- il y a 8 mois
Le 17 juin, la commission des affaires étrangères et la commission des affaires européennes du Sénat auditionnaient Salomé Zourabichvili, cinquième présidente de la Géorgie. Elle est revenue sur la dérive autoritaire actuellement à l’œuvre en Géorgie depuis l’accession au pouvoir du parti Rêve géorgien. Ce mouvement politique géorgien est au pouvoir depuis 2012 en Géorgie. Il dirigé par l’oligarque pro-russe Bidzina Ivanichvili. Salomé Zourabichvili alerte sur le fait qu’il n’y a désormais plus “aucun débat au Parlement, sur aucune loi” et qu’on “rentre dans une censure complète”. Le gouvernement au pouvoir a annoncé en septembre 2024 la suspension des négociations d’adhésion à l’Union européenne. Cette décision a déclenché d’importantes manifestations dans le pays. Depuis, de nombreux manifestants ont été incarcérés ou ont reçu des amendes. Revivez ces échanges. Année de Production :
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00:00Générique
00:00:00Où en est la Géorgie aujourd'hui ?
00:00:12C'est tout l'objet d'une audition organisée hier.
00:00:15Les sénateurs de la Commission des affaires étrangères et de la Commission des affaires économiques
00:00:20ont entendu Salomé Zorabijvili, l'ancienne présidente de Géorgie
00:00:24qui refuse de reconnaître les résultats des élections législatives d'octobre dernier.
00:00:30Elle se considère toujours comme la présidente légitime du pays
00:00:34et demande l'organisation d'élections libres.
00:00:36Je vous propose d'écouter ou de réécouter son audition.
00:00:40Monsieur le vice-président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées,
00:00:46Madame la présidente Zorabijvili, mes chers collègues, nous sommes très heureux,
00:00:49chère Madame la présidente Zorabijvili, de vous accueillir en personne au Sénat aujourd'hui.
00:00:56Chacun connaît votre proximité avec la France où vous avez vécu et dont vous avez été l'ambassadrice à Tbilisi
00:01:02avant de devenir la ministre des affaires étrangères, puis la cinquième présidente de Géorgie.
00:01:09Il y a un an, j'avais conduit une délégation de notre Commission des affaires européennes à Tbilisi.
00:01:14Nous étions déjà très préoccupés par l'évolution de la situation politique de votre pays,
00:01:18six mois avant les élections du 26 octobre, qui ont confirmé nos premières impressions et vos propres prédictions.
00:01:25Vous nous aviez en effet reçus à la Maison-Glanche, siège de la présidence de la République.
00:01:30Vous nous aviez exprimé sans détour votre analyse de la fameuse loi sur les influences étrangères
00:01:34qui venait alors d'être adoptée, avant que vous n'y opposiez votre veto constitutionnel
00:01:40et que vous appeliez déjà, non sans raison, la loi russe.
00:01:44Nous ne vous avions pas caché notre perspexité, notre déception et nos inquiétudes
00:01:49après avoir rencontré le Premier ministre et plusieurs collègues du Parlement d'alors,
00:01:53membres du rêve géorgien, qui professaient encore une fois, encore une fois européenne intacte,
00:01:59que nous avions du mal à accorder avec leurs actions en cours.
00:02:02Nous avons été les témoins des premières manifestations massives contre cette fameuse loi
00:02:07par des citoyens brandissant côte à côte des drapeaux européens et géorgiens,
00:02:12mais aussi de manifestations pro-gouvernementales savamment orchestrées.
00:02:16Nous avions alors conscience, comme nous en avions fait part à notre retour,
00:02:21d'observer un véritable basculement.
00:02:24Et franchement, c'est vrai que les manifestations, nous les avions vécues en direct et des deux côtés.
00:02:29Et c'était très, très intéressant d'être sur place.
00:02:31Nos collègues, Pascal Alizar, Claude Kern, Didier-Marie et Olivier Bitz,
00:02:35qui ont participé à la mission électorale en octobre dernier,
00:02:39n'ont plus que corroboré cette première, mais profonde impression,
00:02:42d'un nouvel épisode de la tragédie géorgienne,
00:02:44pour reprendre le titre de votre ouvrage, paru il y a une quinzaine d'années.
00:02:49Le rapport de la mission d'observation électorale coordonnée par Pascal Alizar
00:02:53avait souligné les irrégularités constatées le jour du vote,
00:02:57tout en recommandant des voies possibles de dialogue et d'amélioration
00:03:00qui n'ont pas été empruntées.
00:03:02Le 14 décembre 2024, un collège électoral restreint
00:03:06a élu président de Géorgie, M. Mikhail Kavélashvili,
00:03:11dont vous contestez la légitimité.
00:03:16Si vous avez accepté de quitter le palais présidentiel,
00:03:19vous affirmez toujours être la seule présidente légitime.
00:03:22Sa situation géographique rend votre pays particulièrement vulnérable à la Russie,
00:03:26laquelle occupe un tiers de votre territoire,
00:03:28avec une volonté d'affirmer ces frontières que nous avions pu constater
00:03:33en rendant visite à la mission de surveillance de l'Union européenne en Géorgie.
00:03:38C'est maintenant la vocation européenne de votre pays
00:03:40qui est clairement menacée par l'orientation du gouvernement actuel,
00:03:43malgré l'élan populaire en faveur de l'adhésion à l'Union européenne.
00:03:48Alors que la Géorgie avait obtenu le statut de pays candidat à l'Union européenne en décembre 2023,
00:03:53le processus d'adhésion a de fait été suspendu par le gouvernement géorgien en novembre 2024,
00:04:00et ce, en théorie, jusqu'en 2028.
00:04:03La Géorgie s'éloigne également du Conseil de l'Europe,
00:04:06sa délégation parlementaire ayant décidé de suspendre sa participation
00:04:09à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe
00:04:12après les critiques formulées en janvier 2025
00:04:16sur l'évolution de la situation en Géorgie.
00:04:19Claude Kern, qui a été pendant plusieurs années le rapporteur de la PCE pour la Géorgie,
00:04:26nous avait rendu compte des tensions apparues au Conseil de l'Europe
00:04:29et de la visite de suivi qu'il avait effectuée à Tbilisi en janvier 2025,
00:04:35au cours de laquelle il avait observé l'extrême polarisation du pays,
00:04:40la brutalité de la répression policière et des violations des droits de l'homme.
00:04:44La semaine dernière, à Varsovie,
00:04:45la conférence des commissions des affaires européennes de l'Union européenne
00:04:48a réaffirmé son soutien au peuple géorgien dans son cheminement vers l'Europe.
00:04:54Elle a redit sa vive préoccupation concernant la voie empruntée par le gouvernement géorgien
00:04:58qui va à l'encontre des valeurs et des principes sur lesquels l'Union européenne est fondée.
00:05:03Elle a en outre appelé la Géorgie à adopter des réformes démocratiques,
00:05:11globales et durables, conformément aux principes fondamentaux de l'intégration européenne.
00:05:17Cette perspective vous paraît-elle encore possible à court terme ?
00:05:20Madame la Présidente, des voies de dialogue et d'apaisement sont-elles envisageables ?
00:05:23Comment analysez-vous l'évolution du gouvernement géorgien et du parti du rêve géorgien ?
00:05:29Les valeurs européennes et la perspective européenne de la Géorgie,
00:05:32qui nous avaient semblé assez largement partagées lors de notre mission l'an dernier,
00:05:36le sont-elles encore ?
00:05:38Autant dans le contexte de répression qui s'abat sur la Géorgie.
00:05:42Je vous remercie et je propose à Pascal Alizar de compléter.
00:05:47Merci, M. le Président Rapin, Mme la Présidente Zorabichvili, mes chers collègues.
00:05:52Tout d'abord, Mme la Présidente, m'associer Jean-François Rapin,
00:05:55pour vous souhaiter la bienvenue et vous dire le plaisir et l'honneur que nous avons de vous recevoir cet après-midi.
00:06:03Comme l'a dit le Président Rapin, j'étais le coordonnateur spécial de la mission internationale d'observation électorale à l'automne dernier
00:06:09et on a bien mesuré toutes les difficultés qui se posaient.
00:06:13Nous avions fait dans notre rapport un certain nombre de préconisations, mais sans retour pour le moment.
00:06:19Mais ça, vous le savez bien évidemment beaucoup mieux que moi.
00:06:23Depuis ces élections de l'automne, la suspension aussi du processus d'adhésion à l'Union européenne le 26 octobre
00:06:29par le gouvernement issu du rêve géorgien, la situation politique reste préoccupante.
00:06:35Elle l'est et c'est une évidence que de le rappeler d'abord pour les géorgiens, mais bien sûr pour la stabilité aussi d'une région hautement stratégique.
00:06:46Les manifestations se poursuivent. La répression des manifestants a pris de l'ampleur.
00:06:53La nouvelle loi sur l'enregistrement des agents étrangers est entrée en vigueur le 1er juin.
00:06:58Le gouvernement nous explique que son dispositif est d'inspiration américaine.
00:07:03On s'inquiète quant à son application qui pourrait bien elle être d'inspiration russe.
00:07:10La Commission européenne a donc raison de dire qu'il s'agit d'un grave revers démocratique
00:07:15mettant en péril l'adhésion de la Géorgie à l'Union européenne.
00:07:20Les accusations criminelles se multiplient déjà contre les manifestants, contre les personnalités civiles qui les soutiennent.
00:07:28L'une des principales chaînes de télévision a été contrainte de cesser son activité le 1er mai.
00:07:33Les partis d'opposition sont menacés et l'entrée sur le territoire géorgien peut même devenir parfois plus difficile.
00:07:42La majorité au pouvoir rejette les demandes de réformes de l'Union européenne,
00:07:47les considérant comme un chantage politique et considère que l'opposition est une forme de parti de l'étranger
00:07:53visant à entraîner le pays dans une guerre ouverte avec la fédération de Russie.
00:07:59Dans ce contexte de tensions croissantes entre le pouvoir et la population,
00:08:03la convocation de nouvelles élections serait-elle souhaitable ?
00:08:07La croyez-vous possible, Madame la Présidente, et à quelles conditions ?
00:08:11L'automne dernier, vous aviez dénoncé un système de fraude sophistiquée inspiré des méthodes russes,
00:08:18déposé en vain un recours devant la Cour constitutionnelle pour obtenir l'annulation des résultats.
00:08:24Pourriez-vous nous donner des détails sur le fonctionnement des institutions sous le contrôle du rêve géorgien dans ce contexte ?
00:08:33Et si la voie électorale n'est pas praticable, comment voyez-vous l'évolution de la société et des institutions politiques de votre pays ?
00:08:43Nous souhaiterions, je crois, mieux comprendre les ressorts des actions engagées par la Russie
00:08:48pour déstabiliser certains États dans le Caucase comme dans l'Union européenne.
00:08:53Et enfin, quelles mesures l'Union européenne, d'une part, et la France, d'autre part,
00:08:58pourraient-elles prendre pour accompagner votre pays dans une transition politique apaisée ?
00:09:04Voilà, Madame la Présidente, je vous remercie à nouveau pour votre présence parmi nous cet après-midi.
00:09:10C'est un lapsus qui n'en est pas un.
00:09:13Pour votre présence parmi nous cet après-midi.
00:09:16Et je vous laisse la parole avant que nos collègues puissent vous poser toutes leurs questions.
00:09:20Allez-y, Madame la Présidente.
00:09:22Peut-être donnons-nous une vingtaine de minutes sur votre propos.
00:09:2620 minutes, c'est suffisant.
00:09:28Comme ça, vous pourrez répondre aux questions de nos collègues.
00:09:31Tout à fait.
00:09:31Merci.
00:09:33Je vois que vous avez d'abord une description assez complète de la situation telle qu'elle est.
00:09:39et telle qu'elle évolue depuis maintenant un peu plus de deux ans.
00:09:45On peut dater la première évolution négative, très claire, avec l'introduction de la première loi russe, son retrait, puis la réintroduction.
00:09:55Et puis, l'instauration d'une rhétorique très virulente contre nos partenaires, tantôt européens, tantôt américains.
00:10:07Une bonne alternance qui n'a laissé personne de côté.
00:10:12Et cela continue avec des attaques très directes contre les ambassadeurs européens.
00:10:17L'ambassadrice française en a fait l'objet il n'y a pas très longtemps.
00:10:20Les Britanniques sont aujourd'hui, en ce moment même, les sujets des attaques les plus directes.
00:10:28Les Allemands en ont fait les frais.
00:10:30Et l'ambassadeur de l'Union européenne également.
00:10:32Quant aux deux ambassadrices américaines, elles en ont eu aussi leur argent comptant.
00:10:40Et d'ailleurs, ça surprend toujours un peu la population de voir l'absence de réaction normale à ces attaques,
00:10:47qui sont véritablement des attaques adominèmes.
00:10:51Et quelque part, il y a le sentiment que ces ambassadeurs de nos pays amis et partenaires
00:10:57devraient se défendre un peu mieux, un peu plus,
00:11:00et ne pas accepter de se laisser humilier comme ils se laissent humilier dans ces circonstances.
00:11:06Donc cette dérive a commencé.
00:11:07Quand on essaye de réfléchir maintenant,
00:11:13réellement, il y a un parallélisme avec la guerre en Ukraine.
00:11:19C'est difficile d'expliquer exactement pourquoi.
00:11:22On peut avoir des débuts d'analyse,
00:11:24qu'à ce moment-là, la main et la pression de la Russie
00:11:30s'est accentuée sur l'autre frontière de la Russie.
00:11:35Et la tentative de prendre en main ce pays qui a toujours été une proie pour la Russie,
00:11:46une proie convoitée, s'est sans doute accentuée.
00:11:50Et la Russie a utilisé ce qu'elle avait comme intermédiaire dans le pays,
00:11:55c'est-à-dire un dirigeant, un oligarque avec lequel elle avait des liens
00:12:00et sans doute des moyens de pression, comme on le voit au fur et à mesure,
00:12:06qui se sont mis en place.
00:12:09C'est sans doute la meilleure explication de ce changement très brutal qui s'est produit,
00:12:15avec d'abord une crise politique qui s'affirme avec les élections,
00:12:23avec la fraude électorale et l'instauration d'un gouvernement
00:12:29que la population, une grande partie de la population,
00:12:32une grande partie de la classe politique considère comme illégitime.
00:12:36Vous avez mentionné les actes non constitutionnels,
00:12:39mais ce qui déclenche véritablement la réaction durable
00:12:44et la protestation qui se poursuit jusqu'à aujourd'hui,
00:12:47plus de 200 jours, c'est non seulement la fraude électorale,
00:12:51mais c'est le caractère anticonstitutionnel, inconstitutionnel
00:12:57de la déclaration du Premier ministre
00:13:00qui coupe les ponts avec l'Union européenne.
