- il y a 8 mois
Louis Sarkozy, éditorialiste, écrivain et fils de l'ancien président de la République, était l'invité de BFM Story, ce lundi.
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00:00Louis Sarkozy, bonsoir. Vous allez regarder Brigitte Bardot, je vous ai entendu rire lorsqu'elle parlait justement du féminisme.
00:08Oui, non mais moi je suis assez séduit par ces gens qui ont acquis un certain âge et qui sont dédouanés par une certaine pression sociale.
00:15On a l'impression qu'ils deviennent plus eux-mêmes, qu'on soit d'accord ou pas d'ailleurs.
00:19Et c'est pour ça que je pense que dans beaucoup de cultures, les gens d'un certain âge étaient considérés comme des gens d'une grande sagesse.
00:24On a perdu ça un petit peu, on les trouve arriérés parce que tout est au progressisme aujourd'hui.
00:28Il faut absolument détruire ce que nos pères et nos mères ont bâti et tout reconstruire.
00:33Oui, non, moi je pense que le manque de retenue justement est assez attirant chez n'importe qui et encore une fois qu'on soit d'accord ou pas.
00:40Le manque de retenue, ça peut faire dire des bêtises aussi.
00:42Mais la bêtise est humaine, enfin qui ne dit pas de bêtises ? L'important c'est de dire ce qu'on pense.
00:48Même quand on n'est pas d'accord, même quand c'est quelque chose qu'on peut trouver arriéré ou même dégueulasse.
00:52Mais l'authenticité, même quand on n'est pas d'accord, est préférable plutôt que le cynisme ou l'opportunisme.
00:58Alors vous êtes historien maintenant puisque vous avez écrit un livre sur Napoléon et Napoléon avec un angle particulier, sa passion pour les livres.
01:07Comment raconter Napoléon par ses lectures ? Donc c'est votre métier historien ? Parce qu'on a du mal à vous qualifier.
01:13Est-ce qu'on peut vous qualifier d'historien ?
01:15Non, je ne suis pas historien pour une raison simple, c'est que je n'enseigne pas l'histoire.
01:20J'ai une licence historique, j'ai étudié l'histoire, j'ai un diplôme d'histoire, aussi de philosophie et un master en relations internationales.
01:27Mais je n'enseigne pas, en tout cas pas encore.
01:30Donc je ne suis pas historien.
01:31Non, ce que je suis, c'est éditorialiste sur LCI.
01:34Ce que je suis, c'est chroniqueur pour Valeurs Actuelles.
01:36Ce que je suis, c'est podcasteur pour le média.
01:38Parce que je regardais votre parcours.
01:39Vous avez 28 ans, vous êtes jeune, mais vous avez déjà fait pas mal de choses dans votre vie.
01:42Vous avez travaillé dans une banque à Bogota.
01:45Oui, la Banque Inter-Américaine de Développement.
01:47Vous avez été éditorialiste dans un magazine conservateur américain.
01:50Vous avez été admis dans une école d'officiers de l'armée américaine.
01:53Vous avez travaillé également pour l'ambassade de France à Washington.
01:57Vous vous cherchez ?
01:59Non, mais il y a une certaine, malgré ce que j'ai dit sur le plateau de Mme Salamé,
02:03pour essayer de la faire rire un petit peu,
02:05il y a une cohérence, parce que, en fait, mon domaine, c'est quoi ?
02:08C'est les relations internationales, c'est tout ce qui touche à l'écriture
02:11ou la communication politique.
02:12J'ai eu la chance de travailler aussi pour une boîte de communication politique
02:15à Denver, dans le Colorado.
02:16J'ai travaillé pour des think tanks américains et des papiers américains.
02:19Je fais la même chose.
02:20Vous voulez faire de la politique ?
02:22Écoutez, j'en fais déjà.
02:23Non, mais c'est là avec un engagement, c'est-à-dire vous présentez une élection.
02:27Pas pour l'instant, c'est pas prévu pour l'instant.
02:28Vous avez essayé de vendre des mocassins aussi ?
02:31Oui, j'ai lancé une petite société de vente de mocassins
02:33qui avait la particularité de choisir, au lieu de grandes icônes
02:38de la mode ou de la musique, comme mannequin.
02:42On a pris des icônes intellectuelles.
02:44Chaque chaussure rendait hommage, si vous voulez, à une icône intellectuelle.
02:47Et comme mannequin, on prenait, si vous voulez,
02:48la réincarnation professionnelle de cette icône-là.
02:52Sigmund Freud.
02:53Oui, un petit peu.
02:54J'ai pu gagner ma vie pendant quelques mois avec ça,
02:56mais c'est plus quelque chose que je fais.
02:58Il se trouve que les hasards de la vie font que...
03:02La semaine dernière, j'étais à Menton.
03:04Et à Menton, on dit que vous allez vous lancer en politique,
03:06et notamment là-bas.
03:07Et d'ailleurs, je me suis dit, mais non, c'est pas possible.
03:09Je m'ai dit, si, si, d'ailleurs, il vient signer un livre,
03:11là, dans la librairie, la semaine prochaine.
