement, raciste, sioniste, c'est vous les terroristes.
07:02Et puis ensuite, il m'avait poursuivi dans les couloirs,
07:06hurlant, en balanche, en dehors de notre sac.
07:08Enfin, voilà, c'est l'expression de la cancel culture.
07:12Voilà, il faut me canceller, m'annuler.
07:17Ça, c'est typiquement cette idéologie qui vient des Etats-Unis.
07:22Ça rappelle les gardes rouges maoïstes.
07:26Ça rappelle les nazillons qui chassaient les enseignants juifs de l'université.
07:31Enfin, voilà, c'est toutes ces pratiques fascisantes
07:34qui se multiplient dans les universités.
07:39Mon affaire a été médiatisée.
07:40Mais vous savez, j'ai d'autres collègues qui sont victimes de ces mêmes pratiques,
07:45qui malheureusement se testent parce qu'ils ont peur.
07:47Et vous êtes assolé au quotidien après, quand vous revenez,
07:50ou ça retombe à un moment quand même ?
07:53Non, c'est pas...
07:54Enfin, je n'ai pas l'impression...
07:55Enfin, sur les réseaux sociaux, évidemment, vous avez des attaques.
08:00Ce qui est plus grave, c'est les communiqués des syndicats enseignants.
08:05Le SNES-FSU a fait un communiqué absolument délirant, diffamant, il y a quelques semaines,
08:14m'accusant de prôner l'évacuation des Palestiniens de Gaza.
08:19Enfin, en gros, ils reprennent finalement les propos de la présidente de l'université
08:23qui avait dit que c'est normal, ça tombe sur lui, vu ses propos sur Gaza.
08:28Surtout qu'elle n'aime pas beaucoup vos interventions, votre prise de parole dans les médias.
08:32C'est quelque chose qu'elle vous reproche.
08:34Oui, bien sûr, mais c'est surtout que moi, j'applique une géopolitique réaliste.
08:40Je ne suis pas dans le délire idéologique quand on traite du Moyen-Orient.
08:45Pour moi, le Hamas, c'est un mouvement terroriste.
08:47Alors déjà, rien que ça, vous ne considérez pas...
08:51Dans le milieu universitaire, si vous ne considérez pas que le Hamas est un mouvement de résistance,
08:56alors déjà, là, vous êtes tricard.
08:59Si vous considérez que le Hezbollah, lui aussi, est un mouvement terroriste,
09:03alors là, vous vous aggravez votre cas.
09:05Parce que, je vais me rappeler que dans mon université,
09:07vous aviez un vice-président qui a fait l'apologie d'Assad Nasrallah,
09:12qui a fait son oraison funèbre,
09:13lorsqu'il a été tué en septembre 2024,
09:17qu'il l'a fait publiquement.
09:20Heureusement, il a été obligé de démissionner suite à l'intervention du ministre,
09:25parce que ça faisait un peu tâche.
09:26Mais ça, si ce n'est pas de l'islamo-gauchisme,
09:28on est en plein dedans, quoi.
09:30Et ce ne sont pas des cas isolés.
09:33C'est vraiment un mouvement de fond,
09:34dans les facultés de sciences humaines et sociales,
09:37et les facultés de sciences politiques.
09:39Europe 1, 20 ans, 22, dites-moi, Fabrice Balanche,
09:41là, vous allez passer l'été,
09:43peut-être que les esprits vont pouvoir moins s'échauffer,
09:45la tension retombait un peu.
09:46Vous attendez à quoi pour la rentrée universitaire ?
09:49Vous l'abordez comment ?
09:50Je ne pense pas que ça va s'apaiser,
09:55parce que beaucoup d'universités, aujourd'hui,
09:57sont dans une situation financière catastrophique,
09:59parce qu'elles sont mal gérées.
10:02Alors, évidemment, ils disent que c'est la faute de l'État,
10:04mais je suis désolé,
10:05ma propre université, elle est très mal gérée.
