- il y a 8 mois
Cédric SYLVESTRE est co-fondateur d’Olvid, la messagerie chiffrée utilisée par le Président de la République dans le cadre de ses fonctions. Cédric SYLVESTRE a une carrière bien remplie, passée par des fonctions de direction générale, notamment dans l’édition juridique, ou encore dans la dématérialisation documentaire.
Olvid est une application de messagerie qui se distingue par son approche axée sur la sécurité et la confidentialité. En effet, Olvid utilise un chiffrement de bout en bout pour sécuriser les communications, ce qui signifie que seuls les participants à la conversation peuvent lire les messages. De plus et contrairement à de nombreuses autres applications de messagerie, Olvid ne stocke pas les métadonnées, ce qui signifie qu'il n'y a pas d'informations sur qui communique avec qui, quand et où.
Pour ce troisième numéro de l’émission Indépendances, Cédric SYLVESTRE répond aux questions de Cyril BERTSCHY à propos de l’entrepreneuriat, de la guerre commerciale avec les États-Unis, de la commande publique, du besoin de maîtriser les technologies en France et en Europe...
N’hésitez pas à poser vos questions en commentaires, à réagir sur le contenu de l’émission, etc.
—
L'École 18.06 propose une émission baptisée "Indépendances" où Cyril BERTSCHY, spécialiste des questions d'intelligence économique, reçoit régulièrement des acteurs de l'économie, de la diplomatie, de la politique, des technologies et de l'entrepreneuriat. Ensemble, près d'une heure, ils vont aborder des sujets liés aux indépendances de la France, à ses Souverainetés.
L'objectif de ces épisodes est académique : il s'agit d'éveiller les esprits critiques à des sujets parfois méconnus, de donner à des experts la possibilité d'aborder des sujets pointus, et finalement de créer des débats !
https://18.06.fr
—
Production : École 18.06
Animation : Cyril BERTSCHY
Directeur de la rédaction : Sébastien DHÉRINES
Auteur & Réalisateur : Alexandre MONCAYO
Chef opérateur : Guillaume BERHNARD
Cadreurs : Gabriel MORET et Thomas POTET
Maquillage : Dorith ALBAGLI
—
Pour écouter notre podcast depuis vos apps 🎵 franco-européennes préférées :
🇫🇷 Deezer : https://www.deezer.com/fr/show/1001840001
🇸🇪 Spotify : https://open.spotify.com/show/1m034FdltKA9ap4d5qA0bf
Olvid est une application de messagerie qui se distingue par son approche axée sur la sécurité et la confidentialité. En effet, Olvid utilise un chiffrement de bout en bout pour sécuriser les communications, ce qui signifie que seuls les participants à la conversation peuvent lire les messages. De plus et contrairement à de nombreuses autres applications de messagerie, Olvid ne stocke pas les métadonnées, ce qui signifie qu'il n'y a pas d'informations sur qui communique avec qui, quand et où.
Pour ce troisième numéro de l’émission Indépendances, Cédric SYLVESTRE répond aux questions de Cyril BERTSCHY à propos de l’entrepreneuriat, de la guerre commerciale avec les États-Unis, de la commande publique, du besoin de maîtriser les technologies en France et en Europe...
N’hésitez pas à poser vos questions en commentaires, à réagir sur le contenu de l’émission, etc.
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L'École 18.06 propose une émission baptisée "Indépendances" où Cyril BERTSCHY, spécialiste des questions d'intelligence économique, reçoit régulièrement des acteurs de l'économie, de la diplomatie, de la politique, des technologies et de l'entrepreneuriat. Ensemble, près d'une heure, ils vont aborder des sujets liés aux indépendances de la France, à ses Souverainetés.
L'objectif de ces épisodes est académique : il s'agit d'éveiller les esprits critiques à des sujets parfois méconnus, de donner à des experts la possibilité d'aborder des sujets pointus, et finalement de créer des débats !
https://18.06.fr
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Production : École 18.06
Animation : Cyril BERTSCHY
Directeur de la rédaction : Sébastien DHÉRINES
Auteur & Réalisateur : Alexandre MONCAYO
Chef opérateur : Guillaume BERHNARD
Cadreurs : Gabriel MORET et Thomas POTET
Maquillage : Dorith ALBAGLI
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Catégorie
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ÉducationTranscription
00:00Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode d'Indépendance, produit par l'école 1806.
00:06Chaque semaine, comme vous le savez chers amis, je reçois un invité issu du monde politique, économique ou sociétal.
00:12Avec deux objectifs. Premièrement, produire du contenu pédagogique et académique.
00:17Mais aussi et surtout partager les valeurs, la vision, les concepts et les idées de nos invités.
00:22Vous pouvez retrouver l'intégralité des épisodes sur Dailymotion et Youtube.
00:27Vous pouvez les suivre en podcast également sur Spotify, Deezer et Apple Podcast.
00:31Surtout, n'oubliez pas de nous suivre sur les réseaux sociaux TikTok, Facebook et Instagram.
00:35Aujourd'hui, nous allons recevoir un patron du numérique français, la plus célèbre messagerie souveraine française.
00:40Nous allons donc bien évidemment parler de souveraineté numérique.
00:43Mais à l'heure où la donnée est au cœur des débats dans les guerres commerciales, nous ne parlerons pas que de ça.
00:49Bonjour, c'est Deric Sylvestre.
00:51Bonjour Cyril. Merci pour votre invitation.
00:55C'est un plaisir pour nous. Bienvenue dans ce nouvel épisode d'Indépendance.
00:59Vous êtes le cofondateur d'Olvide, donc une messagerie qui a fait beaucoup parler.
01:06On ne s'attendait pas à avoir une messagerie souveraine française.
01:09Alors avant qu'on revienne dessus, et dans ce cas-là, je vais vous parler d'Olvide.
01:15Alors avant qu'on revienne dessus, et dans ce contexte de guerre économique, de guerre commerciale dans laquelle on vit,
01:22la donnée est au centre de tout. Malheureusement, peu y pensent.
01:26On pense aux véhicules, on pense aux biens de manière générale.
01:30Et la donnée dans tout ça, qui est au cœur de votre entreprise, comment est-elle perçue ?
01:37Est-ce que vous voyez une amélioration dans la prise de conscience sur la gestion des données,
01:41l'hébergement des données et donc la messagerie ?
01:44Ou est-ce que c'est en céphalogramme plat alors qu'on est en 2025 et en pleine guerre commerciale ?
01:49Très bonne question. Donc je vous confirme que la donnée est au cœur de la stratégie d'Olvide,
01:56la protection de la donnée. Alors si vous voulez me faire dire, est-ce qu'il y a un effet Trump même au niveau d'Olvide,
02:01la réponse est positive. Pourquoi ? Parce que depuis que Trump est arrivé au pouvoir,
02:06je vous assure qu'il y a une augmentation des téléchargements de l'application,
02:10de nombre d'appels entrants. Et c'est très prégnant qu'en l'espace de quelques semaines,
02:16mais on le voit bien au niveau politique où peut-être qu'on va arriver à créer l'ordre de la défense,
02:20nous avons énormément de questions sur Olvide et la protection des données.
02:27Alors évidemment, l'effet Trump, chaque jour, il dit quelque chose et son contraire,
02:32mais il y a une constance, c'est qu'on est rentré dans une instabilité systémique.
02:37C'est-à-dire que pour la première fois, il faut se poser des questions avec le fameux « what if »
02:42et si jamais Trump se prend les pieds dans le câble d'Internet, et si jamais il augmente les droits de douane,
02:48par exemple sur les produits IT, donc les services. Donc il y a des questions naturelles
02:53qui ont été posées depuis plusieurs années, mais qui ont vraiment une réelle acuité depuis quelques semaines.
02:58Je sais que vous êtes impliqué dans les sujets de souveraineté depuis très longtemps.
03:03Est-ce que vous diriez qu'il aura fallu attendre Donald Trump pour qu'il y ait un électrochoc en France ?
03:09Je ne parlerai pas d'électrochoc, mais une prise de conscience en tout cas crue.
03:12Ça fait longtemps que l'on travaille sur la souveraineté, ce qui est intéressant.
03:15Moi, je m'intéresse beaucoup aux mots qui sont employés, notamment dans le système de la cybersécurité.
03:21Donc vous avez des buzzwords qui arrivent. Donc il y a quelques années, c'était le big data.
03:25Ensuite, vous avez eu le quantique. Aujourd'hui, c'est l'intelligence artificielle.
03:29Mais il y avait également le terme de souveraineté qui faisait l'objet de colloques, de débats.
03:35Mais effectivement, en l'espace de quelques mois, la souveraineté prend une ampleur
03:41et les gens commencent vraiment à se poser les bonnes questions.
03:44Et si jamais les produits américains devenaient trop chers ou si les États-Unis nous lâchaient,
03:49effectivement, ce sont des questions qui permettent d'accélérer peut-être la prise de conscience.
03:56Et dans ces nouveaux clients d'utilisateurs que vous avez chez Olvid,
04:00est-ce que vous voyez une différence chez le citoyen lambda qui décide d'installer Olvid,
04:06qui l'utilise avec ses amis ou dans l'entreprise ? C'est une explosion dans les deux cas ?
04:11Absolument les deux. Dans la stratégie d'Olvid, il y a une version gratuite qui est téléchargeable dans le monde entier.
04:16Donc tout un chacun peut déployer Olvid.
04:21Et également dans les clients, puisqu'on a mis en place des options payantes pour pouvoir financer la partie gratuite d'Olvid.
04:27Et on a un nombre croissant de clients, que ce soit dans le secteur public,
04:31mais également dans le secteur privé qui s'intéresse à notre messagerie.
04:35Donc en 2019, création de la société, alors que vous n'avez pas eu un parcours de startuper,
04:41de créateur d'entreprises en folie. Vous avez eu d'abord un parcours professionnel à succès,
04:46une grande école, puis un parcours dans différents groupes français.
04:49Comment est-ce qu'on passe du management, des postes de manager que vous avez eus,
04:55à cette idée de cofonder Olvid en 2019 ?
04:59Me concernant, il y a eu une date ponctuelle le jour où j'ai eu mes 45 ans.
05:06Est-ce que vous savez ce que vous recevez à la maison le jour de vos 45 ans ?
05:09À 45 ans, quand vous êtes salarié en France, vous recevez vos points de retraite.