03:13Oui, j'ai une dédicace.
03:14Et d'ailleurs, on ajoutait même, il a un appartement aussi, là-bas.
03:17Ah bon ?
03:17Oui, j'ai un appartement à Menton depuis quelques mois.
03:19Vous êtes, vous et le Figaro, légèrement en retard sur cette information.
03:23Mais je suis toujours ravi de vous rapprocher à la mémoire.
03:25Ça ne fait pas des années.
03:26Non, ça ne fait pas des années, mais écoutez...
03:28C'est pour avoir une assise locale et vous présenter au projet municipal ?
03:33Non, ce n'est pas du tout pour ça.
03:35D'ailleurs, ma femme a vécu à Aix-en-Provence pendant des années.
03:37Sa sœur vivait à Beaulieu aussi pendant des années.
03:41Donc, nous sommes assez proches de la région.
03:42Et en toute honnêteté, ma femme et moi n'aimons pas Paris.
03:46Pas en termes d'identité historique ou de ville, mais en termes de qualité de vie.
03:50C'est quelque chose d'oppressant.
03:51Je suis sûr que je vais froisser des Parisiens quand je dis ça.
03:54Mais quand il fait chaud, c'est un peu dégueulasse.
03:56Quand il fait froid, c'est dégueulasse.
03:59Toujours, on a le sentiment d'être opprimé par l'omniprésence.
04:02Et d'ailleurs, on ne vivait pas dans des grandes villes depuis longtemps.
04:04On vivait dans le Maryland aux États-Unis.
04:05Donc, on recherche ce côté méditerranéen, les terrasses de café, le soleil.
04:09Pourquoi vous êtes paressés aux États-Unis ?
04:10Moi, je suis motard.
04:11J'aime le soleil, etc.
04:12Mais juste pour finir sur les municipales, c'est exclu ?
04:15Ou c'est une possibilité ? Vous y réfléchissez ?
04:17Ça arrive rapidement en 2026.
04:18Ce n'est pas du tout exclu.
04:19Et pour vous dire à quel point je suis honnête avec vous,
04:21la décision n'est pas prise encore.
04:23La seule chose qui compte pour moi pour l'instant,
04:26c'est d'essayer de présenter et de vendre ce livre.
04:28La seconde où ça, ça change,
04:30je n'appellerai pas BFM parce que ce n'est pas ma chaîne,
04:32mais LCI pour leur annoncer la bonne nouvelle.
04:34Et pardon, vous vous présenteriez si tel était le cas sans étiquette,
04:38comme le font la très grande majorité des maires,
04:40ou avec une étiquette politique investie par un parti ?
04:43Écoutez, puisque la décision n'est pas prise,
04:45je ne vais pas vous donner une réponse qui pourra changer demain
04:47si demain la décision sera prise.
04:49Je ne sais pas.
04:50Je ne sais même pas si je vais me présenter,
04:51alors encore moins s'il y aura une étiquette.
04:53Je n'ai pas envie de vous mentir.
04:54Mais vous pensez qu'on peut faire carrière de nos jours
04:55hors de la structure d'un parti politique
04:57ou qu'il faut, comme Donald Trump précisément,
04:59reprendre la tête d'un grand parti installé
05:01comme les Républicains pour pouvoir se projeter ?
05:03Il faut faire attention avec les analogies américaines.
05:06D'ailleurs, c'est ce que je commande sur ma chaîne sur LCI.
05:09Et les deux modèles ne sont pas vraiment comparables.
05:10En tout cas, sur ce point-là, eux, c'est dominé par deux partis.
05:13C'est vraiment quelque chose où Donald Trump n'aurait eu aucune chance
05:16s'il n'avait pas purgé le parti républicain.
05:18Chez nous, c'est différent.
05:19On a vu des figures, Emmanuel Macron en est une,
05:22qui a créé son propre parti à un an d'un scrutin présidentiel
05:25et qui a émergé.
05:26Donc, c'est complètement possible ici.
05:27Je ne dis pas que ce sera mon choix.
05:29Je dis juste que c'est possible.
05:30Et aux États-Unis, le parti libertarien est le troisième parti.
05:33Il ne fait jamais plus de 2% et encore.
05:35Votre mère, lorsque vous avez écrit un livre avec elle,
05:37je crois que c'était il y a six ans,
05:39vous voyez plutôt un avenir politique.
05:41Oui.
05:42C'est elle qui avait raison.
05:43Écoutez, si vous voulez l'inviter sur le plateau
05:45et lui reposer la question, je pourrais vous passer son numéro.
05:47Parce qu'elle a même retweeté un article de la presse américaine
05:51qui vous voit comme le sauveur de la droite.
05:54Et en faisant, finalement, elle dit,
05:57enfin, elle reprend l'article qui dit
05:58tel père, tel fils.
06:00Votre père a sauvé la droite en 2007
06:02et vous pourriez peut-être sauver la droite dans les années qui viennent.