00:13:04Vous avez dit jusqu'à 2028, en réalité,
00:13:07ils se sont raccrochés aux branches quelques jours après
00:13:10en voyant la réaction extrêmement vive de la population
00:13:15pour dire que ce n'est pas définitif et qu'on y reviendra en 2028,
00:13:19mais en réalité, cette déclaration qui contredit
00:13:23l'article 78 de la Constitution géorgienne,
00:13:27qui impose à toutes les institutions
00:13:29de faire tout ce qu'elles peuvent
00:13:32pour faciliter et promouvoir l'intégration européenne
00:13:37et l'intégration dans le temps.
00:13:40Cet article constitutionnel introduit par le Rêve géorgien
00:13:43en son temps dans la Constitution a été purement et simplement
00:13:47abandonné, violé, et c'est ça que la population n'accepte pas
00:13:51parce qu'il faut bien voir que depuis l'indépendance
00:13:54jusqu'à aujourd'hui, dans tous les sondages d'opinion
00:13:58et jusqu'à aujourd'hui même, 80% de la population
00:14:01se dit vouloir satisfaire cette aspiration européenne
00:14:06et reste fidèle à cette aspiration européenne.
00:14:10Et c'est pour ça qu'on voit de temps en temps,
00:14:12de moins en moins souvent, mais de temps en temps,
00:14:15les autorités actuelles, le Rêve géorgien
00:14:18ou le cauchemar russe, comme on l'appelle,
00:14:22rappeler qu'eux aussi,
00:14:24ils vont finir par entrer dans l'Europe.
00:14:28De temps à autre, ils ressortent le drapeau européen,
00:14:31puis après, ils l'enlèvent.
00:14:32Donc c'est un peu erratique, mais c'est parce que,
00:14:37y compris dans ceux qui aujourd'hui soutiennent encore
00:14:40et qui sont encore moins nombreux
00:14:42qu'au moment des élections fraudées
00:14:44à cause de cette déclaration
00:14:46coupée avec l'Union européenne,
00:14:50ceux qui soutiennent pour des raisons diverses
00:14:52et en général, c'est pour des intérêts directs
00:14:56qu'ils ont en commun avec le pouvoir en place,
00:14:59parmi eux, une grande partie reste pro-européens.
00:15:04C'est ça qu'il faut bien comprendre,
00:15:06en particulier eux, leurs enfants, ces familles.
00:15:10Tout le monde a envie de continuer
00:15:11à regarder vers l'Europe,
00:15:14qui a été véritablement l'ambition de la Géorgie
00:15:17depuis des décennies,
00:15:20depuis même des siècles,
00:15:21depuis la première indépendance
00:15:22au début du siècle dernier
00:15:24et même avant dans les différentes étapes
00:15:27de la construction de la Géorgie
00:15:30où elle se tournait toujours
00:15:31avec peu de résultats,
00:15:33mais elle se tournait toujours vers l'Europe
00:15:36parce qu'il n'y avait pas de perspective
00:15:37autre pour ce pays isolé
00:15:40au sein d'un monde islamique
00:15:42et ensuite au sein d'un monde communiste.
00:15:47Donc la perspective européenne violée,
00:15:50c'est ça qui déclenche cette protestation
00:15:52qui ne s'arrête pas
00:15:54et c'est ça qui est en parallèle,
00:15:58à lire en parallèle,
00:15:59de la dérive autoritaire extrêmement rapide
00:16:01qu'a vécu le pays.
00:16:03Quand vous étiez là,
00:16:05il y avait des signes très préoccupants.
00:16:08Depuis, il n'y a plus de signes
00:16:10et c'est un petit peu ça
00:16:12où nous avons un problème
00:16:15avec l'approche des dirigeants européens.
00:16:19C'est qu'aujourd'hui, il n'y a plus de questions,
00:16:21il n'y a plus d'interrogations.
00:16:23Tous les gestes,
00:16:24toutes les décisions du pouvoir en place
00:16:26vont contre les recommandations européennes,
00:16:32vont contre la voie européenne,
00:16:35que ce soit la rhétorique,
00:16:36que ce soit les lois adoptées.
00:16:38Elles sont toutes en phase
00:16:40avec ce qui a été adopté
00:16:43en son temps en Russie
00:16:45pour réduire la société civile
00:16:47et ensuite pour réduire
00:16:49l'opposition politique.
00:16:51On voit exactement le même cheminement.
00:16:55Il est très intéressant de voir
00:16:56que les lois répressives
00:16:59sont adoptées avec une telle vitesse
00:17:01qu'elles ne peuvent qu'être
00:17:02importées directement.
00:17:05Il n'y a aucun débat au Parlement
00:17:06sur aucune loi.
00:17:07Elles sont adoptées en général
00:17:09en trois lectures en deux jours
00:17:11et personne ne débat aucune de ces lois.
00:17:15La disposition qui existait
00:17:17dans notre législation,
00:17:19qui était que les commissions
00:17:20devaient entendre
00:17:22la société civile,
00:17:24les organisations non gouvernementales
00:17:26ou les organisations du secteur
00:17:29qui étaient concernées par les lois,
00:17:32ça a été supprimé.
00:17:33Donc il n'y a plus aucune consultation
00:17:35de personnes d'extérieur au Parlement.
00:17:38Tout ça se passe en circuit fermé
00:17:40puisque dans ce Parlement
00:17:42ne siège que le parti au pouvoir
00:17:47et deux de ces codiciles.
00:17:49En réalité, c'est le parti au pouvoir.
00:17:52La salle est généralement à moitié vide
00:17:54et les gens ne viennent que pour appuyer
00:17:56sur les bons boutons.
00:17:59Nous avons cette série de lois répressives
00:18:02qui ne s'arrêtent pas à chaque fois
00:18:03qu'on pense qu'on a atteint
00:18:05la limite extrême.
00:18:08On voit apparaître de nouvelles lois.
00:18:11Les plus récentes
00:18:13concernent les réseaux sociaux,
00:18:16après les médias
00:18:17qui ont été mis au pas fortement,
00:18:21après les financements
00:18:22de toutes les organisations
00:18:23non gouvernementales,
00:18:26quelles que soient leurs qualités.
00:18:28C'est-à-dire que ça concerne également
00:18:30les collectivités ou les organisations
00:18:33qui s'occupent des handicapés,
00:18:35de différents secteurs de la vie sociale.
00:18:38Ce n'est pas seulement les organisations
00:18:40qui étaient liées aux élections,
00:18:44à la préparation des élections.
00:18:45Ça va beaucoup plus loin
00:18:46que le secteur lié à la politique.
00:18:49Ça touche l'ensemble
00:18:50de la vie civile géorgienne.
00:18:54Donc maintenant,
00:18:54ce sont les réseaux sociaux.
00:18:55et si vous avez dans vos postes
00:19:00il y a quelques mois
00:19:01mentionné de façon critique
00:19:05ce qui est qualifié
00:19:06par la loi d'insulte
00:19:08des personnages du pouvoir,
00:19:10du parti au pouvoir
00:19:12ou du Parlement,
00:19:14vous êtes susceptible
00:19:15d'amende et de convocation
00:19:17par le procureur,
00:19:20ce qui a eu lieu déjà,
00:19:2217 personnes,
00:19:23des journalistes,
00:19:24des politiques,
00:19:25des activistes
00:19:25ont été convoqués.
00:19:27C'est pour donner le sentiment
00:19:28à la société
00:19:28que c'est sérieux
00:19:30et demander de s'expliquer
00:19:32sur les propos utilisés,
00:19:38ce qui veut dire
00:19:38qu'on rentre en réalité
00:19:39dans une censure complète,
00:19:43d'autant qu'il n'y a pas
00:19:45de tribunaux
00:19:46auxquels on puisse recourir ensuite
00:19:48pour discuter
00:19:49l'amende d'abord
00:19:51ou la détention administrative
00:19:54qui va suivre
00:19:55les décisions
00:19:56concernant
00:19:58ces postes
00:20:01réprimandés.
00:20:03Donc, on ne sait plus.
00:20:06Il y a peu
00:20:07de presse écrite
00:20:08en Géorgie aujourd'hui.
00:20:10On est pratiquement...
00:20:11C'est la télévision
00:20:13et les réseaux sociaux
00:20:14qui délivrent l'information
00:20:15et qui permettent
00:20:17à la société civile
00:20:19de continuer à exister.
00:20:21Et c'est donc
00:20:21les éléments
00:20:22vraiment essentiels
00:20:24de pouvoir encore
00:20:26avoir une fenêtre
00:20:28sur l'information réelle.
00:20:31Les politiques
00:20:33sont dans un très mauvais espace
00:20:34puisque une commission spéciale
00:20:37d'enquête
00:20:38a été ouverte au Parlement
00:20:39qui est censée juger
00:20:43des crimes du régime précédent.
00:20:45et a commencé
00:20:46à convoquer
00:20:47les personnalités politiques
00:20:49impliquées
00:20:50dans le régime précédent
00:20:51ou non,
00:20:52indifféremment.
00:20:54Ces personnalités politiques
00:20:56ne vont pas
00:20:57se rendre devant la commission
00:20:58parce qu'ils considèrent
00:20:59qu'elle n'est pas légitime
00:21:00comme ne l'est pas le Parlement.
00:21:03Et à ce moment-là,
00:21:04ils sont
00:21:04sujets
00:21:07à une amende
00:21:07très importante,
00:21:10environ 20 000 euros.
00:21:13Certains la payent,
00:21:14d'autres ne la payent pas.
00:21:15Ça, c'est les choix politiques,
00:21:17les indices.
00:21:18On ne va pas participer
00:21:19et soi-même financer
00:21:21sa propre répression.
00:21:24D'autres la payent.
00:21:25Mais de toute façon,
00:21:26cela ne suspend pas
00:21:27les poursuites.
00:21:29Et déjà,
00:21:31trois leaders politiques
00:21:32sont en prison
00:21:34à la suite
00:21:34pour eux
00:21:35du non-payement
00:21:36des amendes.
00:21:37Et on attend
00:21:37le sort
00:21:38de ceux qui ont payé,
00:21:39mais pour lesquels
00:21:40les tribunaux
00:21:42doivent se réunir
00:21:43dans la semaine,
00:21:44dans les 15 jours
00:21:45qui viennent.
00:21:46Donc, on est dans une phase
00:21:47où pratiquement tout le monde
00:21:48peut être convoqué
00:21:50à cette commission
00:21:51qui est présidée
00:21:53par l'ancienne ministre
00:21:54de la Culture,
00:21:55d'Éducation française,
00:21:57de l'ENA,
00:21:57qui a pendant 10 ans
00:21:58travaillé
00:22:00à la Cour européenne
00:22:02des droits de l'homme
00:22:02et qui est pour nous
00:22:04aujourd'hui
00:22:04l'équivalent
00:22:05de Wyszynski.
00:22:08Elle se conduit,
00:22:09elle pose des questions
00:22:10extrêmement brutales,
00:22:11que ce soit
00:22:12aux généraux
00:22:13de l'époque,
00:22:14ce qui a été d'ailleurs
00:22:15très mal pris
00:22:15par les milieux
00:22:17de l'armée.
00:22:19Et en général,
00:22:20c'est une atteinte
00:22:21au prestige
00:22:22de l'État
00:22:23et à sa solidité.
00:22:26Donc,
00:22:26par différents
00:22:27biais,
00:22:29l'espace,
00:22:30je dirais,
00:22:31de liberté
00:22:31politique
00:22:33et civile
00:22:34est en train
00:22:34de se réduire
00:22:35comme une peau
00:22:36de chagrin
00:22:36à une très grande vitesse,
00:22:38plus grande vitesse,
00:22:39je dirais,
00:22:40que ce qui a eu lieu
00:22:41en Russie
00:22:42à l'époque
00:22:43où c'était
00:22:44beaucoup plus progressif.
00:22:47Donc,
00:22:48cette dérive autoritaire,
00:22:50dérive démocratique
00:22:51où pratiquement
00:22:52plus rien
00:22:53de ce qui avaient été
00:22:54les recommandations,
00:22:55il n'y a plus de justice,
00:22:58aucune
00:22:58des
00:22:59aucun
00:23:01des tribunaux
00:23:02qui se sont tenus
00:23:03pendant la période
00:23:04récente
00:23:05n'a
00:23:07différé
00:23:09de la demande
00:23:10du procureur.
00:23:12Donc,
00:23:12les demandes
00:23:13du procureur
00:23:13sont toutes
00:23:14reçues,
00:23:15recevables
00:23:16et
00:23:16donnent la sentence
00:23:20par avance,
00:23:21on connaît
00:23:21donc la sentence.
00:23:22nous avons
00:23:2360 jeunes
00:23:24activistes
00:23:25qui sont
00:23:27en prison
00:23:27en détention
00:23:29préventive
00:23:30en attendant
00:23:31les jugements.