05:13Et c'est là que je me suis aperçu que je n'avais pas fait la moitié de ma vie professionnelle.
05:17Et j'avais des potes de direction, et je me suis dit que ça allait être compliqué
05:20de pouvoir travailler jusqu'à 62 ans. C'était 62 ans à l'époque, voire plus.
05:24Et d'une manière assez naturelle, j'ai posé la question, mais est-ce que je franchissais le pas ?
05:29Et ce qui est intéressant, c'est que dans mon parcours, j'ai fait des études assez généralistes
05:35sur ce pot de province à Lyon, du droit international de la Sorbonne, le SCP ensuite,
05:40donc assez généraliste, mais le fil conducteur, c'était que j'ai toujours travaillé avec des experts.
05:46J'ai travaillé dans une maison d'édition juridique.
05:49Ensuite, j'étais directeur général d'une boîte d'ingénieurs spécialisant le traitement documentaire.
05:54Je n'étais pas ingénieur. Et puis aujourd'hui, j'ai cofondé Eulvide, et je ne suis pas cryptologue.
05:58Mais ce qui est intéressant, c'est que mon job, et c'est là qu'il y a le côté entrepreneuriat,
06:02le côté chef de projet, c'est que j'ai toujours trouvé qu'il y a les sachants, les experts,
06:07et puis il y a les autres. Et pendant longtemps, je me disais que finalement,
06:11ce qui est important, ce sont les experts, les sachants, le boulanger, le chirurgien, le cryptologue.
06:16Et je me suis aperçu qu'il y avait besoin de gens comme moi, de manière à raconter des histoires,
06:20à packager justement des produits, à essayer de faire du business development autour d'idées.
06:25Et c'est comme ça, justement, que j'ai toujours travaillé avec des experts.
06:29Et la deuxième chose, c'est que l'entrepreneuriat, c'est aussi une personnalité.
06:33Ce n'est pas forcément un statut. On peut avoir un côté très entrepreneuriat,
06:36notamment quand j'étais chez LexisNexis, un éditeur juridique,
06:40j'ai lancé une revue sur le droit de l'Internet. C'était en 1999.
06:43J'ai toujours ponctué ma carrière avec le lancement de produits.
06:48Effectivement, j'ai franchi le pas en 2019.
06:52Ce n'est pas la même chose d'avoir une personnalité d'entrepreneur et de devenir entrepreneur.
06:57Et aujourd'hui, je suis devenu assez doué dans une réunion pour savoir qui est entrepreneur et qui ne l'est pas.
07:03Vous avez des salariés, vous avez des fonctionnaires, vous avez des entrepreneurs.
07:08Et vous verrez que quand il y a un entrepreneur dans la pièce, vous le repérez immédiatement.
07:12Ce n'est pas du tout la même chose lorsque vous êtes dans une réunion.
07:15L'issue de la réunion, il y en a un qui va toucher son salaire à la fin du mois, peu importe l'issue de la réunion.
07:20Et d'autres, quand on est entrepreneur, on peut jouer la vie de la société.
07:24Effectivement, ça crée un degré d'urgence et de pragmatisme qui est certain.
07:29Et donc, vous avez cofondé cette entreprise.
07:32Une question simple, qui sont les autres cofondateurs et que savent-ils faire ?
07:35Quatre cofondateurs, deux docteurs en cryptographie, Thomas Bénière, le CEO,
07:41et Mathieu Fignaz, le CTO, le CEO directeur général, président directeur général, monsieur,
07:47et le CTO, c'est le directeur informatique.
07:51Ils sont tous les deux docteurs en cryptographie.
07:53Il y a un troisième cofondateur, Jacques-André Bondy,
07:56qui se charge de l'intégralité des questions de support sur Holvid et de communication,
08:01et puis moi qui suis au business de développement.
08:03Ce qui est intéressant dans cette équipe,
08:05et c'est un conseil que je peux donner aux gens qui veulent créer des startups,
08:09c'est que l'équipe est pluridisciplinaire et on a des visions extrêmement différentes du monde
08:14et de la vie des affaires, et c'est ce qui fait justement la richesse d'Holvid.
08:18Cette idée de lancer Holvid est venue en 2016, pour tout vous dire.
08:27La création de la société date de 2019.
08:31Mais en 2016, il se trouve que mes associés, donc Thomas et Mathieu, docteurs en cryptographie,
08:36ont travaillé longtemps dans la recherche et ensuite ils ont été consultants
08:40dans le domaine de la cryptographie, dans une société de conseils.
08:44Alors ils faisaient des trucs de malades, ils ont fait des maths,
08:48alors parfois ils travaillaient avec…
08:50Je peux vous poser une question ?
08:51Oui.
08:52J'imagine que nos auditeurs et nos téléspectateurs se demandent,
08:54puisqu'on a dit cryptographie 4-5 fois, en vulgarisant de manière assez simple,
08:58qu'est-ce que la cryptographie ?
08:59La science du secret, la capacité à chiffrer des données
09:02pour qu'un tiers n'arrive pas à prendre connaissance des données.
09:05Et donc, ils ont fait une carrière.
09:08Ils étaient sollicités sur des sujets extrêmement compliqués en maths.
09:14Par exemple, ils ont travaillé à la Française des Jeux
09:16et ils travaillaient sur certains produits de la Française des Jeux
09:19pour vérifier si un gagnant ne risquait pas de gagner deux fois.
09:24Donc ils travaillaient sur des modèles aléatoires de sortie des numéros.
09:27Ils montraient la conceptualisation et la difficulté.
09:30Et dans une de leurs missions, un jour, on leur a posé la question
09:35« mais qu'est-ce que vous pensez de WhatsApp, Telegram ou Signal ?
09:40Est-ce que c'est sécurisé ? Et surtout, est-ce qu'on peut leur faire confiance ? »
09:45Et là, Thomas et Mathieu, avec leur esprit d'ingénieurs, de modélisation,
09:49ils ont regardé le modèle de sécurité de ces messageries à grand public
09:53qui étaient en train d'émerger.
09:55Et ils ont regardé l'architecture.
09:58C'est comme une voiture, vous le soulevez et vous voyez qu'il y a,
10:04pour le dire simplement, un serveur sur la planète
10:07auquel vous êtes obligés de faire confiance pour entrer en relation.
10:12C'est-à-dire que quand vous utilisez WhatsApp, est-ce que vous avez WhatsApp ?
10:15Vous faites partie des 2,7 milliards de terriens qui ont WhatsApp.
10:19Vous êtes un numéro de téléphone, vous interrogez un serveur social américain,
10:24vous dites « Bonjour, je suis tel numéro de téléphone,
10:26je voudrais rentrer en relation avec telle autre personne dont je connais le numéro de téléphone. »
10:31Le serveur dit « Pas de souci, ces 2 numéros de téléphone, je les connais,
10:34parmi les 2,7 milliards de numéros de téléphone, voici les clés de chiffrement. »
10:37Donc il y a bien deux sujets.
10:39Ce n'est pas compliqué à comprendre.
10:41Le premier, c'est que votre identité, c'est un numéro de téléphone.
10:44Pour 15 dollars, je vous hack votre numéro de téléphone.
10:47Je n'ai aucune garantie, si vous me filez votre numéro de téléphone,
10:50que je suis bien en train de correspondre avec Cyril,
10:53parce que votre numéro de téléphone peut se faire hacker.
10:55Le deuxième, c'est que, dites-vous bien, quand dans la vie, vous ne faites rien,
11:00c'est-à-dire quand vous rentrez en relation automatiquement avec HoldVide,
11:04c'est qu'il y a quelque part des gens, des machines qui font le service.
11:08Dans le cas de WhatsApp, vous avez un serveur qui va vous distribuer les clés de chiffrement.
11:12Ça veut dire quoi ?
11:14Ça veut dire que ce serveur, c'est la pierre angulaire de toute la sécurité.
11:20Et donc, ce serveur peut manipuler les numéros de téléphone,
11:25les identités, chiffrer, déchiffrer des informations.
11:28Le serveur peut se faire hacker, il peut se faire espionner,
11:31il peut même être soumis à des lois extraterritoriales.
11:34Par exemple, Microsoft, Signal, WhatsApp sont soumis au Cloud Act,
11:39qui permet au gouvernement américain, la NSA, de regarder ce qu'il se passe sur les serveurs.
11:43À partir du moment où le serveur est administré par une société de droit moral américain,
11:48ils peuvent donc regarder.
11:50Ça veut dire que pour que tout le monde comprenne,
11:52parce que c'est extrêmement important ce que vous venez de dire,
11:55le gouvernement américain a accès à nos données à tout moment,
11:58dès lors qu'il transite sur un serveur américain.
12:00Exactement, il a accès à des métadonnées, et par conséquent,
12:04il peut aussi avoir accès aux messages.
12:07On va revenir dans la vie réelle.
12:09Quand vous voulez rentrer en relation avec une personne,
12:12et vous avez des choses un peu confidentielles à lui dire,
12:16qu'est-ce que vous faites la première chose ?
12:18Est-ce que vous allez simplement faire foi dans un numéro de téléphone,
12:22ou vous allez quand même, comme dans la vraie vie réelle,
12:25vérifier avec qui vous parlez ?
12:27C'est exactement ce que nous avons fait avec Oddvide.
12:30C'est la première fois où vous avez la possibilité
12:34de rentrer en relation avec une personne sur la planète
12:36sans jamais faire confiance à un éditeur.
12:38Je vais même plus loin.
12:40C'est la première fois où vous ne cédez absolument aucune donnée
12:45avec le fournisseur du moyen de communication.
12:47Quand vous utilisez WhatsApp ou Signal,
12:49vous filez votre numéro de téléphone.
12:51Quand vous utilisez des produits Microsoft,
12:53vous créez des comptes sur les serveurs.
12:55Ça veut dire que l'éditeur, à chaque fois, a des informations sur vous.
13:01Avec Oddvide, c'est la première fois où vous ne cédez
13:03absolument aucune donnée avec l'éditeur.
13:05Nous ne savons pas qui utilise Oddvide, et tout se passe entre personnes.
13:08Finalement, ce que nous avons voulu faire,
13:11et vous verrez que dans Oddvide,
13:13il y a toujours un prisme qui est de la pensée.
13:15Comment rentrerons-nous en relation dans le monde réel ?
