- il y a 9 heures
Le 4 juin, la commission d’enquête sénatoriale sur la transparence du financement des politiques publiques auditionnait Pierre-Edouard Stérin, président du Fonds du Bien commun. C’est la première fois que le milliardaire se présentait devant une commission d’enquête parlementaire. En 2025, il avait refusé, à deux reprises, de comparaître devant la commission qu’enquête de l’Assemblée nationale sur “l’organisation des élections en France”. Une enquête avait alors été ouverte par le Parquet de Paris. Pour n’avoir pas honoré ces convocations, il encourt deux ans d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende. Devant les sénateurs, il a défendu le projet derrière ses structures, le projet Périclès et le Fonds du Bien commun. Il a assumé sa volonté de diffuser dans le débat public des idées de “droite libérale et conservatrice”, pour que les personnes qui s’y retrouvent puissent le traduire dans leurs votes. Revivez ces échanges. Année de Production : 2025
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00:00:10Bonjour à tous, bienvenue dans cette nouvelle édition 100% Sénat pour suivre aujourd'hui l'audition de Pierre-Edouard
00:00:16Sterrin,
00:00:17le milliardaire ultra conservateur qui était reçu par la commission d'enquête sénatoriale sur le financement privé des politiques publiques.
00:00:24Il a notamment été interrogé sur son projet Périclès visant à favoriser une victoire de l'union des droites lors
00:00:31des prochaines échéances électorales.
00:00:32Voyez cette audition.
00:00:34Ce type de formation en commission d'enquête entraîne un certain formalisme juridique.
00:00:38Donc avant de vous donner la parole, je dois vous rappeler qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête
00:00:44est passible des peines prévues aux articles 434-13, 434-14 et 434-15 du Code pénal.
00:00:51Je vous invite donc à prêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main
00:00:56droite et en disant « je le jure ».
00:00:57Et je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt.
00:01:02Donc, M. Pierre-Edouard Sterrin.
00:01:05Je le jure et je n'ai pas de lien d'intérêt.
00:01:09Je vous remercie.
00:01:10Donc, votre audition doit nous permettre d'aborder des questions sensibles comme celles relatives à la frontière entre le mécénat
00:01:17d'intérêt général et le droit à l'engagement politique privée et la préservation du caractère démocratique du débat.
00:01:25Mais aussi sur la manière de garantir la transparence des financements privés sans décourager les formes de mécénat qui contribuent
00:01:33au pluralisme, à la vie associative et au débat public.
00:01:36Et c'est donc là tout l'enjeu de cette commission d'enquête.
00:01:41Il s'agit pour nous de comprendre l'ampleur des évolutions et des mutations en cours, les stratégies déployées et
00:01:47d'imaginer des moyens de protection,
00:01:49si cela s'avère nécessaire, sans pour autant – et c'est très important, vous l'avez compris – bloquer
00:01:54le système, le mettre au mot de nos travaux.
00:01:57Et vous l'avez compris, la transparence.
00:01:58Monsieur, nous allons vous donner la parole pour une courte introduction.
00:02:02Et je vous demande de ne pas dépasser 10 minutes avant que la rapporteure et les membres de la commission
00:02:07d'enquête vous posent des questions.
00:02:09Avant cela, je laisse donc la parole à notre collègue rapporteur Colombe-Brossel pour qu'elle vous présente les axes
00:02:14de travail de notre commission d'enquête.
00:02:16Merci beaucoup, Madame la Présidente, mes chers collègues.
00:02:20Merci, Monsieur, de votre présence en distanciel, mais parmi nous.
00:02:27Vous êtes un acteur économique depuis de nombreuses années, mais – et c'est la raison pour laquelle nous souhaitions
00:02:35pouvoir échanger avec vous aujourd'hui –,
00:02:37vous êtes un acteur plus nouveau dans le secteur de la philanthropie avec la construction, enfin, oui, le montage, la
00:02:45construction d'un certain nombre d'objets,
00:02:48avec des formes administratives diverses, mais d'objets de philanthropie.
00:02:52Et comme vous l'aurez compris, depuis le début de nos travaux, nous essayons de tirer le fil rouge de
00:02:57la transparence des financements dans le financement des politiques publiques.
00:03:03Et ce qui nous intéresse aujourd'hui, c'est de pouvoir comprendre, en effet, comment la frontière se construit, est
00:03:15appréhendée, et parfois peut-être mobile et mouvante,
00:03:20entre des activités de philanthropie au nom de l'intérêt général et d'éventuelles stratégies d'influence.
00:03:27C'est en tout cas le sujet de nos travaux depuis plusieurs mois.
00:03:31Donc, merci à vous de nouveau pour votre présence quasiment à nos côtés.
00:03:37Vous vous êtes en face de nous, mais c'est comme si vous étiez dans la salle.
00:03:41Donc, vous avez la parole.
00:03:44Parfait. Merci, Madame la Présidente. Merci, Madame la rapporteure.
00:03:48Merci, Messieurs et Mesdames les sénateurs et sénatrices, de me recevoir aujourd'hui, de me donner l'opportunité de m
00:03:54'exprimer.
00:03:54Je vais donc me présenter en quelques minutes. Je suis Pierre-Edouard Sterrain, j'ai 52 ans, je suis marié,
00:04:01j'ai cinq enfants.
00:04:02Je suis normand, mon épouse est paloise. On habite en Belgique depuis 2012.
00:04:08La génération François Hollande. François Hollande n'aime pas les riches et moi, je n'aime pas les sociocommunistes.
00:04:14C'est ce qui m'a donné l'opportunité et l'occasion de déménager et je suis ce qu'on
00:04:20appelle encore aujourd'hui un exilé fiscal.
00:04:22Sur ce sujet-là, peut-être juste en quelques mots, depuis 15 ans, depuis bientôt 15 ans, j'économise entre
00:04:27100 000 et 200 000 euros par an d'impôts en vivant en Belgique plutôt qu'en vivant en France.
00:04:33J'ai économisé de 3 millions d'euros depuis que je suis parti en Belgique, en sachant que j'ai
00:04:39redistribué, ça a été évoqué par mes associés il y a de cela quelques jours, 150 millions d'euros en
00:04:45France à des projets d'intérêt général ou à des projets métapolitiques.
00:04:52Je suis issu d'une famille qui vient de la classe moyenne, mon papa était comptable et puis il est
00:04:59devenu expert comptable et puis il a racheté le cabinet dans lequel il a travaillé, il l'a développé, il
00:05:03l'a vendu.
00:05:04Ensuite, il a racheté une petite usine qui faisait quelques petits millions d'euros de chiffre d'affaires en Normandie
00:05:09avant de la vendre à un âge avancé et ma maman a passé quasiment 40 ans de sa vie au
00:05:14crédit agricole comme chargée de clientèle.
00:05:16J'ai eu un parcours scolaire très compliqué, pourtant je travaillais beaucoup, mais j'ai toujours eu beaucoup, beaucoup de
00:05:23mal pendant mes études, à la fois au collège et au lycée.
00:05:26J'ai passé 5 ans au lycée, j'ai commencé par redoubler ma seconde, j'ai ensuite redoublé ma première,
00:05:30j'ai fini par avoir mon bac.
00:05:33Ensuite, j'ai fait 5 ans d'études supérieures, notamment à Paris 1, Panthéon-Sorbonne en sciences économiques et puis
00:05:38ensuite dans une école de commerce à Lyon qui s'appelle l'EM Lyon.
00:05:42Voilà, j'ai commencé à travailler très tôt, à partir de 12-13 ans, j'étais un passionné de jeux
00:05:48vidéo notamment et j'avais besoin, je souhaitais pouvoir m'acheter des jeux et autres.
00:05:54Et donc, j'ai commencé à travailler très tôt en faisant au départ de la distribution de journaux gratuits dans
00:05:58les boîtes aux lettres et puis en faisant les marchés de temps en temps pour vendre les confitures de ma
00:06:03grand-mère ou les noisettes du jardin afin d'économiser un petit peu d'argent.
00:06:06Et puis très vite, également, je me suis lancé dans le trafic, le trafic de, entre guillemets, de jeux vidéo
00:06:12en important depuis l'Angleterre et puis depuis Hong Kong, du matériel informatique qui était là-bas beaucoup moins cher
00:06:17et que je revendais en France au collège et puis ensuite au lycée.
00:06:20Donc, j'ai très tôt eu le goût, entre guillemets, des affaires.
00:06:25Après mes études, j'ai travaillé dans deux grandes banques françaises, la BNP et la Société Générale, mais pendant un
00:06:31peu moins de deux ans.
00:06:31J'ai ensuite démissionné pour créer une entreprise parce que mon rêve, notamment suite à mes années très compliquées de
00:06:38scolarité, était de devenir milliardaire.
00:06:41Pourquoi ? Parce qu'étant nul à l'école, j'étais nul également en sport, en gros, j'étais nul
00:06:45en tout et donc j'avais besoin de me construire un monde meilleur.
00:06:50Et au-delà de m'échapper dans les jeux vidéo, je m'échappais dans mes rêves, j'en avais deux.
00:06:54Le premier qui était de devenir champion du monde de tennis, voilà ce que je ne suis pas encore devenu,
00:06:58et le deuxième qui était de devenir milliardaire.
00:07:00Et donc, j'ai construit ma vie scolaire et ensuite ma vie professionnelle pour essayer d'atteindre cet objectif.
00:07:05C'est dans ce cadre-là que j'ai monté une première entreprise en 1999, dans un domaine que je
00:07:10connaissais bien,
00:07:11puisque c'était une entreprise de vente de jeux vidéo sur Internet.
00:07:15Je l'ai créée avec deux amis associés.
00:07:18Ça a très bien fonctionné, très rapidement, puisqu'on a fait 3 millions d'euros de chiffre d'affaires, 20
00:07:22millions de francs à l'époque.
00:07:24Dès notre première année, on a été approché moins d'un an après notre création par un fonds d'investissement
00:07:29anglais
00:07:30qui a voulu nous racheter pour 40 millions de francs.
00:07:32On était trois associés, on aurait donc pu encaisser 13 millions de francs chacun.
00:07:36On a refusé cette offre parce qu'on avait un niveau de confiance en nous très élevé.
00:07:40On pensait qu'on allait devenir des champions au niveau mondial de la vente de jeux vidéo.
00:07:44Et donc, on a refusé cette offre.
00:07:46Et c'était une décision malheureuse, puisque quelques mois après,
00:07:48nous avons revendu cette entreprise pour quelques milliers d'euros.
00:07:52S'en sont suivis deux années très compliquées de traversée du désert,
00:07:55puisque j'ai voulu recréer d'autres entreprises, mais j'ai échoué.
00:07:59J'ai échoué plus d'une vingtaine de fois sur tout un tas de projets dans des univers extrêmement variés.
00:08:06À un moment donné, je ne pouvais plus payer mon studio à Paris.
00:08:08Je suis donc retourné dans ma chambre d'adolescent de 15 mètres carrés en Normandie
00:08:12avec les posters de Stéphane Edberg, notamment accroché au mur, joueur de tennis des années 80.
00:08:17Et donc, j'ai travaillé sur énormément de projets qui ont tous planté les uns après les autres.
00:08:22Et après cette succession d'échecs, et à force de travail et de ténacité,
00:08:27j'ai fini par identifier, via mes contacts, un concept belge de coffret cadeau
00:08:32qui fonctionnait très bien, qui venait de démarrer.
00:08:34Je suis allé voir ces personnes pour prendre la franchise et monter la même chose en France.
00:08:38Et donc, je créais en avril 2003 Smartbox, qui ne s'appelait pas Smartbox à l'époque,
00:08:44avec 5 000 euros qui m'avaient prêté mes parents.
00:08:46Et une sorte de soif de revanche sur la vie, entre guillemets, très importante,
00:08:50après ces très, très nombreux échecs, tant scolaires que professionnels.
00:08:56En 10 ans, j'ai fait passer Smartbox avec ces 5 000 euros uniquement,
00:09:01de 0 à 500 millions d'euros de chiffre d'affaires,
00:09:04de 0 à 50 millions de résultats par an,
00:09:07de 0 à plus de 1 000 collaborateurs sur une dizaine de pays en Europe.
00:09:12Arrivé en 2013, avec évidemment une succession de hauts et de bas pendant ces 10 ans d'entrepreneuriat.
00:09:17Arrivé en 2013, je me rends compte que j'ai atteint ce qu'on appelle son seuil limite de compétences,
00:09:24qu'on appelle aussi le principe de Peter.
00:09:26Donc, en gros, on a tous un seul limite de compétences.
00:09:28Le mien est arrivé relativement vite.
00:09:30Et donc, j'ai décidé de démissionner de mon poste de directeur général de Smartbox,
00:09:35parce que je n'avais plus de niveau, plus les compétences pour diriger cette entreprise.
00:09:38Et depuis 2013, ça fait donc 13 ans, qu'est-ce que je fais ?
00:09:41Je fais essentiellement deux choses.
00:09:43La première, c'est que je continue régulièrement à créer des entreprises.
00:09:48Je lance chaque année plus d'une dizaine de projets,
00:09:50avec toujours un taux d'échec relativement élevé,
00:09:53mais heureusement quelques très beaux succès.
00:09:56Et en parallèle, j'investis les dividendes que me verse Smartbox,
00:10:00et depuis toutes les entreprises que j'ai pu contribuer à développer.
00:10:04Et donc, j'utilise ces dividendes pour investir dans des entreprises,
00:10:06essentiellement en France, mais également aux États-Unis,
00:10:08dans différents secteurs.
00:10:11Tout ça a plutôt très bien fonctionné,
00:10:13puisque les 5 000 euros que m'avaient prêté mes parents en 2003
00:10:16étaient devenus, en ce début d'année 2026,
00:10:20un petit peu plus d'1,4 milliard d'euros.
00:10:23Voilà, donc je ne suis pas né milliardaire,
00:10:25je le suis devenu juste grâce à cette ambition,
00:10:31cette volonté, cette capacité de travail très importante.
00:10:35J'ai donc atteint mon rêve d'enfant, qui était de devenir milliardaire.
00:10:38Et là, c'est poser la question de tout ça, pourquoi ?
00:10:40Parce qu'en fait, j'ai une vie tout à fait classique,
00:10:43de cadre supérieur, on doit dépenser avec mon épouse et mes 5 enfants
00:10:47entre 150 000 et 200 000 euros par an, ce qui est beaucoup d'argent,
00:10:51mais ce qui est très loin également, pardon,
00:10:53de ce que pourrait me permettre de faire le patrimoine que j'ai accumulé.
00:10:56Et donc, je me suis posé la question de tout ça, pourquoi ?
00:10:59Et c'est là que la lumière est apparue.
00:11:00Et donc, j'ai décidé de donner un sens différent à ma vie,
00:11:04tout en continuant à utiliser mon principal talent,
00:11:06qui est de faire de l'argent.
00:11:07Et donc, plutôt que de continuer à faire de l'argent pour faire de l'argent
00:11:10et d'accumuler, entre guillemets, les richesses ou les biens matériels,
00:11:13qui est quelque chose qui ne m'intéresse pas ou peu,
00:11:15j'ai décidé de continuer à faire de l'argent pour essayer de faire le bien.
00:11:19Et donc, pour le moment, j'ai contribué à créer deux entités.
00:11:23La première, qui est le Fonds du bien commun, il y a 4-5 ans,
00:11:26qui soutient des projets d'intérêt général.
00:11:30Et le deuxième projet que j'ai créé de façon plus récente,
00:11:32c'est Périclès.
00:11:34C'est un projet métapolitique qui vise à diffuser en France
00:11:38des idées libérales conservatrices.
00:11:41Je suis souvent caricaturé par une certaine presse,
00:11:45mais s'il fallait me définir politiquement,
00:11:47je me définirais comme étant au centre de la droite.
00:11:51J'ai été militant RPR dans les années 80,
00:11:56bien que j'ai été très jeune à l'époque.
00:11:58Et donc, je suis au centre de la droite.
00:12:00Et donc, j'ai essayé de contribuer à travers Périclès
00:12:03à la diffusion de ces idées,
00:12:05qui me semblent être utiles et importantes pour la France.
00:12:09Je vais terminer en remerciant toutes mes équipes,
00:12:13et notamment mes associés,
00:12:15qui me font confiance depuis de longues années,
00:12:18tant dans mes projets professionnels
00:12:19que dans mes projets depuis quelques années seulement,
00:12:23donc philanthropiques et métapolitiques.