00:23:32Le premier
00:23:33jugement
00:23:33qui a été porté,
00:23:34alors certains,
00:23:35ça fait 6 mois,
00:23:357 mois
00:23:36qu'ils sont
00:23:36détenus
00:23:38et le premier,
00:23:41la première
00:23:41sentence
00:23:42a concerné
00:23:43un jeune
00:23:43qui avait 20 ans
00:23:44quand il a été
00:23:45arrêté,
00:23:46sans délit
00:23:47évident
00:23:48et d'ailleurs
00:23:48les avocats
00:23:49ont démontré
00:23:50qu'il n'y avait
00:23:52aucune preuve
00:23:53à son encontre,
00:23:55il a été jugé
00:23:56malgré tout
00:23:56et la sentence
00:23:58est de 4 ans
00:23:59et demi
00:23:59de prison ferme
00:24:00après les 6 mois
00:24:02passés déjà
00:24:03en prison
00:24:04et c'est probablement
00:24:06ce que l'on va voir
00:24:06parce que les tribunaux
00:24:08vont se succéder
00:24:09maintenant
00:24:09au cours
00:24:11des 2 mois
00:24:12d'été
00:24:12ou des 3 mois
00:24:13d'été
00:24:14pour
00:24:15les 60
00:24:17autres
00:24:18jeunes
00:24:19activistes
00:24:19qui sont
00:24:20en prison
00:24:20et parallèlement
00:24:21pour les politiques
00:24:22qui sont également
00:24:23en détention
00:24:24administrative
00:24:26ou provisoire
00:24:27donc
00:24:28un climat
00:24:29très très lourd
00:24:30de ce point de vue là
00:24:32et le sentiment
00:24:32que cette dérive
00:24:34ce n'est pas
00:24:35une simple crise politique
00:24:37et une simple dérive
00:24:39autoritaire
00:24:40de la Géorgie
00:24:41ce n'est pas
00:24:42une crise interne
00:24:44qui ne concernerait
00:24:45que nous
00:24:45c'est en réalité
00:24:47une stratégie
00:24:48que mène
00:24:49la Russie
00:24:50en Géorgie
00:24:51qu'elle utilise
00:24:53cette fois encore
00:24:54comme elle l'a utilisé
00:24:55en 2008
00:24:56comme test
00:24:59à l'époque
00:25:00de sa stratégie
00:25:01d'intervention
00:25:01militaire
00:25:02qui n'avait pas
00:25:03très bien fonctionné
00:25:04en Géorgie
00:25:05puisque
00:25:05même si évidemment
00:25:07la Russie
00:25:08était entrée
00:25:09sur le territoire
00:25:10et
00:25:11n'est partie
00:25:13qu'au bout
00:25:13de quelques jours
00:25:15à stopper
00:25:16plutôt son intervention
00:25:17mais ce n'était
00:25:18pas un succès
00:25:20puisque le but
00:25:21qui était
00:25:22d'interrompre
00:25:23précisément
00:25:23la voie
00:25:24de l'intégration
00:25:25européenne
00:25:26et euro-atlantique
00:25:27de la Géorgie
00:25:28ça n'a pas fonctionné
00:25:30nous avons vécu
00:25:31avec ces territoires
00:25:31occupés
00:25:32sans que cela
00:25:33ait infléchi
00:25:34de quelque façon
00:25:35que ce soit
00:25:36notre orientation
00:25:37européenne
00:25:39et euro-atlantique
00:25:40en revanche
00:25:42cette intervention
00:25:43militaire
00:25:44a mieux fonctionné
00:25:45en Crimée
00:25:45en 2014
00:25:47et a encouragé
00:25:49la Russie
00:25:50cette absence
00:25:52de réaction
00:25:53très forte
00:25:53de l'Occident
00:25:55a tenté
00:25:56ce qu'elle a tenté
00:25:57en 2022
00:25:58à l'égard
00:25:59de l'Ukraine
00:25:59mais l'Ukraine
00:26:01lui a redémontré
00:26:03si cela était nécessaire
00:26:04que l'intervention
00:26:05militaire
00:26:06ne permet pas
00:26:07d'obtenir
00:26:08ce qui était
00:26:09l'objectif
00:26:10de guerre
00:26:10de la Russie
00:26:11c'est-à-dire
00:26:12le contrôle
00:26:12du pays
00:26:13le contrôle
00:26:14du régime
00:26:15l'instauration
00:26:17de régimes
00:26:19et de gouvernements
00:26:20qui soient
00:26:20à sa dévotion
00:26:21à la place
00:26:22des gouvernements
00:26:23en place
00:26:23donc la destitution
00:26:25de Zelensky
00:26:27et ce que la Russie
00:26:28appelle
00:26:28la dénazification
00:26:29n'a pas eu lieu
00:26:31le coût
00:26:32est très élevé
00:26:32pour la Russie
00:26:33que ce soit
00:26:34en ressources
00:26:35matérielles
00:26:35en prestige
00:26:36militaire
00:26:37ou en coût
00:26:39humain
00:26:39et donc
00:26:41nous sommes en train
00:26:43de voir
00:26:43à l'égard
00:26:44de la Georgie
00:26:45l'expérimentation
00:26:47d'une autre stratégie
00:26:49alternative
00:26:49qui est une stratégie
00:26:52de hybride
00:26:53qui utilise
00:26:55la manipulation
00:26:56électorale
00:26:57la propagande
00:26:59l'utilisation
00:27:01de régimes
00:27:02de proxies
00:27:04on peut dire
00:27:05qui servent
00:27:06les intérêts
00:27:06en tout cas
00:27:07de la Russie
00:27:07qui sont d'une extrême
00:27:09les dirigeants
00:27:11du rêve géorgien
00:27:11sont aujourd'hui
00:27:12et depuis
00:27:13pratiquement deux ans
00:27:14d'une extrême complaisance
00:27:16vis-à-vis de la Russie
00:27:17il n'y a pratiquement
00:27:18aucune critique
00:27:20de la Russie
00:27:21je vous ai parlé
00:27:21des critiques
00:27:23acerbes
00:27:23à l'égard
00:27:24de nos partenaires
00:27:26qui ont
00:27:28depuis 30 ans
00:27:29contribué
00:27:30à la
00:27:30vraiment création
00:27:32de l'état
00:27:33ou à la solidification
00:27:34de l'état
00:27:35géorgien
00:27:36ceux-là sont critiqués
00:27:37et en revanche
00:27:38la Russie
00:27:40il n'y a pas
00:27:41un mot désagréable
00:27:42vis-à-vis d'elle
00:27:44alors que c'est
00:27:45la puissance occupante
00:27:47de 20%
00:27:48de notre
00:27:48de notre
00:27:49territoire
00:27:49pratiquement
00:27:51c'est le silence
00:27:52où
00:27:53alors
00:27:54des paroles
00:27:55élogieuses
00:27:56et parallèlement
00:27:56à la Russie
00:27:57on voit
00:27:58le rêve
00:27:59géorgien
00:28:00se rapprocher
00:28:01d'autres
00:28:01états
00:28:03par exemple
00:28:05de l'Iran
00:28:06que le premier ministre
00:28:07ou le premier ministre
00:28:09était rendu
00:28:09lors de l'enterrement
00:28:10du dernier décès
00:28:12je ne sais pas
00:28:13s'il va revenir
00:28:14cette fois-ci
00:28:15retourner
00:28:16à la suite
00:28:19des attentats
00:28:20récents
00:28:21mais c'est ça
00:28:22les nouvelles
00:28:23alliances
00:28:24du régime
00:28:25en place
00:28:26c'est
00:28:27la Russie
00:28:27d'abord
00:28:28parce que
00:28:29c'est avec elle
00:28:29qu'il y a
00:28:30les relations
00:28:30les plus directes
00:28:32il y a
00:28:32le retour
00:28:33à un commerce
00:28:35privilégié
00:28:36avec la Russie
00:28:37y compris
00:28:37les circonventions
00:28:38de sanctions
00:28:39alors que
00:28:40on avait fini
00:28:42par
00:28:43se détacher
00:28:45du commerce
00:28:47prédominant
00:28:48avec la
00:28:48avec la Russie
00:28:50pour se tourner
00:28:51d'une part
00:28:51vers la Turquie
00:28:52et d'autre part
00:28:52vers l'Union Européenne
00:28:54qui était devenue
00:28:55le premier partenaire
00:28:56en tant qu'Union Européenne
00:28:57pas individuellement
00:28:58comme pays
00:28:59mais en tant
00:29:00qu'Union Européenne
00:29:01donc on voit un retour
00:29:02à cette dépendance
00:29:05commerciale
00:29:06retour à une certaine
00:29:07dépendance énergétique
00:29:09et à côté
00:29:11de la Russie
00:29:12aussi des relations
00:29:14maintenant
00:29:15privilégiées
00:29:16avec la Chine
00:29:17et c'est là
00:29:19où
00:29:19la dérive
00:29:21de la Géorgie
00:29:22pose un défi
00:29:24stratégique
00:29:25aussi
00:29:25outre le défi
00:29:27démocratique
00:29:27c'est un défi
00:29:30stratégique
00:29:30parce que
00:29:31les négociations
00:29:33entamées
00:29:33par le régime
00:29:35en place
00:29:35avec la Chine
00:29:36sont susceptibles
00:29:37et on ne connaît rien
00:29:38évidemment
00:29:39c'est toujours des négociations
00:29:40très confidentielles
00:29:41on sait qu'elles ont lieu
00:29:42mais on n'en connaît pas
00:29:44le détail
00:29:45avec la Chine
00:29:46pour le port
00:29:47sur la mer Noire
00:29:48donc ça serait
00:29:48la première fois
00:29:49qu'on amènerait
00:29:51la Chine
00:29:51sur les rives
00:29:53de la mer Noire
00:29:54au moment
00:29:55où l'Union Européenne
00:29:56dit avoir adopté
00:29:58une nouvelle stratégie
00:29:59de la mer Noire
00:30:00elle ne semble pas
00:30:01se préoccuper beaucoup
00:30:02ni du destin
00:30:03de la Géorgie
00:30:04ni justement
00:30:06de ces liens
00:30:07privilégiés
00:30:10semble-t-il
00:30:10avec la Chine
00:30:11qui est déjà
00:30:11très présente
00:30:12en Géorgie
00:30:14sur les travaux
00:30:15routiers
00:30:16d'infrastructures
00:30:17financées d'ailleurs
00:30:19par la Banque Européenne
00:30:21d'Investissement
00:30:22ou par la
00:30:23Baird
00:30:25avec aussi
00:30:27la Banque Asiatique
00:30:29de Développement
00:30:29mais dans laquelle
00:30:30ce sont les Chinois
00:30:31qui sont présents
00:30:32et
00:30:34avec des travaux
00:30:36qui ne satisfont
00:30:37ni dans le calendrier
00:30:40ni dans la qualité
00:30:41des travaux
00:30:42et leur sécurité
00:30:43ne satisfont pas
00:30:44les critères essentiels
00:30:46de négociation
00:30:48avec les Chinois
00:30:48également
00:30:49sur le deuxième
00:30:50aéroport
00:30:51de Tbilisi
00:30:52qui intéressait
00:30:55à un moment donné
00:30:56Tave
00:30:57et aéroport
00:30:59de Paris
00:30:59aujourd'hui
00:31:00mais apparemment
00:31:02ça a été en tout cas
00:31:03la dernière
00:31:04déclaration connue
00:31:05là aussi
00:31:06on ne sait pas
00:31:07ce qui se passe
00:31:07derrière
00:31:07mais le premier ministre
00:31:09qui depuis
00:31:10a été démis
00:31:11avait annoncé
00:31:12qu'il avait
00:31:13refusé
00:31:15les propositions
00:31:16de Tave
00:31:17à aéroport
00:31:18de Paris
00:31:18et qu'il n'était
00:31:19plus en négociation
00:31:20avec eux
00:31:21en revanche
00:31:22on sait
00:31:22qu'il y a des négociations
00:31:24là aussi en cours
00:31:25avec les Chinois
00:31:26pour un deuxième
00:31:27aéroport
00:31:28qui
00:31:28comme par hasard
00:31:30serait
00:31:31le lieu choisi
00:31:32serait la base
00:31:34militaire
00:31:35où il y a
00:31:36un aéroport
00:31:36militaire
00:31:37et la base
00:31:37qui servait
00:31:38pour les exercices
00:31:39de l'OTAN
00:31:39qui ont été
00:31:41interrompus
00:31:41depuis maintenant
00:31:43un an et demi
00:31:43il n'y a plus
00:31:44d'exercices
00:31:44de l'OTAN
00:31:45en Géorgie
00:31:46ils ont été
00:31:47déplacés
00:31:48sur l'Arménie
00:31:49alors tout ça
00:31:50ça fait
00:31:50un contexte
00:31:52stratégique
00:31:53qui est
00:31:54extrêmement
00:31:55préoccupant
00:31:57préoccupant
00:31:58évidemment
00:31:58pour nous
00:31:58au premier chef
00:31:59mais préoccupant
00:32:01aussi
00:32:01pour l'ensemble
00:32:02du Caucase
00:32:02parce que
00:32:04chacun sait
00:32:06historiquement
00:32:06que qui tient
00:32:08la Géorgie
00:32:08tient le Caucase
00:32:10et ça concerne
00:32:12évidemment
00:32:12l'Arménie
00:32:13très directement
00:32:14qui a fait
00:32:16des pas
00:32:17extrêmement courageux
00:32:18pour s'éloigner
00:32:20de la mainmise
00:32:22russe
00:32:23et pour se rapprocher
00:32:25de l'Europe
00:32:26et qui regarde
