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01:30Celui-ci fait arrêter les lombards. Agnès meurt.
01:38À son retour de Rome, Thomas apprend l'affreuse nouvelle.
01:42Il n'a même plus le soutien de son grand-père, Étienne, paralysé, muet, depuis une récente attaque.
01:48Il décide alors de rejoindre son oncle Arnaud, qui se bat pour le roi de Naples.
01:59Mathieu part en pèlerinage pour expier les péchés de son fils.
02:07Seule, avec ses deux enfants, Marie décide d'épouser Côme.
02:17Mais le jour de ses fiançailles, Aude s'empoisonne.
02:21Marie et Côme semblent désormais séparées pour toujours.
02:24Plusieurs années ont passé, Aude est devenue une jeune fille.
02:33Agnès a aimé Thomas jusqu'à la mort.
02:44Et Thomas n'est parti combattre, Auprès du roi d'Anjou-Sicile,
03:03Que dans l'espoir de retrouver sa bien-aimée, Dans l'au-delà.
03:07Auprès du roi d'Anjou-Sicile, Auprès du roi d'Anjou-Sicile,
03:37Vous voulez mourir, n'est-ce pas ?
03:46Aude ! Ma petite fille qui fait de vous ici.
03:55Et dans cette tenue ? Votre frère et moi, nous vous attendons pour déjeuner.
04:00Regardez ma mère.
04:03Ce que j'ai retrouvé hier, dans un des coffres de grand-père.
04:07Vous vous rappelez ?
04:12Il aimait Agnès, Autant qu'elle aimait Thomas.
04:22Peut-être au fond,
04:24Que l'amour,
04:25Le vrai,
04:30Est toujours associé à la mort.
04:34Ma petite fille,
04:36Toujours aussi absolue.
04:44Vous me faites un peu peur.
04:45Ne vous inquiétez pas.
04:46Ne vous inquiétez pas.
04:47Je suis forte.
04:51Si nous allions manger...
04:53J'ai faim ! Allez !
04:55Ce psautier est aussi beau que celui de mon frère le roi.
05:03Grâce à vous, Dame Leclerc, sur la route pour aller délivrer le tombeau de notre Seigneur,
05:08Je pourrais méditer sur les Saintes Écritures.
05:13Monseigneur, voulez-vous une coupe de vin de Chypre ?
05:16Volontiers, Dame.
05:17Qu'en partez-vous pour la terre seule ?
05:23Dans trois jours, nous descendrons vers Egmort.
05:25Mais notre sire le roi pourra-t-il supporter un voyage aussi éprouvant ?
05:29Il paraît bien malade.
05:31Le roi, mon frère, s'est promis qu'avant sa mort,
05:34Il délivrerait Jérusalem des barbares mauresques.
05:37Alors, comte, vous constatez vous aussi comme moi que Dame Leclerc a une main très habile.
05:41Chacun de mes compagnons mérite sa part de ses compliments.
05:46Ma première ouvrière, Kathleen,
05:49Anso, dont le maître est aussi enlumineur,
05:52et mon fils Vivien, qui finit en approche.
05:54Nous ne pouvons nous faire quelques pas dans le jardin.
05:58Alors, vous allez partir.
06:00Oui.
06:02Quand mon père est rentré de Terre Sainte la dernière fois, j'avais six ans.
06:06Et quand il nous racontait ses combats contre les infidèles,
06:08ses souffrances et celles de ses compagnons,
06:12j'étais à la fois bouleversé et passionné.
06:15Je rêvais de réussir là où ils avaient échoué.
06:18Je me voyais délivrer à moi tout seul le tombeau de notre Seigneur.
06:23Alors, vous pouvez comprendre combien aujourd'hui je suis heureux et fier
06:28de partir avec mon père, guerroyé contre les infidèles.
06:32Quand je pense que mon frère préfère demeurer ici sur nos terres
06:36avec son épouse et sa fille.
06:39Vous avez raison, messire, de vous détourner de nos vies obscures,
06:42pour choisir, comme Galade, la seule quête qui compte.
06:46Rares.
06:48Ce sont les jeunes filles qui parlent comme vous, demoiselles.
06:50Vous ne songez pas à vous marier et à avoir des enfants.
06:55Vous savez, dans deux mois, j'aurai fini la grande école
06:58et j'étudierai la médecine avec ma grand-tante Charlotte,
07:01qui a été une très célèbre physicienne.
07:04Mais vous ne songez pas à vous marier ?
07:07Je ne suis pas pressée.