00:12:24Ce sont des gens, notamment sur ces deux structures,
00:12:27le Fonds du bien commun et Périclès,
00:12:28qui ont souvent décidé d'abandonner des carrières professionnelles
00:12:34très intéressantes pour s'engager au service de la France
00:12:37à travers des projets d'intérêt généraux
00:12:39pour le Fonds du bien commun
00:12:40et des projets métapolitiques pour Périclès.
00:12:43Donc, merci à eux, merci à leurs équipes,
00:12:45merci également à tous les projets que nous soutenons
00:12:47à travers les centaines de milliers, millions,
00:12:49ou dizaines de millions que nous leur distribuons
00:12:51depuis quelques années.
00:12:52Moi, je reste très concentré sur le business,
00:12:54c'est la chose qui m'intéresse le plus,
00:12:56qui m'anime le plus.
00:12:57Plus de 90 % de mon temps est consacré aujourd'hui
00:12:59à la création d'entreprises.
00:13:01Je vous le disais tout à l'heure,
00:13:02j'en crée plus d'une dizaine chaque année,
00:13:04à l'accompagnement des entrepreneurs
00:13:06avec qui nous nous associons.
00:13:08Périclès, c'est le Fonds du bien commun,
00:13:09je le fais parce que ça me semble être utile,
00:13:12mais je ne le fais pas par intérêt.
00:13:17Disons que je préfère de loin la vie des affaires
00:13:20aux histoires métapolitiques
00:13:21et aux histoires philanthropiques.
00:13:23Donc, aujourd'hui, c'est moins de 10 % de mon temps,
00:13:25je travaille beaucoup,
00:13:25mais je ne passe que quelques heures par mois
00:13:27sur ces deux sujets-là.
00:13:31Voilà, écoutez en 9 minutes et 48 secondes
00:13:33ce que je voulais vous dire.
00:13:35Très bien, j'avais de mon côté vérifié,
00:13:37j'avais l'œil sur le...
00:13:39Donc, je vous remercie.
00:13:40S'il n'y a pas de souci,
00:13:42ne vous inquiétez pas, je veille.
00:13:44Et donc, je vais repasser la parole
00:13:46à la rapporteure
00:13:46pour une première série de questions.
00:13:49Merci beaucoup, monsieur,
00:13:51pour ce propos introductif.
00:13:53Ça permet de mieux se connaître.
00:13:55On va prendre le temps maintenant
00:13:57d'avancer sur les sujets
00:13:59qui sont en lien avec les travaux
00:14:01de notre commission d'enquête
00:14:02et donc notamment sur la partie
00:14:05de vos activités philanthropiques
00:14:08puisque c'est vraiment le cœur
00:14:10des travaux de notre commission.
00:14:16Vous l'avez d'ailleurs redit
00:14:19dans votre propos introductif,
00:14:21vous l'avez dit
00:14:23dans un certain nombre d'interviews.
00:14:28Je vais vous lire
00:14:32dans le point en 2024.
00:14:3680 % de mon temps est consacré au business.
00:14:38Les 20 % restants,
00:14:39je les consacre à faire le bien,
00:14:41notamment avec le fonds du bien commun.
00:14:44Cette année 2024, par exemple,
00:14:46j'ai reversé 60 millions d'euros
00:14:48au fonds du bien commun, etc.
00:14:51Dans d'autres types d'interviews,
00:14:54vous êtes prolixe en podcast,
00:14:56vous décriviez quelques années avant
00:14:59ce processus.
00:15:01Cette structure va reverser chaque année
00:15:03à son actionnaire le fonds de dotation
00:15:05qui n'est pas Pierre-Edouard Stern,
00:15:08mais le fonds de dotation,
00:15:09le fonds du bien commun,
00:15:0980 millions d'euros.
00:15:12On a eu l'occasion d'échanger
00:15:14avec M. Wallet il y a quelques jours
00:15:19et on a un peu du mal à comprendre,
00:15:24y compris après avoir échangé
00:15:26avec M. Wallet.
00:15:28On a du mal à comprendre,
00:15:30et c'est le cœur de notre sujet,
00:15:31les circuits de financement
00:15:33qui permettent d'abonder le fonds de dotation
00:15:36qui n'est pas n'importe quel objet.
00:15:39Et donc, par le biais du fonds de dotation,
00:15:42un certain nombre de projets,
00:15:44notamment de nature associative.
00:15:49J'ai eu l'occasion de le dire
00:15:52lorsque nous avons auditionné M. Wallet.
00:15:55À partir de 2023,
00:15:58il est écrit dans les rapports d'activité
00:16:02du fonds du bien commun.
00:16:05Je ne vous le lis qu'une fois,
00:16:06parce que ça revient après.
00:16:08Cet exercice a été marqué
00:16:09par les difficultés d'ordre technique
00:16:11rencontrées dans la mise en œuvre
00:16:12du soutien financier du fondateur.
00:16:14Pour y pallier,
00:16:15sa société Holding a accepté
00:16:16de consentir des aides significatives
00:16:18sous forme d'avances remboursables.
00:16:20Ces avances pourront être remboursées à terme
00:16:22au moyen de libéralités
00:16:24qui pourront lui être consenties
00:16:26par son fondateur,
00:16:27en l'espèce, vous, M. Sterrin.
00:16:30Du coup, j'avoue que nous n'arrivons pas
00:16:34totalement à comprendre
00:16:35ces 80 ou 60,
00:16:38selon les années,
00:16:39ou les interviews,
00:16:41ces 80 ou 60 millions d'euros
00:16:43que vous reversez chaque année
00:16:45à ce fonds de dotation,
00:16:48le fonds du bien commun,
00:16:49on n'arrive pas à les retrouver
00:16:50dans les comptes.
00:16:51Et du coup,
00:16:52on a peiné à avoir
00:16:54des explications
00:16:56de la part de M. Wallet
00:16:57qui convient que ce modèle
00:17:00de fonctionnement
00:17:01pour un fonds de dotation
00:17:02est, je le cite, atypique.
00:17:04C'est manifestement
00:17:06la réaction,
00:17:08notamment du côté
00:17:09de l'inspection générale
00:17:10de l'administration
00:17:12qu'on avait interrogée
00:17:13sur le sujet,
00:17:14n'a pas connaissance
00:17:16des modalités
00:17:17de remboursement
00:17:18de ce prêt,
00:17:20ce qui est ennuyeux
00:17:21pour un directeur général.
00:17:22Et donc, du coup,
00:17:23j'avais envie de vous demander
00:17:25cet argent,
00:17:26il est où ?
00:17:28Il va où ?
00:17:29Il sert à quoi ?
00:17:33Merci de votre question,
00:17:34Mme la rapporteure,
00:17:35qui me semble être
00:17:35parfaitement légitime.
00:17:38Pour vous répondre peut-être
00:17:39en deux points,
00:17:40le premier point,
00:17:40de façon macro
00:17:41et un peu simplifié,
00:17:43j'ai aujourd'hui
00:17:44une structure de tête.
00:17:46Donc, moi,
00:17:47personne physique,
00:17:48je suis propriétaire
00:17:49d'une société en Belgique
00:17:51qui chapote
00:17:52la totalité
00:17:53de mes activités,
00:17:54qu'elles soient professionnelles
00:17:55ou philanthropiques.
00:17:56Cette structure de tête
00:17:58a différentes filiales,
00:18:01notamment une filiale
00:18:02qui se consacre
00:18:03à tous mes projets
00:18:03d'investissement,
00:18:04où je passe
00:18:04la quasi-totalité
00:18:05de mon temps
00:18:06et mes projets
00:18:07de création d'entreprise.
00:18:09Cette filiale
00:18:10gagne de l'argent
00:18:11régulièrement
00:18:12et en remonte
00:18:13une partie chaque année
00:18:14dans ma société
00:18:16de tête belge.
00:18:18Une fois arrivé là-haut,
00:18:20j'utilise
00:18:20une petite partie
00:18:21de cet argent
00:18:22pour pouvoir
00:18:22me rémunérer.
00:18:24La somme,
00:18:24j'évoquais la somme
00:18:25tout à l'heure.
00:18:26Et une autre partie
00:18:28de cet argent,
00:18:29une partie bien plus importante,
00:18:30est utilisée aujourd'hui
00:18:31pour financer les deux structures,
00:18:34les deux principales
00:18:35structures philanthropiques,
00:18:36que sont le fonds du bien commun
00:18:38et Périclès.
00:18:41Donc,
00:18:41voilà le circuit.
00:18:42J'ai une structure
00:18:43qui est la structure
00:18:43d'investissement
00:18:44qui gagne de l'argent
00:18:45chaque année,
00:18:45qui remonte cet argent
00:18:46à ma holding belge
00:18:48et ensuite,
00:18:48cette holding belge
00:18:50redistribue
00:18:51de façon régulière
00:18:52cet argent
00:18:52à ces deux structures
00:18:53philanthropiques.
00:18:54Ensuite,
00:18:55deuxième partie
00:18:55de ma réponse,
00:18:56sur les raisons techniques
00:18:58qui font que les choses
00:19:00ont été faites
00:19:01de cette façon-là.
00:19:03En fait,
00:19:05j'invite,
00:19:05vous les avez déjà invités
00:19:07mes associés
00:19:08à vous répondre
00:19:08de façon précise.
00:19:10Je n'ai pas la réponse
00:19:11technique à cette question
00:19:12qui, à nouveau,
00:19:13me semble être légitime.
00:19:14Et je me ferai fort
00:19:16dans les heures
00:19:17ou les jours qui viennent
00:19:18que vous ayez
00:19:18tous les éléments
00:19:19à votre disposition
00:19:20pour comprendre
00:19:20la raison pour laquelle
00:19:21ce mécanisme
00:19:23a été mis en place
00:19:24par mes équipes
00:19:26et leurs conseils.
00:19:27Je vous en remercie vivement.
00:19:28parce que nous y avons passé
00:19:30beaucoup de temps
00:19:30avec vos associés
00:19:32et l'un n'avait pas connaissance
00:19:34et l'autre ne savait pas.
00:19:36Et donc,
00:19:37comme nous-mêmes,
00:19:38nous travaillons
00:19:38sur la transparence
00:19:39des financements,
00:19:40nous sommes évidemment
00:19:41extrêmement intéressés.
00:19:42Si quelqu'un,
00:19:43quelque part,
00:19:44peut avoir la réponse
00:19:45à ce modèle
00:19:45de financement
00:19:46de fonds de dotation
00:19:48dont je redis
00:19:48qu'il a été qualifié
00:19:49d'atypique,
00:19:50en tout cas,
00:19:51ne correspondant pas
00:19:54à la loi,
00:19:55à l'esprit de la loi,
00:19:56nous serons évidemment
00:19:57extrêmement preneuse
00:20:00et avec plaisir.
00:20:05Je vous entendais...
00:20:09J'ai bien compris
00:20:10que le mot métapolitique
00:20:11était un peu
00:20:12l'élément de langage.
00:20:13Il a été largement employé
00:20:15par M. Rérol,
00:20:16M. Wallet,
00:20:17pour éviter de dire politique.
00:20:19Mais les activités
00:20:21philanthropiques
00:20:23que vous menez
00:20:24sont ce qu'elles sont,
00:20:27encadrées par la loi
00:20:28modulo,
00:20:29ce qu'on vient de se dire,
00:20:31sur ce modèle
00:20:32de financement atypique.
00:20:35Évidemment,
00:20:37vous avez percé
00:20:39le plafond de verre
00:20:40médiatique en France,
00:20:42notamment à l'occasion
00:20:43de la révélation
00:20:46par le journal
00:20:47de l'humanité à l'époque.
00:20:48Vous en aviez sorti
00:20:51le meilleur
00:20:52quelques jours auparavant
00:20:54dans d'autres journaux
00:20:55sur le projet
00:20:56Périclès,
00:20:57patriote,
00:20:58enraciné,
00:20:59résistant,
00:21:00identitaire,
00:21:01chrétien,
00:21:01libéraux,
00:21:02européen,
00:21:02souverainiste,
00:21:03qui est donc un projet,
00:21:04je ne sais pas
00:21:05s'il est métapolitique
00:21:06ou politique,
00:21:06mais en tout cas,
00:21:07qui est un projet
00:21:08qui, évidemment,
00:21:09interroge
00:21:10sur le lien
00:21:11avec la philanthropie.
00:21:13Moi,
00:21:13je voudrais
00:21:14revenir là-dessus
00:21:16parce que
00:21:17dans les documents
00:21:19qui ont donc
00:21:20été versés
00:21:21à la connaissance
00:21:22du grand public
00:21:23par le journal
00:21:25l'humanité,
00:21:26il y avait,
00:21:27et M. Rérol
00:21:28manifestement
00:21:29ne conteste pas
00:21:30le caractère
00:21:31véridique
00:21:32des documents
00:21:33qui ont été
00:21:34mis en ligne
00:21:35par la presse,
00:21:37il y avait,
00:21:38je prends
00:21:39une des slides,
00:21:41page 6,
00:21:43si ma vision
00:21:44est bonne,
00:21:45rappel des trois
00:21:46objectifs
00:21:47pour servir
00:21:47et sauver
00:21:48la France,
00:21:49une victoire idéologique,
00:21:50une victoire électorale
00:21:51et une victoire politique.
00:21:52J'ai déjà eu l'occasion
00:21:54de m'étendre
00:21:55sur ce sujet
00:21:57dans d'autres auditions.
00:21:59Est-ce que ce sont
00:22:00toujours les objectifs
00:22:01que vous portez ?
00:22:03Une victoire idéologique,
00:22:04une victoire électorale
00:22:05et une victoire politique ?
00:22:09Merci.
00:22:10Votre question,
00:22:11Madame la rapporteure.
00:22:12Les objectifs
00:22:13que nous portons
00:22:14sont de diffuser
00:22:15auprès du plus grand nombre
00:22:16les idées libérales
00:22:18conservatrices
00:22:19afin de permettre
00:22:21aux personnes
00:22:23convaincues
00:22:23de l'intérêt
00:22:24de ces idées
00:22:25de pouvoir ensuite
00:22:26voter
00:22:27en cohérence
00:22:29avec ces idées
00:22:31auxquelles
00:22:31ils adhèreraient.
00:22:33Ce qui,
00:22:33nous l'espérons,
00:22:34nous amènera
00:22:35dans les prochains mois,
00:22:36prochaines années,
00:22:36à avoir en France
00:22:38une politique
00:22:38de droite libérale
00:22:39conservatrice.
00:22:43D'accord.
00:22:44Donc,
00:22:45on est bien d'accord.
00:22:46Je vous remercie
00:22:47parce que vous le dites,
00:22:48si je peux me permettre
00:22:49de donner mon sentiment,
00:22:50beaucoup plus franchement
00:22:51que vos associés
00:22:53et collaborateurs.
00:22:54Il y a donc bien
00:22:55un projet
00:22:56avec une dimension
00:22:58de victoire politique
00:23:00correspondant
00:23:01à un certain nombre
00:23:02d'idées.
00:23:03Et c'est là où,
00:23:04bien entendu,
00:23:05notre attention
00:23:06est attirée
00:23:07parce que,
00:23:09je reprends le terme
00:23:10qui a été employé
00:23:11par M. Rérol,
00:23:12l'incubation
00:23:14au travers
00:23:15d'un fonds de dotation
00:23:16qui est un objet
00:23:16de philanthropie,
00:23:18l'incubation
00:23:18d'un projet
00:23:19de nature politique
00:23:21est évidemment
00:23:22un sujet
00:23:23qui questionne
00:23:24sur le montage
00:23:26et l'utilisation
00:23:27d'un objet
00:23:28dédié
00:23:28à la philanthropie.
00:23:32Est-ce la raison
00:23:33pour laquelle
00:23:34vous avez estimé,
00:23:35c'était là aussi
00:23:36marqué dans le document,
00:23:38qu'il pouvait y avoir
00:23:39un risque légal
00:23:41et qu'il était nécessaire
00:23:42de monter
00:23:43une structure...
00:23:44Il y en a eu
00:23:45plusieurs de structures.
00:23:46On a essayé de suivre.
00:23:47Ce n'est pas simple,
00:23:47vos affaires.
