00:00Et pour tout vous dire, moi je suis derrière mon post-télé, je vois cette image de magasin pillé et j'entends trois mois d'emprisonnement avec sursis ou seulement sept pènes d'emprisonnement, je ne comprends pas la justice de mon pays.
00:11C'est clair, c'est clair. Mais maintenant, permettez-moi de la faire comprendre mieux.
00:16C'est aussi pour ça que vous êtes là ce matin.
00:17De la faire comprendre mieux. D'abord, on a parlé, vous l'avez dit vous-même, de 400, enfin pour moi, sur la première journée, celle qui a été la plus dramatique, la première nuit pour être plus exact.
00:28La nuit de samedi à dimanche.
00:29Voilà. Il y a eu 491 interpellations. Sur ces 491 interpellations, il y a eu 202 gardes à vue.
00:37Ça veut dire que la différence, c'est que les services de police qui étaient en train de traiter un problème d'ordre public ont voulu interrompre ces dégradations multiples, ces violences multiples.
00:50Ce qui se passait, c'est ce qu'on appelle le traitement d'ordre public.
00:52Ensuite, parmi ces personnes, les officiers de police judiciaire, qui étaient sur le terrain, ont estimé qu'il y avait des débuts d'indices qui permettaient de penser qu'on pouvait emplacer le nombre que je vous ai dit en garde à vue, c'est-à-dire 202.
01:08Ça veut dire que les autres, ils ont été relâchés ?
01:10Mais sans que la justice n'ait rien à voir là-dedans.
01:13Pas sur une décision judiciaire.
01:15Par les policiers qui étaient dans des opérations d'ordre public.
01:19Sur ces deux centres de garde à vue, ensuite, commence le travail du magistrat.
01:24À qui les enquêteurs rendent compte.
01:26Ils rendent compte en expliquant la procédure.
01:29La procédure, c'est un certain nombre d'obligations.
01:32Et ils rendent compte ensuite des éléments de l'enquête.
01:34Et vous imaginez bien que dans ce contexte, allez, on va le dire, de tumulte, les procédures n'ont pas la rectitude d'une personne convoquée pour être entendue.
01:46Et donc, au constat, il y a eu 82 classements, soit parce qu'il y avait des difficultés de procédure, soit parce qu'il n'y avait pas de preuves suffisantes quand on les intéressait.
02:00Donc, ils me sont restés, 202 moins 82, je ne sais même plus faire le calcul, 120.
02:06Sur ces 120, nous en avons poursuivi 90%.
02:10Nous avons donné des réponses pénales pour 90% des intéressants.
02:14Déjà, au moment où on se parle, ce vendredi matin, moins d'une semaine après, il y en a déjà 90% qui sont passés devant un juge.
02:21Qui sont passés devant un juge ou qui passeront devant un juge ou un délégué du procureur.
02:26Mais là, je poursuis donc mon raisonnement.
02:28Déjà, vous voyez le gap de première incompréhension de nos concitoyens, j'espère l'avoir expliqué.
02:33Ensuite, quand on dit les images de ces magasins pillés.
02:38Ces magasins pillés, il y a eu un nombre considérable de mises en cause.
02:41On l'a vu dans les images.
02:42Eh bien, sur ces mises en cause, sur deux magasins concernés, nous avons présenté 19 personnes devant des magistrats instructeurs.
02:50Mais nous avons ouvert des informations.
02:53Pourquoi ? Parce que l'enquête se poursuit.
02:55Parce que nous allons continuer à étudier les vidéoprotections des magasins, de la voie publique.
03:01Et nous espérons interpeller d'autres mises en cause, recueillir les éléments de préjudice des victimes.
03:06Et quand le temps sera venu, les intéressés passeront à l'audience et seront jugés pour l'effet de se rapprocher.
03:11Ça, c'est très important. Ce que vous nous dites, madame la procureure de Paris, alors BQO, c'est qu'au fond, parce que ça paraît très peu 19,
03:17quand on voit effectivement les images, à la fois du footlocker, c'est-à-dire ce magasin sur les Champs-Elysées,
03:22mais aussi du magasin de téléphonie mobile, ils ne sont pas 19.
03:26Non, non, ils ne sont pas 19.
03:26Honnêtement, ils sont bien plus nombreux.
03:28Donc, mais vous nous dites, ils sont pour l'instant déjà 19 entre nos mains.
03:31Les autres, on les cherche et on espère pouvoir les trouver.
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