10:09Et donc, voilà, c'est la faute de l'État,
10:12c'est la faute des médias.
10:14Lyon 2 subit une crise médiatique,
10:16ce n'est pas du tout la vague islamo-gauchiste,
10:19ce n'est pas du tout une mauvaise gestion
10:21qui la met dans cette situation.
10:23Donc, vous allez avoir, à mon avis,
10:25énormément de blocages,
10:27de mouvements étudiants,
10:29même relayés par les syndicats enseignants
10:32pour obtenir des rallonges budgétaires.
10:35La question de Gaza,
10:38elle aussi, va nous revenir comme un boomerang
10:40dans la figure,
10:42parce qu'on va être quelques mois avant
10:43les élections municipales,
10:44et donc la France Insoumise
10:47et ses relais étudiantins
10:48vont vouloir faire de l'agitation.
10:51Non, je crains que l'automne,
10:53malheureusement,
10:54soit assez chaud à l'université
10:56et je m'attends de nouveau
10:58à être un ton rompu dans mes cours.
11:01Fabrice Ballanche,
11:02ça fait combien de temps
11:03que vous exercez votre profession ?
11:05Alors, j'ai été recruté à Lyon 2 en 2007.
11:08Donc, ça fait une quinzaine d'années,
11:10un petit peu plus, 17 ans.
11:11Justement, en 17 ans, est-ce que vous avez vu
11:13les mouvements étudiants
11:14beaucoup plus se politiser,
11:16se durcir au fur et à mesure de cette décennie,
11:18voire même un peu plus ?
11:20Quand j'ai commencé à enseigner à Lyon 2,
11:23j'ai commencé par un blocage, déjà.
11:25Donc, c'était, je ne sais plus pourquoi,
11:28ça avait duré quand même un mois ou deux.
11:29Mais les revendications, à l'époque,
11:31étaient très sociales,
11:33si vous voulez,
11:33très politiques.
11:35Là, aujourd'hui,
11:37et puis je dirais franco-française,
11:39là, vous avez eu un blocage à Lyon 2
11:42en décembre 2024
11:44pour la libération de Georges-Ibrahim Abdallah.
11:47Alors là aussi,
11:48si ce n'est pas de l'islamo-gauchisme,
11:49enfin, ça,
11:51vous avez des manifestations
11:54pour la Palestine.
11:55Vous avez eu un blocage,
11:57donc, le fin mars,
11:59pour obtenir une salle
12:02pour faire des prières
12:03et le droit de faire officiellement
12:06la rupture du jeûne à l'université.
12:08J'avais dit à l'époque
12:09que c'était le premier blocage islamiste
12:11du campus.
12:13Alors, la présidente m'avait rétorqué
12:15que ce n'était pas le cas du tout,
12:16que je délirais complètement.
12:18Mais non,
12:19on en est là aujourd'hui.
12:21On a une évolution,
12:22si vous voulez,
12:23des conflits
12:24qui deviennent beaucoup plus durs,
12:26beaucoup plus récurrents également.
12:29Une fréquence de blocage
12:30qui augmente.
12:33Et face à ces blocages,
12:35des présidences d'universités
12:37qui sont très lâches,
12:39voire complices.
12:40Quand on a eu la réforme des retraites,
12:42on a été bloqués pendant deux mois.
12:44Enfin, en gros,
12:44il y avait 20 individus devant la fac
12:45qui bloquaient l'université.
12:47La présidente décrétait
12:48la fermeture administrative.
12:50Et donc,
12:50on avait 27 000 étudiants,
12:51plus 600 enseignants,
12:53qui ne pouvaient pas faire cours.
12:54Si moi,
12:54je décidais de venir faire cours,
12:56malgré tout,
12:56c'est moi qui étais dans l'illégalité.