00:23:48Mais de monter
00:23:49une structure indépendante
00:23:50qu'on va appeler
00:23:52Périclès
00:23:52même si les entités
00:23:54n'ont jamais
00:23:54le nom de la marque.
00:23:56Et du coup,
00:23:57quelle était
00:23:57la nature
00:23:58du risque légal
00:23:59puisque là non plus
00:24:00nous ne sommes pas
00:24:01arrivés à avoir
00:24:01de réponse ?
00:24:03Merci de votre question
00:24:04Madame la rapporteure.
00:24:06Plusieurs éléments.
00:24:07Le premier élément
00:24:07c'est que
00:24:09dans cet écosystème
00:24:11je rappelle
00:24:12et j'insiste
00:24:12sur le fait
00:24:13que toutes ces structures
00:24:14sont complètement
00:24:16indépendantes
00:24:17les unes des autres.
00:24:18Le seul point commun
00:24:19entre ces structures
00:24:20c'est le fait
00:24:21que j'y sois impliqué.
00:24:22Mais le fond du bien commun
00:24:23et Périclès
00:24:24n'ont rien à voir
00:24:25dans leur mission,
00:24:27dans leur objet,
00:24:27dans leurs équipes
00:24:29et autres.
00:24:30Premier point.
00:24:31Deuxième point,
00:24:32Périclès
00:24:33ce n'est pas un projet
00:24:33politique,
00:24:34je le rappelle,
00:24:35c'est un projet
00:24:35métapolitique
00:24:36qui vise à diffuser
00:24:36des idées
00:24:38avec l'espoir derrière
00:24:39qu'un maximum
00:24:39de Français
00:24:40adhère à ces idées
00:24:41et on fait
00:24:42ce que font
00:24:43par exemple
00:24:43tout un tas
00:24:44d'autres think tanks
00:24:45comme le think tank
00:24:46Jean Jaurès
00:24:47qui est pour nous
00:24:48une source d'inspiration
00:24:49dans le camp d'en face.
00:24:51On fait ce que fait
00:24:52Georges Soros
00:24:53à une échelle
00:24:54évidemment beaucoup
00:24:54plus petite
00:24:56avec l'open society
00:24:58qui lui finance
00:24:59des projets
00:24:59à la fois philanthropiques
00:25:00et métapolitiques.
00:25:02Donc non,
00:25:03Périclès
00:25:03ce n'est pas un projet
00:25:04politique,
00:25:05c'est un projet
00:25:06métapolitique.
00:25:09Quels étaient du coup
00:25:11les risques légaux
00:25:12que vous aviez identifiés ?
00:25:15Oui, pardon.
00:25:15Sur ce point-là,
00:25:16en fait,
00:25:17comment les choses
00:25:18se sont passées ?
00:25:19Donc le Fonds du Bien commun
00:25:20a été créé
00:25:21il y a environ 4-5 ans.
00:25:23On a développé
00:25:24tout un tas de projets
00:25:24et puis à un moment donné,
00:25:26certaines personnes
00:25:27ont émis l'idée
00:25:29de s'intéresser
00:25:30au sujet métapolitique.
00:25:32Sauf qu'on ne souhaitait pas
00:25:33tout mélanger
00:25:34au sein d'une seule
00:25:35et même structure
00:25:36compte tenu du fait
00:25:37notamment que ce n'était pas
00:25:38dans l'objet
00:25:39du Fonds du Bien commun
00:25:40de s'intéresser
00:25:41à des sujets métapolitiques
00:25:43et donc à partir de là
00:25:45a été décidé
00:25:46de créer
00:25:47une nouvelle structure
00:25:49qui pourrait abriter
00:25:50ces projets-là.
00:25:51Structure,
00:25:52donc à nouveau,
00:25:52je le rappelle,
00:25:53complètement indépendante
00:25:54du Fonds du Bien commun.
00:25:55Donc voilà la genèse
00:25:57de la création
00:25:58de Périclès
00:26:00sur les dernières années.
00:26:02D'accord.
00:26:03Ce qui est la genèse
00:26:03qui n'est pas la réponse
00:26:04à ma question
00:26:05sur le risque légal,
00:26:07mais c'est la réponse
00:26:10sur la jeunesse
00:26:11de la création
00:26:12de ces différents outils
00:26:13puisque Périclès,
00:26:14sous sa marque,
00:26:16a vu apparaître
00:26:16la création
00:26:17d'une association,
00:26:18d'un fonds de dotation,
00:26:19puis la fermeture
00:26:20de tout ça
00:26:20et puis la recréation
00:26:22d'une SAS,
00:26:23d'une association.
00:26:24Mais on va rester
00:26:25sur Périclès.
00:26:27Je vous pose la question
00:26:28parce que,
00:26:30évidemment,
00:26:30c'est troublant
00:26:31qu'à l'intérieur
00:26:32d'un fonds de dotation
00:26:34dont la nature
00:26:35est d'être un objet
00:26:36de philanthropie,
00:26:37il puisse y avoir
00:26:40des sujets de travail,
00:26:42objets de travail,
00:26:42objets de financement.
00:26:44Vous les qualifiez
00:26:45de métapolitiques.
00:26:46J'ai bien entendu,
00:26:47j'avoue que,
00:26:48quand je lis
00:26:49victoire idéologique,
00:26:50victoire électorale,
00:26:51victoire politique,
00:26:52je n'arrive pas bien
00:26:53à saisir la frontière
00:26:54entre métapolitique
00:26:55et politique.
00:26:56Mais je vous pose
00:26:57la question parce que
00:26:58lors d'une...
00:26:59C'était un document de travail,
00:27:00pardon.
00:27:00C'était un document de travail,
00:27:01ce n'est pas,
00:27:02je pense,
00:27:02la version officielle
00:27:04ou le rapport annuel
00:27:05ou la brochure
00:27:06de Périclès.
00:27:07D'accord.
00:27:08Qui n'en fait plus ?
00:27:09Non, ça,
00:27:09c'est le fond du bien commun.
00:27:10Qui n'en fait plus ?
00:27:11Mais on espère
00:27:12qu'ils nous les transmettront.
00:27:14Non, je vous pose
00:27:15la question parce que,
00:27:16dans l'une des dernières
00:27:17interviews que vous avez données,
00:27:19alors, c'était évidemment
00:27:21intéressant en termes
00:27:22de calendrier,
00:27:23puisque c'est une interview
00:27:24qui est parue en France,
00:27:25si ma mémoire est bonne,
00:27:27le jour des élections municipales.
00:27:30Évidemment,
00:27:31un moment démocratique important
00:27:34où vous avez eu l'occasion...
00:27:37Pardon,
00:27:37je vais faire de la traduction
00:27:38en direct,
00:27:39puisque c'est un article
00:27:40du New York Times.
00:27:42Vous avez eu l'occasion
00:27:43de donner corps et sens
00:27:46à vos idées
00:27:48et votre engagement
00:27:50de droite et conservateur,
00:27:52je vous cite,
00:27:53par exemple,
00:27:54en expliquant
00:27:54que vous étiez plus à droite
00:27:56que l'extrême droite
00:27:57sur l'immigration,
00:28:00que vous ne vouliez pas
00:28:01que la France,
00:28:02dans 50 ans,
00:28:03soit une république islamique
00:28:05en Europe,
00:28:05ou la seconde,
00:28:06après la Belgique.
00:28:07Je ne veux pas
00:28:08que mon pays devienne
00:28:08une république islamique.
00:28:10Mais vous avez surtout dit,
00:28:13nous avons accompagné
00:28:16la formation
00:28:16de 4 000 candidats
00:28:19aux élections,
00:28:20candidats de droite
00:28:22aux élections municipales
00:28:24via, notamment,
00:28:26l'organisme Politicae,
00:28:28sur lesquels, de nouveau,
00:28:30on va l'appeler Politicae,
00:28:31parce que lui aussi
00:28:32est multi-objets
00:28:36et multi-noms.
00:28:38Quand vous dites nous,
00:28:40c'est finalement
00:28:41qui est le nom ?
00:28:45Merci de vos
00:28:47différentes questions,
00:28:48Madame la rapporteure.
00:28:49Je vais répondre
00:28:49en plusieurs points.
00:28:51Premier point,
00:28:52j'éviterai,
00:28:53bien évidemment,
00:28:54pendant cette commission,
00:28:55de rentrer dans un débat d'idées,
00:28:57un débat politique.
00:28:59Deuxième point,
00:29:00je ne décide pas
00:29:01du jour de publication
00:29:02des articles.
00:29:05L'article,
00:29:06en tout cas,
00:29:06la journaliste
00:29:06du New York Times
00:29:08m'avait interviewé
00:29:09quatre ou cinq semaines
00:29:10de mémoire avant
00:29:11la publication
00:29:13de cet article
00:29:13qui devait sortir
00:29:14beaucoup plus tôt.
00:29:15Donc,
00:29:15c'était leur choix
00:29:17de le sortir
00:29:17le jour de l'élection.
00:29:19Je n'ai pas la main
00:29:20sur New York Times,
00:29:20je n'en suis pas propriétaire.
00:29:22Ça nous arrive à tous,
00:29:23rassurez-vous.
00:29:25Mon troisième point,
00:29:27juste pour remettre
00:29:27dans son contexte,
00:29:28et même si je ne veux pas
00:29:29rentrer dans un débat d'idées,
00:29:31vous avez cité
00:29:32un petit morceau
00:29:33de l'article
00:29:34du New York Times,
00:29:35mais je voudrais
00:29:35simplement vous confirmer
00:29:37qu'effectivement,
00:29:38comme quatre
00:29:3990% des dirigeants
00:29:40de droite
00:29:41comme de gauche
00:29:42des 193 pays
00:29:44qui existent
00:29:44dans le monde,
00:29:46je suis en faveur
00:29:47de la remigration
00:29:48des étrangers délinquants,
00:29:51sans papier
00:29:51ou au chômage
00:29:53depuis plus de 12 mois.
00:29:55Voilà.
00:29:56Donc,
00:29:56je suis à droite
00:29:56de l'extrême droite,
00:29:57puisque l'extrême droite,
00:29:58en tout cas,
00:29:58celle qu'on qualifie ainsi
00:30:00en France,
00:30:00n'est pas en faveur
00:30:01de cet élément-là.
00:30:04Et pour continuer
00:30:04sur ce sujet politique
00:30:05en deux secondes,
00:30:06parce que ce n'est pas
00:30:06l'objet de cette commission,
00:30:07je suis à l'extrême gauche
00:30:09de l'extrême droite
00:30:10sur les sujets économiques.
00:30:12Ça ne vous aura
00:30:13probablement pas échappé.
00:30:15Et ce qui fait qu'au final,
00:30:16entre toutes ces extrêmes,
00:30:18je finis par me retrouver
00:30:19au centre de la droite,
00:30:20ce que j'évoquais au début.
00:30:22Vous êtes à l'extrême centre
00:30:24de la droite.
00:30:27Ou à la droite
00:30:28de l'extrême centre,
00:30:29peut-être.
00:30:31Recentrons-nous
00:30:31sur la philanthropie.
00:30:33Donc,
00:30:33nous retournons
00:30:34à la transparence
00:30:35et à la philanthropie.
00:30:37Le nous avons formé...
00:30:38Le nous sur la formation.
00:30:40Mais merci
00:30:41pour ces compléments.
00:30:42À votre question.
00:30:44Quand j'évoque ça,
00:30:45en fait,
00:30:46Politicaï,
00:30:46qui est cette structure
00:30:47de formation
00:30:48que nous soutenons,
00:30:49que nous sommes très heureux
00:30:50de soutenir,
00:30:51est une structure
00:30:52qui vise à aider
00:30:53des personnes issues
00:30:54de la société civile,
00:30:56donc des gens
00:30:56qui travaillent
00:30:57dans quelques activités
00:30:58que ce soit,
00:30:59à s'engager en politique.
00:31:01Parce que bien
00:31:02que vous fassiez tous
00:31:02le maximum
00:31:03pour faire en sorte
00:31:04que les choses
00:31:05aillent mieux
00:31:05dans notre pays,
00:31:06on considère,
00:31:07on considère toujours
00:31:09qu'il est utile
00:31:10de contribuer
00:31:11à l'amélioration,
00:31:13au renouvellement
00:31:13du personnel politique français.
00:31:15Et c'est dans ce cadre-là
00:31:16que Politicaï,
00:31:17je crois,
00:31:18a vu le jour.
00:31:19L'idée,
00:31:19c'est donc de permettre
00:31:20de façon assez simple
00:31:21à des personnes
00:31:22qui souhaitent suivre
00:31:23des formations
00:31:24pour ensuite
00:31:25s'engager en politique
00:31:26de venir suivre
00:31:27ces formations
00:31:28avec un agenda
00:31:29complètement apartisan
00:31:30puisque vous avez
00:31:32des candidats
00:31:33dans ces écoles
00:31:34à qui on ne demande pas
00:31:35la carte,
00:31:37enfin,
00:31:38pas la carte d'électeur,
00:31:38mais pardon,
00:31:39leur opinion politique.
00:31:41Et je n'ai plus
00:31:42les chiffres en tête,
00:31:42mais je crois
00:31:43que Politicaï
00:31:43a fait un sondage
00:31:44et que la quasi-totalité
00:31:47des candidats
00:31:48qui se sont présentés
00:31:49et qui sont d'anciens élèves
00:31:50de leur école
00:31:51se sont présentés
00:31:52sans aucune étiquette politique
00:31:54et que la petite minorité
00:31:56qui avait une étiquette politique
00:31:57avait,
00:31:58je ne vous le cache pas,
00:31:59une étiquette politique
00:32:00plutôt à droite
00:32:01qu'à gauche,
00:32:02bien qu'il y eut
00:32:03des exceptions.
00:32:04Donc, voilà,
00:32:05donc Politicaï,
00:32:06que je suis très heureux
00:32:06de soutenir,
00:32:07vise à aider
00:32:07les personnes issues
00:32:08de la société civile
00:32:09à suivre des formations
00:32:10pour éventuellement,
00:32:11derrière,
00:32:12s'engager en politique.
00:32:14D'accord.
00:32:15Merci.
00:32:16J'ai noté avec beaucoup d'intérêt
00:32:17les propos
00:32:18que vous venez de nous tenir
00:32:20sur le sondage
00:32:20fait par Politicaï
00:32:21parce que quand on les a vus
00:32:22il y a une dizaine de jours,
00:32:25ils n'avaient pas encore
00:32:25eu le temps
00:32:26de regarder
00:32:27qui avait suivi
00:32:30les formations,
00:32:30qui parmi ceux
00:32:31qui avaient suivi
00:32:32les formations
00:32:33avaient été élus
00:32:33et donc on avait du mal
00:32:35à avoir des informations
00:32:38sur cet aspect-là.
00:32:40Je me permets juste
00:32:42peut-être
00:32:43une précision.
00:32:45Politicaï,
00:32:45vous dites que nous soutenons
00:32:46de facto
00:32:48l'actionnaire
00:32:50qui a créé
00:32:51Politicaï,
00:32:53c'est
00:32:55Périclès
00:32:55dont vous êtes vous-même
00:32:57l'actionnaire unique.
00:32:58Donc,
00:32:58c'est un soutien
00:32:59qui est
00:32:59plus qu'un soutien.
00:33:01C'est un soutien
00:33:01qui
00:33:04va vers la création.
00:33:07Je ne sais plus
00:33:08si nous sommes
00:33:08à l'origine
00:33:09de la création
00:33:14de Politicaï.
00:33:15Comme je disais tout à l'heure,
00:33:16je passe 10% de mon temps
00:33:18sur Périclès
00:33:18et le Fonds du Bien commun.
00:33:20À côté,
00:33:21je crée plusieurs dizaines
00:33:21d'entreprises
00:33:22chaque année
00:33:22donc je n'ai pas
00:33:22évidemment tous les détails
00:33:23de toutes ces opérations.
00:33:25Donc,
00:33:25il faudrait peut-être
00:33:26revoir ce point
00:33:27à moins que vous aient
00:33:27été confirmé à l'époque
00:33:28par Carnot-Rérol
00:33:30ou avec les équipes
00:33:31qui dirigent Politicaï.
00:33:33Merci.
00:33:34On finalisera
00:33:36évidemment tout ça
00:33:36et puis on se permettra
00:33:37le cas échéant
00:33:38de vous adresser
00:33:39un questionnaire
00:33:40complémentaire.
