00:0018h-19h sur CNews et Europe 1, Punchline, Olivier Decaire-en-Fleck.
00:08Et chers amis de retour sur le plateau de Punchline, été sur CNews et sur Europe 1.
00:12Bienvenue si vous nous rejoignez pour vous accompagner jusqu'à 19h.
00:15Anan Bakioui, secrétaire nationale du syndicat des commissaires de la police nationale.
00:20Madi Sedi, communicante, est également avec nous.
00:22Naïman Fadel, essayiste chargée de mission politique de la ville.
00:26Arnaud Klarsfeld, avocat et Joachim Lefloquimade, essayiste enseignant.
00:31Pour vous accompagner dans Punchline, été.
00:33Alors une fois de plus, je le disais avant la pause, la France insoumise étale sa détestation de la police.
00:39Cette fois, c'est le député Aurélien Taché, ces dernières heures, qui prétend qu'en France, la police tue.
00:44Il ajoute même la police tue partout.
00:47Bien évidemment, toute la France insoumise fait bloc derrière lui.
00:51Mais l'actualité, aujourd'hui, elle nous montre la réalité.
00:54Et la réalité, elle est toute autre, ce sont nos forces de l'ordre qui en prennent plein la figure.
00:58On parlait d'Aurillac, il y a quelques minutes, avec ses CRS qui ont dû faire face à des nervis d'extrême gauche.
01:03Eh bien cette nuit, ce sont trois policiers à Paris de la brigade anticriminalité qui ont été sérieusement blessés.
01:10Cela s'est passé dans le 17e arrondissement, lors d'un contrôle.
01:13Alors deux suspects ont été interpellés.
01:15Et une enquête pour tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité publique a été ouverte.
01:20On voit les détails avec Jean Delacoste et puis nous en parlons ensuite.
01:25C'est dans une avenue calme d'un beau quartier parisien qu'a eu lieu l'attaque.
01:29Il est 23h30 quand trois agents de la BAC locale interpellent deux individus pour vol dans un véhicule.
01:35L'affaire tourne mal.
01:36Aussitôt, l'un des deux suspects brandit une arme et frappe les policiers.
01:40Pour Fabien Boguet, porte-parole Alliance Police Nationale, le drame a été évité de peu.
01:45Sans leur geste professionnel, sans leur geste réflexe, sans le fait que ce soit des policiers aguerris,
01:54on n'osant plus être en train de commenter non pas une tentative d'homicide, mais un homicide.
01:59Pour ce représentant du syndicat policier, l'intention des individus est claire.
02:04Ils ont voulu tuer.
02:06Les coups portés à la tête et à la gorge en témoignent.
02:08Une violence débridée qui suscite la colère et l'impatience.
02:12Le choc d'autorité demandé par Alliance Police Nationale, et ce depuis plusieurs années maintenant, doit absolument arriver.
02:19On se retrouve dans des situations où, sur un simple vol qui est une atteinte au bien,
02:25qui n'entraînera par la justice aucune réelle condamnation,
02:28aujourd'hui est un risque létal pour nos collègues lors d'une interpellation d'un simple délinquant.
02:35Les deux mises en cause sont actuellement en garde à vue.
02:37L'un d'eux, d'origine nord-africaine et déjà connu des services de police,
02:41est sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français.
02:45Alors le bilan est très lourd, mais on comprend qu'il aurait pu être bien pire finalement à Nanbaki.
02:50Oui, on voit le quotidien aujourd'hui de nos forces de l'ordre.
02:53C'est l'ultra-violence, c'est le mépris de l'uniforme,
02:56sans parler bien évidemment de l'inquiétude des familles aussi derrière.
03:00Alors c'est vrai que quand on entend que la police tue partout, c'est absolument révoltant.
03:04Mais c'est plus que révoltant, il n'y a même pas de mots pour...
03:06Je ne ferai même pas de publicité à ce député, parce que je pense que ça n'en vaut même pas la peine.
03:11Mais quand on a une classe politique, une frange de la classe politique qui part dans la longueur de journée
03:16à dire que la police tue et que justement ça légitime ce genre d'actes.
03:21Et de même, on a aussi la problématique des OQTF, on a l'impression que c'est un jour sans fin.
