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L'édito de Paul Sugy : «Emmanuel Macron dépassé par la sauvagerie du quotidien»
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il y a 7 mois
Dans son édito du 11/06/2025, Paul Sugy revient sur la réaction d'Emmanuel Macron quant aux derniers faits divers.
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00:00
Oui Romain, le nouveau meurtre d'hier est évidemment effroyable à tout point de vue
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et l'émotion du cousin de la victime que l'on vient d'entendre le rappelle bien.
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D'abord parce qu'il a frappé une jeune mère de famille qui jamais n'aurait pu imaginer
00:12
qu'elle devrait payer un jour de sa vie son engagement auprès des enfants du pays.
00:16
Et puis d'autre part à cause aussi de l'âge écœurant du jeune bourreau.
00:20
Déjà quand on tue des enfants, et hélas ça n'est plus rare dans ce pays,
00:23
il y a quelque chose d'atroce parce que c'est la figure de l'innocent qui est piétinée.
00:27
Mais quand l'innocent devient lui-même le bourreau,
00:30
quand la main qui serrait encore celle des adultes il y a peu pour s'appuyer sur eux devient celle qui les égorge,
00:35
alors il y a quelque chose qui devient subversif, qui renverse tout à fait les catégories morales
00:39
et qui fait qu'évidemment on a du mal même à comprendre ce qui a pu se passer.
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C'est toutes ces questions, ce mélange malsain parfois c'est vrai un peu entre la fascination, l'abjection
00:48
qui nourrit l'intérêt médiatique pour des faits comme celui-ci.
00:51
Mais ce n'est pas seulement ça qui se passe quand on négrène des meurtres comme celui hier de Mélanie.
00:57
Il y a des phénomènes contemporains qui entourent cette longue litanie de crimes qui se suivent
01:02
et qui pour beaucoup se ressemblent.
01:03
La multiplication de ces faits, la gradation dans l'horreur,
01:07
le recours de plus en plus systématique à des armes blanches
01:09
dont la procuration est d'une simplicité enfantine, pardonnez-moi l'expression,
01:13
l'intensification aussi d'un narcotrafic meurtrier,
01:16
d'une migration largement pourvoyeuse de criminels,
01:18
et tous ces phénomènes-là qui entourent la montée d'une violence endémique dans le pays
01:21
sont de véritables phénomènes de société.
01:23
Lorsque le président de la République se contente de balayer d'un revers de manche
01:27
cette liste de faits divers, comme s'il n'y avait pas de lien entre eux
01:30
et comme si surtout l'effet d'accumulation n'était pas d'une importance cruciale
01:34
pour ce que perçoivent les Français quand ils assistent à ces informations,
01:38
eh bien c'est manqué énormément de sens politique,
01:40
c'est refusé de comprendre évidemment la façon dont les gens perçoivent
01:44
cette liste tragique de crimes.
01:47
Et puis évidemment, lorsque le président de la République réitère ses propos
01:51
hier soir après le meurtre de Mélanie,
01:53
alors que évidemment ça manquait beaucoup d'à-propos d'avoir prononcé déjà ces mots la veille,
01:58
mais qu'en plus il s'enferme dans cette posture,
02:00
alors là ça devient évidemment une faute politique très lourde.
02:03
C'est l'expression, il s'enferme dans sa posture,
02:06
il donne l'impression que ce n'est pas son problème,
02:08
que ce n'est pas du ressort d'un président de la République.
02:11
Impression renforcée par le dispositif médiatique d'hier soir dans l'exécutif,
02:15
puisque c'est François Bayrou qui a été envoyé aux 20h pour finalement égrener quelques mesures
02:20
qui sont des rustines évidemment pour essayer d'endiguer cette montée des violences,
02:25
notamment en milieu scolaire,
02:27
pendant qu'Emmanuel Macron, lui, poursuivait comme il avait prévu de le faire son discours sur les océans.
02:31
Non pas, et croyez-moi bien, je m'en garde,
02:34
qu'il faille minimiser l'importance de ce sujet,
02:35
mais c'est vrai que la responsabilité du chef de l'État est aussi d'être au chevet des victimes
02:40
malheureusement de plus en plus nombreuses dans ce pays.
02:42
Emmanuel Macron donc se réserve pour lui des airs très détachés,
02:45
il veut philosopher, alors parfois c'est l'inverse,
02:47
il emploie un langage très cru pour parler vraiment des soucis du quotidien,
02:50
à croire qu'il veut jouer populo,
02:52
là il le scie avec une figure au contraire de retrait,
02:55
mais celle-ci est vraiment très peu à propos en l'occurrence.
02:58
En réalité, ce qui est pénible pour Emmanuel Macron,
03:01
c'est que l'État semble dépassé par cette violence.
03:03
Mais c'est un peu vrai, mais il serait plus honnête de le dire.
03:05
C'est vrai que l'État est dépassé,
03:07
il y avait des gendarmes aux abords du lycée hier,
03:09
on en aurait mis 10, 15, 20 de plus,
03:11
dit Bruno Retailleau, ça n'y aurait rien changé.
03:12
Il a raison, Bruno Retailleau a raison, ministre de l'Intérieur,
03:15
lorsqu'il dit qu'il s'agit aussi de faits qui concernent toute la société
03:18
et pas seulement l'État.
03:20
Il faudra probablement, même si c'est politiquement très incorrect
03:22
et ça n'est pas vendeur de le dire,
03:24
plus d'une génération pour réussir à endiguer cette violence endémique.
03:27
Bien sûr que le président de la République n'est pas responsable personnellement
03:30
de chaque nouveau crime qui se produit,
03:32
comme si c'était lui-même qui en était l'auteur.
03:33
Mais il faut au moins regarder les choses en face
03:35
et arrêter, encore une fois, de balayer d'un revers de main
03:37
ceux qui continuent de penser que cette litanie de crimes
03:40
doit concerner même au plus haut de l'État.
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