00:00Les voilà, ces petits commerçants de tout et de rien, agglutinés dans toutes les rues
00:20et carrefours de Dimako dans la région de l'Est, et en direction de qui le gouvernement
00:24multiplie les stratagèmes de toutes sortes en vue d'extraire de leur poche tout ce
00:28qu'il peut en termes de contributions fiscales. L'année 2024 récemment achevée a déjà
00:33fait grésiller dans leurs oreilles le son strident de l'entrée en vigueur de l'impôt
00:37sur le revenu des personnes physiques, au sujet de laquelle nombre de sénateurs et
00:42pas que exprimaient déjà leur indignation quant à la méthode de même qu'au moment
00:46choisi pour faire entrer la dite taxe en vigueur.
00:58Cela n'est pourtant que le début assuré ce
01:28même jour le directeur général des impôts en personne venu expliquer aux membres du
01:32parlement de quoi tiennent les arrangements du système fiscal camerounais.
02:28En clair, à en croire les autorités fiscales camerounaises, un glissement progressif devrait
02:37donc s'opérer entre un taux de pression fiscale de 13,6% du PIB en 2024 à 14% en 2025 pour
02:45atteindre les coûts de 14,5% en 2027. De quoi sérieusement inquiéter tous ceux qui,
03:00comme le président du patronat, s'en indignent, alors que le ministre en charge du secteur pour
03:05sa part n'a pas eu de cesse sur les derniers mois de rappeler que le Camerou n'en fait même pas
03:10assez en termes de collecte. Il reste que, selon les responsables même du ministère des finances,
03:17c'est un peu le saut vers l'inconnu car, avoue-t-il, le taux de pression fiscale ainsi annoncé sera de
03:22toute façon le plus élevé de tout ce que le pays ait pu jamais connaître. Impossible donc
03:27de savoir comment réagiront entreprises et ménages, une fois que leur perception sera
03:32celle d'une pression devenue insoutenable.
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