13:19Aujourd'hui, il y a des caméras, ce n'est pas le bon exemple,
13:23mais imaginons que nous sommes tous les deux dans une pièce,
13:25pas de caméra, pas de micro,
13:28et nous avons ce qu'on appelle une intimité à huis clos.
13:31Nous, ce qu'on a fait avec Oddvide,
13:33et c'est dingue de l'avoir fait,
13:35et c'est ce que des gens n'ont pas encore compris,
13:37c'est que je peux vous prouver mathématiquement
13:39et que la conversation que nous avons tous les deux
13:42dans une conversation à huis clos, dans une pièce fermée,
13:45je vous donne le même niveau de sécurité dans le monde d'Internet.
13:48Il n'y a pas d'annuaire des utilisateurs,
13:50tout se passe entre les utilisateurs.
13:53Nous avons développé des protocoles cryptographiques
13:55qui permettent de vérifier vous-même l'identité de votre interlocuteur.
13:59C'est vous, dans la version gratuite,
14:01qui constituez votre carnet de contacts.
14:03Vous n'avez peut-être pas 500 personnes dans la version gratuite,
14:05vous n'avez pas 500 amis.
14:07En revanche, si vous avez 5, 10 personnes
14:09dont vous avez vérifié l'identité,
14:12là, vous pouvez avoir ce niveau de sécurité sans précédent.
14:16J'ai pu le tester, ça fonctionne effectivement très bien.
14:19Très bien.
14:20On a même échangé pour prendre ce rendez-vous sur Oddvide.
14:22Je vous confie.
14:23Alors, vous démarrez l'entreprise.
14:25J'imagine que ceux qui nous écoutent ont fait le calcul 2019.
14:28Vous démarrez l'entreprise,
14:30donc trois ans de travail 2016-2019.
14:33Vous fondez l'entreprise, le Covid.
14:35Énorme.
14:36Le premier gros défi de l'entrepreneur.
14:37Énorme.
14:38Donc, effectivement, Covid,
14:40mais ça nous a permis de bosser, les cas d'usage,
14:42ça a été une opportunité.
14:43Waiji, l'idéogramme chinois crise,
14:45risque et opportunité, Waiji.
14:47Pourquoi pas ?
14:48Il y avait une opportunité.
14:49On peut le voir comme ça.
14:50Ce qui est important, c'est que quand on a lancé Oddvide,
14:53et j'ai une petite anecdote,
14:54nous sommes allés au FIC,
14:55le Forum international de la cybersécurité,
14:58qui est un salon qui se tient à Lille.
15:002019, je débarque avec Thomas.
15:03On était donc tous les deux.
15:04Il neigeait, on était en mocassin
15:05parce qu'on a un côté startupper,
15:06mais on avait mis un costume.
15:09On se retrouve dans la neige, en mocassin,
15:11et j'avais repéré un certain nombre d'entreprises
15:13simplement pour dire, voilà ce que nous avons fait.
15:16Et donc, on avait un proto, un prototype,
15:19et puis on avait les CV prestigieux de mes cofondateurs.
15:23Et donc, on a fait un certain nombre de stands
15:25et on expliquait.
15:26Et là, je vous avoue que les gens nous ont regardés
15:30en disant, mais qu'est-ce que vous allez encore sortir ?
15:33Une messagerie instantanée.
15:34Il y a des messageries Grand public,
15:36WhatsApp, Telegram, Signal qui existent.
15:37Il y a des messagers professionnels.
15:39Vous avez un super CV, mais ce n'est pas possible.
15:43Ça va être compliqué d'émerger.
15:46Qu'est-ce qu'on a fait ?
15:47On est revenu à la maison, on s'est enfermé,
15:50et un an après, nous avons gagné le prix du FIC
15:52de la meilleure startup.
15:53C'est-à-dire qu'en un an, on est passé du côté,
15:55vous avez des super CV,
15:56mais c'est une énième messagerie, ça ne marchera jamais.
15:58Et on est revenu.
16:00On est revenu avec l'idée qu'il fallait qu'on se distingue.
16:04Et là, ça a été un véritable défi parce que
16:07quand vous utilisez AllVide,
16:08ça ressemble terriblement à WhatsApp,
16:10mais on va en reparler.
16:12Quand vous utilisez AllVide,
16:14c'est difficile de voir la complexité technologique.
16:18Et donc, tout le travail qui a été,
16:20notamment le mien au business development,
16:22ça a été non pas d'arriver à faire le commercial
16:25en disant, c'est super, ce qu'on a fait,
16:27ça, c'est du marketing.
16:28Non, ça a été de rencontrer des experts.
16:31Et donc, pour cela, il se trouve que comme j'avais travaillé
16:33dans le monde de l'édition juridique,
16:35je connaissais un avocat qui s'appelle Eric Caprioli.
16:38Je le salue par la même occasion.
16:40Et j'avais vu qu'il était membre du CESA,
16:42c'est le club des RSIC,
16:44des responsables de la sécurité informatique du CAC 40.
16:47Et j'appelle Maître Caprioli.
16:49Je lui dis, écoute,
16:50est-ce que tu pourrais me mettre en relation avec des RSIC
16:54qui pourraient peut-être comprendre ce que nous avons fait ?
16:57Et bien, donc là, on a rencontré Alain Bouyer,
16:59qui était à la Caisse des dépôts.
17:01Nous avons rencontré Didier Gras, qui était à BNP Paribas.
17:03Je cite les gens parce que c'est important
17:05dans une histoire de création de startup
17:06de toujours remercier les gens qui nous ont fait confiance.
17:09Et on y est allé.
17:10Ils ont compris très rapidement ce que nous avions fait.
17:12Grosso modo, la possibilité d'apporter une preuve mathématique
17:15que personne ne peut intercepter les données,
17:18même pas l'éditeur que nous sommes.
17:20Ils ont compris ça.
17:21On les a présentés.
17:22Ils nous ont dit, très bien, je pars en Israël,
17:24nous dit Alain Bouyer,
17:25avec des collègues du C1, on va le tester en réel.
17:28Et c'est exactement ce qu'ils ont fait.
17:30Donc, il y a eu un travail d'explication des experts.
17:33Ensuite, on a gagné un certain nombre de prix.
17:35On est la seule startup à avoir gagné
17:37le prix de la meilleure startup au FIC
17:40et le prix des assises de la cybersécurité.
17:43Donc ça, c'est la grande messe en octobre, le Graal.
17:46Et donc, le prix de l'innovation et du jury.
17:48C'est important d'avoir l'innovation du côté technique
17:50et puis du côté du jury parce que ça veut dire
17:51que vous avez fait un produit qui peut être utilisé
17:53et qui est reconnu par les utilisateurs.
17:56Et donc, on a gagné ces prix.
17:58Et donc, on a commencé à avoir une certaine notoriété,
18:01mais dans une toute petite sphère des experts.
18:04Et donc, on s'est dit, il faut aller plus loin.
18:06On va aller voir l'ANSI, l'Agence Nationale
18:08de la Sécurité et du Système d'Information,
18:10pour avoir un tampon de l'État
18:12et pour dire ce qu'ils ont fait.
18:14Effectivement, c'est vrai, ce n'est pas du marketing,
18:16c'est de la science.
18:17On a eu, comment dire, ces prix.
18:20Et puis ensuite, on a mis le code en open source
18:22parce que quand vous faites une messagerie instantanée,
18:25vous devez être le plus transparent possible.
18:27Et c'est pour ça que le code est en open source
18:29pour montrer qu'il n'y a pas de bac d'or dans le vide.
18:32Donc, vous avez eu tous les coûts de tampons de l'ANSI,
18:34les prix.
18:35Est-ce que la commande publique s'est déclenchée immédiatement ?
18:38Est-ce que vous avez la confiance de l'État
18:41ou des différentes institutions de l'État
18:43qui, selon moi, devaient immédiatement adopter Olvid
18:47pour pouvoir converser ?
18:48Structurellement, en tout cas,
18:50nous avons eu le coût de tampon de l'ANSI
18:53qui dépend des services du Premier ministre
18:55et qui a effectivement dit,
18:57vous êtes, comment dire, certifié.
18:59Et d'ailleurs, nous sommes la seule, aujourd'hui,
19:01messagerie instantanée qui est certifiée par l'ANSI.
19:04Vous êtes la seule.
19:06Nous sommes la seule, effectivement.
19:08Est-ce qu'ils ont adopté tout de suite ?
19:10Certains l'ont adopté immédiatement,
19:11mais il a fallu passer beaucoup de temps
19:13dans les ministères pour convaincre,
19:16pour expliquer.
19:19Et on a rencontré deux types de profils,
19:22des profils très politiques des ministres.
19:26Mais vous savez qu'il y a une alternance politique
19:28et parfois vous faites tout le travail
19:30et puis hop, quand ils ont, en fait,
19:32sur Olvid, parfois il y a le petit nouveau qui arrive
19:34et puis il faut recommencer à zéro.
19:36Depuis deux ans, c'est compliqué.
19:38Heureusement que nous avons rencontré
19:40des fonctionnaires ou des contractuels
19:43qui travaillent, qui sont les RSSI,
19:46qui sont là pour maintenir
19:50et préconiser les outils.
19:52Et donc, effectivement, petit clin d'œil,
19:55les hommes politiques sont parfois très bien.
19:56Il y en a qui ne comprennent pas forcément,
19:58mais on ne peut pas leur en vouloir.
19:59En revanche, ce qui est important,
20:01c'est que pour la garantie de la continuité
20:03du service public et de la sécurité,
20:05messieurs les politiques, faites confiance
20:07à vos responsables de sécurité informatique.
20:08Ils savent de quoi ils parlent.
20:09Et quand vous arrivez dans un portefeuille
20:11ministériel, il ne s'agit pas de tout remettre en cause.
20:14Faites confiance à la science
20:15ou à des gens qui ont l'expertise.
20:17Donc, on a passé beaucoup de temps.
20:18On a eu même un éclairage avec la circulaire Borne
20:21qui a proposé AllVide dans le cabinet ministériel.
20:25Ça a été un moment formidable d'AllVide.
20:28Donc là, on a vu débarquer TF1, M6,
20:32C'est à vous dans le code.
20:34C'était assez marrant et on commençait
20:35à avoir un discours un peu grand public,
20:37mais c'était assez intéressant de voir ça.
20:39Et en revanche, avec un peu de recul,
20:42c'est impressionnant le nombre de personnes
20:44qui se sont permis de dire des choses
20:46complètement fausses, notamment même
20:47des grands médias.
