- il y a 4 mois
Jean-Louis Borloo, ancien ministre et fondateur de l’UDI, était l’invité du face-à-face de BFMTV et RMC ce mardi 14 octobre.
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00:00Vous êtes bien sûr RMC et BFM TV. Bonjour Jean-Louis Borloo.
00:03Bonjour.
00:03Jean-Louis Borloo, tout le monde vous connaît. Vous êtes l'ancien maire de Valenciennes, vous êtes ancien ministre.
00:07Vous avez été aussi le président du Valenciennes Football Club et président de l'UDI.
00:11Ça aurait pu être vous, tout à l'heure, à 15h.
00:13Cette déclaration de politique générale, votre nom a beaucoup circulé.
00:17Il a été évoqué, choyé même, à la fois par la droite et par la gauche, parce que même les socialistes disaient « chiche ».
00:23Et puis finalement, votre Big Bang, vous allez le décrire, peut-être un jour mettre les mains dans le cambouis,
00:31mais pour l'instant, vous êtes plutôt celui qui va devoir regarder le mécanicien.
00:34Est-ce qu'il sera à la hauteur, le mécanicien ?
00:37Il n'y a pas de raison qu'il ne le soit pas.
00:39En fait, moi j'attends un discours de politique générale, d'un chef de gouvernement,
00:48pas un exercice d'habileté, mais un exercice de clarté.
00:56Ça veut dire quoi ça Jean-Louis Barleau ?
00:57Ça veut dire.
01:00Il faut que le chef du gouvernement dise aux Français, voilà quelle est la situation.
01:06Voilà quelle est la situation pour la jeunesse de France, pour les mamans de France,
01:09le Mercosur, la chaîne judiciaire, l'état des prisons, la crise du logement.
01:14Bref, dire clairement où on en est, c'est-à-dire les pires déficits européens,
01:21avec globalement ce qui fait nation, est en train de se fissurer, voire s'effondrer.
01:29Qu'ils fassent ce diagnostic et qu'ils disent pourquoi.
01:32Qu'est-ce qu'après 8 ans au gouvernement, mon analyse, j'ai été élu avant à Vernon,
01:38voilà le diagnostic et voilà le cap que je propose en tant que chef du gouvernement de la France
01:44à notre pays.
01:46Pas d'habileté.
01:47Il y a un moment où la plus grande habileté, c'est d'en avoir aucune.
01:50Dire les choses simplement.
01:51C'est ça ce que vous redoutez.
01:52En fait, vous redoutez, on va parler de ce que vous avez vu dans le capot de la voiture France,
01:56parce que c'est comme ça que vous le dites.
01:58Vous dites au fond, j'ai regardé et j'ai vu la crise du logement, j'ai vu la crise de la jeunesse,
02:02j'ai vu la crise de la justice, la France est désorganisée,
02:05on est dans une France de l'à peu près.
02:07Votre diagnostic, il est extrêmement sévère, même si vous avez des solutions, vous avez des outils.
02:11Mais quand vous dites, je ne veux pas d'habileté, est-ce que ça veut dire que vous redoutez
02:15qu'au fond là, on soit dans des petits ajustements, des clins d'œil aux uns, des clins d'œil aux autres,
02:19plus que sur vraiment un changement profond ?
02:23Le diagnostic n'est jamais sévère.
02:27Il est bon ou il n'est pas bon.
02:30Il n'y a pas de sévérité.
02:32Je crois que c'est le moment de s'est fait et de donner un cadre.
02:34La dérive n'est pas une direction.
02:36Il faut donner un cadre.
02:39Alors, je pense que c'est ce qui attend le chef du gouvernement.
02:43Ce n'est pas d'être habile, de passer, de tenir 15 jours, 3 semaines, à moins de 18 mois, à moins de 18 mois.
02:49Mais on est là-dedans. En ce moment, on est dans le...
02:51Est-ce que ça tient jusqu'en décembre ? Est-ce que ça tient jusqu'à demain ?
02:54Femmes de peu de foi, regardez la journée d'hier,
02:59qui s'inscrit dans un moment historique extraordinaire.
03:02Personne n'aurait parié ça.
03:04Tiens, l'Iran, le nucléaire, est abîmé.