00:33:42Dernière question
00:33:43pour ce qui me concerne
00:33:44toujours et uniquement
00:33:45sur les activités
00:33:47de philanthropie
00:33:48qui sont les vôtres
00:33:49parce que
00:33:50ce sont celles
00:33:51qui nous intéressent
00:33:53en matière
00:33:53notamment
00:33:54de stratégie
00:33:55d'influence.
00:33:57Vous avez
00:33:58déclaré
00:33:59des propos
00:34:00tenus
00:34:01en 2025
00:34:03au cours
00:34:04d'une conférence
00:34:05organisée
00:34:05par l'Institut
00:34:06du Bon Pasteur.
00:34:07Vous avez eu
00:34:07des propos
00:34:08qui ont été
00:34:09largement repris
00:34:10dans la presse
00:34:12où vous affirmiez
00:34:13que,
00:34:14je vous cite,
00:34:15avoir plus de bébés
00:34:16de souches européennes
00:34:17doit faire partie
00:34:18du projet nataliste
00:34:19identitaire
00:34:19que les chrétiens
00:34:20doivent porter.
00:34:21Est-ce que
00:34:22vous financez
00:34:23des projets ?
00:34:25Est-ce que
00:34:26le Fonds du bien commun
00:34:27ou Périclès
00:34:28dans sa dimension
00:34:29associative
00:34:30finance des projets
00:34:31qui permettent
00:34:32de donner corps
00:34:33à cet engagement
00:34:35dont vous jugez
00:34:36qu'il est utile ?
00:34:38Écoutez,
00:34:39je ne crois pas
00:34:40en dehors du travail
00:34:41que je fais
00:34:41à titre personnel
00:34:42sur cette thématique-là
00:34:44à travers
00:34:45mes cinq enfants.
00:34:47Donc,
00:34:48je ne crois pas
00:34:49que nous financions
00:34:49de projets
00:34:50dans ce registre-là.
00:34:52Par contre,
00:34:53des projets
00:34:53qui visent
00:34:54à faire la promotion
00:34:55de la natalité
00:34:56et uniquement
00:34:57de la natalité,
00:34:59oui,
00:34:59je crois qu'il y a
00:35:00différentes initiatives
00:35:01qui ont été menées.
00:35:01Il faudrait poser
00:35:02la question
00:35:02à mes associés
00:35:04pour voir
00:35:05ce qui a été fait
00:35:06en la matière.
00:35:07Mais je crois
00:35:07que c'est un sujet
00:35:08clé pour la France
00:35:10et pour l'Occident
00:35:11de façon générale.
00:35:12Donc,
00:35:14j'espère que nous finançons
00:35:15et que nous contribuons
00:35:16à développer des projets
00:35:17autour de cette thématique
00:35:18de la natalité.
00:35:20D'accord.
00:35:21Merci.
00:35:21C'est bon pour moi
00:35:22pour le moment.
00:35:24Donc,
00:35:24je vais passer
00:35:26la parole
00:35:28aux collègues.
00:35:29Je ne sais pas
00:35:29si Pierre-Antoine Évy
00:35:31qui doit nous quitter
00:35:32doit s'absenter.
00:35:34Il a une question.
00:35:36Donc,
00:35:36si vous en convenez,
00:35:38chers collègues,
00:35:41on le fait intervenir
00:35:42maintenant
00:35:42et puis après,
00:35:44vous êtes un certain nombre
00:35:46à vouloir poser des questions.
00:35:47Donc,
00:35:47je propose
00:35:48qu'on fasse
00:35:48par série de trois
00:35:50de façon à vous laisser le temps
00:35:52et que l'échange
00:35:53soit un peu plus simple
00:35:56à suivre.
00:35:56Pierre-Antoine.
00:35:57Merci,
00:35:58Madame la Présidente,
00:35:58Madame la rapporteure,
00:35:59Monsieur Stéhérène.
00:36:01Notre commission
00:36:02n'est pas une commission
00:36:03de jugement moral.
00:36:04Nous n'avons pas décidé
00:36:04si vos convictions
00:36:05sont légitimes ou non.
00:36:06La liberté d'opinion
00:36:07est la liberté d'association
00:36:09et le droit d'utiliser
00:36:10sa fortune
00:36:10comme on l'entend.
00:36:11Dans le cadre de la loi,
00:36:11sont des libertés fondamentales
00:36:13que cette commission
00:36:13respecte pleinement.
00:36:14Mais je vais être honnête.
00:36:15Nous avons auditionné
00:36:16dans ce cadre
00:36:17des acteurs aux sensibilités
00:36:18très différentes,
00:36:18des philanthropes
00:36:19soutenant des causes humanistes,
00:36:20des mécènes culturels,
00:36:21des investisseurs médiatiques
00:36:23de gauche comme de droite.
00:36:24La question que nous nous posons
00:36:25n'est pas partisane,
00:36:26elle est institutionnelle.
00:36:27Notre commission
00:36:28a pour mandat précis
00:36:28d'évaluer les risques
00:36:29que certains mécanismes
00:36:30de financement
00:36:30font peser
00:36:31sur le fonctionnement
00:36:31de la démocratie.
00:36:33Périclès a financé
00:36:34les structures intervenant
00:36:35dans les écoles,
00:36:36auprès des maires,
00:36:36dans la formation
00:36:37des candidats aux élections locales.
00:36:38Le Fonds du bien commun
00:36:39a soutenu des projets
00:36:40éducatifs, associatifs
00:36:41et médiatiques.
00:36:42Ces activités sont légales
00:36:43et sont pour certaines
00:36:44d'entre elles utiles.
00:36:45Mais notre rôle
00:36:46est de comprendre
00:36:46comment elles s'articulent,
00:36:47qui en décident
00:36:48et selon quelles règles
00:36:49de transparence
00:36:50elles s'exercent.
00:36:51Ma question est donc celle-ci.
00:36:52Comment définissez-vous
00:36:53vous-même
00:36:54la frontière
00:36:54entre l'engagement
00:36:56philanthropique
00:36:56qui relève
00:36:56de la générosité privée
00:36:58et l'action d'influence
00:36:59sur les politiques publiques
00:37:00qui appellent selon nous
00:37:00des exigences
00:37:01de transparence renforcée ?
00:37:02Et pensez-vous
00:37:03que le cadre juridique actuel
00:37:04est suffisant
00:37:05pour garantir
00:37:05cette transparence
00:37:06ou appelez-vous
00:37:07vous-même
00:37:07à une évolution des règles ?
00:37:10Très bien.
00:37:11Alexandre Basquin.
00:37:13On vous laisse noter
00:37:14toutes les questions
00:37:15même si elles sont
00:37:18posées vite.
00:37:19Alexandre Basquin.
00:37:20Merci Madame la Présidente.
00:37:21Bonjour Monsieur Sterrin.
00:37:22Permettez-moi tout d'abord
00:37:23de vous remercier
00:37:23de vous prêter
00:37:24à cet exercice démocratique
00:37:26si essentiel.
00:37:27Alors parlons franchement
00:37:28à vous mener
00:37:28une véritable bataille idéologique,
00:37:30un projet idéologique
00:37:31et je le dis,
00:37:32c'est votre droit
00:37:33le plus strict.
00:37:35Moi, j'essaye avec d'autres
00:37:37de porter une autre vision
00:37:39de la société communiste.
00:37:40J'espère que ça ne vous effraiera
00:37:41pas trop
00:37:41et c'est aussi mon droit
00:37:43le préciser.
00:37:43Et je le dis
00:37:44parce que ça permet
00:37:44d'évacuer ce débat-là.
00:37:46Par contre,
00:37:47effectivement,
00:37:48vous avez votre projet
00:37:49Périclès politique
00:37:50et vous avez aussi
00:37:52une vision philanthropique
00:37:53à travers le fond du bien commun.
00:37:55Et selon moi,
00:37:56il y a quand même
00:37:56une frontière assez ténue,
00:37:58parfois même floue,
00:37:59où on pourrait soupçonner
00:38:00certaines passerelles,
00:38:02d'autant plus que
00:38:03le fond du bien commun
00:38:04soutient parfois
00:38:06des projets culturels
00:38:07qui exaltent
00:38:08un certain roman national
00:38:10qui pourrait s'apparenter
00:38:12à une vision idéologique.
00:38:14Et donc,
00:38:15quand on prend,
00:38:16vous parlez aussi
00:38:17de métapolitique
00:38:18et donc de votre approche
00:38:19de long terme
00:38:19qui vise à remodeler
00:38:21le débat public,
00:38:22alors,
00:38:22et politique
00:38:23et philanthropique,
00:38:24et moi,
00:38:25quand on a un projet
00:38:26idéologique,
00:38:28il est souvent
00:38:29un et indivisible.
00:38:30Vous voyez ?
00:38:31Et donc,
00:38:32j'aimerais savoir,
00:38:32selon vous,
00:38:33qu'est-ce qui différencie
00:38:34strictement
00:38:35votre projet politique
00:38:37de votre projet
00:38:39philanthropique ?
00:38:40Je vous remercie.
00:38:42Et donc,
00:38:43Roger Carucci,
00:38:44pour la première série
00:38:45de questions.
00:38:47Oui,
00:38:47merci,
00:38:48M. Sterrin.
00:38:49Moi,
00:38:50je vous entends
00:38:51dire que vous souhaitez
00:38:52soutenir un projet
00:38:55conservateur et libéral.
00:38:57Ça ne me choque pas
00:38:57spécialement,
00:38:58vu mes propres convictions,
00:38:59ça me va bien.
00:39:01Donc,
00:39:01après tout,
00:39:02M. Pigasse passe son temps
00:39:04dans tous les médias
00:39:05à dire que lui,
00:39:06il met des millions
00:39:07pour lutter contre la droite,
00:39:09l'extrême droite,
00:39:10etc.
00:39:11Bon,
00:39:12il y a des milliardaires
00:39:13de gauche,
00:39:13il y a des milliardaires
00:39:14de droite,
00:39:14chacun y va.
00:39:16Après tout,
00:39:17tout ça,
00:39:18tant que ça arrête,
00:39:19reste strictement
00:39:20dans la légalité.
00:39:21Alors,
00:39:22plutôt que de vous demander
00:39:24si vous trouvez
00:39:26que vous avez raison,
00:39:27puisque par définition,
00:39:28ce sont vos convictions
00:39:30et vous avez raison
00:39:31de les défendre,
00:39:32comme M. Pigasse
00:39:32a des convictions,
00:39:33il a raison de les défendre,
00:39:35comme mon collègue
00:39:35est communiste,
00:39:36il a raison de défendre
00:39:37ses convictions,
00:39:38tout ça va bien.
00:39:39Est-ce que vous avez déjà eu,
00:39:42dans les dix dernières années,
00:39:44des problèmes
00:39:46sur l'utilisation
00:39:47des fonds
00:39:48que vous versez,
00:39:49que ce soit
00:39:49au fonds du bien commun,
00:39:50à Périclès
00:39:51ou à d'autres,
00:39:52par rapport,
00:39:55disons,
00:39:55par rapport
00:39:55aux autorités judiciaires
00:39:57ou aux autorités
00:39:58fiscales françaises ?
00:40:00Est-ce qu'on vous a déjà
00:40:03convoqué,
00:40:04condamné
00:40:05pour l'utilisation
00:40:06de fonds ?
00:40:06Ou est-ce que,
00:40:08finalement,
00:40:08on peut se demander
00:40:10si moralement
00:40:11ou si vous avez raison
00:40:13politiquement
00:40:14de faire ça ou ça ?
00:40:14Mais en réalité,
00:40:16personne ne vous a jamais
00:40:17pris en défaut
00:40:18sur la légalité
00:40:19de vos actions.
00:40:20Si tel est le cas,
00:40:22bon,
00:40:22ben voilà,
00:40:23vous avez vos convictions,
00:40:24on en est conscient,
00:40:25d'autres ont d'autres convictions,
00:40:27très bien.
00:40:28Ce qui compte,
00:40:29et je ne vois pas
00:40:30en quoi cette commission
00:40:31peut faire plus,
00:40:33ce qui compte,
00:40:34c'est qu'est-ce qui est
00:40:36conforme à la légalité
00:40:37de l'État français
00:40:39et qu'est-ce qui ne l'est pas ?
00:40:40Est-ce que vous avez
00:40:41déjà eu,
00:40:42dans les dix dernières années,
00:40:44des problèmes graves
00:40:45avec cette idée
00:40:47de l'égalité républicaine ?
00:40:50Très bien.
00:40:51Vous avez la parole
00:40:54pour répondre
00:40:55à cette première salve
00:40:56copieuse de questions.
00:40:58Merci, messieurs les sénateurs,
00:41:00pour vos différentes questions.
00:41:02Je vais les prendre
00:41:03en sens inverse.
00:41:04Donc je vais commencer
00:41:05par la dernière question.
00:41:07Écoutez,
00:41:07à ma connaissance,
00:41:09il n'y a pas eu
00:41:10et il n'y a aucune procédure
00:41:13en cours
00:41:15concernant la légalité
00:41:16des actions menées
00:41:17depuis leur création
00:41:18par le Fonds du bien commun
00:41:20ou par Périclès.
00:41:23Voilà pour cette première réponse
00:41:28précise.
00:41:29Ensuite,
00:41:31concernant les questions
00:41:32du sénateur précédent
00:41:33sur les différences
00:41:35entre le Fonds du bien commun
00:41:37et Périclès,
00:41:37en fait,
00:41:38elles sont totales.
00:41:40Ce sont évidemment
00:41:40deux structures juridiques différentes,
00:41:42ce sont des équipes différentes,
00:41:43ce sont des projets différents.
00:41:44Les projets soutenus
00:41:46et l'ambition
00:41:47du Fonds du bien commun
00:41:48n'a strictement rien à voir
00:41:50avec l'ambition de Périclès.
00:41:51L'ambition du Fonds du bien commun
00:41:53est d'agir sur des projets
00:41:54d'intérêt général,
00:41:55autour notamment
00:41:56de la culture,
00:41:57de l'éducation,
00:41:58du handicap,
00:41:58de la pauvreté.
00:42:00Et donc,
00:42:01sur tous ces projets-là,
00:42:02le Fonds du bien commun
00:42:03essaye de contribuer
00:42:04à son niveau
00:42:04en finançant des projets existants
00:42:06ou en les soutenant.
00:42:07Il n'y a jamais
00:42:08de caractère politique
00:42:10dans les actions,
00:42:12décisions
00:42:13du Fonds du bien commun.
00:42:15Concernant Périclès,
00:42:16par contre,
00:42:17son objet est tout différent,
00:42:18enfin,
00:42:19est très différent,
00:42:19pardon,
00:42:20puisque,
00:42:21compte tenu
00:42:22de ce projet métapolitique,
00:42:24nous investissons
00:42:25dans des think tanks,
00:42:26nous organisons
00:42:27des forums,
00:42:29nous menons
00:42:30différentes initiatives
00:42:30pour essayer
00:42:31de populariser
00:42:32ces idées libérales
00:42:33conservatrices.
00:42:34Mais les deux structures
00:42:35sont vraiment
00:42:36complètement indépendantes
00:42:38et ont des projets,
00:42:39des ambitions,
00:42:40entre guillemets,
00:42:41pour la France
00:42:43complètement indépendantes.
00:42:45Ensuite,
00:42:45pour adresser
00:42:46les questions
00:42:47qui m'ont été posées
00:42:48au tout début,
00:42:50écoutez,
00:42:51la frontière,
00:42:52et ça rejoint un peu
00:42:52la question
00:42:53à laquelle je viens
00:42:53de répondre,
00:42:55la frontière
00:42:56entre le Fonds du bien commun
00:42:57Périclès
00:42:57ou même les activités
00:42:59business professionnelles
00:43:01est extrêmement importante
00:43:03dans la mesure
00:43:04où, à nouveau,
00:43:05ce sont des structures
00:43:05juridiques différentes.
00:43:07Donc, voilà,
00:43:09il n'y a pas de collusion
00:43:10des genres,
00:43:10entre guillemets,
00:43:11et le cadre juridique,
00:43:14est-ce qu'il faut
00:43:15le faire évoluer demain ?
00:43:16En fait,
00:43:17je n'en ai aucune idée.
