- il y a 8 mois
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00:00Bonjour à toutes et à tous, top départ pour les épreuves du baccalauréat avec aujourd'hui la philo.
00:07On va corriger ensemble l'épreuve de la filière générale avec Laurent Payet-Chevalier,
00:11vous êtes professeur de philosophie dans les Yvelines. Bonjour Laurent.
00:14Bonjour.
00:14On va vous donner des pistes, des propositions de plans et les erreurs qu'il fallait éviter.
00:19Le but c'est vraiment de vous aiguiller sur les attentes de l'épreuve et pas de vous donner un plan tout fait
00:24parce qu'en philo, il n'y a pas qu'une seule interprétation.
00:26Exactement.
00:27On commence avec le premier sujet de Dissert qui était Notre avenir, dépend-il de la technique ?
00:33Alors Laurent, est-ce qu'on peut commencer par donner un petit peu les pièges, les difficultés du sujet ?
00:38Je pense qu'il faut faire extrêmement attention au verbe dépendre.
00:42Dépendre peut avoir trois sens.
00:43Le premier sens, c'est à votre discrétion.
00:46Souvent dans la vie ordinaire, on dit ça dépend de lui, il fait ce qu'il veut.
00:50Deuxième sens de dépendre, c'est la nécessité.
00:52Quand quelque chose dépend de quelqu'un, c'est qu'on est contraint, on est obligé d'être en quelque sorte soumis à l'autre.
00:59Et puis le sens latin qui nous vient d'un tout petit peu plus loin, dépendre, prendre, depuis.
01:05Donc déjà que ces trois significations, on peut déjà donner des sens différents au sujet.
01:09L'autre point d'attention, c'est le mot technique.
01:12Alors souvent, on pense que la technique, ce n'est simplement que le maniement d'un outil.
01:17Mais la technique, c'est un tout petit peu plus que cela.
01:19La technique, c'est le rapport à la chose, la manière d'utiliser la chose.
01:25Mais ce n'est pas tout à fait un savoir-faire.
01:27Un savoir-faire, c'est celui qui par habitude, qui à force de répétition, sait faire.
01:33La technique, c'est le bon geste, la manière de faire.
01:37Je pense qu'il faut penser à celui qui jongle.
01:39C'est le rapport au bal qui lui permet de jongler.
01:43Et tout ça, est-ce qu'on le définit dans l'intro, ces termes ?
01:46On donne des synonymes, on explique bien ça dans l'introduction ?
01:48Exactement. Alors là, c'est le nerf de la guerre.
01:51Il faut que tous les termes soient définis dans l'introduction.
01:55Et on cherche, comme dit mon ami Nicolas de Cuse, un vieux, vieux philosophe du Moyen-Âge,
01:59à faire la coïncidence des contraires.
02:00C'est ça, problématiser.
02:02C'est-à-dire tenir ensemble deux significations du sujet.
02:05Le sujet dit à la fois ceci, et zut, il dit à la fois cela.
02:09Comment je tiens les deux en même temps ?
02:11Et justement, pour tenir les deux en même temps, il va falloir donner un plan.
02:14Est-ce que vous avez des idées de plans ?
02:16J'imagine un plan dialectique. Est-ce que vous pouvez nous en parler un petit peu ?
02:18Oui, alors souvent, toujours un plan dialectique, puisqu'on suit la logique du sujet.
02:23D'abord, notre avenir dépend-il de la technique ?
02:27Si on entend dépendre au sens-là de « c'est à votre discrétion ».
02:31Ça dépend de lui, il fait en quelque sorte comme il veut.
02:34Notre avenir dépend-il de la technique ?
02:36Signifie tout simplement, est-ce que mon avenir dépend d'une certaine manière de faire ?
02:42Et là, on peut penser au stoïcien.
02:44Il y a la technique de la maîtrise de soi.
02:46Et l'avenir va dépendre de cette technique que je vais déployer.
02:50Peut-être que je vais le mettre au tableau, ce sera peut-être plus évident comme ça.
02:53Le premier moment, c'est le verbe du sujet, le verbe dépendre.
03:03On pourrait dire, au sens là, bien sûr, stoïcien.
03:08Donc en cela, est-ce que ça dépend de nous ?
03:12Deuxième sens, alors du verbe dépendre qu'on pourrait utiliser pour contredire, un peu pour aller dans l'autre sens,
03:19le sens de la nécessité.
03:20Ça dépend de lui, mais là, on a une difficulté.
03:26Parce que regardons bien le sujet.