20:48Et là, on a été extrêmement surpris.
20:50Quoi par exemple ?
20:51Je ne cite pas forcément de noms.
20:52Non, mais qu'est-ce qui a été dit ?
20:54Par exemple, si l'État utilise AllVide,
20:56c'est qu'il a accès au message
20:58avec un côté complètement conspirationniste.
21:00Et c'est là qu'on s'est rendu compte
21:02que quand on est des hommes de science
21:05et qu'on arrive sur un marché
21:06avec une rupture technologique,
21:08et ça, c'est vraiment la culture française.
21:10Au lieu de dire c'est génial,
21:11ils utilisent un produit français,
21:14il y a eu plein d'articles assez critiques
21:16qui étaient complètement faux.
21:17On a essayé en fait d'y répondre.
21:18On a appris effectivement à communiquer
21:20parce qu'on était évidemment dans une sphère
21:22assez de niche.
21:24Et là, il a fallu parler au plus grand nombre.
21:27Et c'est ce que nous avons fait.
21:28Une mini gestion de crise,
21:29un beau défi ça aussi.
21:30Exactement, mais on apprend en marchant.
21:32Oui, et avec tout ça,
21:34vous avez pris du temps
21:35pour accompagner l'école 1806.
21:37Vous faites partie,
21:38vous êtes un membre actif de cette école,
21:39la liberté par la souveraineté.
21:41Comment on trouve le temps
21:43et pourquoi s'inscrire dans ce projet
21:45qui est maintenant devenu une école,
21:47avec une école à Strasbourg,
21:48une école à Molsheim, à côté de Strasbourg ?
21:51Comment on trouve le temps ?
21:52Alors, par conviction.
21:53Donc déjà, moi je pense que
21:55si je faisais de la politique,
21:57le plus gros budget,
21:58ce serait le ministère de l'Éducation.
22:01C'est un appel ?
22:02Parce que c'est une boutade.
22:04Non, ce que je veux dire par là,
22:06c'est que c'est vraiment nécessaire
22:07de former les nouvelles générations,
22:09les esprits.
22:10Si on veut vraiment investir
22:11sur les nouvelles générations,
22:12on pourra en reparler.
22:13Et à chaque fois que j'ai travaillé,
22:14j'ai toujours en parallèle
22:15accompagné les étudiants.
22:17Je me suis occupé d'un master à l'ESCP
22:20pendant une quinzaine d'années,
22:21où j'organisais des conférences,
22:22je routais les étudiants
22:24et j'essayais de leur trouver un job
22:25dans le milieu.
22:27Il faut donner du temps
22:28parce qu'on a des choses à dire
22:29et puis on rencontre,
22:30ça permettrait sans être un petit peu jeune,
22:32d'être complètement connecté
22:33justement aux nouvelles générations.
22:35Et pourquoi l'école 1806 ?
22:37C'est assez simple.
22:38La souveraineté,
22:39on peut en parler.
22:40Si vous êtes dans l'État,
22:41on va en parler.
22:43Mais il faut former les étudiants
22:47qui vont être des citoyens,
22:49qui vont être des salariés,
22:50des chefs d'entreprise,
22:51pour leur faire prendre conscience
22:53que la souveraineté,
22:54ce n'est pas un vingt mots
22:56et qu'on a des savoir-faire,
22:59des modèles économiques,
23:01des valeurs démocratiques.
23:04Notre vie privée est sacrée.
23:06Et je suis convaincu
23:07qu'avec ce type d'école,
23:09on forme des esprits libres
23:11et on préserve nos modèles de vie
23:13dans un monde qui est assez chaotique.
23:16Donc moi, mon objectif,
23:18qui est assez humble dans l'école,
23:20c'est à la fois de conseiller
23:22les étudiants sur des produits,
23:25des services véritablement souverains
23:28et puis continuer bâton pèlerin,
23:30expliquer qu'est-ce que la souveraineté
23:32et que la souveraineté soit un automatisme
23:35et qu'on commence vraiment
23:36à se poser des vraies questions
23:37sur les produits informatiques
23:39que nous utilisons.
23:40Les conseils scientifiques d'administration
23:41ont la chance d'avoir des personnalités comme vous,
23:44surtout je pense aux étudiants,
23:45parce que ça permet d'y comprendre
23:46un petit peu plus dans ce monde
23:48qui est quand même tumultueux.
23:49Je mets à la place des étudiants,
23:50je change beaucoup avec eux.
23:51Aujourd'hui, avoir entre 18 et 24 ans,
23:54essayer de trouver son chemin,
23:55ce n'est pas simple.
23:56Il y a de l'information,
23:57de la désinformation
23:58et votre éclairage est très utile.
23:59Donc on arrive sur la souveraineté numérique française,
24:03s'il en est.
24:04En quoi et pourquoi
24:06et quel message vous pourriez adresser
24:08aux chefs d'entreprise,
24:09aux startupers ou autres
24:10qui nous écoutent aujourd'hui ?
24:11Pourquoi il faut prendre du temps,
24:14du temps à investir,
24:16des fonds à investir
24:17dans les solutions souveraines françaises ?
24:20Pourquoi, après tout ?
24:21La première chose que je voudrais dire sur le sujet,
24:24c'est le terme de souveraineté numérique.
24:26On est persuadé que la souveraineté numérique,
24:29c'est un truc de geek,
24:30la cybersécurité.
24:32Et d'ailleurs,
24:33quand vous regardez les gouvernances
24:35ou les organigrammes,
24:37la responsabilité de la sécurité informatique,
24:39c'est souvent le RSSI
24:40qui peut dépendre du DSI
24:42ou parfois qui peut avoir accès à un COMEX.
24:46Mais je plains beaucoup les RSSI
24:48parce que les directions générales
24:50leur donnent la responsabilité.
24:52Il y a des taux de rotation des RSSI.
24:54La durée de vie d'un RSSI dans une grande boîte,
24:56c'est 2-3 ans.
24:572-3 ans.
24:58Ils sont lessivés.
24:59Et je trouve que c'est scandaleux
25:02que la sécurité informatique soit dédiée...
25:05Alors certes, il faut des responsables,
25:07mais ça devrait être le cœur de cible,
25:09le cœur de toute entreprise.
25:11Et d'ailleurs,
25:12le terme souveraineté numérique,
25:14il y a une connotation informatique.
25:17Je trouve ça complètement dingue
25:19quand on y pense.
25:21Revenons dans la vie réelle.
25:23Quand vous êtes chez vous,
25:25quand vous partez de la maison le matin,
25:27vous fermez la porte à clés.
25:29Vous arrivez au bureau.
25:31Vous avez des clés.
25:32Vous ouvrez.
25:33Vous avez des mots de passe.
25:35Vous faites attention.
25:36Vous recevez du courrier.
25:37Votre assurance-vie,
25:38vous n'avez pas forcément envie
25:40de l'exposer aux voisins
25:42ou à d'autres personnes.
25:44Quand votre enfant,
25:45si vous en avez,
25:46part à l'école,
25:48tu lui dis,
25:49tu évites de parler avec des gens
25:51que tu ne connais pas.
25:52Bref, des réflexes de bon sens.
25:56La souveraineté numérique,
25:57vous voyez bien,
25:58il faut peut-être enlever
25:59le côté trop numérique.
26:01La souveraineté,
26:02pour un individu,
26:03c'est la protection.
26:04Il y a une porte.
26:06Il y a des fenêtres.
26:07Il y a des recommandations
26:08de bon sens pour sa progéniture.
26:10Au niveau de l'État,
26:11on parle plus de souveraineté.
26:13La souveraineté,
26:14c'est quand même la capacité
26:15à prendre son destin en main,
26:17à faire respecter ses propres règles
26:20et à faire des choix.
26:21C'est la gestion du risque.
26:22Vous pouvez même décider
26:23d'être dépendant des États-Unis.
26:25Vous pouvez,
26:26mais c'est la gestion du risque.
26:27Vous voyez bien,
26:28quand il y a une alternance politique
26:29moins favorable,
26:30que c'est compliqué.
26:31Pour moi,
26:32la souveraineté numérique,
26:35c'est l'affaire de tous.
26:37Ce n'est pas un mantra.
26:38C'est simplement reproduire
26:40dans le monde Internet
26:41exactement ce que l'on fait
26:42dans le monde physique.
26:44Ce qu'il faut bien comprendre,
26:46c'est qu'on est juste
26:48au début de l'histoire.
26:49Les cyberattaques,
26:50il y en a tout le temps.
26:52Il y a celles que nous voyons.
26:54Imaginons,
26:55vous faites usurper votre identité.
26:57Vous recevez un mail ou un SMS.
27:00Votre colis chronopost n'a pas été livré.
27:04Appuyez sur le lien
27:05pour reprendre un rendez-vous.
27:06Il y a des choses qui sont visibles
27:09et qui sont terribles pour une entreprise.
27:12Il y a un baromètre du CESA,
27:16le fameux club des RSSI du CAC 40,
27:19qui montre que de plus en plus,
27:22les cyberattaques,
27:23il y a grosso modo
27:24une entreprise sur deux qui est visée.
27:26Une entreprise sur deux en France,
27:27en Europe, en général ?
27:28En France.
27:2968% des entreprises
27:31qui se font cyberattaquer
27:33ont des problèmes financiers
27:34par la suite.
27:35Voire déposent le bilan.
27:36Exactement.
27:3768% déposent le bilan
27:39ou ont des problèmes.
27:40Nous sommes au début de l'histoire.
27:41Là, il y a les trucs visibles.
27:43Rangeons-y ciel,
27:44je ne peux plus avoir accès
27:45à mon ordinateur.
27:46Mais il y a tout ce que l'on ne voit pas.
27:48Et là, on parle d'espionnage.
27:49Et l'espionnage qui est terrible,
27:51c'est qu'on ne voit rien.
27:52Donc, vous êtes à votre bureau,
27:54vous êtes avec votre ordinateur,
27:56vous êtes avec votre messager,
27:57en fait, WhatsApp,
27:58et il y a des tiers,
28:00c'est souvent des États,
28:01ou des groupes
28:02qui sont payés par des États,
28:04qui vont observer,
28:06ils ne disent rien,
28:07tout ce qui se passe,
28:08justement,
28:09dans ces moyens de communication
28:10qui ne sont pas suffisamment sécurisés.
28:12Et ça, ça veut dire quoi ?
