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  • il y a 8 mois

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00:0018h43 de retour dans Punchline sur CNews et sur Europe 1.
00:03Nicolas Bouzou, économique, nous a rejoint.
00:05Bonsoir Nicolas.
00:05Parce qu'on va aussi évoquer le coût économique de ces saccages,
00:10à la fois à Paris mais dans de nombreux centres-villes.
00:12On va écouter un commerçant dont le magasin a été complètement vandalisé.
00:15Il était au tribunal cet après-midi parce que, évidemment,
00:19il est absolument désespéré et il espère que la justice va l'aider.
00:22Écoutons-le.
00:23Je suis choqué, je n'arrive pas à les voir.
00:26Ça me fait très mal, ça fait un an que j'ai fait ce magasin-là.
00:30Je n'ai pas pris mes salaires, j'ai rempli le magasin
00:32pour pouvoir augmenter mon stock.
00:36Et je vois partir en moins d'une heure, tout est pillé.
00:42Ils font comme s'ils sont venus pour faire du achat, shopping, une rente.
00:48Voilà pour ce commerce.
00:49Ça a un coût, Nicolas Bouzou, les émeutes.
00:53Parce que là, on peut parler aussi d'émeutes.
00:55Il y a deux choses.
00:56Déjà, pour les commerçants, il faut savoir que le commerce de centre-ville,
00:59c'est un secteur qui est très difficile en ce moment pour tout un tas de raisons.
01:02Parce qu'il y a la concurrence du commerce en ligne,
01:04parce qu'il y a la concurrence de la seconde main,
01:06parce qu'il y a des acteurs chinois aussi en ligne,
01:08je ne vais pas citer de marque,
01:09mais qui sont en contentieux avec la Commission européenne, etc.
01:12parce qu'ils pratiquent des prix très bas.
01:13Donc déjà, c'est un secteur...
01:14Et d'ailleurs, il y a beaucoup de défaillance.
01:16Donc là, c'est véritablement le coup de grâce.
01:18C'est-à-dire que quand vous êtes sur un secteur qui est un secteur à faible marge,
01:21où il faut travailler beaucoup, où c'est difficile,
01:23où vous avez plein de défis,
01:24et qu'en plus, vous avez ça,
01:26franchement, il y a de quoi désespérer.
01:28Il faut vraiment les soutenir et les aider.
01:30Ensuite, le deuxième sujet, c'est sur l'image de la France.
01:34Et le problème, ce n'est pas ce qui s'est passé...
01:38Enfin, si ça se passait une fois,
01:40le problème, c'est que c'est récurrent, en fait.
01:41C'est systématique.
01:42C'est que c'est systématique.
01:44Et vous voyez, quand vous lisez la presse étrangère,
01:46par exemple, le New York Times,
01:48donc très grand quotidien américain
01:51qui parle de la France quand il se passe des choses très importantes,
01:54qui n'est pas du tout un quotidien hostile à la France.
01:57C'est même plutôt l'inverse, d'ailleurs.
01:59Il a fait un article assez complet là-dessus,
02:02avec quand même toujours cette idée
02:04selon laquelle, quand il se passe quelque chose de formidable en France,
02:08le PSG...
02:08Moi, j'adore le PSG.
02:09Donc, le PSG gagne.
02:11Il y a, en contrepartie, une catastrophe
02:14avec des phénomènes qu'on n'arrive pas à maîtriser.
02:16Donc, ce n'est pas bon pour notre image et c'est vraiment dommage.
02:19Je termine juste là-dessus.
02:22Pour que vous ayez une économie prospère
02:24pour que les gens se sentent libres,
02:27l'ordre public, ça fait partie des conditions nécessaires.
02:31Donc, même quand vous réfléchissez à l'économie,
02:33il faut bien se dire que ces deux sujets sont liés.
02:37Bien sûr.
02:37Amin Alcatmi, il y a une tribune ce matin dans le Figaro
02:40de Maurice Berger, qui est un spécialiste des questions de violence,
02:43qui dit qu'il y a une volonté de détruire,
02:45chez ceux qui sont sortis samedi et dimanche,
02:47détruire les moments de plaisir partagés de la société occidentale.
02:51C'est une analyse que vous partagez ou pas ?
02:53Oui, mais en fait, la volonté de détruire,
02:56elle est présente en permanence.
02:57Et ensuite, on trouve des prétextes.
03:00Je me souviens, il y avait eu un sondage au moment de Naël,
03:04où ils avaient interrogé un certain nombre de jeunes.
03:06Et il y en avait une écrasante majorité
03:08qui ne savaient même pas ce qui s'était passé.
03:11Et qui ont donc pris prétexte de la faire la haine pour saccager.
03:18Le sujet que ça pose à chaque fois, pardon, on y revient,
03:22mais c'est la responsabilité des parents.