03:08Il n'est plus en état de financer le terrorisme international,
03:10y compris dans le Sahel, qui est juste à côté de chez nous.
03:13La Syrie, ce n'est plus le passage des armes.
03:16Le Hezbollah est à peu près désarmé.
03:20Le Hamas est à peu près désarmé.
03:23Et on a fait la fête dans des familles israéliennes et palestiniennes.
03:28Ça paraissait impossible.
03:29Je vous assure que dans un pays en paix de 70 millions de personnes,
03:34si on pouvait juste donner le cap, dire voilà,
03:36tout le monde a compris que l'État se mêle de tout,
03:39que c'est ridicule, que c'est embolisé,
03:42qu'il y a des AVC partout, ça fuit.
03:44Bon, tout le monde a compris.
03:45Donc maintenant, il y a deux solutions,
03:47où on rebâtit l'architecture humaine de notre pays,
03:50c'est-à-dire la province se mêle de ce qui concerne les enjeux de la province,
03:55comme avait dit le général de Gaulle en 1969,
03:57et l'État va se concentrer sur sa responsabilité
04:01et enfin réussir sur la sécurité, la recherche, l'avenir,
04:05la mairie des océans et la justice.
04:07Que chacun s'occupe de ce dont il a la charge,
04:10au lieu de se mêler de tout.
04:11Jean-Louis Borloo, une des premières questions.
04:14Bon, la machine est folle, et on va parler aussi de la réorganisation
04:17de ce big bang auquel vous appelez de vos voeux.
04:20Il y a une question, pour déjà savoir simplement si ça tient,
04:24c'est cette question de la réforme des retraites.
04:25Est-ce que vous, Premier ministre, vous auriez accepté de suspendre ?
04:28Mais je refuse de répondre à cette question.
04:31Je veux dire pourquoi ?
04:31Parce que sinon, l'essentiel de ce que je veux dire va passer à l'as.
04:35Vous savez, je connais un tout petit peu.
04:37Oui, vous avez l'expérience.
04:41Enfin, malgré tout sur les économies.
04:42On apprend aujourd'hui, par exemple, que les défaillances d'entreprises,
04:46et c'est un chiffre qui est passé à peu près sous les radars,
04:48mais qui me paraît essentiel, les défaillances d'entreprises
04:50touchent un nouveau record aujourd'hui.
04:53Ça veut dire que les entreprises vont mal,
04:55on parle des petites, moyennes entreprises,
04:56on parle du tissu local, on parle des emplois.
05:00Ça, c'est un symptôme terrible de notre société.
05:03Comment on fait ?
05:04En redonnant la confiance à tout le monde,
05:08en rebâtissant l'architecture avec le patronat,
05:10avec les organisations syndicales,
05:12les collectivités locales, les chambres de commerce,
05:14les chambres d'industrie.
05:15Enfin, faire croire un quart de seconde
05:17que c'est parce qu'on ne sait pas s'il sera habile cet après-midi
05:19et qu'il n'y a rapport avec des défaillances.
05:21Malheureusement, c'est triste défaillant.
05:23C'est des entreprises qui ne vont pas très très bien
05:26depuis un certain temps,
05:27qui doivent rembourser le DPG, etc.
05:29Il n'y a pas d'instantanéité, évidemment.
05:32Moi, j'attends trois choses simples.
05:34D'abord, un chef et de la clarté.
05:37Un cap pour notre pays.
05:39J'attends deuxièmement le démarrage immédiat
05:42de la réflexion avec toutes les forces politiques
05:46qui en sont d'accord.
05:48Avec les maires et les élucaux qui en sont d'accord.
05:52Moi, depuis...
05:52Je suis venu chez vous il y a un mois.
05:54Depuis un mois, j'ai vu la plupart des organisations syndicales
05:58au plus haut niveau,
05:59les organisations patronales.
06:01Ici, vous avez lancé, en quelque sorte, un appel.
06:03Il y a un mois.
06:05Un appel, précisément, pour que les Français,
06:08les politiques, mais aussi le tissu associatif local
06:10se ressaisissent.
06:12Avez-vous le sentiment que depuis, vous avez été entendu ?
06:15Oui, c'est moins qu'on puisse dire.