06:06Mais ma mère, qui est ma première attachée de presse
06:09et ma première conseillère et ma directrice de cabinet
06:11et qui supervise absolument tout ça
06:13d'un œil complètement rempli d'amour,
06:15mais lointain, retweetent dès qu'il y a un article sur moi
06:18parce que je lui dis de le faire
06:20parce que ça m'aide à vendre des livres.
06:21N'y voyez pas un grand complot
06:23pour essayer de faciliter un aterrissage politique.
06:25Ce n'est simplement pas le cas.
06:26Pour vendre des livres, il ne fallait pas écrire un livre ennuyeux.
06:30Parce qu'il fourmille effectivement d'informations
06:34J'adore quand on me cite moi-même à moi-même.
06:36C'est pour ça, c'est ce que j'allais dire.
06:37C'est ce que j'allais continuer
06:39parce que ça fourmille effectivement d'anecdotes, d'informations
06:41sur Napoléon Bonaparte,
06:42mais ce n'est pas distrayant.
06:45Mais merci de faire cet argument à ma place.
06:47Vous avez parfaitement raison.
06:48Je n'aurais pas écrit ce livre
06:49s'il servait de tract politique.
06:51Ce livre a une vocation historique et littéraire.
06:54C'est tout.
06:54Si je voulais faire un tract politique,
06:56si je voulais faire un livre
06:57à ceux que je recherche dans Napoléon Bonaparte,
06:59je l'aurais fait.
07:00Ce n'est pas quelque chose que j'ai fait.
07:01J'ai choisi un travail qui était plus sec, c'est vrai,
07:04mais académique et sérieux.
07:05Quelque chose qui peut plaire aux passionnés bonapartistes
07:08comme à celui qui ouvre le premier livre.
07:10Et d'ailleurs, c'est un point que je veux vraiment
07:12que les auditeurs comprennent.
07:13Même si on n'a jamais rien lu sur l'Empereur,
07:14on peut acheter ce livre.
07:15Il y a suffisamment d'éléments de contexte
07:17et de contextualisation pour qu'on puisse le lire.
07:20Donc, ce n'est pas du tout réservé uniquement aux passionnés.
07:22Mais vous avez raison,
07:23ce n'est pas un tract politique.
07:24Je reviens juste un instant à Menton et au municipal.
07:26Vous avez des sujets de prédilection sur BFM.
07:30Est-ce que l'idée que le Rassemblement national
07:32puisse mettre la main sur une ville comme Menton,
07:35parce que pour vous,
07:36ça pourrait être une motivation formidable pour dire
07:38« Pour le coup, je vais y aller, je ne vais pas les laisser faire ».
07:41Écoutez, j'ai dit à maintes reprises
07:42que moi, je suis de droite républicaine
07:44et je ne suis pas séduit par l'œuvre
07:46ou l'offre du Rassemblement national.
07:48Or, il y a une vérité à droite du centre
07:50dans la politique française,
07:51c'est que quand le Rassemblement national triomphe,
07:53la droite républicaine est faible et vice-versa.
07:55Donc, sur ce courant-là, oui, bien évidemment,
07:58ça peut être une motivation.
07:59Et d'ailleurs, merci de me donner l'opportunité de le dire,
08:02pas parce que je pense que le Rassemblement national
08:03est un parti fasciste,
08:05je ne crois pas au cordon sanitaire
08:06ou en tout cas beaucoup moins,
08:08ce n'est pas ça l'argument.
08:09L'argument, il est électoral.
08:10Quand eux triomphent, nous pas.
08:12Et vice-versa.
08:13Donc, sur ce point-là,
08:14vous avez relativement raison,
08:15mais encore une fois,
08:16je ne suis pas candidat pour l'instant
08:17et je ne suis ici que pour vendre mon livre.
08:19Alors, ce qui est intéressant avec vous,
08:21c'est que vous avez vécu aux Etats-Unis essentiellement
08:23et pourtant, les Français vous connaissent
08:25depuis que vous êtes gamin.
08:27D'ailleurs, ce n'était pas votre choix
08:28puisque votre père vous a mis en avant
08:30lors de sa campagne électorale.
08:33On se souvient aussi de ces images
08:35qu'on voit sur BFM TV
08:36lorsque votre père est à l'Elysée,
08:39intronisé.
08:40Alors, vous êtes très intéressé par ce qui se passe.
08:43Le collier de la Légion d'honneur.
08:44Vous vous souvenez de ça ?
08:45Quasiment rien.
08:46Rien ? Vous n'avez pas de souvenirs ?
08:47Quasiment rien de cette journée, non.
08:50Non, rien du tout.
08:50Je me souviens, pour vous dire,
08:52du ministère de l'Intérieur,
08:53je me souviens de Beauvau parfaitement.
08:55J'ai eu la chance de revisiter les locaux
08:57il y a quelques mois
08:57grâce à notre ministre de l'Intérieur
08:59et je peux vous dire que
09:00c'était une expérience
09:01à la limite de l'hallucination.
09:04Enfin, c'était vraiment quelque chose
09:05parce qu'en vérité,
09:06j'entre en conscience à Beauvau.
09:07Vous voyez ce que je veux dire ?
09:08Mes premiers souvenirs, c'est Beauvau.