28:14Et là encore,
28:15c'est vraiment étayé
28:16par l'INSEE
28:17qui a sorti son rapport annuel.
28:19L'INSEE passe aujourd'hui
28:22quasiment la moitié de son temps
28:23sur de l'espionnage.
28:24C'est-à-dire des choses
28:25qu'on ne voit pas.
28:26L'espionnage, la Chine,
28:27donc la Russie.
28:28Et c'est là que c'est terrible.
28:30Et je pense qu'on est au début de l'histoire.
28:32Et si je prends, par exemple,
28:34l'intelligence artificielle,
28:36tout le monde en parle.
28:38Quel est le pourcentage de salariés
28:41qui font des requêtes
28:42sur ChatJPT, à votre avis ?
28:44J'ai peur d'avoir un chiffre,
28:45mais je pense que le chiffre
28:46que vous allez me donner
28:47ne va pas me faire plaisir.
28:48Près de 50%.
28:49Et encore,
28:50je pense qu'il y en a plein
28:51qui sont sur ChatJPT,
28:52mais ils n'osent pas le dire.
28:53Ça veut dire quoi ?
28:54Ça veut dire que 50% des données
28:56sont filées aux Américains.
28:58Et c'est pour ça, en fait,
28:59que vous voyez bien
29:00que dans les comportements,
29:01quand vous ne faites pas attention
29:03aux outils que vous utilisez,
29:05c'est dramatique.
29:06Vous êtes en train simplement
29:07de filer les questions stratégiques,
29:09la R&D, le résumé de la réunion,
29:12la transcription.
29:14C'est extrêmement dangereux.
29:15Et c'est pour ça,
29:16nous, on a monté un partenariat
29:18avec une entreprise
29:19qui s'appelle Vado Innovation,
29:20où vous pouvez installer
29:21des modules d'intelligence artificielle
29:22on-premise,
29:23c'est-à-dire chez vous,
29:24et faire les requêtes
29:25à distance avec AllVide.
29:26C'est-à-dire que vous êtes
29:27dans AllVide
29:28et vous allez faire des requêtes
29:29directement qui va taper
29:30sur le moteur d'intelligence artificielle
29:33qui tourne chez vous
29:34pour être sûr
29:35qu'il n'y a pas de fuites de données
29:36entre votre téléphone
29:38et le moteur d'intelligence artificielle.
29:39Donc AllVide joue le rôle
29:40d'un tuyau hermétique.
29:41Exactement.
29:42Pour sécuriser,
29:43on peut sécuriser des communications,
29:44on peut sécuriser des échanges,
29:45on peut sécuriser aussi
29:46des requêtes par rapport
29:47à l'intelligence artificielle.
29:48Je ferme la parenthèse.
29:49Tout ça pour dire que nous,
29:52on a poussé la souveraineté
29:53très très loin.
29:54Et si vous me permettez,
29:56alors par exemple,
29:57on a créé le club souveraineté
29:59à l'Institut Choiseul.
30:00Quelqu'un en parlera,
30:02j'ai une question
30:03sur une déclaration
30:04que vous avez faite dans une conférence.
30:05Je vous en parle
30:06parce qu'une des questions,
30:07c'était est-ce qu'il faut acheter français ?
30:09Quand on parle de souveraineté,
30:10est-ce qu'il faut acheter en français ?
30:12Je ne pense pas
30:13que ce soit le bon prisme.
30:15Évidemment,
30:16il faut mieux acheter français.
30:17Mais vous savez bien
30:18que les composants,
30:19si je prends par exemple l'automobile,
30:22l'assemblage se fait
30:23dans plusieurs pays
30:24et que nous sommes dépendants
30:25pour certains produits rares
30:27d'autres pays d'extraction.
30:28Eh bien, l'informatique,
30:30c'est pareil.
30:31Mais nous,
30:32on est allé très très loin
30:33puisque quand vous utilisez Olvid,
30:36le sujet,
30:37ce n'est pas parce que nous sommes français
30:38puisqu'on n'a pas accès aux données.
30:40Le sujet,
30:41c'est que la science vous garantit
30:44que personne ne peut intercepter
30:45vos communications,
30:46pas même l'éditeur
30:48puisque nous n'avons accès à rien.
30:50Et donc finalement,
30:51il faut,
30:52comme on est arrivé sur le marché
30:54avec des ruptures technologiques
30:56et qu'il va rejouer
30:57le concept de souveraineté.
30:59Et finalement,
31:00la véritable souveraineté des données,
31:02c'est quand vous ne cédez
31:03aucune donnée avec l'éditeur
31:05et que les données restent
31:06entre les utilisateurs.
31:08Donc, on est allé très très loin
31:09dans cette question.
31:10Pourquoi j'en parle ?
31:11Parce que c'est très important.
31:13Je ne sais pas,
31:14quand vous achetez toujours la vie réelle,
31:16quand vous achetez de la viande,
31:17on a plutôt de temps en temps
31:18aujourd'hui à regarder le label d'origine.
31:20Tout ça vient de manière garantie.
31:22Exactement.
31:23Vous avez des labels,
31:24des tampons.
31:25Là aussi,
31:26vous savez qu'il y a des Ouïghours
31:27qui travaillent pour produire des vêtements.
31:30Vous n'avez pas trop finalement
31:31envie de faire travailler des enfants.
31:32Vous vous posez la question de l'origine.
31:34Eh bien,
31:35on devrait faire exactement
31:36la même chose
31:37quand on utilise
31:38un produit informatique
31:39ou un service d'encre informatique.
31:40Quand vous utilisez
31:42un produit,
31:44vous devez vous poser la question.
31:47Où sont les serveurs ?
31:49Comment ils sont sécurisés ?
31:51Comment ils sont administrés ?
31:53Qui peut y avoir accès ?
31:54Est-ce que quelqu'un peut attaquer ?
31:56Nous, on part du principe
31:57que tout serveur a vocation
31:58à se faire attaquer.
31:59Vous pouvez le protéger,
32:00surtout qu'il y a beaucoup
32:01d'acteurs dans la cybersécurité
32:03qui ont des serveurs en fait chez eux
32:04et qui sont la proie
32:05et la cible des attaquants
32:06parce qu'on peut imaginer
32:07qu'un éditeur de cybersécurité
32:09a des données sensibles,
32:10surtout quand il y a
32:11des clés de chiffrement,
32:12ça attire la concupiscence
32:13effectivement des attaquants.
32:14Et surtout,
32:15vous devez savoir
32:16mais le produit,
32:17quelle est la nationalité ?
32:18S'il est américain,
32:19il y a une loi extraterritoriale
32:20qui va s'appliquer
32:21aux utilisateurs.
32:22Et donc,
32:23c'est pour ça
32:24que toutes ces questions
32:25avec Olvid
32:26ne se posent plus
32:27via notre modèle de sécurité
32:29et les protocoles cryptographiques
32:31que nous avons mis en place.
32:32Alors,
32:33vous mettez une porte blindée.
32:34Comme vous le disiez très justement,
32:35le cambrioleur
32:36est intrigué
32:37lorsqu'il y a une porte blindée.
32:38S'ils mettent une porte blindée,
32:39c'est qu'il y a quelque chose
32:40à protéger.
32:41J'ai des amis qui me disaient
32:42même,
32:43je laisse la porte ouverte,
32:44personne ne rentre.
32:45Est-ce que vous avez été
32:46vous-même victime
32:47de cyberattaques violentes
32:48parce que
32:49ce discours-là,
32:50vous le tenez,
32:51ça se sait,
32:52Olvid est connu maintenant
32:53et je me mets à la place
32:54de personnalités
32:55qui seraient du côté obscur
32:56de la force.
32:57Est-ce que
32:58vous l'avez vu, ça ?
32:59Vous l'avez senti
33:00ou vous ne l'avez pas vécu ?
33:01C'est-à-dire
33:02qu'ils n'y sont pas arrivés
33:03et ça n'a même pas commencé
33:04à trembler chez vous.
33:05Plusieurs réponses,
33:06plusieurs grades.
33:07Premièrement,
33:08nous avons mis
33:09code en open source.
33:10Quand on avait lancé Olvid,
33:11on avait fait des hackathons
33:12avec YesWeHack
33:13où il y avait
33:14des dizaines de milliers
33:15de hackers
33:16qui essayaient de péter
33:17les protocoles cryptographiques
33:18de nos codes d'Olvid
33:19et ils ne sont pas arrivés.
33:20Code en open source
33:21et on n'a pas d'attaque
33:22vu notre modèle de sécurité
33:23parce que,
33:24encore une fois,
33:25vous ne partagez pas
33:26de données avec nous
33:27et donc,
33:28nous,
33:29on a réussi
33:31et donc,
33:32nous,
33:33on n'a rien à voler.
33:34Ça,
33:35c'est vraiment important
33:36que les étudiants,
33:37les utilisateurs
33:38puissent comprendre
33:39qu'on n'est pas la scie
33:40parce qu'ils savent
33:41qu'il n'y a rien à voler.
33:42La deuxième chose,
33:43c'est que
33:44les attaques se font
33:45de manière différente.
33:46C'est plus de la déstabilisation.
33:47C'est plus de dire
33:48des mensonges,
33:49des choses
33:50qui sont fausses
33:51techniquement.
33:52Mais Olvid,
33:53ils sont petits.
33:54Mais comment ils ont fait
33:55pour vendre à l'État ?
33:56Et donc,
33:57là,
33:58on a eu
33:59et donc,
34:00là,
34:01on n'est plus dans une sphère
34:02de déstabilisation,
34:03de désinformation.
34:04Mais sur le plan technique,
34:05encore une fois,
34:06nous n'avons pas
34:07de données
34:08qui pourraient être récupérées
34:09par un tiers attaquant.
34:10C'est une excellente nouvelle
34:11en tant qu'utilisateur
34:12et en tant que citoyen français.
34:13Tout à l'heure,
34:14vous parliez
34:15de l'Institut Choiseul
34:16et vous aviez posé
34:17la cybersécurité
34:18comme préalable
34:19à toute souveraineté économique.
34:20Si les étudiants nous écoutent,
34:21j'ai envie de dire
34:22que vous avez deux heures.
34:23Est-ce que vous pouvez
34:24nous donner
34:25des données
34:26qui pourraient être
34:27récupérées
34:28par un tiers attaquant
34:29et que vous pouvez
34:30nous donner
34:31des exemples
34:32ou nous en dire plus
34:33sur ce concept
34:34de cybersécurité
34:35comme préalable
34:36à toute souveraineté économique ?
