00:00Complètement. On est pris en otage. Alors je pense tout d'abord effectivement à tous les voyageurs qui sont naufragés.
00:08On a des naufragés du ciel qu'on retrouve perdus dans nos hôtels pour ceux qui ne peuvent pas décoller.
00:14Mais on a aussi tous nos vacanciers qui avaient prévu de partir. C'est quand même le début de la saison.
00:20Ça devait être une période formidable pour pouvoir lancer effectivement cette saison en France.
00:27Et on a nos clients qui n'arrivent pas à destination.
00:31Donc on se retrouve à devoir annuler des réservations pour des gens qui ne pourront peut-être pas venir plus tard parce que tout le monde n'a pas deux mois de vacances non plus.
00:40Et effectivement, on doit gérer dans certaines destinations ceux qui n'arrivent pas à décoller.
00:45Donc c'est naturellement un surcroît de travail.
00:49Ça c'est une chose, mais surtout beaucoup de stress, beaucoup d'énergie perdue pour rien.
00:55Et j'allais dire le pire dans tout ça, c'est l'image qu'on donne de notre pays en termes d'attractivité touristique.
01:03On a vu les chiffres, alors évidemment, on n'est plus première destination mondiale.
01:09Vous avez des éléments accréditant justement cette idée d'une image de la France qui ne cesserait de se dégrader ?
01:16On l'entend tous les jours dans nos hôtels quand il y a des grèves comme ça.
01:20La première chose que nous disent nos clients étrangers, c'est mais c'est pas possible, ça n'existe pas, on ne peut plus faire ça.
01:26Et donc oui, on l'entend.
01:28Et aujourd'hui, effectivement, la France est quatrième destination touristique mondiale en termes de revenus.
01:33Si on continue comme ça, on va encore dégringoler.
01:36On a besoin de ce PIB touristique en France.
01:38On ne peut pas le sacrifier pour une poignée d'individus qui bénéficient d'une situation, ma foi, pas forcément si triste que ça.
01:47Merci.
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