06:17L'autre jour, je vais à Toulouse,
06:18où il y avait 2000 personnes.
06:19Vous savez, les intercommunalités de France.
06:22C'est-à-dire les 600 000 élus
06:24qui sont l'armature républicaine de notre pays.
06:26C'est ce qu'ils font tous les jours.
06:28Je suis venu expliquer ce que je vous expliquais ici.
06:32Il y avait des gens, des petits, des grands, des chouves,
06:35des chevelus, de gouffres, de droits, etc.
06:38Debout, 100% d'applaudissements
06:40et me disant, on commence quand ?
06:43On ne peut pas, sur les deux, trois grands sujets,
06:47tout de suite la réorganisation du pays.
06:49Ça va évidemment libérer.
06:51Et il y aura un débat.
06:51Vous estimez même que la désorganisation administrative
06:59de notre pays nous coûte en moyenne 150 milliards d'euros.
07:03Alors, Bercy va discuter des chiffres.
07:06Quand le CDE dit qu'il s'appelle ça
07:10la bureaucratisation française,
07:12peu importe,
07:13nous coûtent 90,
07:14peu importe, même si c'était 50,
07:17mais qu'en même temps,
07:18on répond aux questions,
07:19les gens savent comment ça marche,
07:21la confiance revient.
07:22De toute façon, tout ça...
07:23Donc, ça veut dire quoi ?
07:24Ça veut dire qu'il faut supprimer des étages du millefeuille ?
07:26Mais il faut tout rebâter.
07:27Attendez, on est parti d'un truc centralisé
07:29et on a dérivé, dérivé.
07:30En croyant bien faire, on n'est pas allé au bout.
07:33Nous sommes la pire organisation.
07:35Nous sommes des hybrides.
07:36On n'est ni un État fédéral
07:38comme la Suisse,
07:39comme l'Espagne,
07:40comme l'Italie,
07:41comme l'Allemagne.
07:42C'est pas un gros mot.
07:43Mais fédéralisme, ça ne veut pas dire moins d'État.
07:46Ça veut dire l'État,
07:47il ne s'occupe que
07:48de ce que la nation lui a confié,
07:51l'avenir, la sécurité.
07:52Ils s'en occuperaient mieux ?
07:53Évidemment, s'ils sont concentrés.
07:55Et puis, je veux dire un deuxième mot.
07:57Cette espèce de bordel général
07:59où c'est une fille du Trésor
08:01qui dit qu'on doit faire de logements en France.
08:04Ça vous explique pourquoi on ne se réforme pas ?
08:06Parce que si on a juste un seul rendez-vous
08:09tous les cinq ans,
08:11juste pour quelqu'un,
08:12une personne,
08:13dans une machine aussi complexe
08:14qui est embolisée,
08:16on ne peut pas réformer.
08:18Ça veut dire par exemple
08:19qu'on supprime le ministère du Logement
08:20et on met des directions de logements régionales ?
08:24Non.
08:24Des patrons du logement régionaux ?
08:26Non.
08:27Prenons cet exemple du logement.
08:28Oui, la politique du logement,
08:30elle sera définie par le Parlement de la Réunion,
08:33le Parlement d'Alsace,
08:34le Parlement de Savoie,
08:35le Parlement de Bretagne.
08:37Il va définir sa stratégie,
08:39il va définir ses règles,
08:40il y aura un exécutif
08:41qui va appliquer les règles du Parlement.
08:43Je vous assure que confier aux Alsaciens
08:46l'avenir des nids
08:47ou de l'accueil des mamans,
08:49ça va beaucoup mieux marcher.
08:51Et je le dis d'autant plus
08:52qu'il y avait jusqu'à présent
08:53une magnifique ministre du Logement.
08:55Donc, ce n'est pas ça la question.
08:57Non.
08:57On s'est habitué
08:58à la folie de notre désorganisation.
09:01C'est de comité de pilotage,
09:02en comité de suivi,
09:03de réunion de coordination,
09:05en reporting,
09:06de reporting en contrôle,
09:07de contrôle en inspection.
09:08Je veux dire,
09:09la machine ne fonctionne plus.
09:10Vous savez,
09:11moi, je me souviens,
09:13j'étais à la radio,
09:14j'écoute le Pouch à Moscou.