34:37Est-ce qu'on ne peut pas faire
34:38la souveraineté économique
34:39sans cybersécurité ?
34:40C'est impossible.
34:41Si vous laissez
34:42la porte ouverte
34:43et vous mettez sur la table,
34:44sur la table,
34:45ça veut dire
34:46dans un ordinateur
34:47dont les données
34:48peuvent être hackées
34:49ou récupérées
34:50par l'éditeur
34:51qui produit
34:52le logiciel,
34:53vous avez
34:54le savoir-faire,
34:55l'ARD,
34:56les contrats,
34:57les fusions,
34:58les acquisitions,
34:59c'est-à-dire que
35:00toute activité économique
35:01n'est plus possible
35:02et on sait très bien
35:03qu'en fonction
35:04de la nature
35:05des États,
35:06certains ne font
35:07qu'observer,
35:08d'autres attaquent,
35:09balancent des virus,
35:10mais on sait très bien
35:11par exemple
35:12que la Chine
35:13regarde ce qui se passe
35:14et va s'inspirer
35:15pour reproduire
35:16dans son propre pays
35:17un certain nombre
35:18d'éléments
35:19produits en Occident.
35:20Ce que je veux dire
35:21par là,
35:22c'est que
35:23la Chine
35:24est en train
35:25d'agir
35:26et en tant que part là,
35:27c'est qu'il y a eu
35:28un grand débat,
35:29notamment sur la loi
35:30pour lutter
35:31contre le narcotrafique
35:32et certaines personnes
35:33ont voulu remettre
35:34en cause
35:35le chiffrement,
35:36notamment le fameux
35:37article 8R
35:38parce qu'ils veulent
35:39avoir accès
35:40aux messages.
35:41Qui va avoir accès ?
35:42Certains,
35:43donc instructions
35:44et ça peut être
35:45légitime.
35:46Et c'est poser
35:47la question scientifique,
35:48on a parlé,
35:49on a fait beaucoup
35:50de sensibilisation
35:51là-dessus,
35:52est-ce qu'il est possible
35:53de donner accès
35:54à un gentil,
35:55un état gentil
35:56des informations ?
35:57Si vous introduisez
35:58ce qu'on appelle
35:59une bague d'or,
36:00ça peut être très bien
36:01une porte dérobée,
36:02ça peut très bien
36:03être exploité
36:04à partir du moment
36:05où il y en a une,
36:06ça peut être exploité
36:07par quelqu'un
36:08de malveillant.
36:09Donc ce que je veux dire
36:10par là
36:11et de la même manière,
36:12c'est toujours
36:13la même chose.
36:14Quand vous êtes
36:15devant la machine
36:16à café le matin,
36:17vous êtes en train
36:18de rigoler
36:19du collègue de travail,
36:20est-ce que vous avez envie ?
36:21Est-ce que c'est bien ?
36:22Est-ce que c'est sensé ?
36:23Est-ce que c'est évident ?
36:24Est-ce que c'est sans
36:25que votre collègue de travail
36:26soit au courant
36:27d'exactement
36:28de la grosse connerie
36:29que vous venez de dire
36:30à la machine à café ?
36:31Toute structure humaine,
36:32toute relation humaine
36:33est fondée
36:34sur le fait
36:35qu'il faut préserver
36:36des conversations
36:37si tout est open
36:39et si tout est sur la table,
36:41il n'y a plus
36:42de vie possible.
36:44J'aime beaucoup
36:45les images que vous donnez
36:46parce que ça permet
36:47de vulgariser les choses.
36:48Vous parliez tout à l'heure
36:49d'un rôle clé effectivement,
36:50jourgeant là-dessus,
36:51du RSSI,
36:52de la sécurité informatique
36:53dans les entreprises.
36:54Deux questions.
36:55Est-ce qu'à votre avis,
36:56les RSSI qui vivent
36:57une carrière longue,
36:58vous parliez tout à l'heure
36:59du départ à la retraite,
37:00quand on démarre
37:01en tant qu'RSSI à 26 ans,
37:02on n'est pas nécessairement
37:03le même RSSI à 45 ans
37:04et le monde a évolué ?
37:05On n'est pas le même
37:06après et avant
37:07une attaque informatique
37:08et puis le comex non plus.
37:09Parfois on ne l'est plus
37:10même après.
37:11Est-ce que vous pensez
37:12que la formation initiale
37:13en France
37:14pour les RSSI
37:15et même l'accompagnement,
37:16la formation continue
37:17est au rendez-vous
37:18et s'il est au rendez-vous,
37:19est-ce que vous pensez
37:20qu'on parle suffisamment
37:21de solutions souveraines françaises
37:22dans ces formations ?
37:23Alors, pas suffisamment
37:24mais c'est en train
37:25d'évoluer.
37:26Mais effectivement,
37:27vous savez,
37:28le RSSI,
37:29parfois,
37:30n'a pas vraiment
37:31la main libre
37:32et il va se concentrer
37:33sur des produits
37:34qui ne sont pas trop chers
37:35parce que,
37:36vous comprenez,
37:37la direction générale
37:38va dire,
37:39il faut faire attention,
37:40il faut investir
37:41dans la cybersécurité
37:42mais c'est trop cher
37:43et donc on va finir
37:44sur le produit américain.
37:45C'est souvent ce qui peut se passer.
37:46Donc, pas suffisamment
37:47mais il y a notamment
37:48l'école 1806
37:49qui a vocation
37:50à former des ingénieurs
37:51sur des produits
37:52non que souverains
37:53donc il faut les prendre au berceau.
37:54C'est comme Microsoft
37:55qui débarque
37:56dans les écoles d'ingénieurs
37:57qui fit l'Office 335
37:58à l'intégralité
37:59donc des promotions
38:00parce qu'ils savent
38:01qu'ils y biberonnent
38:02et que les gens
38:03vont évidemment
38:04prendre des habitudes
38:05et qu'ils vont utiliser
38:06ces produits
38:07une fois qu'ils seront
38:08dans la vie active.
38:09Donc, il y a
38:10la nécessité
38:11et c'est toute
38:12la légitimité
38:13d'avoir créé 1806
38:14de former sur des produits
38:15non que souverains
38:16mais après,
38:17ce qui est intéressant
38:18c'est qu'on a fait
38:19quand même
38:20beaucoup de progrès.
38:21Je trouve que
38:22la réforme
38:23de la formation professionnelle
38:24où on peut apprendre
38:25tout au long
38:26de sa vie
38:27en validant
38:28des modules
38:29de 20 heures
38:30de formation
38:31c'est aux éditeurs
38:32français
38:33ou européens
38:34de venir
38:35dans les écoles
38:36et d'expliquer
38:37ce qu'on est
38:38en train de faire
38:39et par ailleurs
38:40aux gens
38:41de la formation
38:42de créer
38:43des modules
38:44de formation.
38:45Moi, je pense
38:46qu'on pourrait mettre
38:47dans toutes les écoles
38:48il se trouve que l'école 1806
38:49a fait
38:50dans ses gènes
38:51la défense
38:52de la souveraineté
38:53mais dans toutes les écoles
38:54on pourrait mettre
38:555 heures
38:56de sensibilisation
38:57sur les produits souverains
38:58quelle que soit finalement
38:59la nature
39:00ou le secteur d'activité
39:01de la formation
39:02que nous suivons.
39:03C'est une excellente idée
39:04j'espère que
39:05plusieurs directeurs
39:06du ministère
39:07de l'éducation nationale
39:08nous écoutent
39:09aujourd'hui.
39:10On va passer
39:11à l'échelon européen
39:12puisque vous êtes aussi
39:13impliqué
39:15dans la conférence
39:16pan-européenne
39:17internationale
39:18dans laquelle
39:19vous avez déclaré
39:20que vous étiez pour
39:21une coordination
39:22européenne
39:23des technologies
39:24de cybersécurité
39:25afin de créer
39:26une véritable
39:27souveraineté
39:28européenne.
39:30Je vous ai beaucoup lu
39:31je me suis beaucoup enseigné
39:32sur ce que vous dites
39:33à chaque punchline
39:34que vous avez
39:35je me dis toujours
39:36vous avez 2 heures.
39:37Ce sont des vrais sujets
39:38pour nos étudiants
39:39et ils nous écoutent
39:40ils savent que
39:41je vais revenir
39:42avec des sujets
39:44concrètement
39:46on entend parler
39:47de souveraineté européenne
39:48depuis
39:49de manière accélérée
39:50depuis quelques semaines
39:51est-ce qu'une souveraineté
39:52européenne
39:53est-elle réellement possible
39:54sachant que la souveraineté
39:55est reliée
39:56à la notion de nation ?
39:57Oui
39:58c'est exactement ça
39:59la véritable question
40:00c'est quelle est
40:01est-ce que l'Europe
40:02est le bon échelon ?