12:58il y avait une complicité claire
13:01de la présidente de l'université,
13:02enfin,
13:03ce n'était pas elle,
13:03c'était une autre,
13:05qui soutenait finalement
13:08le mouvement de grève
13:10contre la réforme des retraites,
13:13et qui utilisait son droit
13:14de déclarer la fermeture administrative
13:16pour soutenir le mouvement.
13:17Dites-moi,
13:19vous qui êtes justement
13:21à l'université Lyon 2,
13:23maître de conférence
13:24dans cette université,
13:27pas mal,
13:28donc vous défendez la laïcité
13:29pour éviter que les salles de cours
13:31puissent servir
13:32à la façon de rompre le jeûne
13:34ou encore des salles de prière.
13:36Certaines personnes vont dire de vous,
13:37c'est ce qu'elles vous reprochent,
13:39elles vous trouvent racistes.
13:40Pourquoi forcément,
13:41quand on défend la laïcité,
13:42selon vous,
13:43on est taxé de raciste ?
13:45Raciste,
13:46j'ai eu droit,
13:49une trois semaines avant
13:50l'interruption de mon cours,
13:51à un signalement pour islamophobie,
13:52parce que j'avais fait une conférence
13:54qui avait déplu,
13:56j'avais traité des attentats islamistes,
13:58et j'avais expliqué
13:59pour comment, cher Yassine,
14:01l'idéologue du Hamas,
14:03justifiait l'attentat suicide en islam,
14:07et il y avait des espions dans la salle
14:09qui ont fait un signalement
14:10à l'université pour islamophobie,
14:12j'ai dû me justifier.
14:14Bon,
14:15c'était tiré des ouvrages
14:17de Gilles Quetelle,
14:19donc c'était pas difficile
14:21de se justifier,
14:22mais voilà,
14:23aujourd'hui c'est la nouvelle panacée,
14:25l'islamophobie.
14:27Vous défendez la laïcité,
14:29vous êtes islamophobe.
14:32C'est très clairement
14:34la mouvance islamiste,
14:36islamo-gauchiste,
14:37qui essaie de faire taire
14:39ceux justement
14:40qui veulent défendre la laïcité,
14:41parce qu'ils ne considèrent pas
14:43que la laïcité est un principe,
14:46ils considèrent
14:47qu'il faut l'abattre
14:49pour pouvoir étendre
14:51effectivement leur influence
14:52religieuse
14:53et maintenir les populations
14:54musulmanes
14:55ou d'origine musulmane
14:56sous leur influence,
14:59parce que la laïcité
14:59c'est le seul moyen
15:00de pouvoir intégrer
15:02des personnes
15:02d'horizons différents
15:04dans la nation française.
15:06On n'est pas une nation ethnique,
15:07on est une nation civique,
15:08et on a toujours intégré,
15:10on a toujours assimilé
15:11les différentes populations
15:12qui arrivaient.
15:13Mais là,
15:14avec les mouvements
15:15fréristes
15:16et salafistes,
15:18on se heurte
15:18à des gens
15:19qui sont clairement
15:20pour le séparatisme
15:21et donc
15:22qui vont dénoncer
15:23tous ceux
15:24qui défendent la laïcité
15:25comme islamophobes
15:26pour qu'on baisse les bras,
15:28qui considèrent
15:29que la laïcité
15:30c'est quelque chose
15:31de liberticide
15:31et alors
15:32dans la grande tolérance
15:34ou la grande naïveté
15:35de beaucoup d'universitaires,
15:36c'est un argument
15:38qui porte
15:39et on a ainsi
15:41cette difficulté
15:43à maintenir
15:44la laïcité
15:45dans les universités.
15:46Merci beaucoup
15:46Fabrice Ballanche
15:47d'avoir répondu
15:48aux questions
15:48de RepinSour Week-end.
15:49Fabrice Ballanche,
15:50maître de cérémonie
15:51à l'université Lyon.
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