09:17Quelques années.
09:17L'armée, encerclée,
09:19très bien.
09:19Tout de suite,
09:20je prends l'avion.
09:20J'arrive,
09:21je prends le taxi,
09:22je lui dis,
09:23vous pouvez m'en aller
09:23à la Maison Blanche,
09:24là, c'est le nom du Parlement.
09:26Il me dit oui.
09:27Je lui dis,
09:27alors, on en est.
09:28Il me dit,
09:28le Pouch raté.
09:30Pourquoi ?
09:30Parce qu'ici,
09:31monsieur, rien ne marche.
09:33Même Pouch ?
09:34Oui.
09:34Moi, je pense qu'on est quasiment
09:36à un moment
09:36d'une perestroïka.
09:38On est à un moment où...
09:41C'est pour ça que je suis
09:41plein d'espoir.
09:42Ça veut dire quoi,
09:43une perestroïka ?
09:44Ça veut dire que vous vous dites
09:45qu'on est tellement
09:45au bord du gouffre
09:46qu'on ne va pas
09:47continuer ainsi.
09:49Ou alors,
09:50si on prend l'exemple
09:50toujours de la piscine,
09:51on est presque au fond
09:52et donc,
09:52on va enfin
09:53taper du talon
09:56et réorganiser.
09:57On n'a plus le choix ?
09:58Madame,
09:58on ne peut pas à la fois
10:00avoir des génies
10:01dans ce pays
10:02saclés avec des médailles
10:04Fields,
10:04avec des boîtes
10:05qui contiennent le monde.
10:06Un prix Nobel,
10:07Philippe Aguillon,
10:08après Madame Duflo.
10:09Enfin, je veux dire,
10:10on ne peut pas voir ça.
10:11Et être dans cet état
10:13de déliquescence
10:15de ce qui fait nation,
10:16de ce qui fait nation.
10:19Mais ça voudrait dire
10:20que ceux qui exercent
10:21le pouvoir
10:22accepteraient eux-mêmes
10:23de s'en dessaisir.
10:25Pensez-vous
10:25qu'ils en auront le courage ?
10:26Mais c'est les Français
10:27qui vont leur demander.
10:29Et il faut le faire maintenant.
10:30Il y a urgence.
10:31On ne va pas,
10:32Madame,
10:33attendre
10:33cette espèce
10:34de gris-gris sacré
10:36qui est la présidentielle
10:37dans 18 mois.
10:38Et d'ici là,
10:39on va arriver.
10:39Il faut 18 mois utiles.
10:41Et parce que sinon,
10:43ça va être le meilleur
10:44à la télé
10:44qui va gagner,
10:45très bien,
10:46le temps qu'ils mettent
10:46ses équipes,
10:48qu'ils débattent
10:48avec les Français,
10:49avec un vrai mandat,
10:51et qu'on prenne
10:51les dispositions.
10:52Il va se passer
10:523-4 ans.
10:54Est-ce qu'on peut tenir
10:554 ans
10:56avec le nombre
10:57de mineurs isolés,
10:59avec le nombre
11:00de gamins ?
11:01Non, mais je veux dire,
11:01ça n'a pas de sens.
11:02Donc,
11:04le chef de gouvernement,
11:05c'est le chef de gouvernement
11:06légitime de notre pays.
11:08Très bien.
11:09Il faut qu'il enclenche
11:10tout de suite
11:11une proposition
11:12de loi constitutionnelle,
11:14enfin, peu importe,
11:15pour réorganiser le pays.
11:17Deuxièmement,
11:17l'Union sacrée
11:18pour la jeunesse de France.
11:19Entre-temps,
11:20moi, j'ai revu
11:21le patronat,
11:21les syndicats,
11:22les chambres de...
11:22Tout le monde est prêt.
11:24Ce qui est fou,
11:25c'est que tout le monde est prêt.
11:26Moi, je me promène.
11:27C'est très, très étonnant.
11:29Vous savez,
11:30les gens,
11:30ils ne m'attendent pas.
11:31Borloo, ils s'en foutent.
11:32Ils ont raison.
11:32Mais je pense
11:33que ce que je dis,
11:35c'est à peu près raisonnable.