03:24On a l'impression que c'est toujours la même chose, que c'est un jour sans fin.
03:27Quand est-ce qu'on va pouvoir faire pression sur les États pour qu'ils reprennent leurs délinquants ?
03:33À quel moment on va pouvoir, dans quel pays on accepte ce genre de choses ?
03:37Aujourd'hui, on a quand même des collègues qui interviennent sur un vol roulotte,
03:40c'est-à-dire un vol d'accessoire dans un véhicule,
03:43et qui sont passés à deux doigts d'y rester.
03:46Donc moi j'ai une pensée pour mes collègues qui tous les jours font face à ce genre de type de délinquance,
03:50et à ce genre de faits tous les jours, aux faits de violences, tous les jours, tous les jours, tous les jours.
03:53Et comme vous l'avez rappelé, Anne Bakioui, normalement, cette agression, elle n'aurait pas dû avoir lieu,
03:59puisque cette affaire, c'est un condensé, Arnaud Clarsfeld, de tout ce qui ne tourne pas rond en France.
04:04Des individus qui ne craignent plus la force légitime de l'État,
04:08et des individus sous OQTF qui n'ont absolument rien à faire sur notre territoire.
04:12Cette agression, je le répète, elle n'aurait pas pu avoir lieu.
04:16Voilà une affaire révélatrice de ce qui ne tourne pas rond en France.
04:19D'abord, je remarque que l'LFI met les juifs et les policiers dans le même sac.
04:27Ils disent les juifs tuent, on s'en prend aux juifs,
04:30et ils disent les policiers tuent et on s'en prend aux policiers.
04:34Bon, ça c'est une remarque incidente.
04:37Mais on a affaire à des imbéciles dangereux, décérébrés,
04:42qui n'ont rien à faire sur le territoire, s'ils ont une OQTF.
04:46Bref, puisque comme l'a très bien expliqué le syndicaliste policier d'Alliance,
04:54ils commettent un vol pour lequel ils ne seront sans doute même pas condamnés,
04:59et ils prennent un tournevis et ils tentent d'assassiner un policier,
05:06et là ils seront condamnés, ils seront sans doute quand même condamnés,
05:09je l'espère, lourdement.
05:11Donc ce sont vraiment, non pas des fous, mais des gens qui sont décérébrés et qui sont dangereux.
05:18Et pour ces gens décérébrés et dangereux, les OQTF doivent quand même être menés à bout,
05:24parce qu'ils sont des gens dangereux sur le territoire français,
05:29et ils sont sans prêts à des policiers, ils peuvent s'en prendre au passant
05:33qui dit ne touche pas ma voiture, sois sympa, ils le plantent.
05:37Mais à tout le monde, on a vu dans l'actualité des boulangers saccagés,
05:42on a aussi vu à Roubaix un médecin qui a été agressé,
05:45c'est-à-dire aujourd'hui, Naïma M. Fadel, que la peur du gendarme,
05:48cette fameuse expression, elle n'existe plus aujourd'hui nulle part.
05:53Le policier, le gendarme n'est plus respecté.
05:57C'est-à-dire que c'est ça qui est problématique,
05:59il va falloir un jour trouver la solution, trouver encore là l'antidote
06:03pour réinstaurer cette autorité de nos forces de l'ordre.
06:07Oui, justement, Arnold parlait qu'il espérait qu'ils soient lourdement condamnés.
06:12On a vu, pour les précédentes agressions,
06:15que rarement ils étaient lourdement condamnés.
06:18Je parle sous le contrôle de Hanan.
06:20Souvent, c'est du tige des travaux d'intérêt général.
06:23Non, mais on marche sur la tête.
06:24Le problème, moi, je pense, c'est le problème de ce fameux état de droit.
06:28L'état de droit aujourd'hui, qui missionne nos forces de l'ordre,
06:32ne les protège pas.
06:34Ils ne protègent pas ceux qui sont censés nous protéger.
06:37Et quand je dis ça, je me rappelle aussi que Naïma Mouchou,
06:40députée Horizon, avait proposé, par exemple, des peines planchées
06:44quand on s'attaque à nos policiers.
