00:00Une rencontre, donc peut-être bientôt un sommet Trump-Poutine.
00:04On ira dans un instant en Ukraine voir comment on réagit.
00:07Mais Paul Gogo est de retour avec nous sur ce plateau.
00:09Paul, on ne sait pas tout d'abord où cette rencontre pourrait avoir lieu.
00:13Ça va être compliqué, c'est le moins qu'on puisse dire, à organiser.
00:16Oui, ça reste très difficile même à concevoir et imaginer aujourd'hui.
00:21Il y a la question du lieu et la question du moment aussi
00:24parce que Donald Trump, on l'a compris, il l'a même peut-être un petit peu trop dit
00:28d'un point de vue politique, je ne sais pas si c'est malin
00:31parce que lui, il en a fait un enjeu politique de devoir tout régler en quelques heures.
00:35En 24 heures, oui.
00:37Le 21 janvier à son arrivée au pouvoir.
00:39Donc Vladimir Poutine n'est pas stupide.
00:41Évidemment qu'il ne va pas offrir un cadeau politique à Donald Trump
00:43en lui offrant ce genre de rendez-vous, de discussion à ce moment-là.
00:47Et puis parce que de toute façon, un conflit, on sait que ça prend du temps.
00:51On sait que des discussions, ça prend du temps.
00:53On sait que ces discussions existent déjà depuis des mois.
00:55Mais tout de même, c'est assez peu probable que tout soit se règle d'ici le 20 janvier.
00:59Alors de là à parler d'une rencontre entre les deux présidents,
01:02même si tout le monde a l'air plutôt d'accord pour l'organiser,
01:05cette rencontre, il faudra trouver où, dans quel contexte et sur quel point
01:09parce que ça reste quand même quelque chose de très important
01:11dans chaque déclaration de Vladimir Poutine.
01:13C'est oui, moi je suis prêt, vous voulez parler avec moi,
01:15je suis prêt à vous rencontrer, à discuter avec vous.
01:17Mais qu'est-ce que vous avez à me dire ?
01:18Et ça, c'est le plus important pour le moment.
01:20Oui, effectivement, parce qu'on a entendu le Kremlin dire
01:22que Vladimir Poutine était tout à fait ouvert au dialogue.
01:25Mais ce qu'il dit aussi, Vladimir Poutine, à plusieurs reprises,
01:28c'est que ça doit se faire en tenant compte des réalités sur le terrain.
01:31Ça veut dire l'annexion finalement de 20% du territoire ?
01:34Exactement, c'est une autre façon de parler de capitulation finalement.
01:37Et c'est pour ça que les Ukrainiens essayent de se montrer
01:41comme étant le pays qui fait preuve de bonne foi, de bonne volonté, on veut la paix.
01:46Les Russes essayent de freiner, d'en prendre une communication
01:50parce que l'objectif, ce n'est pas de dire on suit ce que les Américains demandent.
01:54L'objectif, c'est l'inverse.
01:56C'est de faire comprendre que nous, on était prêts à continuer la guerre.
01:59C'est d'ailleurs pour ça que les tensions sont très fortes sur le front aujourd'hui.
02:02Mais ce sont les Occidentaux responsables de cette guerre, selon le Kremlin,
02:06qui sont venus vers nous et qui nous demandent un arrêt des combats.
02:09Un arrêt des combats, si c'est vous qui le réclamez,
02:11alors que nous, on était prêts à continuer,
02:13la condition, c'est qu'on parle alors de capitulation.
02:15Et ce qu'on met sur la table, c'est ce que le Kremlin demande depuis le début.
02:18Ce sont ces cinq territoires, Crimée, Ukraine du Sud et Donbass,
02:22qui reviennent à la Russie.
02:23Et ça, pour Vladimir Poutine, pour le moment, ce n'est pas du tout négociable.
Commentaires