03:24Vous êtes parents.
03:25Pendant les émeutes de 2023,
03:28les plus jeunes interpellés avaient 12 ans.
03:31Comment, lorsque vous êtes parent d'un enfant de 12 ans,
03:35que vous laissez sortir votre enfant à 23 heures
03:37et que vous savez qu'on est en période d'émeute ?
03:41La responsabilité des parents,
03:44elle est complètement posée dans ce cadre-là.
03:45Monsieur Gauthier-Glebatte ?
03:46Alors, je veux bien que le foot et Naël soient un prétexte.
03:49J'en marque juste qu'il n'y a pas d'émeute
03:50quand c'est une victoire au rugby
03:52ou quand c'est Thomas qui est assassiné à Crépaule.
03:55Quand c'est Thomas qui est assassiné à Crépaule,
03:57il n'y a pas d'émeute.
03:57Quand c'est le rugby, il n'y a pas d'émeute non plus.
03:59Le Vendée Globe, les Félia, le hockey sur glace,
04:02le hockey, le voilé, le bowling.
04:04Quand il n'y a pas de racailles, il n'y a pas de casse.
04:06Voilà, c'est tout.
04:07Et vous avez des coins de France et des événements.
04:10Et quand c'est Thomas qui est tué,
04:12quand c'est Mathis qui est tué,
04:13il n'y a pas d'émeute non plus.
04:14Non, mais je crois que le football est un prétexte.
04:16C'était comme, maintenant, tout est un prétexte.
04:18Non, mais là où Gauthier, vous avez raison,
04:23le football n'est pas un autre sport, évidemment.
04:26Mais moi, ce que je crains, c'est que bientôt,
04:27il n'y ait même plus de prétexte.
04:29C'est-à-dire que vous allez avoir des ordres de jeunes
04:31qui se donnent rendez-vous sur les réseaux sociaux
04:33et qui se disent, bah tiens, et si on allait tout casser ?
04:36Et si on se retrouvait ?
04:37Et d'ailleurs, ça se produit maintenant
04:38à toute petite échelle avec des riques qui s'entremendent.
04:40Mais là, sous prétexte de vouloir faire la fête,
04:43vous aurez des jeunes.
04:44Vous avez de plus de parents qui ne mettent pas leurs enfants
04:46dans des clubs de foot qui leur font faire un autre sport.
04:49Parce qu'ils savent que dans les clubs de foot,
04:52c'est la chiant.
04:53C'est ce que vous redoutez aussi, Reda,
04:56qu'il n'y ait plus de prétexte, en fait,
04:57maintenant, que ce soit systématique ?
04:59Oui, alors après, on a un vrai sujet sur le foot.
05:03On voit notamment sur l'Essonne,
05:06beaucoup de riques.
05:07Moi, j'ai eu la chance, une fois, d'être convié
05:09auprès d'une association sportive,
05:12parce que justement, les parents voulaient désinscrire leurs enfants au foot.
05:16Et puis, le président, enfin la direction de cette association
05:19a dû acheter un van exprès
05:22pour pouvoir aller chercher chaque enfant
05:24pour participer au match de foot.
05:25Parce qu'en fait, il y a des jeunes délinquants
05:28qui étaient venus sur l'entraînement
05:31ou sur un match.
05:32Et ils avaient mis un coup de couteau
05:34et il y a un jeune qui était décédé.
05:35Donc, les parents, en fait, ils ont peur.
05:37Donc, oui.
05:38Il n'y a pas ça avec le tennis, quoi.
05:39Ah oui, c'est sûr, oui.
05:40Mais après, peut-être que les inscriptions au tennis...
05:43Mais c'est le sport universel aussi, par excellence, le foot.
05:45Oui, populaire.
05:45Non, mais c'est juste, vous savez,
05:47on n'en a pas trop parlé, mais c'est beaucoup aussi
05:50l'éducation des parents, en fait.
05:52Aussi, aussi.
05:52Et pourquoi il n'y a pas eu des meutes pour Thomas, pour Matisse ?
05:55Ça n'attire pas la même sociologie, vous le savez très bien.
05:57Nicolas Bouzou, on est sur un phénomène de décivilisation pour vous ou pas ?
06:01Ah oui, complètement.
06:02Moi, je pense que c'est vraiment une volonté...
06:03Moi, je suis assez sensible à ce que vous avez dit tout à l'heure.
06:05C'est-à-dire qu'il y a derrière ça une volonté de destruction de notre culture, quoi.
06:11Il y a quelque chose qui est atavique, qui est absolument mortifère.
06:16Enfin, qu'est-ce que vous voulez que...
06:17Et on paye des années de l'acheter.
06:20Juste, sur le football, en fait, tous les ministres...
06:23Il y a un très grand nombre de ministres des sports en France.