09:09Mais l'Elysée, je m'en souviens plus tard,
09:12mais pas de ces journées-là, pas de 2007.
09:13On a justement un petit extrait de vous,
09:15Place Beauvau.
09:16Place Beauvau, c'est donc au ministère de l'Intérieur.
09:19À l'époque, il était ministre de l'Intérieur.
09:22Dans le bureau de Nicolas Sarkozy,
09:24un petit garçon, son fils Louis.
09:26En 2003, ses parents souhaitaient masquer
09:28le visage de l'enfant.
09:30Un an plus tard, les choses ont bien changé.
09:32Bonne chance, mon papa.
09:35À l'époque, on disait
09:36Nicolas Sarkozy fait comme Kennedy.
09:38Il met en avant son fils,
09:40ça lui donne l'image d'un père moderne
09:43qui travaille, mais qui en même temps
09:44a le temps de s'occuper de son fils.
09:45Ce qu'il était.
09:46Vous n'avez pas été instrumentalisé ?
09:48Non.
09:49Écoutez, j'étais dans son bureau H24,
09:51qui a une caméra allumée dans le bureau
09:52du ministère de l'Intérieur.
09:53Ce n'est pas quelque chose qui est mystérieux.
09:54Ce n'est pas un grand complot.
09:55Non, pas du tout.
09:56J'étais loin de ça.
09:57Et d'ailleurs, mes parents ont toujours
09:58pris une énergie folle pour essayer
10:00de me protéger de la chose.
10:01Et assez vite, je pars, en vérité.
10:03Quand j'ai 10 ans, suite au divorce
10:04de mes parents, je me téléporte aux Etats-Unis.
10:06Donc non, aucune instrumentalisation.
10:08Et c'est écrasant ou stimulant
10:10d'avoir un père qui a atteint
10:12les fonctions suprêmes de chef de l'État ?
10:14Vous savez, cette question serait mieux
10:16posée à mes frères.
10:18Parce qu'eux ont un contexte,
10:20parce qu'ils avaient une enfance avant.
10:22Donc ils peuvent comparer.
10:24Moi, je suis né dedans.
10:25Je pensais que c'était normal,
10:27aussi fou que cette phrase peut paraître.
10:29Je pensais que c'était normal.
10:31Les maîtres d'hôtel, les officiers de sécurité,
10:33les ministères, je ne connaissais que ça.
10:35Et d'ailleurs, en 2012,
10:37quand mon père perd l'élection présidentielle,
10:39mes officiers de sécurité,
10:40qui étaient en vérité mes grands amis,
10:41disparaissent du jour au lendemain.
10:43Et c'était un sujet de souffrance.
10:44Je suis loin de faire la victime.
10:45Dieu sait que ma vie
10:46fut une de privilèges avant tout.
10:49Mais ce fut une certaine souffrance
10:51pour le gamin que j'étais.
10:52J'aurais aimé,
10:53si vraiment on pouvait tout refaire
10:54avec une baguette magique,
10:55avoir quelques années de plus
10:56pour comprendre l'immensité de la chose.
10:58Je vous donne un exemple sur Bonaparte.
11:00Comme ça, j'essaie aussi
11:00de ramener un petit peu la conversation sur le livre.
11:03J'étais dans ma jeunesse,
11:04à côté des cuisines
11:06du ministre de l'Intérieur,
11:08il y a ce qu'on appelle le salon d'hiver.
11:10Et le salon d'hiver,
11:10c'est là où Napoléon Bonaparte
11:11signe son abdication,
11:13la première,
11:14en 1814.
11:15Ah, il me semble que c'est la seconde,
11:16excusez-moi,
11:17en 1815, après Waterloo.
11:18Et je sais que cette pièce
11:19était importante pour moi
11:20parce que c'est là
11:21où je mettais mes Legos, figurez-vous.
11:22Et il y avait une lettre
11:23de l'Empereur sur le bureau.
11:24Mais je n'avais aucune pensée.
11:27Je ne me rendais pas du tout compte.
11:29Et ça, je m'en veux un petit peu.
11:30Vous voyez,
11:30si j'avais eu 5 ou 6 ans de plus,
11:32je pense que j'aurais pu boire l'expérience
11:34avec un peu plus de profondeur.
11:36Mais le livre,
11:37c'est pour aussi vous démarquer de votre père
11:39qu'il reprochait soi-disant
11:41d'être incul,
11:42de ne pas avoir de culture littéraire.
11:45On se souvient des critiques
11:46qu'il avait formulées
11:47sur la princesse de Clèves.
11:49Donc, c'est un biais
11:50que vous prenez là,
11:51Louis Sarkozy ?
11:52Absolument pas.
11:54Mais me dissocier de mon père,
11:55qui est un des hommes
11:56les plus cultivés que je connais.
11:58Mais non, pas du tout.
11:59Je crois que vous voyez
12:00dans ce livre
12:01quelque chose
12:01qui n'a pas lieu d'être
12:02et quelque chose
12:02qui n'existe pas.
12:04D'ailleurs,
12:04c'est lui qui me donne
12:05le goût de la lecture.