07:10J'attendrai de rencontrer l'amour, le vrai.
07:14Pas cette tendresse tiède qui accepte tous les compromis.
07:19Demoiselles, j'aimerais emporter avec moi un souvenir de vous.
07:22Tenez, si jamais vous êtes souffrant, vous le respirerez en pensant à moi.
07:35Je vous remercie, demoiselle.
07:40Messire.
07:42Messire, votre père, le comte de Lamarche, vous réclame auprès de lui immédiatement.
07:45Monseigneur Alphonse de Poitiers veut partir.
07:55Peut-être dans votre voyage vers la Terre Sainte,
07:58rencontrerez-vous mon cousin, Thomas Brunel.
08:01Il s'est croisé avec le roi d'Anjou-Sicile, qu'il sert depuis cinq ans.
08:05Et que devrais-je lui dire s'il m'arrivait de le voir ?
08:09Que je ne l'ai pas oublié.
08:15...
08:26...
08:29...
08:34...
08:39...
08:43Depuis un an que mon père est mort, j'ai toujours autant de peine.
09:01Il ne faut pas pleurer, ma nièce.
09:04Étienne est enfin heureux.
09:07Il a rejoint Mathilde.
09:08Étienne et Mathilde.
09:15Étienne et Mathilde.
09:18Eux aussi, peut-être.
09:22Heureusement qu'il y a vos enfants pour animer ce jardin, ma soeur.
09:25Sans eux, cette maison serait celle des morts et des disparus.
09:34Voyons, ma nièce.
09:36Il y a ceux que Dieu a rappelés à lui et ceux que la vie a dispersés.
09:40Moi, quand je suis dans le jardin, je pense aux jours heureux.
09:47Le mariage de Florie.
09:50Celui de Jeanne.
09:52Comment va Blanche ?
09:56Bien.
09:58Bertrand est allé la voir.
10:00Elle va devenir sous prieur de son couvent.
10:05Et Thomas ?
10:07Avez-vous eu de ces nouvelles récemment ?
10:10Oui.
10:12Un maître orfèvre de Naples est venu me voir.
10:15Il connaissait Thomas.
10:17Notre fils s'est croisé.
10:22Il compte partir pour Tunis avec le roi d'Anjouzissile.
10:26Comme Arnaud et Philippe.
10:29Il y a vingt ans.
10:32Déjà.
10:34Oh, Dieu Seigneur, gardez mon fils en vie.
10:39Que je le revois bientôt.
10:47Vous pouvez être fiers de votre fils.
10:49Il est vraiment très adroit au jeu de paume.
10:51Et moi, mon père ?
10:53Vous aussi, mon fils.
10:54Mais je serai le père le plus comblé si vous mettiez la même ardeur à faire votre travail.
10:57Et vous, Aude, vous ne vous êtes pas ennuyée ?
11:00Non, j'ai regardé.
11:01Nous avons vu Messire Comperin.
11:05Je ne sais pas si c'est notre venue qui l'a troublé.
11:08Mais il m'a semblé bien nerveux.
11:10Il a raté balle sur balle.
11:19Je ne veux pas que vous partiez, mamie.
11:22Ne me quittez pas, je vous en supplie.
11:25Comprenez-moi.
11:27C'est Oude se réveiller.
11:28Aude, Aude, Aude.
11:31Toujours Aude.
11:39Mais vous rendez-vous compte que depuis près de cinquante mille nous connaissons, elle l'a cessé de gâcher votre vie à la mienne, votre Aude ?
11:43Oh, c'est ma fille.
11:46Oh, quoi, mon amour.
11:49Je vous en supplie, ayez pitié de moi.
11:51Mais vous ne comprenez donc rien, Marie.
11:58Moi, ce que je voulais, c'était faire de vous ma femme.
12:01La mère de mes enfants.
12:02Nous rencontres clandestines, vos départs précipités à l'aube.
12:07Les rendez-vous décommandés, je n'en puis plus. Cette vie-là, je ne peux plus la supporter.
12:10Mais tôt, il sera trop tard.
12:11Pauvre reine Marguerite, comme je la plains. Avoir vu partir son mari, ses trois fils aînés, sans compter ses charmantes filles Isabelle. Et comme si ça ne suffisait pas, elle doit en plus s'inquiéter pour la finir.
12:29Pauvre reine Marguerite, comme je la plains. Avoir vu partir son mari, ses trois fils aînés, sans compter ses charmantes filles Isabelle. Et comme si ça ne suffisait pas, elle doit en plus s'inquiéter pour la santé de son époux, messire le roi.