03:27Je prends mes feuilles pour bien l'avoir sous les yeux.
03:30Est-ce que notre avenir dépend de la technique ?
03:32C'est-à-dire, est-ce que notre avenir dépend au sens de la soumission de la technique ?
03:38Mais là, on a un problème puisque l'avenir, c'est vivant.
03:41On parle de notre avenir, de ma vie.
03:43La technique, c'est un processus artificiel.
03:46Alors, on a un conflit.
03:47Est-ce que ça veut dire qu'on va soumettre la vie à la technique ?
03:51Soumettre la vie à l'artificiel ?
03:54Donc, dépendre au sens de la nécessité.
03:56Pose une difficulté.
04:06Et on pense à Michel Henry dans La Barbarie, où il explique justement que la technique qui suit son propre rythme finit par dominer la vie elle-même et empêcher tout avenir.
04:18Alors, dans un grand 3, pour dépasser cette tension entre une technique que je maîtrise, où je donne, où je fais mon avenir par la maîtrise,
04:27et une technique qui, par la question de la nécessité, où je dépends d'elle, nie peut-être ce qui vient à moi, l'avenir, et m'empêche de vivre.
04:36Troisième solution, dépendre.
04:38Du latin, prendre depuis.
04:42On pense alors très simplement à l'acte de prendre depuis.
04:52Hop, je prends là sur l'étagère.
04:54Mais ce que je prends, est bien le fruit d'une technique, c'est-à-dire la réalisation de l'esprit de quelqu'un.
05:02Et mon esprit va se saisir à son tour de ce que l'autre a produit.
05:06Autrement dit, notre avenir dépend-il de la technique ? Bien évidemment, mais avec de la liberté.
05:15Je suis capable de saisir l'objet que l'autre a produit pour pouvoir à mon tour produire.
05:20Et donc, mon avenir va s'inscrire dans la technique produite par l'autre,
05:24mais je suis libre là de produire mon avenir sur la technique de l'autre.
05:28Et bien sûr, là, on pense à notre ami Hegel, pour qui les objets du quotidien, les objets ordinaires, sont des réalisations de l'esprit.
05:37Vous avez cité Hegel, vous avez cité Henri.
05:39Est-ce qu'il y a d'autres auteurs ou autrices qu'on pouvait mobiliser ?
05:42Souvent, quand on pense à la technique, on pense au mythe de Prométhée avec Platon.
05:46Bien évidemment.
05:46C'est une bonne idée de ce que c'est ça ?
05:47Excellente idée.
05:48C'est une très très bonne idée, parce que justement, dans le mythe de Prométhée, on reçoit le Dieu.
05:54C'est dans les traditions grecques.
05:55Le Dieu donne le feu, etc.
05:58Donc oui, c'est une excellente idée.
06:00On peut parler aussi de Rousseau, peut-être, avec la différence entre l'état de nature et l'état de culture.
06:05C'est extrêmement brillant, puisque justement, la question est de savoir si ma nature, d'où dépend mon avenir,
06:12ou si justement, il faut produire un monde, produire une société, par la technique, pour avoir un avenir.
06:18Et j'imagine qu'il y a des candidats qui vont être peut-être tentés avec ce sujet de parler de l'intelligence artificielle.
06:22C'est une bonne idée ? C'est un peu dangereux ?
06:25C'est une bonne idée.
06:26Alors, avec modération, il ne faut jamais confondre l'exemple et l'argument.
06:31On peut très bien, sur le déploiement de la technique, en citant par exemple Michel-Henri ou d'autres,
06:36on peut très bien développer l'IA, mais toujours comme un exemple et non pas comme un argument.
06:43Très bien, parfait.
06:44On passe au second sujet de Dissert ?
06:46Partons sur la vérité.
06:47Parfait.
06:48Alors, cette fois-ci, c'était « La vérité est-elle toujours convaincante ? »
06:51Là aussi, j'imagine qu'il y a certains mots qu'il fallait faire attention.
06:54Il faut faire attention toujours au sujet.
06:56Attention à la manière de dire les choses.
06:58Ce qui est important, ce n'est pas ce qui est dit, mais la manière de le dire.
07:02Et là, il y a une petite expression toujours convaincante.
07:04Alors souvent, quand on voit « toujours », on l'oppose à « jamais ».
07:07À « toujours », « jamais ».
07:09Ce n'est pas forcément la bonne idée.
07:11Puisque là, il y a une expression française.
07:13« Toujours convaincante », « toujours aimant », « toujours désirant », l'expression dit quelque chose.