06:25Il y a un grand nombre de ministres, mais les ministres des sports s'étendent beaucoup.
06:27Il y en a beaucoup, donc vous les rencontrez souvent.
06:29Ils vous disent tous, le football, mais c'est vraiment le sujet
06:34couche-mardesque pour le ministre des sports, quoi.
06:37Les matchs, les relations avec la fédération, c'est quand même un sujet
06:41qui est extrêmement compliqué.
06:43Je suis un libéral, et il n'y a pas de liberté possible
06:50si vous n'avez pas d'ordre public.
06:52Donc là encore, plus de sévérité, comme le garde des Sceaux l'a dit ce matin,
06:57moi je souscris complètement à ce qu'il a dit,
06:59et puis le garde des Sceaux, il a le droit de porter un jugement
07:01sur des décisions judiciaires.
07:05Si on n'a pas plus de sévérité, si on n'a pas plus d'ordre public,
07:09on ne peut pas avoir plus de liberté en réalité.
07:11Les deux vont ensemble.
07:11Il y a aussi un dernier témoignage que je voulais vous faire écouter.
07:14C'est un rappeur qui s'appelle Chaotie, qui a témoigné ce matin sur CNew.
07:18Il y a plus en plus de gens qui prennent la parole sur les réseaux sociaux,
07:20Amine El Khatmi, pour dire arrêtez de nous assimiler à ces casseurs.
07:23Les casseurs, ils jouent contre un autre coquant.
07:24Ils ne nous ressemblent pas, et en fait, ils provoquent le racisme.
07:28Écoutez ce qu'il disait ce matin.
07:30À vous, là, qui avez mis le bordel.
07:33Vous vous amuserez à faire ça en Tunisie, au Maroc ou en Algérie ?
07:36Non. Pourquoi ?
07:39Parce que vous savez très bien que la justice n'est pas la même qu'en France.
07:41Une justice trop laxiste.
07:44Hein ? Vous allez faire de la garde à vue quelques heures après ?
07:46Vous serez dehors.
07:50Vous nous faites honte.
07:52Vous nous faites honte.
07:54Et que toutes les personnes bien éduquées sur l'immigration soulèvent comme nous.
07:57On est de plus en plus nombreux aujourd'hui.
07:59Ça suffit.
08:00On est dans un pays qui est fabuleux.
08:04D'accord ?
08:05Et vous, vous participez à faire naître encore plus le racisme.
08:09Et ça, on n'en veut pas.
08:11On est français.
08:12On est très fiers de l'être.
08:13On est également très fiers de nos origines.
08:15Et j'espère juste que ce mouvement sur les réseaux sociaux,
08:18des personnes issues de l'immigration,
08:20va continuer à grandir.
08:21Continuer à grandir.
08:22Nous, on n'est pas coupables.
08:25On est fiers d'être français, fiers de nos origines.
08:27Pour ce message, Amine Alcadmi,
08:30il y en a d'autres qui sont aussi publiés sur les réseaux sociaux.
08:33Deux gens qui disent arrêtez de nous assimiler à ces racailles, en fait.
08:35Oui.
08:36C'est important.
08:37Je l'ai dit tout à l'heure,
08:38parce que c'est aussi une question de respect à l'égard de la génération de nos parents
08:41qui sont venus, qui ont quitté leur pays d'origine,
08:43qui ont travaillé, qui ont travaillé dur,
08:45et qui ont déployé des efforts incroyables
08:52pour que nous, on puisse vivre dans de bonnes conditions.
08:55Et donc, effectivement, on n'a pas envie, à cause de ces racailles,
08:58que les gens disent que tous les Arabes et tous les Noirs
09:00sont tous des délinquants, sont tous des voyous,
09:04sont tous des gens qui se comportent mal.
09:06Et que cette parole-là, elle vienne de gens
09:09qui leur ressemblent, qui viennent de la communauté,
09:12c'est donc une parole très importante.
09:15Ça a plus de poids.
09:16Ça a plus de poids.
09:17Et par ailleurs, effectivement, il a raison, ce rappeur.
09:19Au Maroc, on ne se comporte pas comme ça.
09:21D'abord parce qu'on a peur de la police.
09:23Et puis, je peux vous assurer que vous n'avez pas très envie
09:25d'aller en prison au Maroc.
09:26Vous n'avez pas la PlayStation.
09:29Vous n'avez pas la sortie au musée
09:30à l'occasion de laquelle il y en a un qui s'est évalué.
09:33Et le massage.
09:33C'est pas un suicidant.
09:34Et le massage.
09:35Et la piscine gonflable.
09:37L'été, vous n'avez pas ça.
09:38Voilà.
09:38Donc, ça calme un peu les ardeurs des ins et des os.
09:41Ce n'est pas dans toutes les prisons, Nicolas Bouzeau.
09:43Non, mais là, ils ne vont pas en prison.
