00:00En acceptant de céder à la demande express formulée par son secrétaire général de
00:18présidence de procéder à l'attribution d'un lot de récompense symbolique à quelques
00:22dizaines de fonctionnaires engagés dans la gestion des fonds COVID et des Coupes d'Afrique
00:27et des Nations, sans que ne soient au préalable diligentés des enquêtes judiciaires ou parlementaires
00:31formelles portant à laver les dits fonctionnaires de soupçons perséstants de détournement
00:36de fonds publics, il se pourrait bien que Paul Billat, ce soit malgré lui, résolut
00:40à tordre le coup aux propos presque menaçants, une nouvelle fois expurgé de sa propre gorge,
00:45tenu en fin d'année 2022, alors qu'il parlait au Camerounais en son palais d'étudis.
00:50Un président apparemment plus attaché aux éléments de démocratie procédurale plutôt
01:11que substantive. A ses yeux, une place de premier rang accordée à la création et
01:16à la démultiplication d'institutions formelles plutôt qu'au rôle effectif d'amélioration
01:21de la vie collective que celles-ci sont censées jouer. Dans le cas d'espèces, l'on n'aurait
01:26pu imaginer que pour le principe, des structures telles que la CONAC, la Chambre des Comptes
01:31et même le Parlement, qui bénéficient toutes de prérogatives élargies en termes de contrôle
01:36et donc de mise en procès dans l'usage des deniers publics, soient mobilisées dans le
01:40cadre de la recherche des clarifications attendues par le grand public, empêchant de ce fait
01:44le secrétaire général de la Présidence de se faire si triomphaliste sur sa gestion
01:48de ces deux événements.
01:49C'est à force, ainsi qu'on les a appelés, qu'ils rassemblaient des membres de différentes
01:57administrations, travaillant avec célérité, de manière collégiale et transparente, ont
02:09sous la très haute autorité du chef de l'État, avec le succès que l'on connaît.
02:16Devant de telles bravades donc, de simples déclarations empoulées au cours de visites
02:20routinières, déployées par des personnes qui ont, au demeurant, parfaite conscience
02:25de ne servir à rien.
02:26En tant que Chambre des Comptes, je vous dirais de manière triviale que Nul n'a envie d'être
02:34contrôlé, surtout lorsqu'il est dépositaire des fonds publics.
03:05C'est donc dans ces entrebaillements qu'il faut comprendre l'attitude si péremptoire
03:09du secrétaire général de la Présidence qui sait, mieux que quiconque, qu'il ne craint
03:13rien, ni aujourd'hui, ni selon toute vraisemblance, pour demain.
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