12:43On peut bien dire ce qu'on voudra. Les hommes ne pensent qu'à eux, toujours, jamais à nous. Vous êtes tous les mêmes, tous des égoïstes.
12:50Moi, je trouve que ce sont les femmes qui sont égoïstes et cruelles.
12:53Je parie que vous dites cela parce que vous êtes amoureux d'une demoiselle qui ne fait pas du tout attention à vous. Qu'en pensez-vous, dame ?
13:01Kathleen, mamie, si vous parliez un peu moins, je pourrais peut-être entendre les réponses que va me faire mon fils Vivien.
13:07Alors ?
13:09Pour les sourcils, la ligne du nez, les trous des narines, on mêle du cinabre et de la céruse avec de la charnure.
13:15Pour les parties du corps, à rosir ou à rougir, on ajoute du cinabre et un peu de minium à la charnure.
13:20Par notre Seigneur, mon fils, vous avez bien appris votre leçon. Je n'en attendais pas moins de vous.
13:26Dame, pouvez-vous venir voir ce que j'ai fait ?
13:29J'ai préparé une deuxième couche pour consolider ma feuille à décalquer.
13:33Pauvre Grégoire, je crains bien qu'il vous faille tout recommencer. Cette première couche est trop fragile.
13:38C'est en forgeant qu'on devient forgeron.
13:42Ah, ma tante, il ne fallait pas vous déplacer, je serais venue vous trouver.
13:46Ma nièce, vous êtes plus occupée que moi.
13:47Alors, mon beau neveu, toujours passionné par votre travail ?
13:53Je l'aime.
13:55Plus que la course à pied ? Et le canot à rame ?
13:58Encore plus.
14:00Je crois que nous en ferons un bon enlumineur.
14:02Pourquoi pas ?
14:04Voulez-vous venir bavarder avec moi dans le jardin ?
14:06Bien, mon jonquier.
14:07Si vous avez besoin de moi, n'hésitez pas à m'appeler.
14:13Ma tante, j'aimerais tant avoir un enfant de courbe.
14:16Mais les enfants n'accepteraient pas.
14:17Ils ne comprendraient pas.
14:18C'est à craindre.
14:19C'est à craindre.
14:20Alors, chaque mois, j'ai peur d'être enceinte, malgré les précautions que vous m'avez conseillé de prendre.
14:34Je vous ai préparé moi-même une décoction de sel j'aime et d'Alain.
14:38Vous en imprégnerai une petite éponge que vous introduirez au plus intime de vous-même.
14:44Est-ce un moyen infaillible ?
14:46Il n'y a pas de moyen infaillible, ma nièce.
14:49Ah, ma tante, c'est horrible.
14:50J'aime Koum.
14:51Et je finis par ne plus avoir envie de le rencontrer.
14:52Il faudrait que je rompe.
14:53Je n'en ai pas le courage.
14:54Je n'en ai pas le courage.
14:55Je n'en ai pas le courage.
14:56Je n'en ai pas le courage.
14:57Je n'en ai pas le courage.
14:58Je n'en ai pas le courage.
14:59Je n'en ai pas le courage.
15:00C'est quand même une décoction de sel j'aime et d'Alain.
15:02Vous en imprégnerai une petite éponge que vous introduirez au plus intime de vous-même.
15:05Est-ce un moyen infaillible ?
15:07Il n'y a pas de moyen infaillible, ma nièce.
15:10Ma tante, c'est horrible.
15:12Si je n'ai pas envie de le rencontrer, il faudrait que je rompe.
15:17Je n'en ai pas le courage.
15:20Puisque votre mère n'est plus là pour vous conseiller, je vais essayer de le faire à sa place.
15:27Il y a cinq ans, vous avez décidé de sacrifier votre bonheur pour celui de vos enfants.
15:34Je vous comprends.
15:37Moi qui n'ai jamais pu avoir d'enfant, j'en aurais fait tout autant.
15:44Mais vous ne pouvez continuer ainsi.
15:47Ni Comperin, ni vous-même, n'êtes fait pour poursuivre une liaison qui vous mine l'un et l'autre.
15:54Il faut...
15:55Oui, je sais.
15:56Il faut rompre.
15:58Mais je suis jeune encore, ma tante.
16:03Je sais, ma nièce.
16:06C'est toujours très difficile de renoncer à l'amour.
16:15Vous parliez de l'amour ?