00:43:19Est-ce que c'était
00:43:20une contrainte pour nous ?
00:43:21Ce qui est certain,
00:43:21c'est que le cadre juridique,
00:43:23mais je pense que ce n'est pas
00:43:24propre à ce secteur-là,
00:43:25est assez complexe,
00:43:28mais comme à nouveau
00:43:29sur beaucoup d'autres sujets,
00:43:31y compris dans le business.
00:43:32Et donc,
00:43:33ces cadres qui sont complexes
00:43:35nous forcent à passer
00:43:36beaucoup de temps dessus,
00:43:37à payer beaucoup d'argent
00:43:38auprès de camions d'avocats
00:43:39pour nous aider
00:43:40à y voir plus clair
00:43:41et à prendre
00:43:42les bonnes décisions.
00:43:43J'ai peut-être juste
00:43:43un point qui serait
00:43:44une recommandation
00:43:45très forte
00:43:46que je pourrais faire.
00:43:47Alors, ça sort peut-être
00:43:49du cadre de la question
00:43:52que vous m'avez posée,
00:43:53mais je pense quand même
00:43:53qu'il y a un lien.
00:43:54Il y a un projet
00:43:55qui avait été mené
00:43:55par, je crois,
00:43:57un groupe de députés
00:43:59socialistes
00:43:59et peut-être communistes
00:44:00également il y a
00:44:01quelques années
00:44:02sur le thème
00:44:03de la réserve héréditaire.
00:44:05Donc, on parle
00:44:06de philanthropie
00:44:07et la réserve héréditaire,
00:44:08évidemment,
00:44:09peut avoir un lien
00:44:09avec ce sujet-là.
00:44:11En deux mois,
00:44:11la réserve héréditaire,
00:44:12je pense que tous ceux
00:44:13qui sont là
00:44:13savent ce que c'est,
00:44:14mais concrètement,
00:44:15aujourd'hui,
00:44:15vous avez un patrimoine
00:44:16en France.
00:44:17Quel que soit la taille
00:44:18de ce patrimoine,
00:44:19vous ne pouvez pas décider
00:44:20ce que vous souhaitez
00:44:21en faire.
00:44:22Vous êtes obligé
00:44:23de consacrer 75 %
00:44:26de ce patrimoine
00:44:26à vos enfants
00:44:27si vous en avez.
00:44:30Et comme j'ai 5 enfants,
00:44:32j'ai 75 %
00:44:33de mon patrimoine
00:44:33demain
00:44:34que je suis obligé
00:44:35de leur léguer.
00:44:36Or, ce n'est pas mon choix.
00:44:37Je souhaiterais pouvoir
00:44:38donner la totalité
00:44:40de mon patrimoine
00:44:41à des œuvres
00:44:42philanthropiques,
00:44:43celles qu'on évoquait
00:44:44tout à l'heure
00:44:44ou d'autres œuvres demain,
00:44:45et cela n'est pas possible.
00:44:47Donc, si à un moment,
00:44:49certains d'entre vous
00:44:49ont envie de se pencher
00:44:50sur ce sujet
00:44:51de la suppression
00:44:52de la réserve héréditaire,
00:44:53c'est quelque chose
00:44:54à titre personnel
00:44:54qui pourrait être
00:44:55très intéressant,
00:44:57étant favorable au fait
00:44:58qu'on puisse faire
00:44:58ce que l'on souhaite
00:44:59de son patrimoine,
00:45:00notamment pouvoir le donner
00:45:02en totalité
00:45:03si on en ressent besoin.
00:45:07Très bien.
00:45:07Vous avez répondu
00:45:09à l'ensemble...
00:45:10Vous avez eu des réponses
00:45:11à vos questions,
00:45:12chers collègues,
00:45:12donc on va passer
00:45:14aux 3 collègues complémentaires.
00:45:18Donc, Karine Daniel.
00:45:25Merci, Madame la Présidente.
00:45:29Bonjour, M. Sterrin.
00:45:32On a passé beaucoup de temps
00:45:33avec notamment
00:45:35le directeur du Fonds
00:45:37de biens communs
00:45:38à identifier le fait
00:45:39que vous choisissiez
00:45:41de financer ce fonds
00:45:43par des prêts
00:45:44et non pas par des dons,
00:45:46ce qui est original
00:45:48par rapport
00:45:49aux droits français
00:45:50des fonds
00:45:51et des fonds de dotation.
00:45:53Donc, à travers
00:45:54votre propos liminaire,
00:45:55on comprend
00:45:56que dans votre esprit,
00:45:58ces prêts
00:45:59ne sont pas
00:46:01en attente
00:46:02de remboursement
00:46:03et sont dans votre esprit
00:46:05bien des dons.
00:46:07C'est bien ça ?
00:46:08Vous nous le confirmerez.
00:46:10Donc, tout à fait.
00:46:11L'idée,
00:46:12ce n'est pas
00:46:12de reprendre
00:46:13ce que l'on a donné,
00:46:14même si on ne l'a pas
00:46:15vraiment donné aujourd'hui.
00:46:15Après, à nouveau,
00:46:16je ne vais pas rentrer
00:46:17dans les détails techniques
00:46:18parce que mes équipes
00:46:19sont en charge de ça.
00:46:20Elles seront beaucoup
00:46:20plus compétentes que moi.
00:46:23Donc, en fait,
00:46:24je vous suggère
00:46:25sur tous ces sujets
00:46:26qui sont techniques
00:46:27mais où les équipes
00:46:28sont plus compétentes
00:46:29mais qu'on vous pose
00:46:30néanmoins
00:46:30dans le cadre
00:46:31d'une commission d'enquête
00:46:32qu'on vous envoie
00:46:32les questions écrites
00:46:33et qu'on ait une réponse écrite
00:46:35parce qu'il se trouve
00:46:36que vos équipes,
00:46:37je pense qu'on n'a pas
00:46:38été exhaustifs
00:46:38mais quand même,
00:46:39on a eu pas mal
00:46:40de personnes en audition
00:46:41et la réponse étant,
00:46:43ce n'est pas,
00:46:44je ne suis pas tout à fait
00:46:45au courant,
00:46:45ce n'est pas mon domaine
00:46:46ayant été un peu systématique
00:46:48à un moment,
00:46:48je pense qu'il doit bien
00:46:50y avoir quelqu'un
00:46:50qui décide
00:46:51et qui sait répondre.
00:46:53Voilà,
00:46:53c'est juste un aparté
00:46:54mais c'est pour vous dire
00:46:58dès à présent
00:46:58que vous aurez
00:46:59un questionnaire complémentaire.
00:47:00Merci Madame la Présidente.
00:47:02Je continue
00:47:03sur les liens
00:47:04entre le fonds du bien commun
00:47:07et Périclès.
00:47:09Vous-même
00:47:10et les interlocuteurs
00:47:11que nous avons eus précédemment
00:47:13prennent beaucoup de précautions
00:47:15à nous évoquer
00:47:16le caractère hermétique
00:47:18des deux structures
00:47:19sachant qu'il faut quand même
00:47:21avoir bien conscience
00:47:22qu'à la fois sur les décideurs,
00:47:25on a évidemment,
00:47:27puisque vous êtes à l'origine
00:47:28de ces deux projets
00:47:30et sur la gouvernance,
00:47:31on a quand même des traits
00:47:33et des gouvernances
00:47:35qui sont, elles,
00:47:38pas forcément hermétiques
00:47:40de tous les points de vue
00:47:41et surtout sur la nature
00:47:43des projets soutenus.
00:47:44Donc je comprends bien
00:47:45que sur la mise en oeuvre
00:47:47et sur le fonctionnement
00:47:49des structures elles-mêmes,
00:47:51vous mettez beaucoup d'énergie
00:47:53à démontrer
00:47:54ce caractère hermétique
00:47:56mais dans les faits
00:47:57et surtout dans l'amont
00:47:58et dans l'aval,
00:48:00notre commission d'enquête
00:48:01travaille quand même
00:48:02et vous en avez bien conscience
00:48:04sur le caractère commun
00:48:06de la gouvernance amont
00:48:07des deux structures
00:48:08et puis
00:48:09du caractère,
00:48:11des caractères communs
00:48:12des projets soutenus
00:48:13en aval.
00:48:15Donc peut-être que c'est intéressant
00:48:17que vous nous disiez
00:48:18les caractéristiques quand même
00:48:20communes
00:48:20des projets soutenus
00:48:22par ces deux structures.
00:48:24ça m'amène
00:48:25à poursuivre la réflexion
00:48:27sur le volet métapolitique
00:48:30qui concerne la politique
00:48:32que vous soutenez
00:48:33sur la question de la famille.
00:48:35Alors c'est peut-être anecdotique
00:48:36mais vous-même avez pris la peine
00:48:38de nous préciser
00:48:39combien vous avez d'enfants.
00:48:41Tous les interlocuteurs
00:48:42que l'on a eu
00:48:43ont pris cette même...
00:48:48nous ont aussi présenté
00:48:50leur nombre d'enfants.
00:48:52Je tiens quand même
00:48:52à vous dire
00:48:53que c'est très singulier.
00:48:54Ici, on fait beaucoup d'auditions,
00:48:56on passe des heures
00:48:57et on a beaucoup d'interlocuteurs
00:49:00et vous êtes les seuls
00:49:01à nous faire cette précision.
00:49:03Donc on se demandait
00:49:05si c'était un élément
00:49:08de votre politique RH
00:49:09et un critère de recrutement
00:49:10de vos collaborateurs
00:49:11ou si c'était plus porteur
00:49:13d'une vision
00:49:15et aussi des projets
00:49:17que vous soutenez
00:49:18dans le domaine de la famille.
00:49:20Et puis dernière question
00:49:21qui peut paraître anecdotique
00:49:24mais qui pour moi
00:49:25est très importante
00:49:26sur les questions de démocratie.
00:49:29Vous avez créé
00:49:29le 31 juillet 2025
00:49:31le mailleu Holding
00:49:33qui est le nom du journaliste
00:49:38qui a notamment travaillé
00:49:41sur l'observation
00:49:43des structures
00:49:44que nous avons évoquées.
00:49:46Quel sens vous donnez
00:49:47à la dénomination
00:49:48de cette holding ?
00:49:52Est-ce que c'est un trait d'humour ?
00:49:54Est-ce que c'est une provocation ?
00:49:55Est-ce que c'est une intimidation ?
00:49:57Parce que la question
00:49:59de l'indépendance
00:50:01et du travail fait
00:50:02par les journalistes
00:50:03n'est pas une question anecdotique
00:50:05pour notre démocratie.
00:50:10Étienne Blanc.
00:50:12Très bien, merci.
00:50:13Je m'excuse,
00:50:13Madame la Présidente.
00:50:15Il y avait pas mal de questions.
00:50:17Moi, ce qui m'aurait arrangé,
00:50:18mais évidemment,
00:50:18c'est vous qui décidez,
00:50:20ça aurait été peut-être
00:50:21de répondre.
00:50:22J'avais beaucoup, beaucoup de points
00:50:22avant d'enchaîner
00:50:23parce que sinon,
00:50:24je crains en tout cas
00:50:24à mon niveau
00:50:25de perdre une partie des animaux.
00:50:30Bon, allez.
00:50:31On va faire comme ça
00:50:32mais alors à la condition
00:50:33que les choses soient
00:50:35un peu cadrées
00:50:36dans le temps
00:50:37de façon à ce qu'on ne se dilue pas
00:50:40dans des réponses dilatoires.
00:50:43Mais je veillerai au grain.
00:50:45Allez-y.
00:50:46Merci, Madame la Présidente.
00:50:48Je vais essayer de faire le nécessaire
00:50:48pour vous apporter
00:50:49des réponses précises et courtes.
00:50:52Merci, Madame la Sénatrice,
00:50:53pour vos nombreux points.
00:50:55Sur le dernier,
00:50:56écoutez, le maillot holding,
00:50:57c'est évidemment un trait d'humour.
00:50:59J'ai voulu rendre hommage
00:51:00à ce journaliste communiste
00:51:02d'un âge avancé
00:51:03qui a pris la lumière récemment
00:51:05en s'intéressant à mon cas.
00:51:07Je voulais le remercier
00:51:08parce que je crois
00:51:10que j'ai fait 4 ou 5 fois
00:51:11la une du journal
00:51:12de l'humanité en 24 mois.
00:51:14Donc, jamais enfant ou adolescent
00:51:16je n'aurais cru
00:51:17y avoir ça un jour.
00:51:18Et donc, voilà,
00:51:18pour le remercier,
00:51:19j'ai appelé ma holding
00:51:20le maillot holding
00:51:21et je trouvais ça rigolo
00:51:22parce que le maillot holding
00:51:24aujourd'hui finance
00:51:24notamment des activités
00:51:26métapolitiques de droite.
00:51:27Et voilà,
00:51:28c'est uniquement
00:51:29un trait d'humour.
00:51:31Sur une famille,
00:51:32pourquoi est-ce qu'à chaque fois
00:51:32qu'on se présente,
00:51:34toute ou partie des personnes
00:51:35de notre écosystème
00:51:36parlent de leur nombre d'enfants ?
00:51:38C'est tout simple.
00:51:39On en est, je pense,
00:51:39tous très fiers.
00:51:41C'est pour nous tous
00:51:42très important.
00:51:43Et la vie familiale,
00:51:45voilà,
00:51:45tous les soirs,
00:51:46je rentre à la maison,
00:51:47mes enfants sont là.
00:51:48Le week-end,
00:51:48je ne travaille pas,
00:51:49je suis avec mes enfants.
00:51:50Même chose pendant les vacances.
00:51:51Et donc,
00:51:52quand on nous demande
00:51:52de nous présenter,
00:51:53on ne présente pas
00:51:54que le cadre professionnel,
00:51:55on présente également souvent
00:51:57le cadre personnel.
00:51:57Je vous ai dit
00:51:58que j'étais par exemple
00:51:58un fan de jeux vidéo.
00:52:00Voilà,
00:52:00donc je me présente au global
00:52:02et mes associés le font
00:52:03ou pas.
00:52:04Voilà,
00:52:05il ne faut rien y voir
00:52:06de plus que cela.
00:52:07Et nous recrutons
00:52:07tous types de profils
00:52:08chez nous.
00:52:09Certains qui ont des enfants,
00:52:10d'autres qui n'en ont pas,
00:52:11qui n'en auront jamais
00:52:12pour tout un tas de raisons.
00:52:13Donc,
00:52:13ce n'est pas non plus
00:52:14un critère de recrutement.
00:52:15C'est ce que vous sous-entendiez.
00:52:17Sur la première question
00:52:19concernant les liens
00:52:20entre Périclès
00:52:21et le Fonds du bien commun,
00:52:23il n'y a aucun point commun,
00:52:24me semble-t-il,
00:52:26au niveau des gouvernances
00:52:27de ces deux structures
00:52:27en dehors de ma personne.
00:52:30Les projets sont extrêmement différents
00:52:32dans leur finalité,
00:52:33dans les projets
00:52:33que nous finançons aujourd'hui.
00:52:35Donc,
00:52:36non,
00:52:37je répète
00:52:37et après,
00:52:38si vous avez des points
00:52:38très précis,
00:52:39je serais invité à répondre.
00:52:40Mais je pense
00:52:40qu'il n'y a vraiment
00:52:42aucun élément commun
00:52:44entre ces deux structures
00:52:45qui sont des projets différents,
00:52:46tout comme les projets business
00:52:47sont des projets différents
00:52:49au global
00:52:49et différents entre eux.
00:52:52Très bien.
00:52:52Donc,
00:52:53Étienne Blanc.
00:52:55Oui,
00:52:56merci,
00:52:57M. Sterin,
00:52:57de la franchise
00:52:58de vos propos.
00:53:00Moi,
00:53:00je rejoins ce que disait
00:53:01tout à l'heure
00:53:01mon collègue Roger Carucci
00:53:02sur la nécessité
00:53:03de protéger
00:53:04les libertés essentielles.
00:53:06Il est toujours difficile
00:53:07de contrôler
00:53:09la migration des idées
00:53:11parce qu'on a
00:53:12les mêmes personnes
00:53:12qui les portent,
00:53:13ils ont les mêmes convictions,
00:53:14les mêmes philosophies,
00:53:15ils sont dans Périclès
00:53:16ou ils sont
00:53:17dans le fond du bien commun.