11:37Et troisièmement,
11:38je demande
11:38à ce qu'il y ait
11:39une position très claire
11:40et très ferme
11:41sur le Mercosur.
11:42Et je pense
11:43qu'il est nécessaire
11:45qu'on regarde
11:46à nouveau
11:46le libre blanc
11:47de la défense.
11:49Parce que ne pas tenir compte
11:50de ce qu'on apprend
11:53de la guerre en Ukraine
11:55en matière de défense,
11:56peut-être qu'il ne faut
11:56rien changer,
11:57mais ça mérite
11:58en tous les cas
11:58que ça soit à nouveau regardé.
11:59Arrêtons-nous un instant
12:00sur le Mercosur
12:01et sur le livre blanc
12:01de la défense.
12:02Sur le Mercosur,
12:03il faut suspendre,
12:04il faut avancer,
12:05il faut faire quoi ?
12:05Il faut fédérer,
12:07fédérer,
12:08tous ceux
12:09qui considèrent
12:10que ce n'est pas
12:11une bonne idée.
12:12Je veux dire,
12:13il y en a,
12:14en gros,
12:15tout le sud
12:16de l'Europe
12:17pour ça,
12:17plus les Polonais,
12:19plus...
12:19Est-ce qu'on est...
12:21Et donc,
12:21il faut freiner immédiatement ?
12:22Bien sûr,
12:23il faut en tous les cas
12:23que le Premier ministre
12:24s'engage cet après-midi
12:26sur le Mercosur.
12:26Ça,
12:27c'est sûr.
12:28Il n'y a pas de...
12:28Il faut que ce soit
12:29un grand discours.
12:30On a encore les moyens
12:31de stopper l'Europe là-dessus ?
12:32Écoutez,
12:32moi,
12:33je ne suis pas
12:33dans les négociations internes,
12:35donc je me garderais bien
12:36de faire le malin.
12:37Mais oui,
12:38évidemment,
12:39tant que ce n'est pas fait.
12:39Vous savez,
12:40une minute avant Hiroshima,
12:41il n'y a pas Hiroshima.
12:42Donc,
12:43voilà.
12:43Donc,
12:43vous demandez au Premier ministre
12:44de s'engager sur ce Mercosur.
12:46Vous parlez aussi
12:46du libre blanc,
12:52je ne suis pas convaincu
12:53que la stratégie
12:54faire un porte-avions
12:56pour la stratégie française
12:58dans l'Indo-Pacifique,
13:00alors qu'on voit très bien
13:01que c'est les yeux,
13:02c'est l'espace,
13:03c'est les drones...
13:04En tout cas,
13:05il faut la réadapter,
13:06cette défense.
13:07Je pense.
13:08Elle est beaucoup plus agile.
13:09Évidemment,
13:10mais il faut en discuter
13:10avec les militaires.
13:11Parce que c'est eux
13:12qui vont risquer leur peau.
13:13Parce que pour l'instant,
13:14c'est qui qui en discute ?
13:15C'est quoi ?
13:16C'est Bercy ?
13:16La direction des affaires militaires
13:19a un poids certain.
13:20Voilà.
13:21Mais je ne critique pas.
13:22ça a été fait très bien,
13:23ça a été voté très bien.
13:25Maintenant,
13:25est-ce qu'on peut juste,
13:27en voyant ce qui se passe,
13:28se reposer tranquillement
13:29la question ?
13:29Voilà, en tout cas,
13:30les urgences à vos yeux.
13:33Vous avez dit
13:33ce bordel fédéral.
13:35Je m'autorise
13:36à reprendre votre mot
13:37parce que je pense
13:38qu'il parle pas mal
13:39aux Français.
13:40Ce bordel de l'organisation.
13:44Qu'est-ce qu'il faut
13:45immédiatement changer
13:47et avoir le courage
13:48peut-être de supprimer ?
13:49Parce que dire tout ça,
13:49c'est super,
13:50mais est-ce qu'à un moment,
13:51vous allez dire
13:52ça, on supprime,
13:53ça, on supprime.