07:20Bien sûr, convaincre, c'est par la raison donner ou aider la personne à donner son assentiment, bien évidemment.
07:28Mais « toujours convaincant », ce serait l'idée de dire « pensons à l'expression toujours aimant, toujours voulant ».
07:35Qu'est-ce que ça dit ?
07:36Eh bien, ça dit qu'en réalité, la chose, dès qu'elle se manifeste à moi, provoque en moi cette adhésion.
07:43Et là, cela nous renvoie à la question de la vérité.
07:47Quelle peut-elle donc cette forme de vérité pour que, quand elle se manifeste à moi,
07:53je sois toujours... j'ai l'attitude plutôt de celui qui adhère ?
07:57La vérité, là, est peut-être pensable comme un absolu, comme quelque chose qui existe déjà.
08:02Et je n'ai plus, finalement, qu'à la contempler. Les Grecs diraient « je n'ai plus qu'à la viser ».
08:08Mais, voyez-vous, ça m'embête un petit peu.
08:12Je vais me permettre encore d'écrire, je peux ?
08:13Allez-y.
08:15En écrivant les choses, parfois, ça les clarifie.
08:19Alors, on disait dans un premier temps, tout simplement, que je fais du feutre, je l'ai mis là.
08:23On disait dans un premier temps que, si on pense le toujours convaincant comme une réalité qui existe déjà,
08:36la vérité est alors pensée comme un absolu.
08:42La vérité est un absolu.
08:45Là.
08:45Mais, justement, la chose, elle est toujours convaincante.
08:50L'expression est compliquée.
08:52Puisque, quand quelqu'un me dit une chose une fois, je suis convaincu.
08:57Mais s'il me la redit plusieurs fois, au bout de la dixième, je suis lassé et non pas convaincu.
09:04Et je ne suis convaincu, je ne suis convaincu que quand il ne me le dit qu'une fois.
09:09Puisque si j'ai le temps d'y penser, à la limite, je me demande ce qui n'est pas en train de m'arnaquer, celui-là.
09:13Bon. Donc, en fait, toujours convaincant, présuppose peut-être une difficulté, peut-on le dire plusieurs fois, à chaque fois, comme par répétition.
09:24Et c'est peut-être là qu'il faut faire attention entre la différence entre convaincre et persuader.
09:28Exactement. Peut-être que le fait d'asséner une vérité plusieurs fois, comme une forme de répétition,
09:33en viendrait à la persuasion et non pas à l'acte de conviction, bien évidemment.
09:38Et donc, toujours convaincant, là, serait peut-être le piège de la vérité.
09:42Autrement dit, il existe peut-être des situations où ce qui est convaincant, ce qui est toujours convaincant, doit être écarté.
09:50On pense alors à une autre définition de vérité.
09:53Cette fois-ci, la vérité comme la conclusion d'un raisonnement.
09:57La vérité comme une réflexion en marche.
10:00Bernard, bien évidemment, le plus connu, qui donne la technique ou la méthode en médecine expérimentale,
10:07et bien sûr, Aristote, où la vérité est la conclusion d'un syllogisme.
10:11Et dans l'histoire, cela a eu lieu.
10:13Notre ami Poincaré, grand scientifique français, sur les équations de Lorenz,
10:18je sais que les maths, c'est bientôt, mais pour aujourd'hui, allez, un petit peu de maths quand même.
10:21Dans les équations de Lorenz, il se dit, si l'espace et le temps étaient relatifs et non pas des constantes.
10:29Et il se dit, Poincaré, dans la valeur de la science, non, je ne peux pas y croire.
10:33Comme si ce qui était toujours convaincant empêchait la vérité scientifique d'arriver.
10:43Et donc, il faut peut-être, par la vérité, par la méthode, se méfier profondément de ce qui est toujours convaincant.
10:52Douter, en quelque sorte.
10:54Et là, c'est le moment peut-être de parler du doute cartésien ?
10:56Exactement.
10:58Vous mettez encore le doigt là où il faut, puisque le mot méthode, c'est le mot clé.
11:04Je peux douter, mais si je doute sans méthode, je n'ai pas accès à la vérité.
11:09On peut ensuite, dans un troisième temps, encore.
11:12Vous voyez, on voit bien la tension.
11:14La vérité comme absolue, alors elle est toujours convaincante, puisqu'elle se manifeste à moi.
11:18Mais si c'est moi qui construis cette vérité, alors la vérité est toujours convaincante.