00:32:26avec inquiétude
00:32:27mais sans trop
00:32:28pouvoir
00:32:28rien dire
00:32:30parce qu'elle est
00:32:31très dépendante
00:32:31pour les transits
00:32:32de la Géorgie
00:32:34de cette évolution
00:32:36géorgienne
00:32:37il faut noter
00:32:39que d'ailleurs
00:32:39le courage
00:32:40arménien
00:32:41ne concerne pas
00:32:43seulement son orientation
00:32:44stratégique
00:32:46mais également
00:32:47intérieurement
00:32:49ce qui est fait
00:32:50aujourd'hui
00:32:50vis-à-vis de l'église
00:32:51du patriarcat
00:32:53d'Arménie
00:32:53est extrêmement intéressant
00:32:55parce que
00:32:55c'est la tentative
00:32:57de libérer
00:32:59le patriarcat arménien
00:33:01très puissant
00:33:02des griffes
00:33:04du KGB
00:33:04ce que la Géorgie
00:33:06n'a pas encore
00:33:07réussi à faire
00:33:07donc voilà
00:33:10un paysage
00:33:12qui est
00:33:13à la fois
00:33:14préoccupant
00:33:15sur le plan
00:33:15de la démocratie
00:33:16sur le plan
00:33:17de la politique
00:33:18intérieure
00:33:19et de l'état
00:33:20géorgien
00:33:22qui pratiquement
00:33:22est en train
00:33:23de perdre
00:33:24son indépendance
00:33:25au profit
00:33:26de la Russie
00:33:28et sur le plan
00:33:30stratégique
00:33:30pour son avenir
00:33:31entre l'Europe
00:33:33la Russie
00:33:34la Chine
00:33:34cette dérive
00:33:37que personne
00:33:38ne semble
00:33:38arrêter
00:33:40merci
00:33:41madame la présidente
00:33:43on va peut-être
00:33:44donner la parole
00:33:44à nos collègues
00:33:45et l'un des premiers
00:33:46concernés
00:33:47Claude Kern
00:33:48juste avant
00:33:51madame la présidente
00:33:52vous n'avez
00:33:52très peu cité
00:33:54de noms
00:33:54mais quand nous étions
00:33:56en Géorgie
00:33:57dans notre mission
00:33:58il y avait
00:34:00un événement
00:34:01assez particulier
00:34:02qui avait été
00:34:03souligné
00:34:04à cette époque
00:34:05c'était la reprise
00:34:05la première reprise
00:34:06de parole
00:34:07de monsieur
00:34:08Ivan Ijvili
00:34:08on en est où
00:34:11dans sa progression
00:34:13est-ce qu'on sent
00:34:14très bien
00:34:14qu'il tirait
00:34:16les ficelles
00:34:17que ça continue
00:34:18dans cette ligne là
00:34:19dites nous
00:34:20en deux minutes
00:34:20il a repris
00:34:23deux fois
00:34:23ou trois fois
00:34:24la parole
00:34:25si je ne me trompe pas
00:34:25chaque fois
00:34:26pour être plus agressif
00:34:28et plus anti-occidental
00:34:30et il est
00:34:33très très présent
00:34:34en termes de décision
00:34:37il est très très absent
00:34:38physiquement
00:34:38on ne sait même pas
00:34:39où il est
00:34:40entre ces cinq propriétés
00:34:43personne ne sait
00:34:44à quel moment
00:34:45où est-il
00:34:46il ne se montre nulle part
00:34:47il semble-t-il
00:34:48assez inquiet
00:34:50de sa sécurité
00:34:52et s'il est inquiet
00:34:53de sa sécurité
00:34:54ça ne concerne
00:34:55que notre voisin russe
00:34:56qui a l'habitude
00:34:57de se débarrasser
00:34:58de ses serviteurs
00:35:00quand il pense
00:35:00qu'ils sont un peu
00:35:01moins utiles
00:35:02et il est aussi
00:35:04très préoccupé
00:35:05de sa longévité
00:35:06physique
00:35:07comme c'est le cas
00:35:09souvent de dictateurs
00:35:10mais c'est lui
00:35:12qui prend toutes les décisions
00:35:13et d'ailleurs
00:35:13son cercle
00:35:14autour de lui
00:35:15des gens
00:35:16qu'on savait proches
00:35:18se restreint
00:35:19chaque jour davantage
00:35:20il s'est débarrassé
00:35:22de son ministre
00:35:23de l'intérieur
00:35:24qui était
00:35:24un des plus anciens
00:35:25à ses côtés
00:35:26de son chef
00:35:27des services secrets
00:35:28qui était aussi
00:35:29une personne de confiance
00:35:30qui était la personne
00:35:31qui l'envoyait
00:35:32aux Etats-Unis
00:35:33quand il voulait
00:35:34faire passer
00:35:35des messages
00:35:35et donc
00:35:37il lui reste
00:35:38des petits exécutants
00:35:40mais les principaux
00:35:41hommes de confiance
00:35:42ne sont plus là
00:35:43donc c'est là aussi
00:35:44une peau de chagrin
00:35:45Merci
00:35:46Je ne l'ai pas dit
00:35:47en début de séance
00:35:48la séance est vidéo
00:35:49captée
00:35:50retransmise
00:35:50sur le site du Sénat
00:35:52Claude Kerm
00:35:54Sans problème
00:35:55Monsieur le Président
00:35:55Merci Madame la Présidente
00:35:58pour cette présentation
00:36:01que je peux qualifier
00:36:04de fort juste
00:36:06malheureusement
00:36:06Malheureusement
00:36:07Ça fait maintenant
00:36:09cinq ans
00:36:10que je suis
00:36:12au niveau du monitoring
00:36:13la situation
00:36:14de la Géorgie
00:36:15et
00:36:17moi
00:36:18mes sentiments
00:36:19c'est que je suis
00:36:20aujourd'hui triste
00:36:21et énervé
00:36:21Triste parce que
00:36:24jusqu'en
00:36:26vous l'avez précisé
00:36:27jusqu'en 2022
00:36:28on a vu
00:36:29une évolution
00:36:30positive
00:36:32avec
00:36:33fin 2022
00:36:35nous étions
00:36:37avec
00:36:37mon co-rapporteur
00:36:39qui était à l'époque
00:36:40Titus Korlecian
00:36:41nous étions prêts
00:36:43à donner
00:36:44le feu vert
00:36:45à la Géorgie
00:36:45en disant
00:36:47le monitoring
00:36:48on n'en a plus besoin
00:36:50la Géorgie
00:36:50est sur les bonnes voies
00:36:51et à partir
00:36:53de ce moment là
00:36:54je ne sais pas
00:36:55ce qui s'est passé
00:36:56dans leur tête
00:36:56mais
00:36:57les décisions inverses
00:36:59ont été prises
00:37:00par rapport
00:37:01à nos recommandations
00:37:01vous avez parlé
00:37:03de la fameuse loi russe
00:37:04il nous avait promis
00:37:06qu'avant de présenter
00:37:08une loi
00:37:08ça passait
00:37:09à la commission
00:37:09de Venise
00:37:10l'avis de la commission
00:37:12de Venise
00:37:12après avoir forcé
00:37:15les avoir forcés
00:37:17à la présenter
00:37:17ils ne l'ont pas suivi
00:37:20ils ne l'ont même pas écouté
00:37:21donc
00:37:22moi je suis vraiment
00:37:25triste là-dessus
00:37:26énervé
00:37:27également
00:37:28à cause de cela
00:37:29parce que
00:37:30on nous a fait
00:37:32miroiter
00:37:32plein de bonnes choses
00:37:33qui n'ont pas été respectées
00:37:35et c'est l'inverse
00:37:36qui s'est passé
00:37:37alors aujourd'hui
00:37:39nous avons naturellement
00:37:41la position
00:37:43qui a été celle
00:37:43de la PCE
00:37:44en ayant contesté
00:37:46les pouvoirs
00:37:46mais tout en octroyant
00:37:47les pouvoirs
00:37:48avec des réserves
00:37:49vous les connaissez
00:37:51ces réserves
00:37:52je ne vais pas
00:37:52les rappeler ici
00:37:54mais on avait prévu
00:37:56de faire un réexamen
00:37:57en avril
00:37:58de cette année
00:37:59la délégation
00:38:01n'a pas bougé
00:38:02entre temps
00:38:03nous sommes
00:38:03à la troisième session
00:38:05qui va avoir lieu
00:38:06dans une semaine
00:38:07la délégation
00:38:09géorgienne
00:38:09ne sera de nouveau
00:38:10pas représentée
00:38:11parce que
00:38:11rien n'a bougé
00:38:12entre temps
00:38:13rien de positif
00:38:14a bougé
00:38:14malheureusement
00:38:15il y a eu
00:38:15plein de négatifs
00:38:17lors de ma dernière visite
00:38:20qui avait lieu
00:38:20du 13 au 17 janvier
00:38:22dernier
00:38:23j'ai eu l'occasion
00:38:24de participer
00:38:26à des manifestations
00:38:27je suis
00:38:29allé dans les manifestations
00:38:31pour voir
00:38:32comment ça se passait
00:38:33c'était vraiment
00:38:34très pacifique
00:38:34tout ce qui était
00:38:37non pacifique
00:38:39c'était les fameux
00:38:40blous en noir
00:38:41qui venaient
00:38:43qui étaient des forces
00:38:44de police
00:38:45avec le numéro
00:38:47d'identification
00:38:48avec un scotch noir
00:38:50par dessus
00:38:50pour qu'on ne puisse
00:38:51pas les identifier
00:38:52et ça c'était
00:38:54assez triste à voir
00:38:56parce que
00:38:56d'un coup
00:38:57il y a un jeune
00:38:57qui disparaissait
00:38:58qu'on retrouvait
00:39:00après
00:39:00parmi les personnes
00:39:03emprisonnées
00:39:04donc nous avons demandé
00:39:05à aller rendre visite
00:39:07en prison
00:39:07on nous a accordé
00:39:09deux visites
00:39:10l'acteur
00:39:12je ne me souviens plus
00:39:12de son nom
00:39:13qui ne connaissait pas
00:39:18les motifs
00:39:19de son arrestation
00:39:20il a participé
00:39:21à des premières
00:39:21manifestations
00:39:22et le jeune
00:39:23dont vous parlez
00:39:24qui a été condamné
00:39:24qui est un fils
00:39:26d'avocat d'ailleurs
00:39:26étudiant en droit
00:39:29et qui a eu droit
00:39:32à une perquisition
00:39:33et d'un coup
00:39:35ils ont trouvé
00:39:35un sachet
00:39:36avec des cocktails
00:39:37molotov
00:39:37mais il nous a dit
00:39:40il a dit
00:39:40je vous jure
00:39:41si j'avais fait
00:39:42un seul cocktail
00:39:43monotov
00:39:43on l'aurait trouvé
00:39:44sur mes mains
00:39:45ou sur des traces
00:39:46sur mes vêtements
00:39:46mais voilà
00:39:48comment ça se passe
00:39:49et puis
00:39:49les accusations
00:39:51il n'avait aucun
00:39:52chef d'accusation
00:39:53donc c'est aussi
00:39:56pour les collègues
00:39:57que nous avons
00:39:58visité ça
00:40:00sur place
00:40:00alors ce que
00:40:02je n'ai pas compris
00:40:03c'est la position
00:40:04un peu
00:40:04de l'opposition
00:40:06qui d'emblée
00:40:07mais c'est un peu
00:40:08les traditions
00:40:09dans le pays
00:40:09celui qui ne gagne pas
00:40:12les élections
00:40:13ne siège pas
00:40:13tout de suite
00:40:14malheureusement
00:40:16donc
00:40:17aujourd'hui
00:40:20on a essayé
00:40:21d'instaurer
00:40:23un dialogue
00:40:24mais ce mot
00:40:27est banni
00:40:28par le rêve
00:40:30géorgien
00:40:30nous en avons parlé
00:40:32avec le premier ministre
00:40:34Kopechitse
00:40:34qui nous a dit
00:40:36clairement
00:40:36nous on n'a pas besoin
00:40:38de dialogue
00:40:39nous sommes élus
00:40:40nous sommes légitimes
00:40:40et l'opposition
00:40:43on va l'éradiquer
00:40:44c'était ces termes
00:40:47devant nous
00:40:48donc on a dit
00:40:50attendez
00:40:50on est dans une démocratie
00:40:52il faut qu'il y ait
00:40:53une majorité
00:40:55une opposition
00:40:56il faut qu'il y ait
00:40:57des débats
00:40:58c'est nous qui décidons
00:40:59c'était sa réponse
00:41:00alors que faire
00:41:02aujourd'hui
00:41:02on a essayé
00:41:04de lui proposer
00:41:05des élections
00:41:05d'organiser
00:41:07de nouvelles élections
00:41:09pour être
00:41:09vraiment légitime
00:41:10s'il dit qu'il est légitime
00:41:11des élections
00:41:13placées
00:41:13sous
00:41:14une organisation
00:41:18internationale
00:41:19pour veiller
00:41:19au bon déroulement
00:41:20de ces élections
00:41:21ça a été refusé
00:41:22alors
00:41:23il y avait
00:41:26une seule solution
00:41:27que nous avons vue
00:41:28c'est la société civile
00:41:30la société civile
00:41:32pour les avoir rencontrés
00:41:33ils ont foi
00:41:35en qui ?