13:54Et encore une fois,
13:54je le disais,
13:55est-ce qu'il y en a
13:55qui auront le courage
13:56de dire
13:56ça veut dire
13:57un certain nombre
13:59de postes
14:00qui vont sauter,
14:01qui vont devoir être
14:01remplacés,
14:02changés,
14:03concrètement,
14:04Jean-Léberleau ?
14:04Concrètement,
14:06on se met sur un paperboard.
14:08On est 68 millions.
14:10Qu'est-ce que la partie publique,
14:12donc le service aux gens,
14:15c'est quoi nos priorités
14:16et qui doit le faire ?
14:17Il faut partir positivement.
14:19Vous savez,
14:20il vaut mieux mettre
14:21une voiture qui ne va pas bien
14:22sur le marbre
14:23et la revoir complètement
14:27plutôt qu'essayer
14:28à la marge d'ajuster.
14:30Parce que c'est en ce jet
14:32et ça ne marche pas.
14:32Jean-Léberleau,
14:33mais ça veut dire,
14:33aujourd'hui,
14:34on a rajouté des régions,
14:36des super régions,
14:37on n'a pas vraiment
14:37supprimé les autres.
14:38Pas des super régions.
14:39On avait fait ça.
14:41Il y a eu les super régions,
14:42ce que j'appelle
14:42les super régions,
14:43les régions de François Hollande.
14:44Pour autant,
14:45on n'a pas supprimé
14:46les départements,
14:46on n'a pas supprimé
14:47les communes,
14:48on a rajouté
14:49des intercommunalités,
14:51mais les communes
14:51justement existent encore.
14:52On fait quoi ?
14:54On fait quoi ?
14:54On supprime quoi ?
14:55On enlève quoi ?
14:56Quelles lignes
14:57on raye dans le tableau ?
14:59Ce n'est pas
15:00qu'est-ce qu'on supprime,
15:02c'est qu'est-ce qu'on construit.
15:03On construit les provinces
15:05dans les limites historiques,
15:07culturelles,
15:07identitaires de nos provinces.
15:09L'identité,
15:11elle est importante pour vous.
15:11Bien sûr.
15:13Ce n'est pas une découpe administrative.
15:14Non.
15:15L'identité,
15:16dans ce monde
15:16où on circule à toute visite,
15:18tout le monde est un peu paumé,
15:19on revient à des identités.
15:21C'est quoi ?
15:21C'est la Bretagne ?
15:22C'est le Maine ?
15:23C'est la Normandie,
15:24c'est la Savoie,
15:25c'est la Provence,
15:26c'est la Corse,
15:27c'est la Réunion,
15:27c'est la Martinique,
15:29c'est la Guyane,
15:30c'est la Guadeloupe,
15:31enfin, les identités.
15:32Et là, on met des parlements.
15:33Et là, on dit,
15:34ben oui,
15:34vous savez,
15:35le Parlement,
15:35c'est la représentation des peuples.
15:37Bon.
15:38Et ces peuples,
15:38ils vont s'occuper
15:39du logement,
15:41de l'écologie,
15:42ils vont s'occuper
15:43du soutien scolaire,
15:44ils vont faire en sorte
15:45que les gamins
15:46soient immédiatement détectés
15:47dès qu'ils vont mal
15:48ou qu'ils font du mal.
15:50C'est tout ce qui concerne
15:52les gens.
15:53La santé,
15:54l'orientation professionnelle,
15:55l'apprentissage des jeunes.
15:57Enfin, vous voyez,
15:57ça me paraît assez simple.
16:00Ce qui est extraordinaire,
16:01c'est qu'on a l'impression
16:01que c'est une espèce
16:03de gris-gris.
16:05Mais pourquoi personne
16:05le fait ?
16:07Parce que
16:08il est très difficile
16:10de penser autrement
16:11que la façon
16:12dont on pense.
16:12Des gens qui ont été
16:13entre eux,
16:14de Sciences Po-Li
16:15à Sciences Po-Paris,
16:17qui se confortent
16:18dans leur propre réunion
16:19et de bonne foi,
16:21ils peuvent...
16:21Vous savez,
16:21quand Bertrand Piccard
16:22veut faire le tour du monde
16:24en avion sans fossile,
16:25qui demande à des bureaux
16:27d'études
16:27de constructeurs
16:29aéronautiques
16:30de l'aider.