11:24Je la méfie, je la tiens à distance.
11:26Comment tenir les deux ensemble ?
11:28Ou plus exactement, cela nous force à penser le point de jonction des deux,
11:32ou comment la vérité pourrait-elle être pour moi toujours convaincante.
11:36Elle l'est, puisque la vérité, c'est mon esprit qui la pense, c'est mon esprit qui la construit.
11:42Et elle est pour moi toujours convaincante.
11:45Le mot toujours là renvoie ici à l'activité de l'esprit qui sans cesse produit la vérité.
11:49Donc, la vérité est toujours convaincante, parce que c'est l'esprit qui la réalise.
11:56Et en cela, j'en connais intimement les processus.
12:01C'est comme dirait notre ami Kant, quand je déploie les concepts faits par l'esprit,
12:07je n'y retrouve rien d'autre que le fonctionnement de l'esprit.
12:10Et cela me convainc.
12:11Très bien.
12:14Vous avez cité plusieurs auteurs.
12:17J'ai essayé.
12:18Est-ce qu'il y a un endroit où on pouvait peut-être parler du sophisme ?
12:21Est-ce que ça s'y prêtait ?
12:22Bien évidemment.
12:23Alors, les prochaines, c'est vous qui faites le corriger.
12:25Alors, bien évidemment, au niveau du grand deux, sans aucune difficulté,
12:29puisque le sophisme, ce n'est rien d'autre que celui qui donne l'apparence du raisonnement.
12:33Et donc, on peut toujours être convaincu, mais pour des mauvaises raisons.
12:38Et donc, oui, le sophisme l'a fonctionné.
12:40Parfait.
12:40On l'oppose à la méthode, en fait.
12:43Exactement.
12:44Parfait.
12:46Un autre point, je pense que certains vont peut-être, avec l'actualité,
12:49être tentés de parler de l'ère de la post-vérité.
12:52Est-ce que ça s'y prête ?
12:54Est-ce qu'il faut un peu se méfier des exemples d'actualité ?
12:56Non, je ne crois pas que l'on puisse penser hors de son temps.
12:59On ne peut penser que dans son temps.
13:01Mais là encore, il faut faire attention à bien distinguer l'exemple de la réflexion.
13:07Si un élève démontre que la post-vérité, ce n'est rien de plus que de vouloir rejeter ce qui est admis comme convaincant,
13:15sans pour autant user d'une quelconque méthode, autrement dit, rejeter, douter sans la méthode, alors oui, cela fonctionne parfaitement.
13:25Super.
13:25Merci beaucoup. Je pense qu'on a fait le tour sur cette dissertation-là.
13:29On passe à l'explication de texte ?
13:31Ah, l'explication de texte, avec un grand plaisir.
13:32Alors, cette année, c'était un extrait de « Théorie de la justice » de John Rawls.
13:37Est-ce que c'était une surprise ? Est-ce que c'est un texte auquel on pouvait s'attendre sur la thématique de la justice ?
13:42Oui, alors Rawls, c'est un auteur très classique sur la théorie de la justice.
13:47Il est peut-être aujourd'hui trop connu dans les circuits hors éducation nationale.
13:53Mais le texte qui est ici est un texte extrêmement intéressant, puisqu'il ne reprend pas, en quelque sorte, les concepts courants de Rawls, mais juste un tout petit peu en amont.
14:02Ce texte a pour but d'essayer de penser l'acte politique et les limites de cet acte politique.
14:09Alors, si vous voulez, moi, je me suis permis rapidement de découper le texte en trois parties.
14:13Ce n'est pas trop technique, mais ligne 1 à 5, première partie, ligne 5 à 8, la seconde, et le reste à partir de la ligne 8.
14:21Dans le premier moment, si on regarde les verbes, être informé, affecte, favorise, proposer.
14:28L'idée de Rawls, c'est de se demander qu'est-ce que peut être une bonne activité, en quelque sorte, démocratique ?
14:36Qu'est-ce qui peut la favoriser ? Qu'est-ce que c'est que cet acte de la démocratie ?
14:40Être informé.
14:42Le citoyen doit être informé.
14:44Mais il doit se rendre compte, le citoyen, que les projets vont l'affecter.
14:49Autrement dit, la détermination du bien commun, du point de vue de Rawls, ce n'est pas simplement recevoir d'en haut comme une vérité.
14:56Ce n'est pas non plus la somme simple des revendications.
15:00C'est une forme de conjonction.
15:02Ou, étant informé, je cherche ce qui est le bien à partir de l'effet de ce qui m'affecte.