16:18Comment mènerez-vous enfin travailler avec vous à l'hôpital comme vous me l'avez promis ?
16:25Bientôt.
16:26Il vaut mieux que vous terminiez votre grande école, ma fille.
16:31Vous n'en avez plus que pour un mois.
16:33En tout cas, je suis sûre qu'Aude deviendra une grande physicienne.
16:38C'est bien clair, j'espère.
16:39À Matthieu de Vendôme, abbé de Saint-Denis, je ne peux faire autrement que de lui offrir une pièce rare.
16:47J'entends bien, messire le régent.
16:48Voilà qui est parfait.
16:49En l'absence de notre roi, je partage la régence avec messire de Vendôme et je désire,
16:56afin de marquer l'excellence de nos rapports et pour le remercier de son aide, lui offrir un présent de qualité.
17:02J'ai une pièce qui devrait vous plaire, messire le régent.
17:19On va chercher le cigouard.
17:22Les affaires vont-elles comme vous le voulez, messire Brunel ?
17:26Beaucoup de nos clients sont partis en terre sainte avec le roi.
17:29Les dames qui sont seules n'ont plus le cœur à se parer.
17:31Rien ni personne n'aurait pu réussir à empêcher notre sœur de roi de partir, je vous l'affirme.
17:39Comme s'il aspirait aux martyrs.
17:43Et nous, son peuple, s'est-il soucié de nous ?
17:46Il est parti en nous laissant un royaume prospère et en paix.
17:50Et il est de notre devoir de le lui restituer en l'état.
18:01Quel beau ciboire ! Il est magnifique, vraiment.
18:09C'est ma mère qui en avait fait le dessin il y a de cela 25 ans.
18:14Le marchand qui nous l'avait commandé pour l'abbaye Saint-Martin-de-Tours n'est jamais venu le chercher.
18:18Je n'ai jamais voulu m'en séparer, en mémoire de ma mère.
18:22Mais je vous en fais donc, afin qu'il scelle la bonne entente entre les deux régions du royaume.
18:28Je vous remercie du fond du cœur, messieurs Brunel.
18:31Pour cet inestimable présent.
18:35Je vais tout de suite le faire porter au palais royal.
18:39Dieu vous garde, messieurs le régent.
18:42Je vous remercie.
19:01Alors, messieurs Courbes, est-ce que je vous emmène avec moi à dîner à la maison ?
19:07Non, merci Bertrand.
19:09Je voulais seulement vous parler.
19:12Voilà, je voulais vous demander.
19:14La vie que nous menons, Marie et moi, me rend fou.
19:18Je ne peux plus, je ne veux plus l'avoir.
19:20Je n'ai pas le courage de lui annoncer moi-même.
19:24Alors, je vous supplie de lui expliquer, de le lui dire.
19:32Pauvre Marie.
19:36C'est de la peine pour elle.
19:37J'ai très peu vu de gens comblés autour de moi.
19:40Je rêvais d'une famille unie, heureuse, hélas.
19:43Je n'assistais qu'à des morts, des séparations, des départs.
19:47Écoutez Courbes.
19:49Patientez encore un peu.
19:51Aude n'est plus une enfant.
19:53Elle quittera sa mère pour se marier.
19:55Bientôt.
19:55Et alors, entre Marie et vous...
19:58Attendre ?
19:59Je ne peux plus attendre.
20:01Je vous en supplie, mon cher ami.
20:03Pour l'amour de Marie,
20:05vous devez patienter encore.
20:06Donnez-moi un peu de temps.
20:08Laissez-moi parler à Marie.
20:09Aude aussi, peut-être.
20:17C'est bon.
20:19J'attendrai encore un peu.
20:22Dieu vous garde, Bertrand.
20:24Dieu vous garde, Courbes.
20:25C'est Arnaud de Villeneuve
20:41qui a trouvé ce moyen de faire de l'eau ardente,
20:43que les Arabes appellent, paraît-il, alcool.
20:47Avec cela, on nettoie les plaies.
20:50Ils en savent des choses, les Arabes.
20:53Mais oui.
20:54À Salernes, où se trouve la plus célèbre université
20:57de la chrétienté,
20:58les plus grands maîtres sont des Arabes et des Juifs.
21:01Je viens d'apprendre qu'ils ont réussi
21:03à mettre au point une préparation d'opium,
21:05de Jusciane et de Mandragore,
21:07dont on imprègne des éponges,
21:10qui deviennent ainsi de véritables éponges narcotiques.