00:41:35ils ont foi
00:41:36en vous
00:41:36pour eux
00:41:40la présidente
00:41:41de Géorgie
00:41:41c'est vous
00:41:42c'est vous
00:41:43qui pouvez sortir
00:41:44la Géorgie
00:41:45je reprends
00:41:46les termes
00:41:46tels qu'ils m'ont
00:41:47été présentés
00:41:48c'est vous
00:41:49qui pouvez sortir
00:41:50la Géorgie
00:41:51de cet impasse
00:41:51alors
00:41:53ma question est
00:41:54que faire
00:41:56pour que la Géorgie
00:41:57un pays que
00:41:58j'ai appris à aimer
00:41:59que faire
00:42:01pour que la Géorgie
00:42:02revienne
00:42:04sur le droit chemin
00:42:04pour
00:42:05l'intégration
00:42:06européenne
00:42:07merci président
00:42:13tout d'abord
00:42:15chère présidente
00:42:17moi je voudrais
00:42:17saluer votre dévouement
00:42:20saluer votre courage
00:42:21et vous poser
00:42:22une première question
00:42:22c'est dans quelle
00:42:23situation personnelle
00:42:24vous trouvez-vous
00:42:25subissez-vous
00:42:26des pressions
00:42:28des menaces
00:42:29quel niveau
00:42:31de protection
00:42:31avez-vous
00:42:32dans le tableau
00:42:34que vous nous avez
00:42:35dressé
00:42:36particulièrement
00:42:38sombre
00:42:39existe-t-il
00:42:40une lure d'espoir
00:42:42quel est
00:42:43aujourd'hui encore
00:42:44le niveau
00:42:44de mobilisation
00:42:45des
00:42:46Georgiennes
00:42:47et des Georgiens
00:42:48quel est
00:42:49l'état
00:42:50de l'opposition
00:42:51celle-ci
00:42:52est-elle encore
00:42:53crédible
00:42:53aux yeux
00:42:54de celles et ceux
00:42:56qui manifestent
00:42:58et
00:42:59qu'attendez-vous
00:43:01donc
00:43:02de la France
00:43:03de l'Union européenne
00:43:04quelques sanctions
00:43:06ont été prises
00:43:07d'autres
00:43:08peut-être
00:43:08pourraient l'être
00:43:10mais
00:43:11plus largement
00:43:12malgré
00:43:13l'ensemble
00:43:14des sujets
00:43:15qui nous préoccupent
00:43:16à l'échelle internationale
00:43:17il conviendrait
00:43:18de ne pas oublier
00:43:19la Georgie
00:43:20et donc
00:43:20de pouvoir
00:43:21agir
00:43:23j'ai une question
00:43:25subsidiaire
00:43:26parce que vous l'avez
00:43:27évoqué
00:43:28il y a eu
00:43:31un basculement
00:43:31dans les conditions
00:43:34que vous avez
00:43:34relatées
00:43:36qui ont amené
00:43:37monsieur
00:43:38Inakishvili
00:43:38à se réinvestir
00:43:41et à être
00:43:42le petit télégraphiste
00:43:44de la Russie
00:43:44mais quels sont
00:43:45les moyens de pression
00:43:46que la Russie
00:43:48peut avoir sur lui
00:43:49et qu'est-ce qui explique
00:43:50cette forme
00:43:52de peur
00:43:53qui l'amène
00:43:55à se cacher
00:43:56tout en gouvernant
00:43:58par procuration
00:43:59ce sera intéressant
00:44:01de le savoir
00:44:01ne serait-ce que
00:44:02pour mesurer
00:44:04les pressions
00:44:06qui pourraient être
00:44:07exercées sur lui
00:44:07par ailleurs
00:44:08de la part
00:44:09des pays
00:44:10occidentaux
00:44:11lui
00:44:12et son environnement
00:44:13bien évidemment
00:44:14voilà
00:44:15puis enfin
00:44:15dernier élément
00:44:16vous avez évoqué
00:44:17que des généraux
00:44:19avaient été
00:44:20auditionnés
00:44:22quel est
00:44:24aujourd'hui
00:44:25le poids
00:44:26et le rôle
00:44:26de l'armée
00:44:27et est-ce qu'il est
00:44:28encore envisageable
00:44:29de pouvoir compter
00:44:30sur eux
00:44:31pour combattre
00:44:32pour la démocratie
00:44:33merci
00:44:37monsieur le président
00:44:39il y a
00:44:44quelques années
00:44:45pas trop en arrière
00:44:47mais tout de même
00:44:48au nom de cette commission
00:44:50nous rédigions un rapport
00:44:52où nous titrions
00:44:53la géorgie
00:44:55le meilleur élève
00:44:56du partenariat oriental
00:44:57on avait pu constater
00:45:00d'énormes avancées
00:45:01tant sur le plan
00:45:02donc
00:45:03de la justice
00:45:04que des droits
00:45:05que
00:45:05de la manière
00:45:07de
00:45:07de regarder
00:45:08le rapport
00:45:10à l'institution
00:45:11force est de constater
00:45:13que la régression
00:45:15a été au rendez-vous
00:45:16et je ne reviens pas
00:45:17sur
00:45:17sur le
00:45:19la présentation
00:45:21que vous avez faite
00:45:22et qui quelque part
00:45:23je le dirais
00:45:24avec les mots
00:45:25donc des mots sentis
00:45:26font extrêmement mal au coeur
00:45:28quand on connaît
00:45:29l'attachement
00:45:30des géorgiens
00:45:31à donc
00:45:33leur entrée
00:45:34dans l'Europe
00:45:35j'avais
00:45:37cette période là
00:45:39commis trois rapports
00:45:40et présenté
00:45:41donc les trois demandes
00:45:42qui émanaient
00:45:43de l'Ukraine
00:45:44de la Géorgie
00:45:44et de la Moldavie
00:45:45pour rentrer
00:45:47dans la communauté
00:45:48européenne
00:45:49la situation
00:45:51donc
00:45:51en Ukraine
00:45:52différait
00:45:54tout cela
00:45:55et ça s'est
00:45:56doublé
00:45:57d'une forte
00:45:59donc
00:45:59montée en puissance
00:46:02de l'influence
00:46:03donc
00:46:04du parti communiste
00:46:06et de la Russie
00:46:07à travers
00:46:08ces zones d'influence
00:46:09alors pour m'être rendu
00:46:11là-bas
00:46:11madame la présidente
00:46:12moi je souhaiterais
00:46:13savoir
00:46:14qu'est-ce qui se passe
00:46:15compte tenu
00:46:17de l'évolution
00:46:18que vous nous avez
00:46:19donc donnée
00:46:19de l'Abkhazie
00:46:21et de l'Ossotie
00:46:22du Sud
00:46:23comment
00:46:24et le ressenti
00:46:26de ces populations
00:46:27et des personnes
00:46:28qui vivent
00:46:29sur ces deux
00:46:30donc
00:46:30régions
00:46:31qui ont
00:46:32certes
00:46:32demandé
00:46:33leur indépendance
00:46:34mais qui sont
00:46:36aux portes
00:46:37de la Géorgie
00:46:38et considérées
00:46:38par la Géorgie
00:46:39comme géorgienne
00:46:40ensuite
00:46:41je souhaiterais
00:46:43donc
00:46:44savoir
00:46:45compte tenu
00:46:46du tableau
00:46:47qui nous a été
00:46:48dressé
00:46:48la seule chose
00:46:50que je vois
00:46:51mon excuserie
00:46:52madame la présidente
00:46:53dans la boîte
00:46:54à outils
00:46:54à utiliser
00:46:55compte tenu
00:46:56donc
00:46:56du fait
00:46:57que par rapport
00:46:58à l'adhésion directe
00:47:00il y a eu
00:47:00machine arrière
00:47:01faite par
00:47:02donc
00:47:02le pouvoir
00:47:03en place
00:47:04qui
00:47:05qui réfute
00:47:07cette
00:47:08cette voie-là
00:47:09est-ce que
00:47:10justement
00:47:10le partenariat
00:47:11oriental
00:47:12qui présente
00:47:12des critères
00:47:13donc
00:47:14pas qu'économiques
00:47:15puisque le partenariat
00:47:17oriental
00:47:18lorsque le contrat
00:47:20a été souscrit
00:47:21on pense
00:47:22souvent
00:47:22et on le réduit
00:47:23à l'aspect
00:47:24strictement économique
00:47:25ce n'est pas que ça
00:47:26il y a
00:47:27dans
00:47:28dans les critères
00:47:29à remplir
00:47:30des critères
00:47:31liés à la justice
00:47:31aux institutions
00:47:32donc
00:47:33au respect
00:47:34des droits de l'homme
00:47:35il y a
00:47:35tout un faisceau
00:47:37de choses
00:47:37alors
00:47:37peut-être
00:47:38dans le contexte
00:47:41malheureusement
00:47:42difficile
00:47:43qui est actuellement
00:47:46vécu
00:47:46peut-être
00:47:47pourrions-nous
00:47:48revenir
00:47:48à ces fondamentaux-là
00:47:50et peut-être
00:47:51ce serait
00:47:51une voie
00:47:52pour l'Europe
00:47:54et le lien
00:47:54donc avec
00:47:55la Géorgie
00:47:56que de remettre
00:47:57à l'ordre du jour
00:47:58ce type de dispositif
00:47:59voilà ce que je souhaitais
00:48:01porter
00:48:01à votre réflexion
00:48:03Michael Weber
00:48:05oui merci
00:48:06président
00:48:07d'abord
00:48:07moi aussi
00:48:08vous remercie
00:48:09pour cet échange
00:48:10madame la présidente
00:48:11et pour ce que vous représentez
00:48:13dans le combat
00:48:13qui est le vôtre
00:48:14depuis longtemps
00:48:16maintenant
00:48:16au mois de février dernier
00:48:17j'étais invité
00:48:18par les démocrates
00:48:19biélorusses
00:48:20à une rencontre
00:48:21à Rome
00:48:21qui
00:48:24réunissait
00:48:25l'ensemble
00:48:25de représentants
00:48:26de différents parlements
00:48:27et
00:48:28c'était très intéressant
00:48:30et très révélateur
00:48:31parce que justement
00:48:31la représentante
00:48:33géorgienne
00:48:34n'a pas arrêté
00:48:35de dire
00:48:35qu'en fait
00:48:36il y avait une menace
00:48:37d'invisibilisation
00:48:40de la Géorgie
00:48:41au regard
00:48:41du conflit
00:48:43en Ukraine
00:48:43et que finalement
00:48:44il y a trois pays
00:48:45qui sont en lien
00:48:46ou en frontière directe
00:48:47avec la Russie
00:48:48mais qui sont dans
00:48:48des situations
00:48:49tous les trois
00:48:49différentes
00:48:49et que finalement
00:48:50c'est peut-être
00:48:51la Géorgie
00:48:51qui l'a plus fragilisé
00:48:52de ce fait là
00:48:55puisque bien sûr
00:48:56la Biélorussie
00:48:56est plutôt raccrochée
00:48:57totalement
00:48:58à la Russie
00:48:59l'Ukraine
00:49:00fait aujourd'hui
00:49:01l'objet d'une attaque
00:49:02mais qui mobilise
00:49:03la communauté internationale
00:49:05et européenne
00:49:06pour l'aider
00:49:07et la Géorgie
00:49:08est un petit peu
00:49:08entre les deux
00:49:09et donc je voulais savoir
00:49:10quel est aussi
00:49:11le regard que vous portez
00:49:12face à cette situation là
00:49:13avec ses voisins
00:49:15qui sont eux aussi
00:49:16en frontière directe
00:49:17avec la Russie
00:49:18mais qui ne sont peut-être
00:49:18pas considérés
00:49:19ou traités
00:49:20de la même façon
00:49:21que votre pays
00:49:22Merci monsieur le Président
00:49:31merci madame
00:49:32pour votre présentation
00:49:33très enrichissante
00:49:34à la fin du mois
00:49:36de mai dernier
00:49:36les ambassadeurs
00:49:37de France
00:49:38et de Pologne
00:49:38ont actualisé
00:49:40leur conseil
00:49:41aux voyageurs
00:49:42à destination
00:49:43de la Géorgie
00:49:44elles ont indiqué
00:49:45que l'entrée
00:49:45sur le territoire
00:49:46géorgien
00:49:47pouvait être refusée
00:49:48même pour les détenteurs
00:49:49d'un permis
00:49:50de séjour valide
00:49:52en raison
00:49:52de leur participation
00:49:53à des manifestations
00:49:55dans le pays
00:49:56ou de leur activité
00:49:57sur les réseaux sociaux
00:49:59depuis que vous avez
00:50:00quitté
00:50:01la résidence
00:50:02présidentielle
00:50:03en 2024
00:50:04avez-vous quitté
00:50:05le pays
00:50:06et le cas échéant
00:50:08avez-vous rencontré
00:50:10un refus
00:50:12d'entrée
00:50:13sur le territoire
00:50:14géorgien
00:50:14ça c'est ma première question
00:50:16et une autre
00:50:17mais elle a déjà été posée
00:50:18je crois
00:50:19quelles actions
00:50:20attendez-vous
00:50:21de la France
00:50:21face à la situation
00:50:23actuelle en Géorgie
00:50:24je vous remercie
00:50:25c'est à vous
00:50:27la première question
00:50:40c'était justement
00:50:41déjà
00:50:41qu'est-ce qu'on attend
00:50:43qu'est-ce que moi
00:50:45j'attends
00:50:45un peu
00:50:46dans mon rôle
00:50:47de président
00:50:48où effectivement
00:50:50je rassemble
00:50:51un certain nombre
00:50:51des espoirs
00:50:52de la population
00:50:53mais très peu
00:50:55des moyens
00:50:55de pouvoir agir
00:50:57mon action
00:50:59c'est essentiellement
00:51:00d'essayer
00:51:01de fédérer
00:51:02de coordonner
00:51:03de fédérer
00:51:04les différentes oppositions
00:51:07c'est-à-dire
00:51:07d'une part
00:51:08les partis
00:51:09qui ont
00:51:10en réalité
00:51:11gagné
00:51:11les élections
00:51:13mais n'ont pas
00:51:14été capables
00:51:15de tenir
00:51:16ce gain
00:51:17aux dernières élections
00:51:19et
00:51:20aussi
00:51:21les autres
00:51:23participants
00:51:25déjà dormaient
00:51:26de la vie
00:51:26politique du pays
00:51:27qui sont
00:51:28ceux qui sont
00:51:29sur l'avenue
00:51:31depuis 200 jours
00:51:32qui mènent
00:51:33les protestations
00:51:34et qui constituent
00:51:35en réalité
00:51:35une nouvelle force
00:51:36politique dans le pays
00:51:37qui n'est pas
00:51:38structurée
00:51:39comme un parti
00:51:40mais qui devront
00:51:42figurer
00:51:43dans toute
00:51:44nouvelle
00:51:45formation
00:51:47d'avenir
00:51:49parce qu'ils
00:51:50sont ceux
00:51:51qui réellement
00:51:53incarnent
00:51:54aujourd'hui
00:51:55une protestation
00:51:56qui dure
00:51:57qui
00:51:58a certes
00:51:59des hauts
00:52:00et des bas
00:52:00et ça
00:52:02c'est clair
00:52:02parce que
00:52:03les
00:52:03répressions
00:52:05touchent
00:52:07la protestation
00:52:08d'abord par les
00:52:09arrestations
00:52:09par les violences
00:52:10au départ
00:52:11les arrestations
00:52:12mais aussi
00:52:13maintenant
00:52:13par les amendes
00:52:15très lourdes
00:52:15qui sont
00:52:17celles
00:52:18que l'on impose
00:52:19à tous les participants
00:52:20aux manifestations
00:52:21y compris moi
00:52:22où je ne vais pas
00:52:24régulièrement