00:53:19Tout ça,
00:53:20c'est absolument naturel.
00:53:21À partir du moment,
00:53:21on se met
00:53:22à le contrôler,
00:53:23on rentre dans un système
00:53:24qui est une dictature.
00:53:25Donc,
00:53:25il faudrait être extrêmement prudent
00:53:26sur ce sujet-là.
00:53:27Mais moi,
00:53:27j'avais une question.
00:53:28Vous avez dit tout à l'heure
00:53:30que les actions
00:53:31qui sont menées
00:53:32par le fond du bien commun,
00:53:34ce sont des actions
00:53:35qui relèvent toujours
00:53:35de l'intérêt général
00:53:36et que vous n'avez jamais
00:53:37été pris en défaut
00:53:38sur ce sujet-là.
00:53:40Moi,
00:53:40j'aimerais bien vous entendre
00:53:41sur cette définition
00:53:43de l'intérêt général.
00:53:44Quelle est votre définition
00:53:45de l'intérêt général ?
00:53:46Et puis peut-être
00:53:47sur une autre question
00:53:47parce que cela pourrait
00:53:49constituer un risque.
00:53:50à partir du moment
00:53:51où nous avons
00:53:52une définition précise
00:53:53de l'intérêt général,
00:53:55à partir du moment
00:53:56où elle s'inscrit
00:53:56dans notre droit positif,
00:53:57aujourd'hui,
00:53:58elle est dans le code général
00:53:59des impôts,
00:54:00il faut mettre en place
00:54:01des dispositifs
00:54:02pour s'assurer
00:54:03que les actions menées
00:54:05correspondent bien
00:54:06à l'intérêt général.
00:54:06Est-ce que, selon vous,
00:54:08il n'y a pas un risque
00:54:08de contrôle excessif
00:54:10dans cette hypothèse-là
00:54:12qui aboutirait,
00:54:13évidemment,
00:54:14sur un contrôle
00:54:15de la pensée ?
00:54:24Je peux enchaîner.
00:54:29Il n'y a pas eu trop de questions,
00:54:30donc j'enchaîne.
00:54:31Mélanie Vogel.
00:54:35Merci, Mme la Présidente.
00:54:38Bonjour, M. Sterra.
00:54:41Vous nous avez dit
00:54:42que Périclès
00:54:45et le Fonds du bien commun
00:54:46n'avaient rien à voir
00:54:47dans leurs objets
00:54:48parce que Périclès
00:54:49était un projet métapolitique
00:54:52et le Fonds du bien commun
00:54:53pas du tout
00:54:54et que vous financiez
00:54:56à travers ce dernier
00:54:58des structures
00:54:58et des projets
00:54:59qui n'avaient rien
00:55:00de politique
00:55:02ni de métapolitique.
00:55:04Bon, métapolitique
00:55:05qui est un terme employé
00:55:08qui, la plupart du temps,
00:55:09je veux simplement dire politique,
00:55:10mais bref.
00:55:12Moi, dans les...
00:55:13Est-ce que vous pouvez nous expliquer
00:55:14pourquoi vous insistez
00:55:15tellement sur cette différence
00:55:18puisque quand on regarde
00:55:19quelques-uns des projets
00:55:21qui sont financés
00:55:23par le Fonds du bien commun,
00:55:25je ne sais pas,
00:55:25le réseau Acutis
00:55:26qui est un réseau
00:55:27d'influenceurs catholiques
00:55:28identitaires,
00:55:29est-ce que franchement
00:55:30on ne peut pas considérer
00:55:31que ça relève
00:55:32du domaine métapolitique ?
00:55:36Marthe et Marie
00:55:39qui accueillent
00:55:40des femmes enceintes
00:55:41en difficulté,
00:55:42parfois,
00:55:43et vous nous le direz,
00:55:44peut-être,
00:55:45cherchant à les dissuader
00:55:47d'avoir recours
00:55:48à l'avortement,
00:55:49c'est aussi
00:55:50ce qu'on peut considérer
00:55:51comme étant
00:55:52faisant partie
00:55:53de ce que je crois
00:55:54que vous considérez
00:55:55vous-même.
00:55:55Vous définissez
00:55:58comme métapolitique
00:55:59ou le think tank
00:56:01l'Institut Iliade
00:56:03qui vous faisiez
00:56:05le rapport
00:56:07avec la Fondation
00:56:07Jean Jaurès,
00:56:08pour moi,
00:56:10est un organisme
00:56:11qui produit
00:56:13des idées
00:56:16et qui valide
00:56:18la théorie
00:56:18du remplacement,
00:56:19etc.
00:56:20Donc moi,
00:56:20je ne comprends pas bien
00:56:21et c'est ma première question,
00:56:22la distinction
00:56:23que vous faites
00:56:23entre les deux.
00:56:26La deuxième question,
00:56:28c'était la même
00:56:29que Karine Daniel
00:56:30sur cette histoire
00:56:31de prêts et de dons.
00:56:32Donc vous nous avez bien
00:56:33confirmé
00:56:34que ce que vous prêtez
00:56:36au Fonds du bien commun,
00:56:38en réalité,
00:56:39vous ne le prêtez pas,
00:56:40vous le donnez
00:56:41puisque vous n'attendez pas
00:56:42que ces prêts
00:56:43soient remboursés.
00:56:44Et donc,
00:56:46le fait que ce soit
00:56:47des prêts
00:56:48est une forme
00:56:49de montage.
00:56:51On n'a pas trop compris
00:56:53pourquoi,
00:56:53mais en tout cas,
00:56:54vous nous confirmez
00:56:55et ce serait intéressant
00:56:56quand même
00:56:56de savoir pourquoi
00:56:56vous avez fait ça
00:56:57plutôt que simplement
00:56:57un don,
00:56:58mais vous nous confirmez
00:56:59que vous ne demandez pas
00:57:00le remboursement
00:57:02de ces sommes.
00:57:04Et puis,
00:57:06la dernière question,
00:57:08ce n'est pas du tout
00:57:10pour entrer
00:57:11dans un débat
00:57:13politique avec vous,
00:57:14mais vous avez dit
00:57:15que vos idées
00:57:18étaient libérales,
00:57:20conservatrices,
00:57:29sont à l'intérieur
00:57:31de l'espace républicain
00:57:34constitutionnel
00:57:35en France.
00:57:37Mais quand vous dites
00:57:38que vous êtes
00:57:38pour la remigration,
00:57:40ce qui, globalement,
00:57:42signifie techniquement
00:57:43la déportation
00:57:44de dizaines de millions
00:57:45de personnes
00:57:45au niveau européen,
00:57:48que vous êtes opposé
00:57:50au droit à l'avortement,
00:57:51qui, aujourd'hui,
00:57:51est un droit constitutionnel
00:57:53en France,
00:57:55est-ce que...
00:57:57Oui, ben,
00:57:57s'il vous plaît,
00:57:58du déplacement
00:58:01du pays
00:58:01où ils vivent
00:58:02vers d'autres pays
00:58:03de dizaines
00:58:04de millions de personnes
00:58:05au niveau européen.
00:58:07Vous voyez bien
00:58:08que, en tout cas pour moi,
00:58:10ça ne relève pas
00:58:11ni de libéral
00:58:12ni du conservatisme.
00:58:13C'est au-delà
00:58:16de ce qui fait partie
00:58:18de l'espace républicain.
00:58:20Et est-ce que vous considérez
00:58:21que vous êtes
00:58:21un anti-républicain ?
00:58:26Et donc,
00:58:27dernière intervention.
00:58:29Donc, avant que nous reprenions
00:58:30avec la rapporteure
00:58:31et moi-même,
00:58:33Laurence Rossignol.
00:58:35Merci, Madame la Présidente.
00:58:37Bonjour, Monsieur.
00:58:38Ma collègue, tout à l'heure,
00:58:39a évoqué le fait
00:58:40que tous vos amis
00:58:43que nous avons auditionnés ici,
00:58:46qui ont été probablement
00:58:47choisis par vous
00:58:48dans toute ce qu'on pourrait
00:58:50appeler la galaxie
00:58:51que vous avez organisée
00:58:53dans le champ politique
00:58:54et métapolitique.
00:58:56Et je trouve que c'est
00:58:56une distinction
00:58:57qui n'est pas l'objet
00:58:58de cette commission,
00:58:59mais qui, en fait,
00:59:00est assez artificielle.
00:59:02Tout ça, ce n'est que
00:59:03du politique.
00:59:06Tous ont effectivement
00:59:08annoncé dans leur CV
00:59:10leur nombre d'enfants.
00:59:11Et c'était d'autant plus frappant
00:59:12que nous n'avons quasiment
00:59:13vu que des hommes.
00:59:15Je voulais savoir
00:59:18comment se fait-il
00:59:20que parmi tous vos amis,
00:59:23tous ceux à qui vous êtes liés,
00:59:24tous ceux qui vous avez confié
00:59:25des responsabilités,
00:59:26qui ont tous beaucoup d'enfants,
00:59:28il n'y a pas de femmes.
00:59:30Et ça, c'est ma première question.
00:59:31Est-ce que c'est une politique
00:59:32des râches
00:59:32ou est-ce que vous pensez
00:59:33que pour avoir beaucoup d'enfants,
00:59:34il vaut mieux être un homme
00:59:35quand on a une activité
00:59:37de ce type ?
00:59:38Deuxièmement,
00:59:40vous dites que
00:59:43vous agissez
00:59:44dans le cadre républicain,
00:59:46dans le cadre du respect
00:59:47des règles constitutionnelles,
00:59:48j'imagine.
00:59:50Pour autant,
00:59:51vous êtes très impliquée
00:59:52dans des structures
00:59:55dissuasives
00:59:56de l'accès des femmes
00:59:58à l'interruption volontaire
01:00:00de grossesse.
01:00:01Or, cette interruption
01:00:03volontaire de grossesse
01:00:04est maintenant
01:00:04une liberté constitutionnelle.
01:00:06Est-ce que vous ne pensez pas
01:00:07qu'il y a une contradiction
01:00:08entre le respect
01:00:09de la constitution
01:00:10et l'activisme
01:00:11dans des structures
01:00:12anti-IVG ?
01:00:17Très bien.
01:00:21Donc, je disais très bien
01:00:23sur cet ensemble de questions.
01:00:25Il y avait...
01:00:27C'était un très bien collectif.
01:00:29À l'adresse collective.
01:00:31Donc, monsieur,
01:00:32si vous avez réussi
01:00:34à noter toutes les questions,
01:00:35en tout cas,
01:00:35comptez sur moi
01:00:36pour vous rappeler
01:00:37certaines questions
01:00:38si les réponses faisaient défaut.
01:00:41Allez-y, je vous en prie.
01:00:42Merci, madame la présidente.
01:00:44Merci, madame la sénotrice
01:00:45et monsieur le sénateur
01:00:45pour vos questions.
01:00:46Je vais répondre
01:00:47dans l'ordre dans lequel
01:00:48elles m'ont été posées
01:00:48en essayant d'oublier
01:00:50aucun élément.
01:00:50Je vais répondre
01:00:51de façon très concise
01:00:52et précise.
01:00:53En tout cas,
01:00:53j'espère à chaque fois.
01:00:54Sur les questions
01:00:55de monsieur le sénateur,
01:00:55écoutez, ma définition,
01:00:57pardon, notre définition
01:00:58de l'intergénérale,
01:01:00c'est la définition légale.
01:01:01On n'a pas vocation
01:01:02à sortir de ce cadre légal,
01:01:03donc je n'ai pas
01:01:04la définition en tête,
01:01:05je ne la connais pas par cœur,
01:01:06mais voilà,
01:01:07c'est la définition légale
01:01:08de l'intérêt général
01:01:09pour votre première question.
01:01:11Concernant votre deuxième question,
01:01:13de façon générale,
01:01:15je suis pour la liberté,
01:01:19donc non,
01:01:19je ne souhaite pas
01:01:20qu'il y ait plus de contrôle
01:01:21de quelque façon que ce soit,
01:01:23sur quelque sujet que ce soit.
01:01:27On me classe parfois
01:01:28parmi les libertariens
01:01:29ou parmi les anarchistes.
01:01:32Mais donc,
01:01:33je ne souhaite pas
01:01:34plus de contrôle en particulier.
01:01:36Après,
01:01:36s'il y a des points
01:01:37très particuliers
01:01:38sur lesquels vous pensez
01:01:39que ça pourrait être une bonne idée,
01:01:39évidemment,
01:01:40je serais ravi d'essayer
01:01:41de vous répondre
01:01:41si jamais j'ai une conviction
01:01:44à ce niveau-là.
01:01:46Ensuite,
01:01:46concernant les questions
01:01:47de madame la sénatrice,
01:01:49je n'insiste pas
01:01:50sur les distinctions
01:01:51entre Périclès
01:01:51et le Fonds du bien commun.
01:01:52Il y a beaucoup de questions
01:01:53qui m'ont été posées
01:01:53pour me demander
01:01:54de la question
01:01:55d'où venez l'un,
01:01:55d'où venez l'autre,
01:01:56quels étaient les points communs.
01:01:57Je n'insiste pas
01:01:58sur les distinctions.
01:01:59Ce sont deux projets différents
01:02:01qui sont aujourd'hui
01:02:02dans des véhicules juridiques
01:02:03différents
01:02:04et qui ont des ambitions
01:02:05et des équipes différentes.
01:02:08Sur votre deuxième question
01:02:09concernant le montage,
01:02:10j'ai déjà répondu tout à l'heure.
01:02:12Et concernant votre troisième question,
01:02:14écoutez,
01:02:14je ne suis pas là pour polémiquer.
01:02:16Cette commission d'enquête,
01:02:18ce n'est pas une commission
01:02:19qui a vocation
01:02:20à donner lieu
01:02:21à un débat d'idées.
01:02:22Donc,
01:02:23si vous voulez qu'on prenne un café
01:02:24pour discuter de ces sujets-là,
01:02:25je suis à votre disposition.
01:02:26Je ne rentrerai pas
01:02:27dans ces débats-là.
01:02:30Et enfin,
01:02:30concernant les questions
01:02:31de la dernière sénatrice,
01:02:34sur la place des femmes,
01:02:36écoutez,
01:02:36ce que je peux vous dire,
01:02:37c'est que je suis en total désaccord
01:02:39avec les politiques de quota,
01:02:41quelles qu'elles soient.
01:02:42Moi,
01:02:42la seule chose qui m'intéresse,
01:02:44c'est le mérite,
01:02:45c'est le travail,
01:02:46c'est la réussite.
01:02:47Et donc,
01:02:48dans mon organisation,
01:02:49en tout cas,
01:02:50dans toutes celles que je dirige
01:02:50directement les meilleurs
01:02:52aux meilleurs postes.
01:02:53Et ça veut dire quoi ?
01:02:54Ça veut dire que j'ai,
01:02:55je suis désolé de vous dire ça,
01:02:56j'ai beaucoup de femmes
01:02:57qui occupent des postes clés.
01:02:59J'ai une femme
01:02:59qui a dirigé pendant des années
01:03:00toute ma structure d'investissement,
01:03:02donc la totalité
01:03:04de mon écosystème
01:03:05pendant quatre ou cinq ans.
01:03:06C'était il y a encore
01:03:07quatre ans,
01:03:08juste avant la personne
01:03:09que j'ai eu avant.
01:03:10Mais donc,
01:03:10voilà,
01:03:10la personne qui dirigeait
01:03:11toute mon organisation
01:03:12était une femme.
01:03:12La plus importante entreprise
01:03:15dont je suis actionnaire aujourd'hui,
01:03:17des Smart Docs
01:03:18que j'ai créée depuis 2003
01:03:21est dirigée depuis quasi dix ans
01:03:23par deux femmes
01:03:24qui se sont succédées
01:03:25l'une après l'autre.
01:03:26Et elles ne sont pas là
01:03:27parce qu'elles sont des femmes,
01:03:28elles sont là
01:03:28parce qu'elles étaient
01:03:29les meilleures
01:03:30pour prendre ce job.
01:03:31Donc,
01:03:31quand vous identifiez
01:03:32des femmes dans notre écosystème,
01:03:33elles sont là
01:03:34parce qu'elles sont les meilleures,
01:03:35elles ne sont pas là
01:03:36pour des histoires de quotas.