09:44C'est ce qu'a remarqué, justement, le garde des Sceaux.
09:46En fait, tous les spécialistes vous expliquent
09:49qu'on a construit, en fait, un système judiciaire
09:52où, finalement, on a des peines de prison
09:55qui peuvent être très lourdes,
09:56mais qui arrivent très tard.
09:57Et donc, qui ne sont pas appliquées.
09:59Et tous les spécialistes vous disent
10:00qu'il vaudrait mieux des peines beaucoup plus courtes,
10:03mais appliquées tout de suite.
10:05Évidemment.
10:05Et donc, c'est ça, la transformation.
10:06Là, il n'y a pas de peine du tout.
10:07Là, il n'y a pas de peine du tout.
10:08Non, mais là, il n'y a rien.
10:09Non, mais justement, ce qu'il faudrait...
10:10C'est 93 qu'est-ce qu'on s'en suit, hein.
10:12Déjà, j'irai, c'est 500 euros d'amende.
10:14Non, non, mais il n'y a pas de peine.
10:15Mais est-ce qu'ils seront payés, les 500 euros d'amende ?
10:17Non, non, c'est Nicolas.
10:18Au bout d'un moment, quand même...
10:20Nicolas, Nicolas, Nicolas, Nicolas.
10:21Quand il y a plusieurs récidives, etc.,
10:23il y a des peines.
10:24Ah oui, je suis d'accord.
10:25Il faut avoir tapé un policier dix fois
10:27pour terminer en prison, vous avez raison.
10:28Dix fois, vous dix fois, vous irez peut-être en prison.
10:30Non, mais ce que je veux dire, c'est que
10:32ce n'est pas ça, le problème.
10:34Le problème, c'est qu'il y ait des peines
10:35qui soient éventuellement courtes
10:36ou tout de suite, le premier coup, tout de suite...
10:38Mais là, c'était le premier coup, justement.
10:40Non, mais c'est bien pour ça que je dis
10:42qu'on vous dit bien à la loi.
10:43C'est exactement ce que je veux dire.
10:44Reda Bellat, deux derniers mots
10:45sur ces peines qui ne tombent pas.
10:46Mais écoutez, oui, ce qui serait bien,
10:48ce serait qu'à partir du moment
10:49où vous en prenez un personnel de santé,
10:51un pompier, un gendarme, un policier,
10:54un policier municipal,
10:55ce serait une peine courte, en fait, tout simplement,
10:58envoyer ces gens, parce que nous, le boulot, on le fait,
11:00on protège les gens, mais ça s'arrête à 24 heures.
11:03L'OPJ, on le présente à l'OPJ,
11:04il va faire 24 heures de garde à vue,
11:06il aura ses biscuits, ses repas,
11:08il aura même le choix des repas.
11:09Parce qu'on n'a pas la victime, je rappelle.
11:10La victime n'a rien.
11:11Si elle a un chef de poste qui a 40 centimes sur lui
11:14pour pouvoir payer un petit café,
11:16elle aura de la chance, parce que c'est lui qui va le payer.
11:18Mais ça, on n'entend aucun député,
11:20même de LFI, même de gauche, extrême-gauche,
11:22ou de droite ou extrême-droite,
11:24dire, ouais, voilà, tiens, on va donner des choses aux victimes.
11:26Rien.
11:27Bref, et en fait, la France est devenue...
11:30Moi, ce qui me désole, c'est qu'au bout de tant d'années,
11:34on peut donner une première chance, deuxième chance.
11:36Ok, d'accord, je viens des quartiers aussi,
11:39on n'est pas...
11:40Il faut être meilleur que les autres.
11:43Même en étant policier,
11:44on me refusait de me donner un appartement.
11:46Mais voilà, c'est la réalité.
11:48Mais au final, à un moment dans la vie,
11:50il faut se battre.
11:51Il faut arrêter de se victimiser.
11:52Et là, en fait, samedi et dimanche,
11:55on a vu le résultat final.
11:57C'est-à-dire, voilà, on met...
11:59Les Arabes, les Noirs,
12:01on est passé...
12:02Enfin, j'ai dit on, parce que bon, je ne suis pas...
12:04Voilà.
12:04On est passé encore pour les gens qui sont mauvais.
12:07Et malheureusement, c'est terrible.
12:09Mais dans les quartiers, c'est comme ça.
12:11C'est avec eux, avec ces jeunes-là,
12:12qui ont brûlé Paris,
12:13avec qui on a des problèmes.
12:14Parce que, voilà,
12:16il y en a certains qui les victimisent.
12:17Ils ne sont pas en capacité
12:18d'avoir une éducation correcte.
12:20Merci beaucoup, Reda Bellat.
12:21J'ai hommage aux forces de l'ordre encore une fois
12:23qui ont fait leur travail samedi et dimanche.
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