16:31Mais ce n'est pas possible,
16:32Bertrand.
16:32Il l'a fait avec
16:33un chantier naval.
16:34Parce que c'est très difficile
16:37de penser différemment.
16:38Jean-Louis Borloo,
16:39je vous repose quand même
16:40la question.
16:40Vous ne vouliez pas le dire
16:41au début parce que vous aviez
16:42peur de ne pas être entendu
16:42sur le reste.
16:43Maintenant que ça a été le cas,
16:45est-ce que c'est possible
16:46pour vous, à vos yeux,
16:47de suspendre les retraites
16:48si ça peut être
16:48un accord politique ?
16:49Il faut quand même
16:50durer politiquement
16:51pour pouvoir faire des choses.
16:52Madame, je ne vous répondrai pas
16:54parce que ce n'est pas mon boulot.
16:56Moi, je ne suis pas parlementaire.
16:58Moi, j'essaie de faire passer...
16:59Les retraites,
17:00vous vous étiez prononcée
17:01à l'époque.
17:02Vous avez toujours considéré
17:03qu'il fallait à la fois
17:04les réformer,
17:05et tenir compte de la démographie,
17:07mais en même temps,
17:08tenir compte aussi
17:08de ceux qui ont commencé tôt,
17:10qui ont eu des carrières longues,
17:12qui ont eu des carrières pénibles.
17:14Est-ce que ça veut dire
17:15qu'aujourd'hui,
17:15vous estimez que ceux-là
17:16ont le droit
17:17à ce qu'on suspende,
17:18en effet, cette réforme
17:19qui leur apparaît injuste ?
17:21Je veux bien vous parler
17:22des retraites.
17:24Mais je ne veux pas
17:24être dans le petit jeu
17:25à 4 heures d'un vote
17:27où la question posée,
17:29ça ne va pas être
17:30est-ce qu'on va
17:31à une retraite par répartition ?
17:32Est-ce qu'on supprime
17:33la mesure d'âge
17:34pour faire de la mesure
17:35de durée de cotisation ?
17:37Vous comprenez bien
17:37que l'enjeu, là,
17:39ce n'est pas la retraite.
17:41C'est est-ce qu'il y aura
17:42suffisamment d'habileté ou pas
17:44pour qu'on puisse continuer
17:46à tenir jusqu'à
17:48une élection présidentielle
17:49qui a même ne rien réuni.
17:49Et c'est exactement
17:49ce qui vous agace,
17:50et c'est exactement
17:51ce qui vous désespère,
17:52c'est cette habileté,
17:53cette recherche d'habileté.
17:55Oui, mais je pense que
17:57il ne faut plus avoir d'habileté, là.
18:01Vous auriez aimé,
18:02en vrai, être Premier ministre ?
18:04Mais non,
18:04moi, ce que je souhaite,
18:07c'est qu'on prenne
18:08les deux, trois mesures
18:09essentielles pour notre pays.
18:10Vous auriez aimé pouvoir
18:11les prendre, ces deux, trois mesures.
18:12Mais c'est marrant, ça.
18:14Vous vous projetez sur moi,
18:16mais ce n'est pas mon sujet.
18:18Si la question avait été posée,
18:20ça aurait été sous réserve
18:21qu'il y ait un chemin immédiat
18:24qu'on réunisse l'ensemble des Français
18:26dans les trois mois
18:27pour rebâtir la France,
18:29lui redonner confiance,
18:30lui redonner du souffle,
18:32sortir de cette société,
18:33de la suspicion,
18:35de l'agacement,
18:36de la violence,
18:36de l'incompréhension,
18:38les comités de tartemagne,
18:39c'est plus possible.
18:40Oui, alors,
18:41quel que soit le moyen,
18:42comme tiers de confiance,
18:44comme animateur,
18:45comme perturbateur,
18:46comme trouble faite,
18:47peu importe comment,
18:48moi, de toute façon,
18:49je vais y consacrer.
18:51Moi, je suis en pleine forme.
18:53Je ne vais pas ménager mes efforts
18:55pour y arriver.
18:55Et vous l'avez fait ce matin.
18:56Merci Jean-Louis Borloo
18:57d'avoir répondu à mes questions
18:59sur RMC et BFM TV.
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