00:52:24aux manifestations
00:52:25mais j'ai été
00:52:27pour participer
00:52:28avec les maires
00:52:29des prisonniers
00:52:29politiques
00:52:30et j'ai reçu
00:52:31ma petite amende
00:52:32de 2000 euros
00:52:34mais
00:52:34ces 2000 euros
00:52:36ils sont
00:52:36pour certains
00:52:37d'entre eux
00:52:38multipliés
00:52:39par 10
00:52:39par 20
00:52:40par 30
00:52:41parce que
00:52:41c'est tous les jours
00:52:42le nombre
00:52:43de caméras
00:52:43qui permettent
00:52:44de filmer
00:52:45les gens
00:52:45qui sont présents
00:52:46est énorme
00:52:48et donc ça permet
00:52:49d'identifier
00:52:51absolument
00:52:51tous les gens
00:52:52qui sont
00:52:52sur place
00:52:53donc
00:52:55qu'est-ce qu'on
00:52:56attend
00:52:57on attend
00:52:58d'abord
00:52:59plus d'attention
00:53:00je ne sais plus
00:53:01qu'est-ce qu'il disait
00:53:02qu'on était
00:53:02un peu
00:53:03oublié
00:53:03oui
00:53:04donc plus
00:53:06d'attention
00:53:06de la part
00:53:07de nos
00:53:07partenaires
00:53:08et pour une raison
00:53:10qui dépasse
00:53:11la Géorgie
00:53:12c'est que
00:53:12la stratégie
00:53:13mise en place
00:53:15par la Russie
00:53:16de capture
00:53:17d'état
00:53:17en réalité
00:53:18qui est mise
00:53:20en place
00:53:20en Géorgie
00:53:21est une stratégie
00:53:22qui peut concerner
00:53:23tout le monde
00:53:23demain
00:53:24elle aurait pu
00:53:25concerner la Roumanie
00:53:26où on a vu
00:53:27une tentative
00:53:29aussi de manipulation
00:53:30électorale
00:53:31à travers TikTok
00:53:32la Roumanie
00:53:33a été sauvée
00:53:34parce qu'elle dispose
00:53:35encore
00:53:36d'une cour
00:53:36constitutionnelle
00:53:37nous
00:53:38nous ne disposions
00:53:39plus de cour
00:53:40constitutionnelle
00:53:41et la requête
00:53:44que j'ai introduite
00:53:45et une autre requête
00:53:46introduite
00:53:46par les partis
00:53:47d'opposition
00:53:47n'ont pas été
00:53:49jugés recevables
00:53:50par une cour
00:53:51constitutionnelle
00:53:52complètement
00:53:52aux ordres
00:53:53du pouvoir
00:53:55ça a été
00:53:57la même chose
00:53:57la tentative
00:53:59a également
00:54:00eu lieu
00:54:00en Moldavie
00:54:01mais la Moldavie
00:54:03a été sauvée
00:54:03par la diaspora
00:54:04nous
00:54:06nous n'avons pas eu
00:54:06la possibilité
00:54:07de faire voter
00:54:08la diaspora
00:54:09sur plus d'un million
00:54:10d'électeurs
00:54:11de la diaspora
00:54:14seuls
00:54:1534 000
00:54:16ont réussi
00:54:16à voter
00:54:17et nous avons
00:54:18tout essayé
00:54:19ils ont refusé
00:54:20d'ouvrir
00:54:20des bureaux
00:54:21de vote
00:54:21les bureaux
00:54:22de vote
00:54:22ouverts
00:54:23étaient complètement
00:54:24dépassés
00:54:25les gens
00:54:26n'arrivaient pas
00:54:26à voter
00:54:27même quand
00:54:27le bureau
00:54:28était ouvert
00:54:28tellement
00:54:29la foule
00:54:30des gens
00:54:30était supérieure
00:54:32aux capacités
00:54:33d'absorption
00:54:33donc
00:54:35c'est quelque chose
00:54:36qui sûrement
00:54:37va menacer
00:54:38à nouveau
00:54:39la Moldavie
00:54:39aux prochaines élections
00:54:40la république
00:54:42tchèque
00:54:43est également
00:54:44inquiète
00:54:45les polonais
00:54:45ont également
00:54:48pris des dispositions
00:54:49et pratiquement
00:54:50aujourd'hui
00:54:51c'est une stratégie
00:54:52hybride
00:54:54qui peut viser
00:54:55n'importe quel pays
00:54:56alors que la stratégie
00:54:58d'intervention militaire
00:54:59qui existait auparavant
00:55:00ne concernait
00:55:01que les voisins
00:55:02territoriaux
00:55:03de la Russie
00:55:04aujourd'hui
00:55:05ça peut concerner
00:55:06n'importe qui
00:55:07il suffit
00:55:09d'avoir des partis
00:55:09qui sont des relais
00:55:11qui ont des bonnes relations
00:55:12avec la Russie
00:55:13et la propagande
00:55:15plus la manipulation
00:55:18électorale
00:55:18qui est adaptée
00:55:19à chaque pays
00:55:20qui n'est pas forcément
00:55:21la même chose
00:55:22et les mêmes techniques
00:55:23nous avons eu
00:55:24par exemple
00:55:25l'utilisation
00:55:26de call centers
00:55:27qui étaient utilisés
00:55:29auparavant
00:55:29pour spolier
00:55:30les retraités européens
00:55:31et qui ont été
00:55:34ensuite réutilisés
00:55:36pour contrôler
00:55:37les électeurs géorgiens
00:55:39avec l'utilisation
00:55:41aussi de données personnelles
00:55:42c'est un peu compliqué
00:55:43on ne va pas rentrer
00:55:44dans les détails
00:55:45donc
00:55:47c'est une stratégie
00:55:49qui devrait concerner
00:55:50tout le monde
00:55:51qu'est-ce qu'on peut faire
00:55:52ce qui est fait
00:55:53c'est déjà
00:55:54des sanctions
00:55:55qui fonctionnent
00:55:57et il faut oublier
00:55:58l'idée que l'on a
00:56:00que les sanctions
00:56:00ne fonctionnent jamais
00:56:01qui est souvent répandue
00:56:02parce que ça a concerné
00:56:04en général
00:56:05des grands pays
00:56:06comme la Russie
00:56:07l'Iran
00:56:08la Chine
00:56:09la Géorgie
00:56:10est un petit pays
00:56:11qui n'a pas
00:56:12de ressources propres
00:56:13qui a besoin
00:56:14de son contact
00:56:16avec l'extérieur
00:56:17et donc
00:56:18les sanctions
00:56:19sont très mal vécues
00:56:21et inquiètent
00:56:22beaucoup
00:56:23le cercle
00:56:24autour du pouvoir
00:56:25des hommes d'affaires
00:56:27qui savent
00:56:28ce que ça veut dire
00:56:29et ce que ça peut
00:56:30impliquer pour eux
00:56:31donc je crois
00:56:33qu'il ne faut pas
00:56:33relâcher
00:56:34la pression
00:56:35il y a
00:56:36de l'inquiétude
00:56:37alors évidemment
00:56:38ça ne concerne pas
00:56:39monsieur Ivan Ischudi
00:56:40lui-même
00:56:40qui est sûrement
00:56:41à l'abri
00:56:42avec sa fortune personnelle
00:56:43il a d'ailleurs
00:56:44fait adopter
00:56:45une loi
00:56:46qui s'appelle
00:56:47la loi offshore
00:56:48qui a permis
00:56:50qui permet
00:56:51de rapatrier
00:56:52des assets
00:56:54des pays offshore
00:56:56des îles offshore
00:56:57sans payer
00:56:59aucun frais
00:57:00à condition
00:57:01d'être un citoyen
00:57:02géorgien
00:57:03mais
00:57:04ça ne peut
00:57:06ne pas concerner
00:57:07que lui
00:57:07il a repatrié
00:57:08pour un demi-milliard
00:57:09d'oeuvres d'art
00:57:11qui sont désormais
00:57:12en Géorgie
00:57:13mais ça pourrait
00:57:14concerner aussi
00:57:15des oligarques russes
00:57:18soit sanctionnés
00:57:19soit en passe
00:57:19d'être sanctionnés
00:57:20il suffirait
00:57:21de leur donner
00:57:22la nationalité géorgienne
00:57:23et ça
00:57:25c'est entre les mains
00:57:26aussi aujourd'hui
00:57:27l'octroi
00:57:27de la nationalité
00:57:28entièrement
00:57:30entre les mains
00:57:30du pouvoir
00:57:32donc les sanctions
00:57:34l'attention
00:57:35et surtout
00:57:36une vision politique
00:57:37c'est-à-dire
00:57:38que l'Union européenne
00:57:39jusqu'à présent
00:57:39n'a ni porté
00:57:41de jugement politique
00:57:42d'ensemble
00:57:43ni eu une vision
00:57:45sur ce que l'on fait
00:57:46par rapport
00:57:47à ce regain
00:57:49de tentative
00:57:50de la Russie
00:57:51de reprendre la main
00:57:52sur des pays
00:57:54d'abord de son entourage
00:57:55et ensuite d'autres
00:57:57il n'y a pas
00:57:57de recette miracle
00:57:58il n'y a pas
00:57:59de recette miracle
00:58:00à l'intérieur
00:58:00non plus
00:58:01mais c'est de renforcer
00:58:03autant qu'on peut le faire
00:58:04la société civile
00:58:05ce que l'on entend
00:58:06c'est
00:58:07l'Union européenne
00:58:09essentiellement
00:58:10les institutions
00:58:11nous dire
00:58:12on a supprimé
00:58:13les programmes
00:58:14d'aide
00:58:14au budget
00:58:15et d'aide
00:58:16au gouvernement
00:58:17et on va les transférer
00:58:19sur la société civile
00:58:20or rien ne se passe
00:58:21et en réalité
00:58:23les lois
00:58:24qui sont prises
00:58:25par les autorités
00:58:26vont plus vite
00:58:27que l'aide
00:58:28à la société civile
00:58:29donc il y a un train
00:58:30de retard
00:58:30pour réagir
00:58:32à cette espèce
00:58:33d'isolement
00:58:34grandissant
00:58:34de la société civile
00:58:37alors qu'il devrait y avoir
00:58:38des moyens
00:58:39mis en place
00:58:40pour permettre
00:58:41à cette société civile
00:58:43de continuer à exister
00:58:44de continuer à protester
00:58:46parce que finalement
00:58:47c'est nous
00:58:48qui portons
00:58:49à l'intérieur
00:58:49la continuation
00:58:51de cette protestation
00:58:53le jour où elle s'arrêtera
00:58:54on pourra considérer
00:58:56qu'on est
00:58:56tombé
00:58:58dans
00:58:58dans l'escarcelle
00:59:00russe
00:59:01ce qui n'est
00:59:02pas encore le cas
00:59:03et la grande différence
00:59:04entre justement
00:59:05la Géorgie
00:59:06la Biélorussie
00:59:07et la Russie
00:59:08elle-même
00:59:09c'est cette résistance
00:59:11de la société
00:59:12cette résilience
00:59:13qui a été
00:59:14le cas
00:59:15de la Géorgie
00:59:16y compris
00:59:16pendant la période
00:59:17soviétique
00:59:19et qui continue
00:59:20à être quelque chose
00:59:21qui est une caractéristique
00:59:22géorgienne
00:59:23donc il faut l'aider
00:59:24à poursuivre
00:59:25la sécurité
00:59:27la question
00:59:28a été posée
00:59:29pour moi
00:59:30c'est difficile à dire
00:59:31parce que
00:59:31pratiquement
00:59:32désormais
00:59:34on peut s'attendre
00:59:35à tout
00:59:36non je n'ai pas été
00:59:37l'objet
00:59:37de menaces
00:59:38particulières
00:59:38et certains
00:59:40des leaders politiques
00:59:41le sont
00:59:41beaucoup plus directement
00:59:42aujourd'hui
00:59:44la cible
00:59:46semble être
00:59:47l'ancien
00:59:48premier ministre
00:59:49Gajaria
00:59:50qui est
00:59:52très directement
00:59:53mis en cause
00:59:54pour quelque chose
00:59:56qui
00:59:57là aussi
00:59:58est très
00:59:59interpellant
01:00:01parce qu'on le met
01:00:02en cause
01:00:03parce qu'il a
01:00:04osé
01:00:04construire
01:00:06en un peu plus dur
01:00:08un poste de police
01:00:09dans la partie
01:00:10de notre territoire
01:00:12qui n'est pas occupée
01:00:13aux approches
01:00:15de la ligne
01:00:16de délimitation
01:00:17et on considère
01:00:19qu'il a commis
01:00:20là
01:00:20un acte
01:00:22qui est
01:00:23répréhensible
01:00:24qui aurait pu
01:00:24poser des questions
01:00:27de sécurité
01:00:28pour l'État
01:00:30donc comment a-t-il
01:00:31osé faire ça
01:00:31il y a six ans
01:00:32et en réalité
01:00:34c'est une forme
01:00:35de s'excuser
01:00:36vis-à-vis de la Russie
01:00:37à postériori
01:00:39pour quelque chose
01:00:40qui est
01:00:40à l'intérieur
01:00:41de notre territoire
01:00:42et ce qui est
01:00:45autorisé
01:00:45par les accords
01:00:46qui ont fait suite
01:00:48à la guerre de 2008
01:00:49qui est que
01:00:51nos forces de police
01:00:52contrôlent notre partie
01:00:53pas de force militaire
01:00:54parce que ce n'est pas
01:00:55une frontière
01:00:56mais nos forces de police
01:00:58ont le droit
01:00:58de contrôler
01:00:59et d'éviter
01:01:00justement
01:01:01que les gens
01:01:01ne soient enlevés
01:01:02ce qui se produit
01:01:03très régulièrement
01:01:04sur cette ligne
01:01:06de délimitation
01:01:07donc il est maintenant
01:01:08accusé pour ça
01:01:10et accusé
01:01:11avec le risque
01:01:14d'avoir une peine
01:01:15qui peut aller
01:01:15jusqu'à 15 ans
01:01:16de prison
01:01:17donc
01:01:17je l'ai rencontré
01:01:25puisqu'il avait été
01:01:26passé à tabac
01:01:27par des députés
01:01:28à l'époque
01:01:28à l'époque
01:01:30ça je ne me souviens pas
01:01:31en janvier
01:01:32en tout cas
01:01:35il est très menacé
01:01:36aujourd'hui
01:01:38pour le rôle
01:01:41de monsieur
01:01:42Ivanichvili
01:01:42c'est lui
01:01:43qui est effectivement
01:01:44en titre
01:01:46comment est-ce qu'on explique
01:01:48les pressions
01:01:50sur lui
01:01:50qui pourraient avoir lieu
01:01:51on n'a pas de
01:01:52on n'a pas de vraie
01:01:54explication
01:01:54de comment ça fonctionne
01:01:56pourquoi est-ce que
01:01:57il est soumis
01:01:59à ces pressions
01:02:00pourquoi est-ce que
01:02:01après avoir été
01:02:02un chef de parti
01:02:05et un premier ministre
01:02:07qui ne s'est pas
01:02:07manifesté autrement
01:02:09que les autres
01:02:11gouvernements
01:02:12géorgiens
01:02:12il a suivi
01:02:13lui aussi
01:02:14la voie européenne
01:02:15pendant le temps
01:02:16où il était
01:02:16premier ministre
01:02:17et tout d'un coup
01:02:18il vire kazakh
01:02:19il fait des discours
01:02:20très anti-occidentaux
01:02:22et il est celui
01:02:24qui met en musique
01:02:25cette nouvelle
01:02:27stratégie russe
01:02:27en Géorgie
01:02:28on n'a pas
01:02:30d'explication
01:02:31et on n'en aura
01:02:32pas
01:02:33c'est sans doute
01:02:34les 30 ans
01:02:35qu'il a passé
01:02:35en Russie