21:14On en épargne des souffrances à ceux qu'on opère.
21:16C'est passionnant.
21:19Vous souvenez-vous de ce que je vous ai demandé
21:21à propos de la percussion de l'abdomen ?
21:24Oui.
21:25Le bruit d'outre rempli d'eau, c'est signe d'acide,
21:29et le bruit de tambourin, c'est signe de tympanisme.
21:32Très bien, mon petit.
21:34Je suis si contente d'avoir fini la grande école,
21:36d'étudier enfin la médecine avec vous.
21:38Vous allez faire un beau métier,
21:43mais très éprouvant.
21:45C'est peut-être à cause de lui que mon mari m'a quittée,
21:49il y a fort longtemps.
21:53Moi, je me sens de taille à mener de front
21:55une vie professionnelle et une vie familiale,
21:57et de les réussir toutes les deux.
22:00Vous me paraissez bien sûre de vous, ma petite fille.
22:04Oui ?
22:05Pouvez-vous venir vite, ma tante ?
22:07Je suis très inquiète, la petite Marie ne cesse de pleurer
22:09depuis cette nuit.
22:10J'arrive tout de suite.
22:11C'est certainement ses dents qui l'ont fait souffrir.
22:13Je prends ce qu'il faut.
22:14Voyez-vous, je n'ai pas l'intention de consacrer toute ma vie
22:17comme tante Claudine à torcher à soigner des enfants.
22:19Mais vous avez pourtant l'exemple de votre mère,
22:22qui a su concilier l'exercice d'amitié
22:24avec l'éducation de ses enfants.
22:26C'est vrai.
22:27Et pourtant, elle n'est pas heureuse.
22:32À qui la faute ?
22:35Mais tante Charlotte,
22:36si ma mère avait épousé Comperin,
22:38elle aurait aussitôt cessé de travailler.
22:40Elle serait devenue comme tante Claudine.
22:45Il faut que j'y aille.
22:46Je pars demain pour le Saint-Empire romain germanique.
22:58Je dois faire la visite de mes différents fournisseurs.
23:04J'ai besoin de me réapprovisionner en peltrie de Sibérie
23:07et je m'arrêterai à Nuremberg pour acheter des jouets.
23:09Vous resterez absents longtemps ?
23:16Plusieurs mois, je pense.
23:24Il faut que je parte, Marie.
23:27Il le faut absolument.
23:28Je n'en veux plus.
23:34Ici, je n'arriverai jamais à me séparer de vous.
23:38Votre fille me déteste.
23:39Oui, je le sais.
23:43Adieu, Marie.
23:47Mon amour.
23:47Il reste plus peu opening.
23:59C'est un pie.
23:59C'est un pêché.
24:02Tassez.
24:06C'est un pêché.
24:08L' specialists décroche hours du normally déçut.
24:11Enviamente.
24:12Suspécher.
24:12Benz.
24:13Je vais préparer mes arcs et mes frondes
24:20et demain dimanche, j'irai chasser perdris et faisans.
24:24Et les dragées ? T'as oublié les dragées ?
24:26C'est pas parce que t'es enceinte qu'il faut perdre la tête.
24:29Vous vous souvenez, Vivien, quand votre grand-père Leclerc taillait vos flèches ?
24:34Moi, je me rappelle surtout quand il me prenait sur ses genoux
24:37et qu'il me racontait des histoires.
24:40Pauvre M. Leclerc, je me demande ce qu'il est devenu.
24:42Depuis deux ans qu'on n'a plus de ses nouvelles, il est peut-être mort.
24:49Mort ou vivant, je suis sûre qu'il a accompli sa mission.
24:53Au fond, ma mère, vous ne nous avez jamais vraiment expliqué
24:56pourquoi à son âge, grand-père avait choisi une voie aussi rude.
25:01Par amour, ma petite fille.
25:04Il a pris en compte les péchés d'un autre et a décidé de les expier à sa place.
25:07L'amour, Dieu vous garde, Colin.
25:15Salut, dames, demoiselles et messieurs.
25:18Puisque c'est vous la maîtresse de ce domaine,
25:20c'est à vous que je dois présenter mes redevances en nature.
25:23Mes plus beaux poulets, du beurre bien salé
25:26et des oeufs tout frais pondus.
25:29Venez, Colin, il vaut mieux porter tout ça à la cuisine.
25:33Merci, Colin.
25:35Est-ce qu'on vous verra pour les vendanges ?
25:37Sûrement, et j'amènerai mon cousin Renaud, si ma mère le veut bien.