12:06C'est lui qui m'introduit
12:07à Stéphane Zweig.
12:08C'est lui qui me présente
12:09les grands romanciers français
12:10du 19e siècle.
12:11Et dire qu'il est un culte,
12:13pour moi,
12:13ça relève de l'ignorance totale
12:14de la personne.
12:15Vous avez dit tout à l'heure,
12:16ma mère,
12:17elle retweet tout ce qu'on écrit
12:19sur moi.
12:19Est-ce qu'elle vous coache ?
12:21Elle a dit que parfois
12:22elle avait envie
12:22de vous dévisser la tête.
12:23Oui,
12:24comme toutes les mères
12:26et comme tous les fils.
12:29Oh,
12:29vous allez lui demander.
12:30Dieu sait que je ne suis pas
12:31objectif en la matière,
12:32mais sur beaucoup de sujets,
12:33ne vous inquiétez pas.
12:34Mais elle ne me coache pas,
12:35pas du tout.
12:36C'est déjà une femme
12:37d'une grande expérience.
12:38Non,
12:38parce que justement,
12:39elle a été,
12:40je crois le savoir,
12:41vous avez peut-être le confirmé,
12:42très importante
12:43dans la conquête du pouvoir
12:46de votre père
12:47en tant que conseillère,
12:50etc.
12:50Est-ce qu'elle pourrait avoir
12:51ce rôle auprès de vous
12:52aujourd'hui ?
12:53Non,
12:53parce que déjà,
12:54elle ne le voudrait pas.
12:56Elle vit aux Etats-Unis
12:57et je pense que sa relation
12:59aujourd'hui avec moi
13:00est plus d'une certaine inquiétude.
13:01Elle a beaucoup souffert
13:02de son existence publique.
13:04Elle a beaucoup souffert
13:05du divorce,
13:06bien évidemment.
13:07Et je pense qu'elle se méfie.
13:08Elle se méfie notamment
13:08des journalistes.
13:09Elle se méfie de l'exposition
13:11Dieu sait pourquoi.
13:12Elle se méfie de l'exposition
13:13au monde public.
13:14Et donc,
13:14elle a cette espèce
13:15d'inquiétude bienveillante,
13:16mais pas plus que ça.
13:17Et vous,
13:18vous n'êtes pas inquiète
13:18de tout ça ?
13:19Pas du tout, non.
13:21Au contraire,
13:22je suis là parce que
13:22je veux participer
13:23au débat culturel et politique
13:24parce que je pense
13:25que le pays va mal
13:25et que j'ai envie d'en parler.
13:27On commence à vous reprocher
13:28de vous...
13:29On voit trop souvent
13:29Louis Sarkozy.
13:30Quand tout à l'heure
13:31on a dit que
13:32on vous recevait encore,
13:35c'est des jaloux
13:35ou parce qu'on va dire
13:37voilà,
13:37on voit trop...
13:39Écoutez,
13:40déjà un,
13:41j'accepte les invitations,
13:43je viens présenter mon livre,
13:44accessoirement,
13:44quand quelqu'un écrit un livre
13:45et il veut le présenter aux médias,
13:47il est vrai que
13:47je n'ai aucune illusion
13:48et je sais que mon accès
13:50aux médias de France
13:51est facilité
13:52par mon nom de famille.
13:53Qu'est-ce que je suis censé faire ?
13:54Ne pas utiliser cet avantage ?
13:56De dire non,
13:56finalement là c'est un petit peu trop
13:58mais pas du tout,
13:58je veux vendre mon livre.
13:59C'est la seule chose
14:00que je veux faire.
14:01Je veux faire tout ce qui est possible,
14:03maximiser la potentialité
14:04de belles ventes
14:04et bien sûr
14:05un accueil des académiciens
14:07qui est respecté
14:07et des passionnés de Napoléon
14:09qui vont dire
14:09que c'est un bon livre.
14:10C'est tout.
14:11Je n'ai aucune illusion
14:12sur le fait que mon nom
14:13participe en grande partie
14:14à cet essor médiatique.
14:16Je n'ai aussi aucune gêne.
14:16Vous en profitez ?
14:17Aucune gêne.
14:17Mais bien sûr que j'en profite.
14:18Chacun joue,
14:19vous savez dans la vie,
14:20on a des avantages,
14:21on a des inconvénients.
14:23Parfois on est meilleur,
14:24parfois on est à l'arrière.
14:25Ça change.
14:26La roue de la fortune,
14:26c'est les consolations
14:27de la philosophie de Boës.
14:28Boës qui était le grand conseiller
14:30du roi Ostrogote
14:31qui était consulté par tout le monde,
14:34accusé d'un complot,
14:35il va en prison.
14:37Trois mois avant son exécution,
14:38il écrit un livre
14:38qui est fondamental
14:39qui s'appelle
14:40Les consolations de la philosophie
14:41où il montre à quel point
14:42il avait tout
14:43et l'homme a tout perdu
14:44et il se raisonne,
14:45il se sort de son angoisse
14:47en contextualisant,
14:48en se rendant compte
14:48qu'il avait fait de son mieux,
14:50que ses filles sont encore
14:50en bonne santé, etc.