01:03:38Et si vous avez uniquement
01:03:40des hommes
01:03:40qui ont été auditionnés
01:03:41sur les derniers jours,
01:03:42écoutez,
01:03:43je ne suis pas sûr
01:03:43que ce soit hyper représentatif.
01:03:45Le Fonds du Bien commun
01:03:46est dirigé par un homme,
01:03:47Périclasse est dirigé par un homme.
01:03:49Je ne connais pas
01:03:49la Constitution
01:03:50et leurs équipes en détail,
01:03:51mais je pense qu'il y a
01:03:51beaucoup de femmes
01:03:52dans leurs équipes,
01:03:53notamment au Fonds du Bien commun.
01:03:55Voilà.
01:03:56Et sur le sujet
01:03:56de l'avortement
01:03:57et le débat politique
01:03:58dans lequel vous voulez m'emmener,
01:04:00voilà,
01:04:00je vous connaissais tout à fait
01:04:01ma position
01:04:03sur ces sujets-là.
01:04:04Et donc,
01:04:04à nouveau,
01:04:04je ne rentrerai pas
01:04:05dans ces débats.
01:04:12Très bien.
01:04:12Donc,
01:04:13je vais reprendre
01:04:14quelques éléments.
01:04:18Merci de vos réponses.
01:04:19Donc,
01:04:20moi,
01:04:20je voulais juste,
01:04:21comme vous avez l'image,
01:04:23donner un petit aperçu
01:04:24de l'écosystème.
01:04:25Et je pense que,
01:04:26comme il y a des petits points
01:04:28de suspension par endroit,
01:04:30ça ne donne pas
01:04:30l'intégralité des choses.
01:04:32Et j'avoue que,
01:04:33quand on commence
01:04:33à regarder
01:04:35comment tout ce qui relève
01:04:36finalement de la philanthropie,
01:04:38du métapolitique
01:04:40et de l'intérêt général,
01:04:42alors là,
01:04:42oui,
01:04:43ça se complexifie.
01:04:44D'autant plus
01:04:45que vous avez
01:04:45un fonds de dotation
01:04:46qui dote
01:04:48un ou deux autres
01:04:49fonds de dotation,
01:04:50qu'il n'y a pas
01:04:51de reçu fiscal.
01:04:53Donc,
01:04:53on est dans des avances
01:04:56remboursables,
01:04:56non remboursées.
01:04:58Et on n'est pas du tout
01:05:00dans la question du don.
01:05:01Et donc,
01:05:02c'est vraiment...
01:05:03On se pose
01:05:04un certain nombre
01:05:04de questions.
01:05:05En réalité,
01:05:05au regard
01:05:06de la transparence,
01:05:07parce que la complexité,
01:05:09on le sait bien,
01:05:10est infonnée
01:05:11finalement
01:05:11du fait
01:05:13de ne pas pouvoir
01:05:14regarder à l'intérieur
01:05:15du moteur
01:05:16avec sérénité.
01:05:18Néanmoins,
01:05:18tout ça doit être mis
01:05:19aussi au regard
01:05:21de vos actions
01:05:22et des actions
01:05:24qui découlent
01:05:25de votre accompagnement.
01:05:26Moi,
01:05:27j'ai une première question
01:05:29vis-à-vis
01:05:30de tout ça,
01:05:32hormis le fait
01:05:35de savoir
01:05:36si vous faites
01:05:37le même constat
01:05:37de moi
01:05:38de la complexité
01:05:39de votre organisation.
01:05:40Donc,
01:05:40ma deuxième question,
01:05:41en fait,
01:05:42porterait sur
01:05:45les moyens
01:05:45que vous avez mis
01:05:46en place
01:05:47pour mener
01:05:48l'alerte
01:05:49ou une sorte de...
01:05:50En quelque sorte,
01:05:51une cellule de veille
01:05:53qui s'avèrerait
01:05:54nécessaire
01:05:55au regard
01:05:56de la recherche
01:05:57à la fois
01:05:57de la métapolitique
01:05:58tout en restant
01:05:59dans l'arc républicain.
01:06:00On est bien d'accord.
01:06:01Mais aussi
01:06:02la recherche
01:06:03de l'intérêt général
01:06:03en restant
01:06:05impérativement
01:06:06dans l'intérêt général.
01:06:07On voit bien
01:06:08que la frontière
01:06:09est parfois difficile
01:06:10et complexe
01:06:11à identifier
01:06:11entre l'influence
01:06:13et le maintien
01:06:13d'intérêt général
01:06:14et l'influence
01:06:15et le fait
01:06:16de tourner le dos
01:06:17à l'intérêt général
01:06:17au final.
01:06:19Et donc,
01:06:19est-ce que vous avez mis
01:06:20en place
01:06:20des moyens
01:06:21de contrôle,
01:06:22de surveillance
01:06:22de toutes ces associations
01:06:24et structures
01:06:25qui sont accompagnées
01:06:26de ces sociétés,
01:06:27ces SAS
01:06:28qui sont accompagnées
01:06:29par votre fonds
01:06:29d'investissement
01:06:30également ?
01:06:31Ce qui fait
01:06:32au final
01:06:33quand même
01:06:33un essai
01:06:35assez massif
01:06:37d'un certain nombre
01:06:37de structures
01:06:38et donc d'actions
01:06:39et donc de personnes
01:06:40touchées
01:06:41et de politiques publiques
01:06:42concernées
01:06:43par votre accompagnement.
01:06:45Et donc,
01:06:46même si,
01:06:47bien sûr,
01:06:49c'est du devoir
01:06:51des pouvoirs publics
01:06:52de regarder
01:06:52ces affaires-là,
01:06:53il me semble
01:06:54que vous avez
01:06:55une singulière responsabilité
01:06:56vous-même
01:06:56à vous assurer
01:06:57que l'objectif
01:06:59est atteint
01:06:59et n'est pas détourné
01:07:01de son objectif
01:07:02initial.
01:07:03Et donc,
01:07:04avez-vous une relation
01:07:05aussi,
01:07:05disons,
01:07:06le corollaire de ça,
01:07:07en dehors des moyens
01:07:08que vous avez mis en place
01:07:09pour vous assurer
01:07:10qu'il y a un usage
01:07:10qui n'est pas hors-la-loi
01:07:11en quelque sorte ?
01:07:14Comment avez-vous,
01:07:17comment organisez-vous
01:07:18vos relations
01:07:18avec les autorités
01:07:19et pas que fiscales,
01:07:21mais les autorités,
01:07:22le ministère de l'Intérieur,
01:07:24enfin,
01:07:24les préfectures,
01:07:25là où vous agissez,
01:07:27au travers des associations
01:07:27que vous accompagnez,
01:07:28par exemple ?
01:07:30Puisque,
01:07:31certes,
01:07:32ça peut aller
01:07:32dans un sens,
01:07:33mais compte tenu
01:07:33de la massification
01:07:34de votre accompagnement,
01:07:36il pourrait être nécessaire
01:07:37que vous preniez les devants
01:07:38quand vous avez des alertes.
01:07:40Est-ce que ça vous est déjà arrivé ?
01:07:41Vous voyez bien
01:07:42que ça est là,
01:07:42des polémiques se font jour.
01:07:44Vous voyez bien
01:07:45que dans nos auditions,
01:07:45parfois,
01:07:46on est aux frontières
01:07:47des frontières
01:07:48de ce qui peut être compris
01:07:50comme étant républicain.
01:07:52Et donc,
01:07:53voilà.
01:07:53Donc,
01:07:53c'est un ensemble général,
01:07:54mais est-ce que vous vous dotez
01:07:58des moyens
01:07:58de ne pas recevoir
01:08:00de reproches
01:08:01sur ce que vous accompagnez ?
01:08:05Merci,
01:08:05Madame la Présidente,
01:08:06pour ces questions.
01:08:08Sur le premier point,
01:08:09qui est la complexité
01:08:10de l'organisation,
01:08:11peut-être une réaction
01:08:12réponse en trois temps.
01:08:13Temps 1,
01:08:14on peut évidemment,
01:08:15si ça n'a pas déjà été fait,
01:08:17communiquer un organigramme complet
01:08:20de l'organisation juridique
01:08:22qui dépend de ma holding de tête
01:08:24en Belgique.
01:08:26Deuxième point,
01:08:28j'ai démarré,
01:08:29je le disais tout à l'heure,
01:08:29en 2003 avec 5 000 euros
01:08:31que j'ai réussi à force de travail,
01:08:34de ténacité,
01:08:35à faire fructifier.
01:08:37Ces 5 000 euros sont devenus
01:08:38un milliard simple aujourd'hui.
01:08:41Aujourd'hui,
01:08:42je dois avoir un peu plus
01:08:43de 120 entreprises
01:08:44dans lesquelles je suis actionnaire
01:08:45à travers mon fonds d'investissement.
01:08:47On soutient des dizaines
01:08:48et dizaines de projets
01:08:49chaque année
01:08:50avec Pericles
01:08:50et le Fonds du Bien commun.
01:08:51Et donc,
01:08:52tout ça crée une certaine complexité
01:08:53en fait,
01:08:54qui est juste propre
01:08:54à la taille de notre organisation.
01:08:56Ce n'est pas une complexité
01:08:58souhaitée,
01:08:58voulue,
01:08:59c'est une complexité subie
01:09:01parce qu'évidemment,
01:09:02cette complexité juridique
01:09:03a un coût,
01:09:04un coût en termes de conseil,
01:09:05un coût en termes de création
01:09:06d'entités juridiques,
01:09:07un coût en termes d'appel
01:09:09au commissaire aux comptes
01:09:10pour certifier les comptes
01:09:11de ces différentes entités.
01:09:12Donc,
01:09:12tout ça est complexe
01:09:13et si on pouvait s'en passer,
01:09:14on s'en passerait.
01:09:15Et le troisième point
01:09:16concernant cette première question,
01:09:17c'est le cadre juridique français
01:09:19aujourd'hui,
01:09:20donc je ne suis pas du tout un expert,
01:09:21mais je suppose
01:09:22qu'il nous force
01:09:26entre guillemets
01:09:27à créer cette complexité
01:09:30qu'on ne peut pas faire autrement.
01:09:31Sinon,
01:09:32j'espère que mes équipes
01:09:32feraient autrement.
01:09:33Sur votre deuxième point
01:09:35est le fait d'être vigilant
01:09:37sur ce que nous faisons
01:09:38pour nous assurer
01:09:39que ça ne sort pas
01:09:40de l'intérêt général,
01:09:41que ça ne sort pas
01:09:42de l'arc républicain.
01:09:44Moi,
01:09:45tout ce que je fais
01:09:45depuis à nouveau
01:09:45plus de 20 ans,
01:09:46je le fais en confiant
01:09:48énormément de responsabilités
01:09:49aux personnes qui m'entourent.
01:09:50J'essaie de recruter
01:09:51des gens très forts,
01:09:52très droits
01:09:53et ensuite de leur donner
01:09:54les manettes
01:09:55pour diriger leur structure,
01:09:56que ce soit dans le domaine
01:09:57de l'investissement,
01:09:58là où je passe
01:09:59l'essentiel de mon temps,
01:10:00ou dans le domaine
01:10:00philanthropique
01:10:01ou dans le domaine
01:10:01métapolitique.
01:10:03Ce dont je suis convaincu,
01:10:05c'est que mes associés
01:10:06aujourd'hui sont des gens
01:10:07de très grande qualité
01:10:08et donc ils font le nécessaire
01:10:10pour s'assurer
01:10:11que ce qu'ils font
01:10:11est complètement légal,
01:10:13s'assurer que les projets
01:10:15que nous finançons
01:10:15ne sortent pas du cadre
01:10:17qui a été défini au départ
01:10:18et si c'est le cas,
01:10:20eh bien,
01:10:20on tire les conséquences
01:10:22nécessaires,
01:10:23que ce soit en termes
01:10:24d'arrêt de financement
01:10:25ou en termes d'alerte
01:10:26des autorités.
01:10:29Voilà,
01:10:30donc on est évidemment
01:10:31très soucieux
01:10:31de faire des choses
01:10:33dans la légalité
01:10:34parce qu'on est là
01:10:34pour durer,
01:10:35on est là pour être
01:10:36bénéfique à notre pays
01:10:38et donc dans ce cadre-là,
01:10:39je fais confiance
01:10:40à mes associés
01:10:41et à leurs conseils
01:10:41pour s'assurer
01:10:42que tout cela
01:10:43est parfaitement légal
01:10:45et rentre donc
01:10:45dans le cadre
01:10:46notamment
01:10:46de l'intérêt général.
01:10:51Oui,
01:10:52donc je vais compléter
01:10:53du coup.
01:10:57Néanmoins,
01:10:58vous intervenez régulièrement
01:10:59puisque vous avez
01:11:00des contacts réguliers
01:11:01y compris avec
01:11:02la gouvernance
01:11:04du Fonds du bien commun
01:11:05entre autres
01:11:06mais avec la plupart
01:11:07de vos structures
01:11:08concernées par la philanthropie
01:11:09et donc ça veut dire
01:11:12que régulièrement
01:11:12vous avez des échanges.
01:11:14Est-ce que votre réponse
01:11:16signifie que la question
01:11:17des alertes
01:11:17et de la veille
01:11:18n'est pas un sujet
01:11:19que vous abordez
01:11:20vous personnellement
01:11:21avec vos interlocuteurs ?
01:11:23Néanmoins,
01:11:23les flux financiers
01:11:25étant ce qu'ils sont,
01:11:26à un moment,
01:11:26on doit pouvoir
01:11:27s'interroger quand même.
01:11:29Il y a une question
01:11:30de, comment dire,
01:11:31me semble-t-il,
01:11:32qui paraît absolument
01:11:33naturelle et évidente
01:11:34de votre part
01:11:35en tout cas.
01:11:37D'autant plus
01:11:38que vous êtes regardé
01:11:41et donc cette question-là,
01:11:42ça me semble-t-il,
01:11:44mérite d'être posée
01:11:45et donc est-ce que
01:11:47vos interlocuteurs,
01:11:49les gouvernants,
01:11:50ceux à qui vous avez délégués,
01:11:52vous remontent
01:11:53un certain nombre
01:11:53d'éléments
01:11:54ou alors est-ce que
01:11:56c'est prévu
01:11:56qu'ils ne remontent
01:11:57rien du tout
01:11:57parce qu'il n'y a
01:11:58aucun problème
01:11:59ou parce que
01:11:59ce n'est pas fait ?
01:12:00Je veux dire,
01:12:01c'est vraiment ça
01:12:01le sujet.
01:12:02Et donc ma question
01:12:04est celle-là.
01:12:06Vous dites que
01:12:07vous intervenez
01:12:0810% du temps
01:12:09dans le sujet philanthropique
01:12:13de votre temps,
01:12:15c'est déjà ça,
01:12:16ça fait pas mal de temps
01:12:17donc je pense que
01:12:18ça peut être une dimension
01:12:20particulière quand même
01:12:22à regarder régulièrement.
01:12:26Et donc voilà,
01:12:27quel est votre regard
01:12:28par rapport à ce questionnement
01:12:30parce que l'intégrité générale,
01:12:32il se construit au fur et à mesure
01:12:33et vous participez
01:12:34à sa construction
01:12:35en l'accompagnant.
01:12:39Merci Madame la Présidente
01:12:40de vos questions
01:12:40et avec lesquelles
01:12:43je suis complètement
01:12:44aligné entre guillemets.
01:12:45Donc en deux temps peut-être
01:12:47sur le premier point,
01:12:49l'organisation
01:12:50et comment elle fonctionne
01:12:51aujourd'hui,
01:12:51que ce soit pour le Fonds
01:12:53du Bien commun
01:12:53pour Périclès,
01:12:54j'ai donc deux DG,
01:12:56Edouard Wallet
01:12:56et Arnaud Rérol,
01:12:57deux associés
01:12:58que vous avez rencontrés
01:12:58qui pilotent
01:13:00leur organisation.
01:13:01Ces deux personnes-là,
01:13:02donc les deux patrons,
01:13:03je parle avec eux
01:13:04à peu près 1h30
01:13:05par mois
01:13:06avec chacun des deux.