01:02:36au moment
01:02:38de la chute
01:02:38de l'Union soviétique
01:02:40et dans les années
01:02:41qui ont suivi
01:02:41où il a fait sa fortune
01:02:43où il y a sans doute
01:02:44l'explication
01:02:45mais pour en savoir plus
01:02:47il faudrait avoir
01:02:47des informations
01:02:48dont moi
01:02:50je ne dispose pas
01:02:51que peut-être
01:02:52certains services
01:02:53pourraient
01:02:54s'intéresser
01:02:55de plus près
01:02:56mais
01:02:57on est surtout
01:02:59là maintenant
01:03:00sur des
01:03:00des hypothèses
01:03:03plus que sur
01:03:04des preuves
01:03:04concrètes
01:03:05mais ce sont
01:03:07les faits
01:03:07qui les amènent
01:03:08c'est-à-dire
01:03:09qu'il est vraiment
01:03:10aujourd'hui
01:03:10l'homme
01:03:11et le seul
01:03:12qui est à même
01:03:13de décider
01:03:13parce qu'il n'y a
01:03:14personne d'autre
01:03:15qui a le même
01:03:15le même pouvoir
01:03:17et d'ailleurs
01:03:19ça veut dire
01:03:20que s'il disparaissait
01:03:21ce régime
01:03:22s'effondrerait
01:03:23de lui-même
01:03:23il a déjà
01:03:24des signes sérieux
01:03:26d'érosion
01:03:29interne
01:03:30j'ai parlé
01:03:30des gens
01:03:31qui ont été
01:03:31démis
01:03:32ou qui ont
01:03:32quitté
01:03:33mais tout ça
01:03:35ça repose
01:03:36sur
01:03:36une seule
01:03:37personne
01:03:38l'armée
01:03:40elle est
01:03:43ce dont moi
01:03:44je suis
01:03:45on peut être sûr
01:03:46c'est que l'armée
01:03:47ne prendra jamais
01:03:47les armes
01:03:48contre la population
01:03:49c'est-à-dire
01:03:50que personne
01:03:50ne peut l'utiliser
01:03:51comme on utilise
01:03:52même la police
01:03:53d'ailleurs
01:03:54ce n'est pas
01:03:54la police
01:03:55au sens
01:03:56qu'on prend
01:03:57l'institution
01:03:57c'est certains
01:03:59policiers
01:03:59c'est une partie
01:04:00de la police
01:04:01la crimpol
01:04:02et puis
01:04:03ces
01:04:04policiers
01:04:06informels
01:04:08un petit peu
01:04:08sans un signe
01:04:10et qui n'ont pas
01:04:11leur place
01:04:12dans la hiérarchie
01:04:13policière
01:04:13qui sont utilisés
01:04:14ça c'est comme en Russie
01:04:15comme en Bille-Russie
01:04:16on utilise
01:04:17ces
01:04:18forces-là
01:04:20pour
01:04:20batter
01:04:21les manifestations
01:04:23et pas seulement
01:04:24les manifestations
01:04:25c'est eux
01:04:26qu'on utilise
01:04:26aussi
01:04:27dans les rues sombres
01:04:29le soir
01:04:30en dehors
01:04:31des manifestations
01:04:31pour
01:04:32un peu
01:04:34mettre les gens
01:04:35sous la pression
01:04:37donc l'armée
01:04:39institutionnellement
01:04:41elle a été
01:04:42formée
01:04:42par les américains
01:04:44elle a combattu
01:04:44avec eux
01:04:45et avec les européens
01:04:46en Afghanistan
01:04:47et en Irak
01:04:48donc les officiers
01:04:50qui ont fait
01:04:50pour beaucoup
01:04:51d'entre eux
01:04:52aussi des collèges
01:04:54de défense
01:04:54américains
01:04:55ou européens
01:04:55ne peuvent pas
01:04:57participer
01:04:59de cette espèce
01:05:00de dérive
01:05:00qui consiste
01:05:01à traiter
01:05:01ses amis
01:05:02comme des ennemis
01:05:03et l'ennemi
01:05:05historique
01:05:05comme un
01:05:06quasi-ami
01:05:07donc ils sont
01:05:08très distants
01:05:09ils ne participeraient
01:05:11pas à une répression
01:05:13mais il n'y a pas
01:05:15non plus
01:05:15de tradition
01:05:16de prendre
01:05:17les armes
01:05:17contre
01:05:18le régime
01:05:19en place
01:05:20et je ne sais pas
01:05:21ce qui devrait
01:05:22se passer
01:05:22pour les voir
01:05:23intervenir
01:05:24plus directement
01:05:26d'autant qu'il y a
01:05:26quand même
01:05:27une hiérarchie
01:05:28politique
01:05:28tout en haut
01:05:29qui est elle-même
01:05:30très liée
01:05:30au pouvoir
01:05:31en place
01:05:32pour la Prasie
01:05:34et l'Ossétie
01:05:35ce sont aujourd'hui
01:05:36des territoires
01:05:37qui sont sous contrôle
01:05:38complet de la Russie
01:05:39qui sont sous contrôle
01:05:43je dirais même
01:05:43militaire
01:05:44c'est en tout cas
01:05:44le cas
01:05:45de l'Ossétie
01:05:46qui est complètement
01:05:47devenue
01:05:48une base militaire
01:05:49et où pratiquement
01:05:52rien ne bouge
01:05:53ce n'est pas le cas
01:05:54en Aprasie
01:05:55où il y a eu
01:05:56des manifestations
01:05:57là aussi
01:05:57contre la politique
01:05:59de la Russie
01:06:00qui a commencé
01:06:01à plus activement
01:06:03essayer d'acheter
01:06:04des terres
01:06:05de rentrer
01:06:07d'investir
01:06:08en Aprasie
01:06:09et les Aprases
01:06:10avaient défendu
01:06:11de façon très véhémente
01:06:12cette forme
01:06:13de leur indépendance
01:06:14qui est de ne pas laisser
01:06:15les Russes
01:06:16s'installer
01:06:17disons
01:06:18de façon durable
01:06:20en Aprasie
01:06:22mais en même temps
01:06:23la russification continue
01:06:25c'est-à-dire
01:06:26que la langue Aprase
01:06:27l'identité Aprase
01:06:28je ne parle même pas
01:06:29des géorgiens
01:06:30de la population
01:06:30géorgienne d'Aprasie
01:06:32qui elle
01:06:33a perdu tous ses droits
01:06:34depuis plus longtemps encore
01:06:36donc tout ça
01:06:38reste inchangé
01:06:39et on voit au contraire
01:06:41le renforcement
01:06:42avec l'idée
01:06:42que la Russie
01:06:43pourrait construire
01:06:44une nouvelle base navale
01:06:45sur la mer Noire
01:06:47qui ferait le pendant
01:06:49du port géorgien
01:06:52dont il y a
01:06:54le projet de construction
01:06:55alors est-ce que
01:06:57le partenariat oriental
01:06:58peut remplacer
01:06:58quoi que ce soit
01:06:59non
01:06:59parce qu'en réalité
01:07:01le vrai problème
01:07:02c'est que
01:07:03le régime en place
01:07:05à l'instigation
01:07:06encore une fois
01:07:07de la Russie
01:07:08est en train
01:07:09de vouloir s'isoler
01:07:11ce n'est pas
01:07:12qu'il y a des choses
01:07:13qu'ils ne peuvent pas faire
01:07:14et qu'ils voudraient
01:07:14malgré tout
01:07:15garder
01:07:16se raccrocher
01:07:17et essayer
01:07:18de trouver un moyen
01:07:19de conserver
01:07:19un lien
01:07:20même ténu
01:07:21avec l'Europe
01:07:22même s'ils ne satisfont
01:07:23pas à toutes les demandes
01:07:24ce que l'on voit
01:07:25aujourd'hui
01:07:25c'est une détermination
01:07:27à s'isoler
01:07:29à se rapprocher
01:07:30des autres
01:07:31donc de la Russie
01:07:32de la Chine
01:07:32et de couper les liens
01:07:34donc au Conseil
01:07:36de l'Europe
01:07:36ils ne viennent pas
01:07:37ils ne sont pas là
01:07:39demandeurs
01:07:39de dire
01:07:40comment est-ce qu'on peut
01:07:40sauver quelque chose
01:07:41quelles seraient
01:07:42les mini-réformes
01:07:44qu'on pourrait faire
01:07:44qui satisferaient
01:07:46nos partenaires européens
01:07:48et qui feraient
01:07:49qu'on continuerait
01:07:50bon emballant
01:07:51non c'est
01:07:52allez-vous-en
01:07:53allez-vous faire
01:07:55voir
01:07:55et nous
01:07:57nous avons
01:07:57notre chemin
01:07:58c'est le discours
01:07:59qui est tenu
01:08:00et les discours
01:08:01sont de plus en plus
01:08:02brutaux
01:08:04à l'égard
01:08:04de nos partenaires européens
01:08:06et ça
01:08:08c'est en ligne
01:08:09avec
01:08:10et d'ailleurs
01:08:11non seulement
01:08:11ils sont brutaux
01:08:12mais ils sont une copie
01:08:13des discours
01:08:14russes
01:08:15la Russie
01:08:16a la semaine dernière
01:08:17tenu un discours
01:08:19très agressif
01:08:20sur la Grande-Bretagne
01:08:21en disant
01:08:22que les Britanniques
01:08:23et l'ambassade britannique
01:08:24en Géorgie
01:08:24essayaient
01:08:25de fomenter
01:08:26une révolution
01:08:27et ensuite
01:08:29les dirigeants
01:08:29géorgiens
01:08:30ont repris
01:08:31les termes
01:08:31qui avaient été tenus
01:08:32par
01:08:33je crois que c'était
01:08:34le ministre de l'Intérieur russe
01:08:35je ne sais plus
01:08:35lequel des dirigeants
01:08:36mais un des dirigeants
01:08:38russes
01:08:38et ça a été repris
01:08:39copié
01:08:40collé
01:08:41par les dirigeants
01:08:42géorgiens
01:08:43donc leur
01:08:44état d'esprit
01:08:46n'est pas du tout
01:08:47de chercher
01:08:47ni un dialogue
01:08:48intérieur
01:08:49avec l'opposition
01:08:50c'est de dire
01:08:52on va arrêter
01:08:52tout le monde
01:08:53on va interdire
01:08:54non seulement
01:08:55les partis
01:08:57d'opposition
01:08:57et le parti
01:08:58du régime précédent
01:09:00donc le parti
01:09:01de Saakashvili
01:09:01mais on va interdire
01:09:03tous les partis
01:09:04qui ont eu
01:09:05quelques liens
01:09:06avec eux
01:09:07ou qui reprennent
01:09:09des gens
01:09:09de ce parti
01:09:11là
01:09:11sous une autre forme
01:09:12donc des nouveaux partis
01:09:14qui se sont
01:09:15donc c'est pratiquement
01:09:16tout le monde
01:09:17plus le parti
01:09:19de l'ancien premier ministre
01:09:20qui lui
01:09:21n'était pas
01:09:22avec le
01:09:23avec le parti
01:09:25de Saakashvili
01:09:25au contraire
01:09:26il essaye
01:09:26au maximum
01:09:28de s'en distinguer
01:09:29mais lui
01:09:30il va sans doute
01:09:30voir aussi
01:09:31son parti interdit
01:09:32donc ça c'est
01:09:33une ligne générale
01:09:34d'essayer
01:09:36de faire place
01:09:37nette
01:09:39donc ni dialogue
01:09:39intérieur
01:09:40ni dialogue extérieur
01:09:41ni attente
01:09:43d'un quelconque
01:09:45rabibochage
01:09:46avec nos partenaires
01:09:47européens
01:09:48pour ce qui concerne
01:09:50l'Ukraine
01:09:52la Moldavie
01:09:53moi je dirais
01:09:55que la Géorgie
01:09:56est le pendant
01:09:58ou l'autre face
01:09:59de la monnaie
01:10:00de ce qui se passe
01:10:01en Ukraine
01:10:02c'est à dire
01:10:02la face non militaire
01:10:03l'Ukraine
01:10:05c'est une tentative
01:10:06de prise de contrôle
01:10:07par la voie militaire
01:10:09qui n'a pas
01:10:10complètement fonctionné
01:10:12ou pas du tout
01:10:12fonctionné encore
01:10:13et en Géorgie
01:10:16par une voie
01:10:17indirecte
01:10:18c'est l'utilisation
01:10:19de la démocratie
01:10:20pour capturer
01:10:22l'Etat
01:10:22les méthodes démocratiques
01:10:24c'est l'utilisation
01:10:25des élections
01:10:26l'utilisation
01:10:27de la propagande
01:10:28de tous les moyens
01:10:29que peuvent donner
01:10:30en étant encore
01:10:31encore un peu
01:10:33démocratique
01:10:34c'est très inquiétant
01:10:35pour l'Ukraine
01:10:36si cette stratégie
01:10:41hybride
01:10:42devait fonctionner
01:10:44jusqu'au bout
01:10:44en Géorgie
01:10:45si on n'arrive pas
01:10:46à stopper
01:10:47c'est sans doute
01:10:48la stratégie
01:10:49qui sera utilisée
01:10:50demain
01:10:51vis-à-vis de l'Ukraine
01:10:52Poutine a déjà fait
01:10:54des déclarations
01:10:55en ce sens
01:10:56en disant
01:10:57qu'après le cessez-le-feu
01:10:59quand il y aurait
01:10:59un cessez-le-feu
01:11:00il faudrait
01:11:01qu'il y ait
01:11:02des élections
01:11:02démocratiques
01:11:03a-t-il souligné
01:11:04en Ukraine
01:11:05et on peut imaginer
01:11:07quelle serait
01:11:09la propagande russe
01:11:10en Ukraine
01:11:11après trois ans
01:11:14de guerre
01:11:14et dans les conditions
01:11:16où la Russie
01:11:18a encore plus
01:11:19de moyens
01:11:19vis-à-vis de l'Ukraine
01:11:20que vis-à-vis
01:11:21de la Géorgie
01:11:22il y a la facilité
01:11:23de la langue
01:11:24il y a malgré tout
01:11:25des populations
01:11:26qui restent
01:11:27qui sont
01:11:28pro-russes
01:11:29ou en tout cas
01:11:30de langue russe
01:11:32et donc
01:11:33il y a
01:11:33des moyens
01:11:35que peut déployer
01:11:36la Russie
01:11:37en Ukraine
01:11:38donc il est très important
01:11:40de veiller
01:11:41à ce que ces élections
01:11:42n'aient pas lieu
01:11:43très tôt
01:11:43après un cessez-le-feu
01:11:45éventuel
01:11:45et soient très très
01:11:46protégées
01:11:47mais en règle générale
01:11:49la prévention
01:11:51et la protection
01:11:51des élections
01:11:52devrait être un thème
01:11:54repris
01:11:54par les instances
01:11:57européennes
01:11:57il faudrait examiner
01:11:59les moyens
01:12:00que met en place
01:12:00la Russie
01:12:01et examiner
01:12:03les moyens
01:12:03pour contrer
01:12:04parce que ça
01:12:05ça concernera
01:12:06très sincèrement
01:12:08tout le monde
01:12:09l'entrée en Géorgie
01:12:11oui
01:12:11il y a eu
01:12:12des journalistes
01:12:13et c'est maintenant
01:12:14ça devient fréquent
01:12:16que l'entrée
01:12:17en Géorgie
01:12:18soit refusée
01:12:19quand ça concernait
01:12:21d'abord
01:12:21des journalistes
01:12:22qui étaient connus
01:12:23pour leur opposition
01:12:24au pouvoir
01:12:25en place
01:12:25en Russie
01:12:26mais maintenant
01:12:27ça concerne
01:12:28des journalistes
01:12:28britanniques
01:12:29un journaliste
01:12:31français
01:12:32et ça pourrait
01:12:33concerner demain
01:12:34tout le monde
01:12:34moi je suis