25:40Bien sûr, nous serons tous là,
25:42d'autant que cela coïncidera avec les fêtes de la Saint-Michel.
25:45Je vous ferai danser, comme quand vous étiez petite,
25:48si vous acceptez.
25:50Bien sûr, j'en serai ravie, Colin.
25:52Allez, venez, mon garçon, venez.
25:53Allez.
25:57Quand je pense que j'ai été amoureuse,
25:59follement amoureuse de ce gros balou.
26:02Vous n'étiez qu'une enfant.
26:03Oui.
26:03Je me rappelle, quand je me suis rendue compte
26:05que Colin avait fait un enfant à Bertrade,
26:07j'étais vraiment désespérée.
26:09Vous avez toujours été exclusive, ma soeur.
26:11À tout à l'heure, ma mère.
26:13À tout à l'heure, mon cœur.
26:16L'amour, le vrai,
26:21ce n'était pas Colin et moi.
26:23C'était Agnès et Thomas.
26:53Où cela est-il arrivé?
27:23Il a été tué, devant Tunis.
27:26Ce sont les infidèles qui l'ont tué?
27:29Non, il est mort de maladie.
27:34Tunis, la chaleur,
27:37la maladie, les cadavres, la puanteur,
27:40les charognards,
27:42tous ces hommes qui se tordaient dans le sable
27:43en tenant leur ventre.
27:44Notre roi aussi est mort d'un flux de ventre.
27:53Mais le pire, je crois, a été
27:54notre retour de Tunis,
27:57en passant par l'Italie.
27:58une succession ininterrompue de malheur,
28:06de deuil.
28:09Cette tempête épouvantable
28:10qui a failli nous décimer complètement
28:12avant même que nous atteignions la Sicile.
28:14La mort d'Isabelle de France
28:15et de son époux,
28:16Thibaut de Navarre.
28:17Et puis la propre femme
28:20de notre nouveau roi, Philippe,
28:21qui fait une chute de cheval
28:22et s'éteint à son tour.
28:27Elle attendait un enfant.
28:31Si vous aviez vu le désespoir
28:32de notre jeune roi.
28:34Puis Messire Alphonse de Poitiers,
28:36également,
28:38qui s'éteint à son tour.
28:41Le frère tant aimé
28:42de notre défunt roi,
28:44aussitôt suivi de sa femme,
28:45Jeanne de Toulouse.
28:46Messire Alphonse de Poitiers.
28:49Lui aussi.
28:53Des morts.
28:54Des morts, la mort partout.
29:00Avec notre pauvre roi, Philippe,
29:02les huit cercueils de la famille royale.
29:05Huit cercueils.
29:09Son père,
29:11sa femme,
29:14son frère,
29:15sa sœur,
29:16son oncle,
29:18sa tante,
29:20l'enfant mort-né de la reine.
29:22Huit cercueils,
29:23huit cercueils,
29:23avec nous dans les Alpes.
29:24Mon fils.
29:29La neige,
29:30la glace,
29:30le froid,
29:32les hommes et les femmes
29:33qui mouraient épuisés,
29:36les blessés
29:36qu'on tirait sur des traîneaux,
29:40les chevaux qui n'avançaient pas,
29:41qui tombaient dans les précipices.
29:42Dieu Seigneur.
29:49Avec la mort de notre sire, Louis,
29:53nous avons tout perdu.
29:54On peut se demander, en effet,
30:09ce que nous réserve l'avenir
30:11avec notre jeune souverain.
30:13ne jugeons pas trop vite,
30:16Philippe III.
30:17Il est déjà assez difficile
30:18de succéder à un père comme le sien.
30:23Et dans des circonstances pareilles.
30:25Pardieu, je suis bien content
30:36de vous revoir.
30:39Mon fils,
30:41je crois que les épreuves
30:42que vous avez traversées
30:43vous ont transformé.
30:47Il est vrai, ma mère,
30:48j'ai mûri.
30:50J'en avais sans doute besoin.
30:53Dites-moi, mon cousin,
30:55quelles sont les souffrances
31:01qui vous ont paru
31:02les plus difficiles à supporter ?
31:05Celles qui blessent le corps
31:06ou celles qui blessent le cœur ?
31:10Je ne sais pas.
31:14Non, vraiment, je ne sais pas.
31:16Quand j'ai appris la mort d'Agnès,
31:17j'ai cru que je ne survivrais pas.
31:18Je voulais mourir.