14:51Un livre que je vous recommande
14:52fortement.
14:53La leçon de ce livre,
14:54c'est quoi ?
14:55C'est qu'on joue avec les cartes
14:56qui sont les nôtres.
14:57Moi, s'il y a une opportunité devant,
14:58j'ai bien plus peur
15:00de l'opportunité de louper
15:01que de la défaite,
15:02vous voyez.
15:03Que de l'échec politique
15:04ou de l'échec devant.
15:06Pardon Laurent,
15:06parce que vous parlez
15:07d'échec politique
15:08et tout à l'heure
15:08vous faisiez allusion
15:09à vos frères.
15:10C'est Jean, votre frère,
15:11qui s'est cassé les dents
15:13en politique à 22 ans.
15:14Donc ça vous fait hésiter ?
15:18Je ne suis pas d'accord
15:19avec votre caractérisation
15:20de se casser les dents.
15:21Votre père l'avait dit,
15:22il a dit que c'est brisé
15:23dans son élan
15:25parce que le milieu politique
15:26est très cruel.
15:27Oui, mais bien évidemment.
15:28Déjà, le milieu politique
15:29est cruel
15:29comme tous les milieux
15:31sont cruels.
15:32Et si on pense
15:32qu'on va débuter
15:33une vie sans difficulté,
15:34je pense qu'on se fait
15:34une illusion.
15:35Le seul problème
15:36avec le monde politique,
15:36c'est qu'il est plus public
15:37que les autres.
15:38Mais après,
15:39je pense que n'importe qui
15:39qui travaille en entreprise
15:40ou dans l'agriculture
15:41peut vous dire
15:42que ce sera tout aussi difficile
15:43de façon différente.
15:44Je ne suis pas d'accord
15:45avec la caractérisation
15:46sur le fait
15:47qu'il s'est fait casser les dents.
15:48Ce n'est pas vrai.
15:48Il a retiré sa candidature.
15:50Et je pense qu'il l'a fait aussi
15:51parce qu'il ne voulait pas
15:51faire de l'ombre
15:52sur le mandat de notre père.
15:54Un choix tout à fait louable
15:55et d'ailleurs
15:55d'une modestie,
15:56d'une intelligence
15:57assez poussée.
15:58Non, il n'a pas perdu.
15:59Il était élu.
16:00On parle de népotisme,
16:02c'est le mot préféré
16:02quand on y parle.
16:04Très bien,
16:04c'est votre droit.
16:06Mais il était élu.
16:08Il a gagné son nom.
16:08On a l'impression quand même
16:09que vous essayez
16:11de cocher
16:11un certain nombre de cas.
16:12Vous l'avez dit,
16:13toutes les semaines,
16:13vous participez
16:14à un débat politique.
16:15Donc vous faites de la politique
16:16par définition.
16:17Vous n'êtes pas historien.
16:18Je ne crois pas trahir un secret
16:20si je dis que cet été,
16:21vous allez partir à Nîmes,
16:23à la Légion étrangère,
16:25pour y effectuer trois semaines
16:26pour votre préparation.
16:28On a l'impression comme ça
16:30que vous cochez des cases.
16:31Beaucoup de gens ont dit
16:32qu'on a du mal
16:32à savoir où il est,
16:34qui il est.
16:35Mais en fait,
16:35tout ça prépare quelque chose.
16:38Mais je suis flatté
16:39par le fait que les gens
16:39pensent ça en vérité.
16:40Et c'est assez incroyable
16:41parce que quand on voit
16:42les choses de l'intérieur,
16:44c'est ce que je suis, monsieur.
16:46Je suis passionné
16:47par le monde militaire.
16:48Je veux être réserviste
16:49dans l'armée française.
16:49Donc je le fais.
16:50Je suis passionné par Napoléon.
16:52Je publie un livre.
16:53Je suis passionné
16:53par le débat politique
16:54et culturel.
16:54Vous ne voulez pas être rangé
16:56dans une case.
16:57Mais personne ne peut
16:57être rangé dans une case.
16:59Et puis c'est la même chose
17:00si vous voulez
17:00avec les références littéraires,
17:01avec l'appartenance
17:02au monde napoléonien.
17:03C'est ce que j'aime.
17:04Si ça m'aide à participer
17:05à un futur atterrissage politique,
17:07tant mieux.
17:07Mais je ne le fais pas pour ça.
17:09Comment vous,
17:09sans parler de cases,
17:10mais comment vous vous définiriez
17:11politiquement ?
17:13Vous êtes de droite,
17:13ça c'est une évidence.
17:14Vous n'êtes pas adhérent
17:15aux Républicains néanmoins.
17:16Mais votre droite,
17:17c'est laquelle ?
17:18C'est celle de Bruno Retailleau
17:19aujourd'hui ?
17:20C'est celle encore plus à droite
17:22d'Éric Zemmour.
17:23Ou d'Emmanuel Macron.
17:24D'Emmanuel Macron
17:24et d'Edouard Philippe.