01:12:36rentré et sorti
01:12:37plusieurs fois
01:12:38depuis
01:12:38la fin de l'année
01:12:40dernière
01:12:40jusqu'à présent
01:12:42je rentre
01:12:43donc là aussi
01:12:45on peut jamais
01:12:45dire jamais
01:12:46est-ce que vous payez
01:12:48vos amendes
01:12:49j'ai pas encore
01:12:50payé mon amende
01:12:51j'ai fait comme
01:12:52tout le monde
01:12:52c'est à dire
01:12:53que j'ai introduit
01:12:53une plainte en justice
01:12:55sur l'amende
01:12:56pour recours
01:12:57contre l'amende
01:12:59mais ça c'est une façon
01:13:00de gagner un peu de temps
01:13:01et quelles actions
01:13:05propres à la France
01:13:05alors la France
01:13:06se distingue
01:13:08justement par rapport
01:13:09à la relative passivité
01:13:10je dirais
01:13:11des autorités européennes
01:13:13en tant qu'européennes
01:13:14alors à cause de la Hongrie
01:13:15mais c'est un peu utilisé
01:13:18comme aussi
01:13:18un prétexte
01:13:20plus que
01:13:21ça ne peut pas bloquer
01:13:23non plus
01:13:23des décisions
01:13:24plus politiques
01:13:25ou des jugements
01:13:25plus politiques
01:13:26mais la France
01:13:27avec l'Allemagne
01:13:29et avec la Pologne
01:13:30est plus active
01:13:32on se souvient
01:13:34et la population
01:13:35géorgienne
01:13:35se souvient très bien
01:13:36de l'intervention
01:13:37du président Macron
01:13:39qui s'était adressé
01:13:40directement
01:13:41à la population
01:13:42géorgienne
01:13:42ce qui n'est pas
01:13:43très courant
01:13:44et là on vient
01:13:45d'avoir une déclaration
01:13:46des Trois de Weimar
01:13:47qui est aussi
01:13:48assez nette
01:13:50et du coup
01:13:52les espoirs
01:13:52se portent plus
01:13:53sur les Trois de Weimar
01:13:55pour poursuivre
01:13:57une espèce de politique
01:13:59plus active
01:14:00et sur les partenaires
01:14:02aussi
01:14:03les pays baltes
01:14:04la Roumanie
01:14:05qui est aujourd'hui
01:14:07très concernée
01:14:08parce qu'elle sent
01:14:09qu'elle est passée
01:14:11par un peu la même chose
01:14:12et parce qu'on a
01:14:13avec elle
01:14:14une communauté
01:14:15sur la mer Noire
01:14:16et que si vraiment
01:14:17l'Union Européenne
01:14:19et les pays riverains
01:14:21de la mer Noire
01:14:22veulent une stratégie
01:14:23de la mer Noire
01:14:24ça suppose que la Géorgie
01:14:25reste dans le giron
01:14:27occidental
01:14:28si on veut
01:14:30que cette stratégie
01:14:31ait une signification
01:14:32donc là
01:14:34on a des
01:14:35appuis éventuels
01:14:36plus dans les États membres
01:14:38et c'est eux d'ailleurs
01:14:38qui adoptent
01:14:39la plupart des sanctions
01:14:41dont je parlais
01:14:41et dont je disais
01:14:42qu'elles fonctionnent
01:14:43et qu'elles ont quand même
01:14:44un impact
01:14:45c'est les pays individuellement
01:14:47et non pas
01:14:48l'Union Européenne
01:14:49qui n'a adopté
01:14:50qu'une seule mesure
01:14:52qui vise
01:14:52à prévenir
01:14:55ceux qui possèdent
01:14:57des passeports diplomatiques
01:14:58mais pour le moment
01:15:00ça ne concerne que
01:15:01les passeports diplomatiques
01:15:02et le service
01:15:02et pas le passeport ordinaire
01:15:04et chacun
01:15:05a les deux passeports en main
01:15:07moi y compris
01:15:09Nous avons une question
01:15:11de Claude Maluret
01:15:12s'il vous plaît Madame
01:15:13Merci Monsieur le Président
01:15:17Merci beaucoup Madame la Présidente
01:15:19de votre intervention
01:15:20de vos précisions
01:15:22et permettez-moi
01:15:24de vous adresser
01:15:24tous mes encouragements
01:15:26dans votre combat difficile
01:15:28J'ai deux questions
01:15:31à vous poser
01:15:32la première c'est
01:15:33est-ce que vous pouvez
01:15:34nous donner votre sentiment
01:15:37sur l'attitude
01:15:38de votre autre grand voisin
01:15:42la Turquie
01:15:43par rapport
01:15:44au gouvernement actuel
01:15:45et par rapport
01:15:46à l'invasion russe
01:15:47de l'Ossétie
01:15:48et de la Brasie
01:15:49est-ce qu'il y a
01:15:50des développements récents
01:15:52de ces signes
01:15:54de l'attitude
01:15:55de la Turquie
01:15:56aujourd'hui
01:15:56et ma deuxième question
01:15:58c'est
01:15:59la France a fermé
01:16:01tout le monde
01:16:02comprendra bien
01:16:03pourquoi
01:16:03son institut d'études historiques
01:16:05à Bakou
01:16:06il y a quelque temps
01:16:07il semble
01:16:08qu'elle ait décidé
01:16:10peut-être pas
01:16:10de le remplacer
01:16:11mais en tout cas
01:16:12de prendre l'initiative
01:16:13d'un institut
01:16:14d'études du Caucase
01:16:15à Tbilissi
01:16:16vous parliez à l'instant
01:16:18de l'attitude
01:16:18des gouvernements européens
01:16:21par rapport
01:16:21à la géorgie
01:16:22est-ce que vous trouvez
01:16:23que cette initiative
01:16:26est opportune
01:16:28par les temps
01:16:30qui courent ?
01:16:32non
01:16:34non parce que
01:16:35le signal
01:16:35serait très mal compris
01:16:37par la population
01:16:39et aujourd'hui
01:16:39celle qu'il faut
01:16:41renforcer
01:16:43c'est la population
01:16:44c'est pour ça
01:16:45que je dis
01:16:45plus d'attention
01:16:46parce que
01:16:48ce qui compte
01:16:48c'est le moral
01:16:49de la population
01:16:50parce que
01:16:50la protestation
01:16:51et la résistance
01:16:54elle va être portée
01:16:55par cette population
01:16:56personne ne mènera
01:16:57le combat
01:16:57à part nous
01:16:58et donc
01:16:59il est important
01:17:00de ne pas
01:17:01désespérer
01:17:02bien en cours
01:17:03c'est un peu ça
01:17:03c'est une très bonne idée
01:17:05en soi
01:17:06mais
01:17:07moi
01:17:08ma recommandation
01:17:10serait que cet institut
01:17:11du Caucase
01:17:12soit ouvert en France
01:17:14qu'il permette
01:17:15d'accueillir
01:17:16justement
01:17:17des chercheurs géorgiens
01:17:18qui ont aujourd'hui
01:17:19plus aucun moyen
01:17:20et ils pourraient venir
01:17:22pour faire des stages
01:17:23ou des séjours
01:17:24et pas seulement
01:17:26les géorgiens
01:17:27ça pourrait concerner
01:17:28évidemment
01:17:28les trois pays
01:17:29du Caucase
01:17:30ça serait un moyen
01:17:32pour eux
01:17:33de s'aérer
01:17:34d'être libre
01:17:36parce que cet institut
01:17:37du Caucase
01:17:37aujourd'hui
01:17:38dans les conditions
01:17:38qui sont les nôtres
01:17:39ne sera ni libre
01:17:40ni ne deviendra
01:17:44une espèce d'îlot
01:17:45de réflexion
01:17:47indépendant
01:17:48parce qu'aujourd'hui
01:17:49il n'y a plus rien
01:17:50d'indépendant
01:17:52aucune institution
01:17:53ils sont en train
01:17:54de faire la chasse
01:17:55aux différents instituts
01:17:57qui existent
01:17:58que ce soit
01:17:58les allemands
01:17:59ou les britanniques
01:18:00ça ne va pas être
01:18:01pour autoriser
01:18:02le fonctionnement
01:18:03libre
01:18:04d'un institut français
01:18:05du Caucase
01:18:06mais en revanche
01:18:07oui
01:18:08dans les murs extérieurs
01:18:10et à tout moment
01:18:11le jour
01:18:13comme je l'espère
01:18:14où on reprendra
01:18:15la voie
01:18:16qui est la nôtre
01:18:17qui est
01:18:18la voie de rapprochement
01:18:20et la voie européenne
01:18:21il sera toujours temps
01:18:22de le ramener
01:18:23en Géorgie
01:18:25c'est à terme
01:18:27une très bonne idée
01:18:28donc il faut
01:18:29le faire fonctionner
01:18:30je sais qu'il y a
01:18:32un budget
01:18:33donc il ne faut
01:18:33surtout pas
01:18:34que le budget
01:18:34se perde
01:18:35mais je pense
01:18:37qu'il ne faut pas
01:18:38donner des contre-signaux
01:18:39en ce moment
01:18:40qui seraient mal compris
01:18:41et des uns
01:18:42et des autres
01:18:43c'est-à-dire que
01:18:43les autorités
01:18:44le comprendraient
01:18:45comme pratiquement
01:18:46une récompense
01:18:49et la population
01:18:50comme une punition
01:18:51à la Turquie
01:18:55pardon
01:18:55j'ai oublié
01:18:57la Turquie
01:18:58est très neutre
01:18:59dans la situation
01:19:02actuelle
01:19:02comme on l'a vu
01:19:03vis-à-vis
01:19:05de la guerre
01:19:06en Ukraine
01:19:06là aussi
01:19:08vis-à-vis
01:19:08de la Géorgie
01:19:09elle a
01:19:10une attitude
01:19:12assez neutre
01:19:12elle ne s'avance pas
01:19:14elle ne condamne
01:19:16pas les dérives
01:19:17d'ailleurs
01:19:17sur ce qui est
01:19:18de la dérive démocratique
01:19:19ça ne serait pas
01:19:20son rôle
01:19:21elle a de bonnes relations
01:19:24avec le régime
01:19:25en place
01:19:26elle a reconnu
01:19:27les élections
01:19:29et le régime
01:19:31en place
01:19:32mais
01:19:33elle reste
01:19:35très prudente
01:19:37et très
01:19:38observatrice
01:19:41de ce qui se passe
01:19:41dans la mer Noire
01:19:42donc
01:19:44elle n'est pas prête
01:19:45à laisser la mer Noire
01:19:46à la Russie
01:19:47c'est ça que je veux dire
01:19:48mais tout en étant
01:19:49le plus neutre possible
01:19:52dans cette situation
01:19:53compliquée
01:19:54pour elle
01:19:55de ce
01:19:55merci madame
01:19:58la présidente
01:19:59et pour vos éclairages
01:20:01sombres
01:20:02malgré tout sombres
01:20:03de la situation
01:20:05en Géorgie
01:20:06qui malgré tout
01:20:07reste un beau pays
01:20:07pour y avoir passé
01:20:09un moment
01:20:11et quelques jours
01:20:12agréables
01:20:13on avait quelques amis
01:20:16d'ailleurs
01:20:17parmi les parlementaires
01:20:19qui nous ont
01:20:20fondamentalement
01:20:23je ne sais pas
01:20:24si c'est trahi
01:20:25mais en tout cas
01:20:26on jouait un jeu
01:20:28assez particulier
01:20:29par rapport à nous
01:20:29se disant
01:20:32profondément européen
01:20:33et finalement
01:20:33aujourd'hui
01:20:35étant
01:20:35très éloigné
01:20:37des valeurs
01:20:38de l'Union
01:20:38moi je dirais
01:20:39je pense
01:20:41que la plupart
01:20:42ça ne vaut pas
01:20:42ça ne vaut pas
01:20:43pour tout le monde
01:20:44mais je suis convaincu
01:20:47d'une chose
01:20:47c'est que
01:20:48véritablement
01:20:5080% des géorgiens
01:20:52et ça vaut
01:20:52pour les parlementaires
01:20:53sont à l'intérieur
01:20:54d'eux-mêmes
01:20:55pro-européens
01:20:57et qu'aucun d'entre eux
01:20:58n'est pro-russes
01:21:00mais ils sont
01:21:00dans une situation
01:21:01où certains acceptent
01:21:02les compromissions
01:21:03de jouer le jeu
01:21:06Oui Madame la Présidente
01:21:10à mon tour
01:21:11merci pour
01:21:12ce long moment
01:21:13d'échange
01:21:14je crois que
01:21:14vous l'avez compris
01:21:15il y avait aussi
01:21:15dans cette salle
01:21:16des parlementaires français
01:21:17qui connaissent
01:21:18et qui aiment
01:21:19la géorgie
01:21:20je crois que c'est important
01:21:21de le dire
01:21:22et de le redire
01:21:23et notre collègue
01:21:26Gisèle Jourdat
01:21:26a parlé effectivement
01:21:27de ses travaux
01:21:28sur le partenariat oriental
01:21:31la politique de voisinage
01:21:31il se trouve
01:21:32que nous avons fait ensemble
01:21:33ce premier rapport
01:21:35tout jeune parlementaire
01:21:36et effectivement
01:21:38la géorgie
01:21:39pour nous
01:21:40c'était vraiment
01:21:40le bon élève
01:21:41de l'Europe
01:21:42c'est comme ça
01:21:42que nous avions
01:21:43titré ce rapport
01:21:44de 2016
01:21:45on avait aussi
01:21:47eu à rendre
01:21:48un avis
01:21:48sur la libéralisation
01:21:50des visas
01:21:51et on avait donné
01:21:52un avis
01:21:52extrêmement positif
01:21:54pour ne pas dire
01:21:55enthousiaste
01:21:55et pour reprendre
01:21:56l'expression
01:21:57de Claude Kerne
01:21:57on est quand même
01:21:58assez inquiet
01:21:59et surtout triste
01:22:00de voir cette régression
01:22:02et si vous le permettez
01:22:03je partage
01:22:05ce qui a été dit aussi
01:22:06sur l'envie d'Europe
01:22:08des géorgiens
01:22:09alors après
01:22:10elle s'exprime
01:22:11elle ne s'exprime pas
01:22:12bon il y a une circonstance
01:22:13qui fait
01:22:14voilà la situation
01:22:15est celle que vous avez
01:22:16parfaitement décrite
01:22:17voilà donc pour cette audition
01:22:19de la présidente
01:22:21de Géorgie
01:22:21elle est revenue
01:22:22vous l'avez entendu
01:22:23sur les derniers événements
01:22:24de son pays
01:22:24où la répression
01:22:25s'accroît
01:22:26sur les partis d'opposition
01:22:28et sur les manifestants
01:22:29qui dénoncent
01:22:30le résultat
01:22:31des élections législatives
01:22:32le scrutin a été organisé
01:22:33en octobre dernier
01:22:35et a été remporté
01:22:36par le parti au pouvoir
01:22:37mais le mouvement
01:22:38de contestation
01:22:39refuse de reconnaître
01:22:41sur résultat
01:22:43c'est un sujet
01:22:43sur lequel on reviendra
01:22:44bien évidemment
01:22:45sur public sénat
01:22:47voilà c'est la fin
01:22:47de cette émission
01:22:48merci de nous avoir suivis
01:22:49restez avec nous
01:22:49la formation politique
01:22:51continue sur notre antenne
Commentaires