15:09Et en cela, on bâtit le bien commun.
15:11Ce que John Rawls appellera, à la ligne 5, le principe de participation.
15:16Mais voilà, patatras, on ne peut pas laisser les choses comme ça.
15:19Puisque cette société n'est pas simplement une société politique.
15:23Nous sommes aussi dans une société économique.
15:26Et si nous sommes tous égaux en droit, en fait, nous ne le sommes pas.
15:30Puisque certains sont plus riches que moi, l'évidence,
15:33et pourraient, à ce moment-là, profiter de ce rapport financier pour introduire un certain déséquilibre.
15:41L'enjeu du texte de John Rawls, c'est bien la tension d'une part entre le politique et d'autre part l'économie.
15:48Problème contemporain.
15:49Comment tenir à la fois la démocratie et l'économie ?
15:51Comment tenir à la fois une société capitaliste et une société démocratique
15:54sans jamais que le capital ne l'emporte sur la participation démocratique ?
16:00Solution de John Rawls, donc à la fin du texte, après la ligne 8,
16:04c'est d'essayer de trouver un système de compensation.
16:07Il donne un exemple très intéressant.
16:09Il est dans le pratique et il quitte le domaine du théorique.
16:12D'une part, la répartition de la propriété et de la richesse,
16:15entendons par là pour éviter les monopoles de type capitaliste,
16:19et de l'autre, la subvention gouvernementale.
16:22Mais le concept qui est caché, c'est le concept d'impôt.
16:26Ce dont il est question ici, c'est de l'impôt.
16:28En tant que l'on recherche un équilibre entre la démocratie, d'une part,
16:34et d'autre part, le fait économique.
16:37Donc ce texte, je trouve extrêmement intéressant,
16:41fonctionne selon moi, pour moi, en trois temps.
16:43Un premier moment, un constat, on pose les principes même
16:46de ce que c'est qu'une démocratie par participation, la citoyenneté.
16:50Très réalistement, on regarde la tension qu'il y a avec le monde économique,
16:55et on propose une voie de résolution qui tient les deux temps ensemble,
16:59à la fois la démocratie et à la fois l'économie.
17:03Et ça, pour l'explication de texte, on pouvait suivre un plan linéaire,
17:06puisque ça a l'air assez clair dans le texte, ça progresse,
17:08ou valait mieux recouper autrement ?
17:10Il faut toujours suivre un plan linéaire, en quelque sorte.
17:12Mais l'important, pour une explication philosophique,
17:15c'est d'essayer, ce que j'ai tenté là rapidement de faire,
17:18mais nous n'en avons pas à quatre heures,
17:19ce soir aurait été plaisant, mais nous ne l'avons pas,
17:21c'est d'essayer de prendre le mot et d'expliquer le mot dans le contexte du texte.
17:26Que veut dire ici informer ?
17:28Que veut dire ici affecte, favorise, protéger, prépondérant ?
17:31Par exemple, je pense qu'un étudiant qui aurait mis en perspective
17:35à la ligne 5, protégé, de la ligne 6, prépondérant,
17:40aurait là montré quelque chose d'intéressant.
17:42Quelle est la logique du texte ?
17:43Quels sont les concepts présents dans le texte ?
17:45Et en termes de connaissances, là dans le cours,
17:47on mobilise ce qu'on a appris dans le chapitre sur la justice, sur l'État ?
17:51Il y a d'autres choses ?
17:52Alors, de manière simple, l'explication de texte n'a besoin de rien d'autre
17:55que la capacité de lecture.
17:57Mais bien évidemment, le cours, les problématiques évoquées en cours
18:01sur la justice, le travail, peuvent aider à saisir le problème du texte,
18:08ou plutôt la question.
18:09Un auteur n'écrit jamais de nulle part, il est toujours un homme de son temps.
18:12Et Rawls, on le voit avec la date, est un homme très contemporain,
18:15déjà dans les crises sociales après la Seconde Guerre mondiale.
18:19Merci beaucoup Laurent de vous être prêt à l'exercice, c'était très clair.
18:22Merci.
18:23Merci à vous pour votre attention.
18:24Vous pouvez retrouver les autres corrigés des épreuves
18:27directement sur notre chaîne YouTube et sur le site de l'étudiant.fr.
18:30Et puis évidemment, retrouvez-nous aussi sur nos réseaux sociaux.
18:33On vous accompagne tout au long du bac.
18:35A bientôt.
18:35Sous-titrage Société Radio-Canada
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