17:26Vous êtes où ?
17:26Je pourrais vous parler
17:27de personnalités politiques
17:28qui ont mon affection,
17:30ma sympathie,
17:30mon admiration.
17:31Je n'ai aucun problème
17:32à le faire.
17:32Et si vous me posez la question,
17:33je le ferai.
17:34Mais je trouve que c'est
17:34beaucoup plus utile.
17:35Elle vient de vous la poser.
17:36Non, au contraire.
17:37Je trouve qu'il y a
17:37certaines nuances
17:38dans la question.
17:38C'est une définition
17:38plus intellectuelle.
17:39Oui, des écoles de pensée
17:40plutôt que les personnalités.
17:42Quelque chose de plus intéressant,
17:43en tout cas.
17:44Un libéral.
17:45Moi, je suis libéral.
17:46Et à chaque fois que je dis ça...
17:47À la mode américaine, non ?
17:48Par exemple,
17:49parce que vous êtes favorable
17:50à l'euthanasie.
17:51Le libéralisme et...
17:53Enfin, la France
17:53est la mère du libéralisme.
17:55Benjamin Constant,
17:56Tocqueville, excusez-moi.
17:57C'est ça,
17:57pour qu'on comprenne bien
17:59parce que la droite en France,
18:00elle est plutôt conservatrice,
18:01type Rotailleau.
18:02La droite libérale,
18:03ça veut dire par exemple,
18:04vous êtes pour l'euthanasie,
18:05vous êtes pour la dépénalisation
18:06du cannabis ?
18:07Oui, je le suis.
18:08Je le suis.
18:09Je suis beaucoup plus certain
18:10de mon opinion
18:11sur la dépénalisation du cannabis
18:13que je suis sur l'euthanasie.
18:14Mais je serais relativement...
18:15Si j'étais député,
18:15je voterais pour aujourd'hui.
18:16Oui, bien évidemment.
18:17Je n'ai aucune honte à le dire.
18:18C'est ce que je suis.
18:19Et qu'on me dise
18:19que ce n'est pas populaire.
18:20Mais je n'en ai rien à foutre
18:21que ce n'est pas populaire.
18:22C'est ce que je crois.
18:23En l'occurrence, c'est populaire.
18:24Je parlais de la référence libérale.
18:25Ah d'accord.
18:26C'est ce que je suis, vous voyez.
18:28Et libéral,
18:29ça veut dire libéral économique ?
18:30Votre modèle,
18:31c'est le président argentin ?
18:33Pas surtout.
18:33L'homme à tronçonneuse,
18:34le président Méli ?
18:35Pas surtout.
18:35Mais le président Millet
18:36est vraiment quelque chose
18:38d'intéressant.
18:39Et je pense que c'est un modèle
18:40à suivre sur beaucoup
18:41de points différents.
18:42Si on avait le temps d'en parler,
18:43je serais ravi.
18:43Je suis d'ailleurs assez proche
18:44de l'ambassadeur argentin en France
18:45qui est un homme tout à fait remarquable,
18:46M. Seliki,
18:47qui argumente ça beaucoup mieux que moi.
18:50Qu'est-ce que M. Millet fait ?
18:51M. Millet prend un pays
18:53qui est gangréné
18:54par la dépense publique
18:55et par l'existence du socialisme,
18:56pas seulement dans le monde politique,
18:57mais dans le monde culturel.
18:59Les Argentins,
19:00le mot libéral,
19:00il y a dix ans,
19:04métamorphose le pays culturellement
19:06en s'agitant sur les plateaux télé.
19:08Il fait quelque chose d'autre aussi,
19:09M. Millet,
19:10parce que tous les indicateurs économiques
19:11sont au vert.
19:12Même la pauvreté a chuté.
19:13Là, je pense qu'il n'y a plus
19:14un économiste au monde
19:15qui remet ça en question.
19:16Qu'est-ce qu'il fait, M. Millet ?
19:17Il marie le populisme,
19:19je n'utilise pas du tout le terme
19:20de façon péjorative,
19:21c'est-à-dire un attrait populaire,
19:22tous les chauffeurs de taxi de Buenos Aires
19:23le trouvent remarquable,
19:25avec un grand intellectualisme.
19:27C'est le seul qui cite Friedman
19:29et Sowell et Hayek
19:30toute la journée
19:31et qui plaît aux bases populaires.
19:32Mais ces personnalités que vous aimez,
19:33Millet ou Trump, par exemple,
19:34que vous appréciez en partie,
19:35ça ne se marie pas du tout
19:36avec votre ouverture
19:37sur les sujets plus sociétaux.
19:39Par exemple, sur l'euthanasie,
19:41sur le Canada...
19:42Merci de le souligner,
19:44chère madame,
19:44parce que moi, je suis libre.
19:45Quand j'aime quelque chose,
19:46je le dis.
19:47Quand je n'aime pas,
19:47je le dis aussi.
19:48Je n'appartiens à aucune équipe,
19:50à aucune école de pensée,
19:51à aucun parti politique.