31:20Ensuite, j'ai vu tant de malheureux,
31:22tant de blessés,
31:22de mort,
31:24d'horreur.
31:29Vraiment, notre cœur est probablement
31:32plus fort que notre pauvre carcasse.
31:36désespoir aura sans doute décuplé mes forces.
31:43Dieu soit loué.
31:46Vous n'avez pas changé autant qu'on le dit.
31:49Vous êtes toujours aussi orgueilleux.
31:53Marie, il est très tard.
31:55J'ai fait préparer pour vous
31:56et vos enfants des chambres.
31:57Merci, ma sœur.
31:58Sous-titrage Société Radio-Canada
32:07Sous-titrage Société Radio-Canada
32:37Par là, merci Dieu, Hôte,
32:48que faites-vous ici au milieu de la nuit ?
32:50Je vous regardais dormir.
32:56C'est pour cela que vous vous êtes levée ?
32:58J'attendais le moment de votre réveil.
33:05Pourquoi donc ?
33:05Parce que j'ai quelque chose d'important à vous dire.
33:13Vous ne pouviez pas attendre le matin ?
33:16Thomas,
33:17il est faux que vous le sachiez.
33:21Je vous aime.
33:27Mais enfin, Hôte,
33:28nous ne nous sommes pas vus pendant cinq ans.
33:29Justement.
33:31Justement,
33:31je vous avais presque oublié.
33:34Oh, bien sûr.
33:36Agnès,
33:37c'est-vous.
33:37J'étais très touchée
33:40par votre histoire d'amour,
33:41mais pour moi,
33:42c'est un petit peu,
33:43un peu comme un roman.
33:44Et ce soir,
33:48dès que je vous ai revus,
33:51j'ai su,
33:53dans l'instant,
33:55que c'était vous
33:56et pas un autre
33:58qui m'étiez destinée
34:00de toute éternité.
34:14Vous êtes capable d'aimer
34:22plus que le commun des mortels.
34:25Vous l'avez montré.
34:27Moi aussi.
34:28Je vous le prouverai.
34:29Vous avez terriblement souffert.
34:31Je vous ferai oublier tout cela.
34:33Je suis sûre
34:34que je vous rendrai goût à la vie.
34:44Je vous sais.
34:52Vous,
34:52vous avez,
34:54vous avez tout pour plaire,
34:55Aude, je le reconnais.
34:57Mais rien n'est possible
34:58entre nous.
34:58Vous le savez bien,
34:59nous sommes cousins germains.
35:00Mais alors ?
35:01Mais,
35:01mais alors,
35:02toute union entre nous
35:03serait jugée criminelle.
35:04Je suis bien placé pour le savoir.
35:05Mais jugée criminelle par qui ?
35:07Jamais notre Seigneur Dieu
35:09n'a condamné les unions
35:10entre cousins germains.
35:11Jamais, jamais.
35:12Ni dans l'Ancien,
35:12ni dans le Nouveau Testament.
35:13à l'heure du moment
35:15que cela n'est pas contraire
35:16au commandement de Dieu.
35:24Aude, je vous en conjure.
35:26Épargnez-vous.
35:28Épargnez-moi.
35:43Épargnez-vous.
35:57Sire Dieu,
36:27beau Sire Dieu, ne me laissez pas succomber à la tentation.
36:33Non, vraiment, ne me laissez pas succomber cette fois-ci.
36:36Je ne réponds pas de moi.
36:55Bonsoir, dame. À demain.
36:56Bonsoir, Anso. Bonsoir.
37:01Vivien et Grégoire, on peut dire qu'ils ne perdent jamais une minute, ces dégarnements.
37:06À peine fini la journée, ils disparaissent.
37:08Ils vont faire du tir à l'arc ou de la course à pied.
37:16Dame, à quoi est-ce que vous pensez ?
37:18C'est étrange.
37:22Depuis que mon neveu nous a raconté la mort de notre sire Louis et l'horrible exode qui a suivi,
37:28je ne peux pas m'empêcher de penser que le malheur s'est abattu sur notre famille en même temps que sur le royaume.
37:34C'est notre faute.
37:38Nous payons nos péchés.
37:39Moi, quand j'y songe, qu'est-ce que je fais pour mon prochain ?
37:49Marie, vous devriez revoir comme Perrin.
37:53Non.
37:55Jamais.
37:55Je ne peux lui offrir que des plaisirs clandestins qui ne lui suffisent pas.
38:02Et à moi non plus.
38:04Mais écoutez-moi...
38:07Bonsoir, Kathleen.