06:46Eh bien, ces peines de planchers ont été rejetées par l'Assemblée nationale.
06:51Donc, le problème, c'est qu'on tourne en rond.
06:52Quand on parle du fameux état de droit,
06:55et je sais que Bruno Retailleau, quand il a dit
06:57il faut revoir l'état de droit, il a été vilipendé.
07:00Eh bien, oui, il y a aujourd'hui un problème de ce fameux état de droit
07:04à qui, nous, citoyens, on fait confiance
07:06puisqu'on lui transmet notre sécurité, notre protection.
07:10Mais on se rend compte qu'il est en incapacité
07:12de protéger nos forces de l'ordre
07:14qui, eux, risquent leur vie pour protéger les nôtres.
07:18Et concernant les exécutifs,
07:20comment est-ce possible qu'on continue à nous bassiner
07:23en nous disant on n'arrive pas à les exécuter ?
07:25Le Maroc, par exemple, pour donner cet exemple-là,
07:34en général, lui, et d'autant plus qu'il y a eu une convention
07:37dernièrement quand il y a eu le déplacement du président Macron
07:42au Maroc et ensuite du ministre Retailleau,
07:45justement sur ces questions des OQTF,
07:47donc en général, il y a les passés consulaires.
07:50En revanche, il faut savoir que le Maroc vérifie
07:53si ce sont vraiment des Marocains
07:55puisque certains n'ont dit rien.
07:58Madi s'est dit, Joachim Lefloquimat,
07:59vous vouliez réagir, Madi ?
08:02Oui, je voulais dire que malheureusement,
08:03on a l'impression, en fait, ce qu'on entend là,
08:05on a l'impression d'entendre tous les jours.
08:06Mais c'est ça, on se répère.
08:07On a une montée de la violence dans notre pays
08:10qui est de plus en plus grave
08:12et on a toujours cette problématique de questions,
08:15souvent des OQTF.
08:16Quand ce n'est pas des OQTF,
08:17c'est des gens qui sont quelque part connus des services de police.
08:20Donc, on a aussi un problème sur la question de la récidive.
08:24Qu'est-ce qu'on fait de tous ces gens qui sont déjà connus,
08:26qui parfois ont déjà été condamnés ?
08:28Et quand ils sortent, finalement,
08:29au lieu de se dire, je vais m'en ranger,
08:30ils vont toujours plus loin.
08:32De ce côté-là, il y a un vrai problème,
08:33mais je crois qu'il ne faut pas aussi en faire une fatalité.
08:36Il faut qu'à un moment, on se dise...
08:40On a tous conscience qu'évidemment,
08:42la violence, ce n'est pas un sentiment,
08:44c'est la réalité des Français,
08:45mais à un moment, il faut que les politiques aussi
08:47prennent le problème à bras-le-corps.
08:49Et évidemment, notre ministre de l'Intérieur,
08:51en tout cas jusqu'ici,
08:52a pris des décisions qui vont dans ce sens.
08:54Mais je crois qu'il faut aller plus loin.
08:55C'est plus possible d'avoir des gens
08:56qui agressent, braquent, volent,
09:00en tout cas contreviennent à la loi.
09:02Et à chaque fois, on les retrouve dehors.
09:03Et ils ont encore l'occasion de refaire
09:05pire que ce qu'ils avaient fait précédemment.
09:06Et je tenais aussi à souligner
09:08le sang-froid des forces de l'ordre,
09:09puisqu'on va le rappeler,
09:09il y a une enquête pour tentative de meurtre
09:11sur personne dépositaire de l'autorité publique
09:13qui a été ouverte.
09:14Pour les auditeurs d'Europe 1,
09:16on a vu ces photos,
09:17je vais écrire des blessures
09:19qui apparaissent particulièrement graves.
09:22C'est-à-dire que là,
09:22les policiers ont fait preuve de sang-froid.
09:25Et contrairement, pardonnez-moi,
09:26mais ça m'agace tellement que je le répète,
09:28contrairement à ce que disent
09:29certains députés de la France insoumise,
09:32la police ne tue pas.
09:33Puisque dans d'autres pays,
09:33là, croyez-moi,
09:34que l'individu s'approchait à un mètre,
09:38c'était terminé.