40:03Je pense que
40:04quand on regarde
40:05de manière géopolitique
40:06comment est stratifié
40:07donc le monde
40:08il faut mieux effectivement
40:09en termes même
40:10de marché de consommation
40:11ou de puissance
40:12de frappe
40:13comment dire
40:14avoir le niveau européen
40:15plutôt que la juxtaposition
40:16donc de pays
40:17et mon expérience
40:18alors il se trouve
40:19que j'ai une petite
40:20cinquantaine d'années
40:21mais pour moi
40:22l'Europe
40:23c'était plus
40:24les films de Cédric Capiche
40:25l'auberge espagnole
40:26ou Erasmus
40:27c'était en fait génial
40:28il y a eu l'euro
40:29très bien
40:30mais honnêtement
40:31ce que j'ai vu
40:32notamment en cybersécurité
40:33ça s'arrête un peu là
40:34c'est à dire que
40:35vous avez
40:36parce que la souveraineté
40:37est reliée à la nation
40:38évidemment
40:39des stratégies verticales
40:40et vous avez aussi
40:41des stratégies verticales
40:42et vous avez autant
40:43et je passe du monde
40:44du temps pardon
40:45dans certains pays
40:46et à chaque fois
40:47c'est
40:48ah vous êtes français
40:49super
40:50ouais mais nous
40:51on est allemand
40:52nous on est belge
40:53en fait etc
40:54et donc c'est pas gagné
40:55maintenant
40:56pour renouer
40:57avec le début
40:58de la conversation
40:59la prise de conscience
41:00en fait donc est réelle
41:01et puis je vais vous dire
41:02de toute façon
41:03l'Europe avance avec les crises
41:04là on n'a pas le choix
41:05c'est au-delà même
41:06de la souveraineté
41:07c'est une question existentielle
41:08de valeur
41:09voire de guerre
41:10et dans ces cas là
41:11et bien peut-être
41:12que les français
41:13et les européens
41:14peuvent se dire
41:15qu'ils ont un destin
41:16commun
41:17surtout si les Etats-Unis
41:18sont un peu moins
41:19nos alliés entre guillemets
41:20et donc pour moi
41:21il faut deux choses
41:22d'une part
41:23il faut faire de la politique
41:24je crois beaucoup
41:25à la politique
41:26quand elle est bien faite
41:27et donc
41:28alors vous savez
41:29il y a des gens
41:30qui râlent
41:31il y a des directives
41:32c'est pénible
41:33il faut les transposer
41:34il y a trop de normes
41:35n'empêche qu'il y a
41:36une directive
41:37qui est importante
41:38qui s'appelle
41:39qui
41:40alors il y avait
41:41une directive NIS 1
41:42qui préconisait
41:43des grands principes
41:44pour sécuriser
41:45les entités
41:46essentielles
41:47et stratégiques
41:48d'intérêt vital
41:49pour la France
41:50les OIV
41:51les OIV
41:52les organismes d'importance
41:53vitales
41:54et essentielles
41:55NIS 2 est arrivé
41:56donc nous sommes
41:57en train
41:58justement de la transposer
41:59il y a un projet de loi
42:00qui
42:01sur la table
42:02de l'Assemblée
42:03donc nationale
42:04pour protéger
42:05les infrastructures
42:06essentielles
42:07donc critiques
42:08il faut saluer
42:09le travail
42:10notamment le rapporteur
42:11c'est Éric Botorel
42:12mais il y a également
42:13en fait Anne Le Hénaf
42:14il y a Philippe Platon
42:15qui sont des cybersécurités
42:16qui sont formidables
42:17et qui poussent eux
42:18la question de la souveraineté
42:19donc il faut aussi
42:20rendre hommage
42:21comment dire
42:22aux députés
42:23aux hommes politiques
42:24qui font vraiment
42:25un travail de fond
42:26ce que je veux dire par là
42:27premièrement
42:28c'est
42:29il faut quand même
42:30des normes
42:31des réglementations
42:32et NIS 2
42:33dans le bon sens
42:34en gros
42:35on va passer de 300 à 15 000
42:36entités publiques et privées
42:37dans les mesures
42:38qui seront vérifiables
42:39et évidemment
42:40alors nous
42:41c'est quelque chose
42:42qu'on suit de très près
42:43dans les mesures
42:44il y a
42:45des éléments de cryptographie
42:46il y a l'authentification
42:47être sûr
42:48qu'on s'adresse
42:49à la bonne personne
42:50il y a des éléments
42:51de continuité d'activité
42:52si il y a une cyberattaque
42:53donc vraiment
42:54Holvid
42:55a vraiment
42:56toute sa place
42:57pour être un produit
42:58pour respecter
42:59justement la transposition
43:00de la directive NIS 2
43:01maintenant
43:02petit appel
43:03je commence
43:04à regarder
43:05les débats
43:06ce qui serait bien
43:07c'est que
43:08imaginons
43:09vous vous mettez des mesures
43:10donc l'Annecy
43:11pourra vérifier
43:12si vous appliquez bien
43:13donc les mesures
43:14pour protéger
43:15votre système d'information
43:16mais comment on choisit
43:17les produits ?
43:18c'est comme la commande publique
43:19vous faites les questions
43:20c'était la question
43:21qui allait venir
43:22comment fait-on ?
43:23comment fait-on ?
43:24et moi
43:25je pousse
43:26on s'est quand même embêté
43:27entre guillemets
43:28et je reste poli
43:29à se faire certifier
43:30par l'Annecy
43:31et l'Annecy
43:32ça permet quand même
43:33de sortir des discours
43:34marketing
43:35et de dire
43:36ah oui
43:37on est super sécuritaire
43:38non
43:39le code a été audité
43:40par des sachants
43:41par des experts
43:42moi ce que j'aimerais bien
43:43c'est que
43:44dans la transposition
43:45de la directive
43:46et donc dans la loi
43:47il y ait la possibilité
43:48de mettre
43:49voilà la liste des produits
43:50pour vraiment
43:51coller
43:52et protéger
43:53votre système d'information
43:54et ces produits
43:55sont certifiés
43:56ou qualifiés
43:57donc par l'Annecy
43:58alors certains
43:59c'est comme dans la commande publique
44:00ils ne veulent pas le mettre
44:01parce que quand on est seul
44:02ça voudrait dire
44:03vous donner le monopole
44:04produit certifié
44:05ou qualifié
44:06Annecy
44:07ou équivalent
44:08mais ça
44:09ça permettrait déjà
44:10dans la commande publique
44:11et de manière plus générale
44:12sur la manière
44:13de protéger
44:14son système d'information
44:15de se poser la question
44:16on ne va peut-être pas
44:17courir immédiatement
44:18sur les produits
44:19américains
44:20on va donner
44:21l'avantage
44:22à des produits
44:23français
44:24ou européens
44:25parce que
44:26ils ont été
44:27certifiés
44:28par des autorités
44:29qui appliquent la loi
44:30et qui ont
44:31protégé
44:32en fait
44:33justement
44:34donc les produits
44:35Nice 2
44:36stress
44:37beaucoup d'entrepreneurs
44:38aujourd'hui
44:39beaucoup de chefs d'entreprise
44:40qui se disent
44:41encore une norme
44:42comme vous disiez
44:43très justement
44:44qu'est-ce que je vais faire
44:45avec le cri de désespoir
44:46du chef d'entreprise
44:47qui dit
44:48mais moi en fait
44:49je ne vois plus de clients
44:50je dois respecter les normes
44:51je n'arrête pas
44:52de tout mettre à jour
44:53de l'autre côté
44:54il entend parler
44:55de loi extraterritoriale
44:56depuis l'affaire Alstom
44:57il y a eu un premier
44:58tremblement de terre
44:59et là
45:00avec le niveau
45:01de guerre commerciale
45:02la réglementation
45:03et les lois
45:04qui vont
45:05nécessairement
45:06en découler
45:07permettent
45:08une meilleure protection
45:09des entreprises
45:10françaises
45:11et européennes
45:12notamment
45:13en face
45:14de l'extraterritorialité
45:15pardonnez-moi
45:16du droit américain
45:17ou est-ce que
45:18ce n'est pas encore suffisant
45:19mais on est seulement
45:20dans la bonne direction ?
45:21Si
45:22le chef d'entreprise
45:23se dit encore une norme
45:24c'est que
45:25il n'a rien compris
45:26ou on n'a pas été
45:27assez clair
45:28par rapport
45:29à la conversation
45:30que nous avons
45:31il n'a pas
45:32pris conscience
45:33qu'il faut
45:34protéger son activité
45:35ses savoir-faire
45:36ses contrats
45:37ses salariés
45:38s'il prend ça
45:39comme une contrainte
45:40c'est qu'il n'a pas
45:41compris en fait
45:42l'enjeu
45:43et encore une fois
45:44on l'a dit tout à l'heure
45:45un com-ex
45:46qui vient de subir
45:47une cyber-attaque
45:48ce n'est pas la même chose
45:49avant
45:50donc et après
45:51et encore une fois
45:52avec les questions
45:53d'espionnage
45:54il ne va peut-être même pas
45:55s'en rendre compte
45:56donc
45:57on est bien en train
45:58de parler de principes
45:59de philosophie de vie
46:00de philosophie d'activité
46:01en fait
46:02donc de valeurs
46:03qui doivent pré-exister
46:04à toute activité
46:05donc économique
46:06donc moi j'ai envie
46:07de vous dire
46:08NIS2
46:09c'est même
46:10une opportunité
46:11parce que parfois
46:12on se dit
46:13oui je devrais le faire
46:14mais ça coûte cher
46:15etc.