38:08Par ma patronne, vous brillez comme une étoile.
38:11C'est beau.
38:13Vous avez l'air bien gai, ma fille.
38:15C'est le temps.
38:16Malgré le froid, on sent que le printemps va arriver.
38:19Le printemps ?
38:20Oui.
38:24Le printemps.
38:25Ma petite mère, j'ai envie d'aller passer un moment avec Tante Charlotte.
38:28Vous êtes toujours passionnée par la médecine ?
38:30Plus que jamais.
38:32Vous pouvez y aller, ma fille, mais ne rentrez pas tard pour le souper.
38:36Bonsoir.
38:43Ma fille est devenue une femme.
38:48Et je dirais même une jolie femme.
38:55Voilà.
38:57Voilà.
39:01Ah, Marie.
39:03Vous devez être gelée.
39:04Mettez-vous près du feu.
39:06Je suis à vous tout de suite.
39:08Reviens demain.
39:09À la même heure.
39:11Au revoir.
39:14Vous ne vous arrêterez donc jamais de travailler, ma tante.
39:16Oh, Marie.
39:18Je n'ai jamais su faire qu'une chose dans la vie.
39:21Soigner les autres.
39:23Alors, je continue.
39:25Aude n'est pas ici.
39:28Aude est passée m'embrasser.
39:31Elle est allée ensuite rejoindre ses cousins.
39:33Aude a beaucoup changé.
39:38Oui.
39:39C'est vrai.
39:42Elle aussi va connaître des tentations.
39:46Je ne sais pas si c'est parce que je vieillis, mais...
39:50J'ai l'impression que les forces de la destruction sont à l'œuvre partout.
39:56Dans notre famille, comme dans le royaume.
40:00Dis-moi, Alice, j'ai déjà désobéi à notre mère.
40:18Moi, si?
40:19Jamais!
40:20Sauf quand elle me donne des ordres qui ne me plaisent pas.
40:27Dieu vous garde, ma sœur.
40:30J'étais en train de décrire à votre fille les beautés de l'Italie.
40:32Il n'est fait sûrement plus chaud qu'ici.
40:34Vous restez soupé avec nous?
40:35Non, merci.
40:36Il est tard.
40:37Nous devons rentrer, Aude et moi.
40:38Je vous raccompagne.
40:39Non, ce ne sera pas nécessaire.
40:41Enfin, ma mère, deux femmes seules la nuit, on ne sait jamais.
40:49Vous, Marie?
40:51Par Saint-Jean, je ne m'attendais pas à vous trouver ici à une heure pareille.
40:55Mais nous partions, nous sommes affreusement en retard.
40:57Bonsoir, Marie.
41:00Bonsoir, comme.
41:01Bonsoir,ии.
41:07Bonsoir.
41:08C'est parti.
41:38Ma mère, je viens de vous lire le roman de Tristan et Izo.
41:49Au fond, ils n'auraient jamais dû accepter de se séparer.
41:53Qu'importe son mariage avec Marc, Izo t'aimait Tristan, ils n'auraient jamais dû le quitter.
42:00Mais ma petite fille, Izo t'avais des devoirs envers son mari.
42:04Moi, je ne crois qu'au devoir imposé par l'amour.
42:10C'est vous qui me dites cela ?
42:13Oui.
42:15Et moi, je saurais sauver mon amour contre le monde entier.
42:18Vous êtes la reine du printemps, Madous.
42:41Oh, madame, Marie dont je porte le nom.
42:56Venez à mon secours, je vous en conjure.
42:59Je ne sais plus où j'en suis.
43:00J'ai eu tort de suivre votre exemple, de tout sacrifier à mes enfants.
43:10J'ai eu torturé mon amour.
43:40Il y a cinq ans, vous étiez entièrement donné l'un à l'autre, n'est-ce pas ?
43:45Oui, mais en restant chaste, ça fut souvent très difficile.
43:54Mais aujourd'hui, il me semble avoir vécu avec Agnès une aventure très douce.
44:01Et avec moi ?
44:02Avec vous, c'est différent, ma belle Aude.
44:08Agnès était une fée.
44:11Et vous, vous êtes une magicienne.
44:13J'ai toujours su que je saurais aimer.
44:31Toujours.
44:32Sous-titrage Société Radio-Canada
44:41Sous-titrage Société Radio-Canada
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45:27Pas ici.
45:30Pas maintenant.
45:33Ailleurs bientôt.
45:46Sous-titrage Société Radio-Canada.
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