09:39Pardonnez-moi,
09:39mais c'est le cas.
09:41La police, elle est extrêmement bien formée,
09:44elle est extrêmement républicaine
09:46et elle est extrêmement, je veux dire,
09:47respectueuse de toutes les règles,
09:49contrairement à d'autres qui ne le sont pas.
09:51Je veux dire,
09:52quand on voit aujourd'hui,
09:53quand on voit les photos,
09:55moi, j'ai une pensée pour mes collègues
09:57et en me disant,
09:57j'espère que cette fois,
09:59parce que là,
09:59l'enquête, elle est ouverte
10:00pour tentative d'homicide,
10:01qu'elle ne va pas non plus
10:02se terminer par justement
10:04une requalification
10:05et donc pour une autre infraction
10:08beaucoup moindre
10:09que celle pour laquelle
10:10l'enquête est ouverte.
10:11Comme on a déjà connu
10:12dans d'autres exemples,
10:14notamment à Rennes,
10:15on a eu un policier
10:16qui avait été traîné
10:17et pour lequel une procédure
10:19pour tentative d'homicide
10:20avait été ouverte
10:21et finalement,
10:21ça a été requalifié
10:22et la personne l'avait été renvoyée
10:24en correctionnel
10:24et elle avait pris 4 mois
10:25avec sursis.
10:26Donc, j'espère que cette fois,
10:28je veux dire,
10:28la justice,
10:29elle sera,
10:29je veux dire,
10:30au rendez-vous
10:30quand on regarde les images
10:31et quand on regarde aujourd'hui,
10:33il faut protéger nos policiers,
10:34il faut nous protéger aujourd'hui.
10:36Il y avait un tournevis ou pas ?
10:38Ah, donc, l'Arsfeld.
10:39S'il avait eu un tournevis,
10:41c'est une arme.
10:42Des ciseaux,
10:42arme par destination.
10:44Et ce que demandent
10:45les Français,
10:45effectivement,
10:46on va le voir
10:47dans ce sondage
10:48de CNews Europe 1,
10:49le JDD,
10:50êtes-vous favorable
10:51à la condamnation
10:52à des peines de prison
10:52automatiques
10:53pour les agresseurs de policiers ?
10:54Eh bien,
10:54c'est tout à fait clair.
10:5680% des Français,
10:58Joachim Le Flockimade,
11:00le souhaitent.
11:00Ça veut dire que maintenant,
11:01c'est aux politiques aussi
11:02de s'emparer
11:03de cette question-là,
11:03bien évidemment.
11:04Les Français savent
11:05que nos forces de l'ordre
11:06font un travail exceptionnel
11:08pour les protéger
11:08et les défendre.
11:11Ils savent,
11:12si vous voulez,
11:12que la police en France,
11:14elle ne tue pas,
11:15elle meurt,
11:15elle est de plus en plus
11:16prise pour cible,
11:18tant verbalement
11:18que physiquement.
11:19Je rappelle ces statistiques,
11:2015 000 policiers
11:22blessés en service,
11:23donc évidemment,
11:24il faudrait un changement
11:25du droit
11:25pour mieux les protéger.
11:26Je pense qu'on gagnerait
11:27à aller vers ces peines
11:28de prison automatiques.
11:29Maintenant,
11:30la jurisprudence
11:30du Conseil constitutionnel
11:31nous en empêche
11:33et même les peines planchées,
11:34souvenez-vous,
11:35qui existaient sous Nicolas Sarkozy
11:36n'étaient pas mises en œuvre
11:37à cause de l'idéologie
11:38dominante au sein
11:39de la magistrature.
11:40Donc ce qu'il faut,
11:40c'est vraiment changer
11:41la constitution.
11:42Je pense que cette idée
11:43qu'il faut rompre
11:44avec l'impuissance
11:45de plus en plus fabriquée
11:47et même consentie
11:47du politique,
11:48ça sera l'enjeu crucial
11:50de 2027.
11:51Et je pense que
11:54je m'akkede
12:10de la société,
12:10que la impatstation
12:11est aussi
12:12возмож25.
12:12Laissante
12:13est tensor
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