19:53Je n'ai aucune réticence à le dire
19:55quand je ne suis pas d'accord
19:55avec quelque chose.
19:56J'étais très heureux
19:57quand Trump a été élu.
19:58Je le suis beaucoup moins maintenant.
19:59Et je fais partie,
20:00si j'étais américain,
20:01j'aurais fait partie
20:02de ces électeurs
20:03que Trump est en train de perdre.
20:04Je ne suis pas électeur américain.
20:04Pourquoi ?
20:05Qu'est-ce qui vous a le plus choqué
20:06ou déçu ?
20:06Pour plusieurs raisons.
20:07La première,
20:08la politique économique.
20:09Les tarifs douaniers,
20:10c'est une catastrophe.
20:11Qu'on les utilise
20:12comme moyen de négociation,
20:13c'est intéressant.
20:14Mais ce n'est pas exactement
20:15ce que Trump fait.
20:15Trump est protectionniste
20:17philosophiquement.
20:18Il argumente ça
20:18depuis les années 80.
20:20Le Canada,
20:21c'est un scandale.
20:22Et ça montre d'ailleurs
20:22que le président Macron a tort
20:23quand il parle
20:24de l'international
20:25de réactionnaire.
20:26Il a détruit la droite canadienne
20:28en trois mois à Trump.
20:2930 points dans les sondages
20:30ils avaient,
20:30M. Poilièvre.
20:3130 points.
20:32Aujourd'hui,
20:32c'est deux et demi.
20:33Parce qu'il a mis justement
20:34l'évidence du patriotisme
20:35et il l'a opposé au trumpisme
20:36alors qu'il aurait dû rassembler
20:37et aider justement
20:38la droite canadienne
20:39à venir au pouvoir.
20:40Ça, c'est deux choses
20:41qui sont absolument inacceptables.
20:42Aussi, je pense que
20:43cette chose
20:44qui n'est pas très tangible,
20:46ce terme nébuleux
20:47qu'on appelle le prestige,
20:48qu'on appelle la crédibilité,
20:49les Etats-Unis
20:50ont pris un coup.
20:51C'est quelque chose
20:52que tout le monde ressent,
20:53même son équipe d'ailleurs,
20:54parce qu'ils sont
20:54de plus en plus défensifs.
20:56Je pense qu'il fait payer
20:56son pays là-dessus,
20:57même si par exemple
20:58sur la politique migratoire,
20:59je suis relativement d'accord
21:00avec ce qu'il fait,
21:00malgré les quelques bavures
21:01qui sont bien sûr...
21:02Revenons en France,
21:03hypothèse soulevée
21:04par un sondage
21:05la semaine dernière,
21:06un duel Bardella-Mélenchon
21:08au deuxième tour
21:09de l'élection présidentielle
21:10de 2027.
21:11Est-ce que comme 67%
21:13des Français,
21:14vous choisissez Bardella
21:15plutôt que Mélenchon ?
21:16Oui, immédiatement.
21:17Sans hésiter ?
21:18Sans hésiter.
21:18Pourquoi ?
21:19Parce que je considère
21:20que Jean-Luc Mélenchon
21:20est une bien plus grande menace
21:22que Jordan Bardella.
21:22J'ai plein de désaccords
21:23avec M. Bardella,
21:24avec son parti,
21:25et je ne vais pas répéter
21:25ici encore une fois
21:26que je ne suis pas du tout
21:27du Rassemblement national
21:29et qu'en vérité,
21:29je ne crois pas vraiment
21:30à ce parti.
21:30Mais face à Jean-Luc Mélenchon,
21:32je voterai Jordan Bardella
21:33sans aucune hésitation.
21:34Et Bardella a plus de chances
21:35que Le Pen pour vous
21:36de réussir là où elle
21:37a toujours échoué ?
21:37Ce qui est intéressant
21:38avec M. Bardella,
21:39c'est qu'il incarne
21:40la droite LR
21:41ou la gauche LR
21:43devrais-je dire
21:43du Rassemblement national.
21:45Et c'est vrai qu'il est
21:46avec lui,
21:47il y a cette image
21:48de respectabilité,
21:50d'une recentralisation
21:51du parti,
21:52une libéralisation du parti
21:53qui peut plaire
21:54à certaines couches
21:55qui peut-être avaient peur
21:56du non-Le Pen.
21:57Non, je pense que pour l'instant,
21:58Marine Le Pen
21:59est une meilleure candidate
22:00électoralement
22:01juste parce que ça fait 40 ans
22:02qu'elle y travaille.
22:03Mais dans l'avenir,
22:04non, Jordan Bardella,
22:05oui, oui, je pense que
22:05ça sera un candidat
22:06tout à fait formidable.
22:07Donc un jour,
22:08vous pourriez dire
22:08qu'il faut voter Bardella.
22:10Face à Jean-Luc Mélenchon,
22:11bien évidemment.
22:13Merci Louis Sarkozy.
22:14Merci Madame,
22:15merci Messieurs.
22:16Le livre,
22:17Napoléon Brunaparte,
22:18L'Empire des livres,
22:18c'est aux éditions
22:19Passé Composé.
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