46:16quand il y a une loi
46:17qui contraint
46:18et bien vous êtes obligé
46:19en fait justement
46:20de mieux en fait
46:21donc protéger
46:22donc c'est une opportunité
46:23c'est l'investissement
46:24vous pouvez en fait
46:25provisionner
46:26enfin en tout cas
46:27il y a des méthodes
46:28en fait justement
46:29c'est un peu l'histoire
46:30du RGPD
46:31ça a été très critiqué
46:32la protection des données
46:33donc personnelles
46:34et finalement peut-être
46:35que ce modèle
46:36un peu européen
46:37est en train en fait
46:38justement
46:39dans le monde
46:40d'inspirer peut-être
46:41d'autres pays
46:42parce qu'effectivement
46:43les données personnelles
46:44il faut mieux en fait
46:45les protéger
46:46c'est toujours l'exemple
46:47vous savez
46:48même quand vous êtes
46:49dans les moteurs
46:50d'intelligence artificielle
46:51et je ne sais pas
46:52vous avez une suspicion
46:53vous avez un problème
46:54de santé
46:55et vous commencez à mettre
46:56je ne sais pas
46:57boules à la gorge
46:58vous allez tomber
46:59sur des fiches
47:00de concerts
47:01et si jamais
47:02ce que vous recherchez
47:03sur internet
47:04et bien votre assureur
47:05est au courant
47:06parce qu'il faut juste
47:07prendre les données
47:08d'un côté et de l'autre
47:09vous les mixer
47:10et bien quand vous allez
47:11acheter un appartement
47:12je pense en fait
47:13que votre prime
47:14en fait la garantie
47:15ne sera pas du tout
47:16en fait la même
47:17donc c'est extrêmement
47:18concret ce dont je vous parle
47:19c'est exactement ce qui se passe
47:20donc aux Etats-Unis
47:21heureusement le RGPD
47:22heureusement que l'Europe
47:23certes c'est compliqué
47:24il y a des normes
47:25mais les normes
47:26il y en a peut-être
47:27et je vous le dis
47:28depuis tout à l'heure
47:29j'ai un mot-clé
47:30qui me vient à l'esprit
47:31c'est l'Etat-stratège
47:32c'est peut-être
47:33un appel à un Etat-stratège
47:34qui laisse faire
47:35mais qui donne
47:36les bonnes directions
47:37qui cadre
47:38et parfois
47:39qui contraint
47:40peut-être pour protéger
47:41contre son plein gré
47:42des entreprises
47:43des citoyens
47:44qui ne se rendent pas
47:45nécessairement compte
47:46des dangers auxquels
47:47ils font face
47:48On ne fait pas de politique
47:49mais l'Etat
47:50l'Etat régalien
47:51doit protéger
47:52et quand les citoyens
47:53n'ont pas conscience
47:54et bien l'Etat doit le faire
47:55mais après d'un autre côté
47:56il faut arrêter de dire
47:57l'Etat, l'Etat, l'Etat
47:58non c'est aussi les citoyens
47:59c'est vraiment en fait
48:00une conjonction des deux
48:01mais après si vous voulez
48:02qu'on parle du monde
48:03de la cybersécurité
48:04l'Etat-stratège
48:05c'est des plans
48:06à 10 ans
48:0720 ans
48:08avec la commande publique
48:09du financement
48:10et d'ailleurs
48:11c'est intéressant
48:12parce qu'aux Etats-Unis
48:13pourquoi ils ont
48:14des super logiciels
48:15pourquoi il y a
48:16des grosses plateformes
48:17parce qu'il y a eu
48:18des milliards d'euros
48:19qui ont été investis
48:20de manière publique
48:21et qui ont créé
48:22en fait les géants
48:23de la tech
48:24En France on n'a pas ça
48:25qui intègre
48:26des produits américains
48:27et
48:28je voudrais vraiment
48:29en fait
48:30que on
48:31alors là il y a quelque chose
48:32peut-être à jouer
48:33avec l'intelligence artificielle
48:34alors on nous dit
48:35qu'il y a 500 milliards
48:36en fait aux Etats-Unis
48:37quand il y a des effets
48:38en fait comme ça d'annonce
48:39on se dit ah mince
48:40trop tard etc
48:41non non
48:42il faut
48:43il y a Mistral AI
48:44en fait donc en France
48:45mais il y en a d'autres
48:46il faut
48:47on a peut-être raté
48:48le coche de l'internet
48:49on a raté en fait
48:50le coche de la création
48:51de plateformes collaboratives
48:52donc justement
48:53et Office 365
48:55ne pas lâcher
48:56et faire des géants
48:57de la tech
48:58en France
48:59et en Europe
49:00c'est ce qu'on essaye de faire
49:01on a vocation
49:02à être une messagerie monde
49:03parce qu'on ne se préoccupe
49:04plus de la géolocalisation
49:05des serveurs
49:06c'est-à-dire
49:07de la distribution
49:08des messages
49:09et c'est vraiment
49:10quelque chose
49:11en fait que l'on porte
49:12mais oui l'Etat
49:13doit nous donner
49:14comment dire
49:15les grandes lignes
49:16qu'est-ce qu'on veut faire
49:17de la France
49:18ou de l'Europe
49:19dans 20 ans
49:20est-ce qu'on a envie
49:21de ressembler
49:22en fait aux Américains
49:23est-ce qu'on a envie
49:24d'avoir un Etat
49:25en fait qui contrôle tout
49:26c'est pour ça
49:27qu'il y a des élections
49:28et il faut bien écouter
49:29les gens qui parlent
49:30d'informatique
49:31de vie privée
49:32de respect en fait
49:33donc des valeurs
49:34dans les programmes politiques
49:35notamment pour la prochaine
49:36présidentielle en 2027
49:372027 et 2032
49:38et 2037
49:39parce que si on parle
49:40de temps long
49:41je pense que effectivement
49:42prendre un petit peu
49:43de respiration
49:44et un peu de hauteur
49:45nous fait pas de mal
49:46et merci pour vos contributions
49:47je sais que vous avez
49:48un cheval de bataille aussi
49:49c'est l'entrepreneur
49:50le start-upper
49:51il nous écoute
49:52il nous regarde
49:53dans les étudiants
49:54de l'école 1806
49:55et dans d'autres écoles
49:56il y en a certainement
49:57quels conseils
49:58vous leur donneriez
49:59aujourd'hui en 2025 ?
50:00Quelques conseils
50:01la première c'est
50:02l'équipe
50:03des co-fondateurs
50:04alors je ne sais plus
50:05quel est le pourcentage
50:06mais je crois qu'il y a
50:07plus de 80% des boîtes
50:08des start-ups
50:09qui se plantent
50:10parce que les gens
50:11ne s'entendent pas
50:12donc il faut bien s'entendre
50:13et ce que je disais
50:14au début de la conversation
50:15c'est bien d'avoir
50:16de panacher
50:17des compétences différentes
50:18moi je suis le seul
50:19business développeur
50:20mes associés sont
50:21des experts en crypto
50:22j'ai un côté très support
50:23et communication
50:24et c'est marrant
50:25parce qu'encore maintenant
50:26on fait encore
50:27beaucoup de réunions
50:28notamment avec
50:29Thomas et Mathieu
50:30à trois
50:31et les gens doivent se dire
50:32mais qu'est-ce qu'ils foutent
50:33chez Olvid
50:34il y a des réunions
50:35ils sont tous les trois
50:36d'ailleurs sur les salons
50:37on est souvent
50:38les quatre co-fondateurs
50:39parce qu'on gagne
50:40beaucoup de temps
50:41quand vous êtes
50:42dans un salon
50:43vous captez l'air du temps
50:44vous voyez en fait
50:45ce qui se passe
50:46et dans les réunions
50:47plutôt c'est beaucoup
50:48de ressentis
50:49on a des éclairages
50:50et ça évite
50:51de faire des comptes rendus
50:52ou donner des ressentis
50:53on vit exactement
50:54la même chose
50:55à un même moment
50:56et donc ça c'est très important
50:57d'avoir des éclairages différents
50:58technique, commercial
50:59je peux vous dire
51:00qu'en tant que
51:01ancien directeur général
51:02donc d'entreprise
51:03le plus gros problème
51:04dans les boîtes
51:05c'est quand le commercial
51:06vend n'importe quoi
51:07et surtout dans
51:08la boîte de la tech
51:09et ne vérifie pas
51:10auprès des équipes techniques
51:11si c'est possible ou pas
51:12pourquoi ?
51:13parce que le commercial
51:14il touche la commission
51:15à la fin du mois
51:16il est prêt à vendre
51:17son père, sa mère
51:18simplement pour toucher
51:19et les équipes
51:20ils disent
51:21non c'est pas possible
51:22donc il faut être bien aligné
51:23et puis après
51:24les autres conseils
51:25c'est il faut se faire accompagner
51:26alors attention
51:27aux accélérateurs
51:28il y a tout un écosystème
51:29parfois on n'est pas prêt
51:30à accélérer
51:31il faut juste démarrer
51:32exactement
51:33ça c'est important
51:34parce que nous
51:35on a fait plein d'accélérateurs
51:36Agoranov
51:37Wavestone
51:38donc BNP Paribas
51:39la Banque Postale
51:40La Place Stratégique
51:41Vilco
51:42Logicat etc
51:43donc à chaque fois
51:44on prend des choses différentes
51:45la connaissance
51:46d'un écosystème
51:47d'une verticale métier
51:48comme la défense
51:49ou par exemple
51:50des prêts
51:51à taux zéro
51:52ou alors
51:53des
51:54comment dire
51:55des locaux gratuits
51:56dans Paris
51:57ça peut exister
51:58mais il faut se faire entourer
51:59faites attention
52:00il y a tout un écosystème
52:01d'accélérateurs
52:02qui prennent beaucoup de temps
52:03et qui
52:04vous prennent de l'argent
52:05et ça sert pas à grand chose
52:06donc il faut faire attention
52:07après
52:08les deux autres conseils
52:09c'est assez simple
52:10travaillez au cas d'usage
52:11il faut répondre
52:12à un problème
52:13faites attention
52:14au département d'innovation
52:15des grandes banques
52:16faites attention
52:17au département d'innovation
52:18des grandes boîtes
52:19ils peuvent vous faire perdre du temps
52:20ils sont loin
52:21plus vous êtes proche
52:22de l'opérationnel
52:23donc mieux c'est
52:24et puis ensuite
52:25le conseil
52:26une start-up
52:27c'est que du cash
52:28c'est à dire que
52:29quand je vois
52:30telle start-up
52:31a réussi
52:32tel chiffre d'affaires
52:33ou alors telle marge
52:34si votre modèle économique
52:35c'est pas de la récurrence
52:36donc vous pouvez faire
52:37une super marge
52:38et être
52:39je sais pas
52:40à moins de 2 millions
52:41l'année suivante
52:42ou de la même manière
52:43comment dire
52:44ceux qui annoncent
52:45le chiffre d'affaires
52:46ça a aucun intérêt
52:47ce qui dicte
52:48comment dire
52:49une start-up
52:50c'est la trésorerie
52:51et donc c'est pour ça
52:52je recommande
52:53et on a la chance en France
52:54il y a pas mal de subventions
52:55des guichets
52:56peut-être que c'est un peu
52:57en train de baisser actuellement
52:58mais la BPI
52:59fait un travail formidable
53:00il y a des appels à projets
53:01vous pouvez y répondre
53:02et on a la chance
53:03en fait justement
53:04entre le crédit d'impôt recherche
53:05d'une part
53:06et d'autre part
53:07la possibilité d'avoir
53:08donc des subventions
53:09pour vraiment financer
53:10la R&D
53:11donc de la tech
53:12et bien moi je
53:13je regarderai
53:14je m'entoure en fait
53:15justement d'une équipe
53:16sympa
53:17gentille et bienveillante
53:18avec des compétences
53:19donc différentes
53:20je prends
53:21quelques accélérateurs
53:22et puis
53:23j'essaye de bien travailler
53:24un cas d'usage
53:25parce que vous pouvez avoir
53:26une super techno
53:27mais en fait
53:28si personne n'utilise
53:29et uniquement
53:30le département d'innovation
53:31de l'entreprise
53:32vous n'allez pas aller
53:33très très loin
53:34Cédric Sylvestre
53:35notre entretien
53:36touche à sa fin
53:37merci beaucoup
53:38pour tout ce partage
53:39longue vie à Hollywood
53:40et que vous deveniez
53:41un géant de la tech
53:42à bientôt
53:43au revoir
53:44à plus tard
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