01:13:08C'est un temps très limité
01:13:09mais on fait un point
01:13:09pendant 1h30 chaque mois
01:13:10sur tous les sujets clés,
01:13:12en tout cas
01:13:12qu'ils me remontent
01:13:13comme étant leur sujet clé
01:13:15et ensuite
01:13:16sur les projets
01:13:16dans lesquels
01:13:17ils décident
01:13:17de donner de l'argent,
01:13:18de prêter de l'argent
01:13:19ou d'investir,
01:13:21j'ai de la visibilité
01:13:22bien évidemment
01:13:22qui m'est remonté
01:13:23de façon régulière
01:13:23mais bien souvent
01:13:24je ne connais pas
01:13:25dans l'écrasante majorité
01:13:26des cas,
01:13:26je ne connais pas
01:13:27les dirigeants
01:13:28de ces projets.
01:13:30Voilà, à nouveau,
01:13:30je délègue
01:13:31à Arnaud Rérol
01:13:32et à Edouard Wallet
01:13:33le fait de prendre
01:13:34de bonnes décisions
01:13:35et de s'entourer
01:13:36de personnes de qualité
01:13:37dans les structures
01:13:38que nous soutenons.
01:13:40J'adresse évidemment
01:13:41de temps en temps
01:13:42les sujets de l'égalité
01:13:44avec mes équipes,
01:13:45en tout cas
01:13:45de façon régulière
01:13:47et charge à elles
01:13:49tant sur à nouveau
01:13:50ces sujets philanthropiques
01:13:50ou métapolitiques
01:13:51que sur les sujets business
01:13:53de me remonter
01:13:54évidemment les points
01:13:55quand ce sont des points
01:13:55qu'ils estiment
01:13:56être importants,
01:13:58clés, stratégiques
01:13:59pour que nous puissions
01:14:00ensuite prendre
01:14:00les bonnes décisions.
01:14:01Donc je pense
01:14:03qu'on fonctionne
01:14:03comme beaucoup
01:14:05d'autres organisations,
01:14:06c'est-à-dire que moi
01:14:08comme unique mécène
01:14:10de ces deux structures,
01:14:12j'ai des associés,
01:14:13ils gèrent la maison
01:14:14et quand il y a
01:14:15des sujets très importants,
01:14:16ils les remontent
01:14:16que ce soit des sujets
01:14:17à caractère légaux
01:14:18ou autres.
01:14:20Voilà, j'espère
01:14:20que ça répond
01:14:21à vos questions
01:14:21sinon je ne suis pas
01:14:22de répondre.
01:14:22Oui, en tout cas,
01:14:24ça montre
01:14:24que ce n'est pas forcément,
01:14:26ça ne fait pas partie
01:14:27des questions clés
01:14:29dans les échanges.
01:14:31Non mais néanmoins,
01:14:33c'est le sujet
01:14:34de notre commission d'enquête
01:14:35donc c'est pour ça
01:14:36que je pose la question
01:14:36d'autant plus que...
01:14:38En lui, c'est toujours
01:14:38un sujet clé
01:14:39quand on investit,
01:14:39c'est-à-dire que quand on décide
01:14:40de soutenir
01:14:41telle ou telle structure,
01:14:42on s'assure évidemment
01:14:42que la structure
01:14:43est complètement légale
01:14:44et cohérente
01:14:44et ensuite,
01:14:45on suit dans le temps
01:14:46mais on ne va pas suivre
01:14:46tous les jours
01:14:47ce qu'elle fait
01:14:47mais on va suivre
01:14:48de façon régulière
01:14:49à travers les rapports
01:14:50que cette structure
01:14:51peut nous faire
01:14:51le fait que ce qu'elle fait
01:14:53est parfaitement légal.
01:14:55Très bien.
01:14:56Donc en fait,
01:14:57dans les rapports réguliers
01:14:58que vous avez,
01:14:58vous avez un rapport
01:14:59sur ces sujets-là
01:15:00particulièrement.
01:15:01C'est juste...
01:15:02Enfin, la question est simple.
01:15:03C'est la question
01:15:04des alertes,
01:15:06des warnings.
01:15:06Est-ce que ça a lieu ?
01:15:07La cellule de veille.
01:15:09350 associations
01:15:10accompagnées
01:15:11dans des domaines
01:15:12qui sont assez variés
01:15:13mais qui sont pour autant
01:15:14très sensibles
01:15:15du point de vue
01:15:16du fonctionnement
01:15:16de nos politiques publiques.
01:15:18Je parle des associations
01:15:21porteuses aussi
01:15:21d'écoles hors contrat,
01:15:23etc.
01:15:24Donc tous ces sujets-là,
01:15:25vous comprenez bien
01:15:26que quelque part,
01:15:28vous pouvez être vous
01:15:30singulièrement
01:15:31en situation
01:15:32d'avoir un regard
01:15:33comment dire
01:15:35affûté certainement
01:15:37mais en tout cas
01:15:38comment dire
01:15:40qu'il se consacre
01:15:42à ce sujet-là aussi
01:15:43dans toute l'évaluation
01:15:45que vous avez
01:15:46de vos politiques.
01:15:47C'est juste d'autre en plus
01:15:48que nous avons auditionné
01:15:53les dirigeants
01:15:54du fonds du bien commun
01:15:55et les décisions
01:15:56d'accompagner
01:15:56des associations.
01:15:58La façon dont
01:15:58les décisions sont prises,
01:16:00on entend
01:16:00c'est à 4 ou 5
01:16:02mais on ne sait pas
01:16:03qui que quoi.
01:16:03Donc à un moment,
01:16:05il faut bien
01:16:05qu'il y ait quelqu'un
01:16:06qui, voyez-vous,
01:16:08qui ait une espèce
01:16:08de rigueur
01:16:09et qui soit identifié.
01:16:11Bien sûr, bien sûr.
01:16:12Peut-être deux commentaires.
01:16:13Le premier, c'est que
01:16:15comme je crois
01:16:15que ça a été précisé
01:16:16par mes deux associés,
01:16:17à chaque fois que nous
01:16:18prenons une décision
01:16:18consistant à soutenir
01:16:20une structure,
01:16:20nous la prenons sur base
01:16:22d'un comité que nous créons
01:16:23qui soit,
01:16:24que nous essayons de monter
01:16:25en cohérence
01:16:26avec le projet soutenu,
01:16:27donc concrètement
01:16:28avec des gens,
01:16:29avec des sachants,
01:16:30des gens qui maîtrisent
01:16:31le sujet pour essayer
01:16:32de prendre la meilleure
01:16:32décision possible.
01:16:33C'est pour ça qu'il n'y a
01:16:34pas une gouvernance fixe.
01:16:36La gouvernance est variable
01:16:37et tient compte
01:16:38de la nature
01:16:39des projets
01:16:39que nous finançons.
01:16:40Il y a cependant
01:16:41un élément fixe
01:16:42à chaque fois
01:16:43qui sont Arnaud Rérol
01:16:44ou Édouard Wallet,
01:16:45bien entendu.
01:16:47Ensuite,
01:16:47sur le deuxième point,
01:16:48mes associés me remontent,
01:16:49mais comme tout DG remonte
01:16:50à son président
01:16:51de façon régulière,
01:16:52les sujets clés
01:16:53dès qu'il y a des alertes
01:16:54sur le caractère légal
01:16:56ou illégal
01:16:56de ce que pourraient faire
01:16:57certaines associations
01:16:59que nous soutenons
01:17:00ou sur évidemment
01:17:01d'autres sujets financiers
01:17:03de performance
01:17:03et ainsi de suite.
01:17:04Ce sont des choses
01:17:05qui nous sont montées
01:17:05régulièrement.
01:17:07Je peux simplement vous dire
01:17:08qu'à mon niveau,
01:17:09je ne crois pas avoir
01:17:10eu connaissance.
01:17:14Il y a dû y avoir
01:17:14quelques sujets,
01:17:15bien évidemment,
01:17:15quand il y a un nombre
01:17:16de projets que nous soutenons
01:17:17de contrôles ou autres
01:17:18qui se sont peut-être
01:17:19mal passés.
01:17:20Je pense à des écoles
01:17:20hors contrat
01:17:21où il y a de temps en temps
01:17:22eu des contrôles
01:17:23qui étaient d'ailleurs
01:17:24challengés
01:17:24par leur qualité
01:17:26entre guillemets
01:17:26ou leur orientation idéologique,
01:17:28mais rien de majeur
01:17:31à ma connaissance
01:17:32à date.
01:17:33Et nous sommes vigilants
01:17:35sur ces sujets-là,
01:17:36je vous confirme.
01:17:38Très bien.
01:17:39Donc, je repasse la parole
01:17:40à la rapporteure
01:17:40pour les dernières questions.
01:17:42Merci beaucoup,
01:17:43Madame la Présidente.
01:17:44J'ai trois dernières questions.
01:17:46Merci, M. Sterrin,
01:17:48pour ses réponses
01:17:50aux questions
01:17:51de nos collègues
01:17:53et de Madame la Présidente.
01:17:54Je reviens sur vos activités
01:17:57philanthropiques
01:17:57parce que c'est le cœur
01:17:59de nos travaux.
01:18:02Votre directeur général
01:18:03nous disait que vous siégiez,
01:18:05j'ai repris mes notes,
01:18:07au comité de sélection
01:18:08quand parfois c'est pertinent.
01:18:10Qu'est-ce qui rend
01:18:11votre présence pertinente ?
01:18:16Alors, ça peut être
01:18:17plusieurs éléments.
01:18:18Ça peut être évidemment
01:18:18si c'est un financement important.
01:18:21Je pense qu'à ce moment-là,
01:18:23mes associés
01:18:24font appel à moi.
01:18:24Donc, les critères concrètement,
01:18:26c'est la somme.
01:18:28C'est l'impact potentiel
01:18:30quand c'est un projet
01:18:30qui peut avoir un impact
01:18:31très important
01:18:32parce que ça peut permettre
01:18:33de créer plein d'écoles libres
01:18:34dans toute la France
01:18:35ou ça peut permettre
01:18:36de rénover plein de petits calvaires
01:18:38comme on fait avec SOS Calvaires.
01:18:40Les équipes peuvent faire appel
01:18:41à moi de temps en temps.
01:18:42Donc, soit le ticket
01:18:43que nous mettons,
01:18:44donc la somme,
01:18:45soit l'impact que ça peut avoir,
01:18:47soit la compétence nécessaire
01:18:49à l'accompagnement du projet
01:18:50et le fait que je coche
01:18:51potentiellement
01:18:51certaines de ces cases.
01:18:52Donc, voilà,
01:18:54je pense,
01:18:55les trois critères
01:18:56qui font que mes associés
01:18:57font de temps en temps
01:18:58appel à moi
01:18:59pour avoir mon avis
01:19:00ou pour valider
01:19:01ou covalider
01:19:02puisque je ne prends pas
01:19:03les décisions tout seul
01:19:04ces projets-là.
01:19:04D'accord, merci,
01:19:06c'est très clair.
01:19:11Pourquoi ?
01:19:12Je reviens sur la question
01:19:14de la complexité de la structure.
01:19:17Je ne suis pas sûre que...
01:19:19Vous avez été interrogé
01:19:20par la présidente
01:19:21sur la complexité
01:19:22de l'écosystème,
01:19:23qu'on va pouvoir l'appeler comme ça.
01:19:25Vous nous dites
01:19:26cette complexité,
01:19:27je la subis,
01:19:28enfin, nous la subissons.
01:19:29elle est plutôt due
01:19:31au cadre légal français.
01:19:33Je ne suis pas totalement sûre
01:19:35que ce soit uniquement
01:19:37le cadre légal français
01:19:38qui impose
01:19:40de créer une association,
01:19:41de la dissoudre,
01:19:42de créer un fonds de dotation,
01:19:43de le dissoudre,
01:19:44de créer un fonds de dotation
01:19:46qui lui-même contribue
01:19:47à la création
01:19:48d'un autre fonds de dotation.
01:19:50Ça, ce sont des décisions
01:19:51des dirigeants
01:19:52de ces structures
01:19:53et pas la complexité
01:19:55du droit français.
01:19:56Mais, du coup,
01:19:58pourquoi tous ces différents
01:19:59montages de structures,
01:20:00M. Sterrin ?
01:20:01Et si je vous pose la question,
01:20:03c'est d'abord
01:20:03parce que c'est assez compliqué
01:20:05de s'y retrouver,
01:20:06mais je vous remercie par avance
01:20:08pour la transmission
01:20:09de l'organigramme
01:20:10que vous nous adresserez.
01:20:12C'est compliqué de s'y retrouver
01:20:13et quand, hier,
01:20:15nous auditionnions
01:20:17la DLP AG,
01:20:18la Direction des libertés publiques
01:20:19du ministère de l'Intérieur,
01:20:21qui travaille,
01:20:22qui a un rôle de contrôle
01:20:23et de surveillance
01:20:25de l'ensemble des organismes
01:20:26sans but lucratif.
01:20:28Lorsque nous leur demandons
01:20:30quels sont pour vous
01:20:31les signaux d'alerte
01:20:32sur le fait
01:20:34que des organismes
01:20:35sans but lucratif
01:20:36peuvent dévier
01:20:37d'un soutien
01:20:39à l'intérêt général,
01:20:40là aussi,
01:20:41je reprenais mes notes.
01:20:43La première réponse
01:20:45qui est faite
01:20:46par ces services
01:20:47qui travaillent
01:20:48d'arrache-pied
01:20:49sur ces sujets,
01:20:50c'est la multiplicité
01:20:52des structures
01:20:52est déjà en soi
01:20:54un signal.
01:20:55Donc, vous comprenez bien
01:20:56qu'au-delà
01:20:57de la difficulté
01:20:59à comprendre
01:21:00votre organisation
01:21:01et donc à suivre
01:21:02les mécanismes
01:21:02de financement,
01:21:05cette opacité,
01:21:06manifestement,
01:21:07n'interroge pas
01:21:08que les sénateurs
01:21:08impliqués
01:21:09dans cette commission.
01:21:11Au-delà
01:21:12de l'écosystème
01:21:13de Pierre-Édouard Sterrin,
01:21:14c'est manifestement
01:21:15un signal d'alerte
01:21:16pour le ministère
01:21:17de l'Intérieur.
01:21:18Donc, pourquoi
01:21:19toute cette complexité
01:21:20d'organisation ?
01:21:24Merci, madame la rapporteure,
01:21:25pour vos questions.
01:21:27Tout ce qu'on fait
01:21:28est parfaitement légal.
01:21:29On a un souci
01:21:30de transparence important
01:21:31dont je crois témoigne
01:21:32la participation
01:21:33de mes associés
01:21:35aux différentes réunions
01:21:36qui ont eu lieu
01:21:37sur les derniers jours.
01:21:38Si on voulait
01:21:39cacher quoi que ce soit,
01:21:40je ne m'embêterais pas
01:21:41à être en Belgique.
01:21:42Je serais parti
01:21:42beaucoup plus loin
01:21:43dans des juridictions
01:21:45plus exotiques.
01:21:46Ce qui n'est pas le cas
01:21:47parce que toutes nos structures
01:21:48juridiques sont en France
01:21:49et en Belgique.
01:21:49Et la Belgique fonctionne
01:21:50à peu près comme la France.
01:21:51Donc, on n'a vraiment
01:21:52strictement rien à cacher
01:21:54sur quoi que ce soit.
01:21:56Donc, à nouveau,
01:21:59concrètement,
01:21:59en termes de prochaines étapes,
01:22:00on va vous communiquer
01:22:03l'organigramme juridique
01:22:04de l'écosystème.
01:22:06Il n'y a, à ma connaissance,
01:22:08aucune procédure légale
01:22:09de quelque sorte
01:22:09que ce soit
01:22:10sur nos entités juridiques.
01:22:14Et si ensuite,
01:22:15il y a des points particuliers
01:22:16sur lesquels vous posez
01:22:17la question,
01:22:17pourquoi est-ce qu'on a créé
01:22:18telle structure ou telle structure,
01:22:19je serai ravi à nouveau
01:22:20de pouvoir répondre par écrit
01:22:21parce que maîtrisant pas
01:22:22la matière,
01:22:22je ne vais pas pouvoir
01:22:23vous répondre maintenant
01:22:24à l'oral.
01:22:25Mais à nouveau,
01:22:26je comprends tout à fait
01:22:27votre souci de transparence
01:22:29globale et notamment
01:22:31sur ces sujets-là
01:22:32et les alertes,
01:22:33les signaux d'alerte
01:22:34que ça peut créer
01:22:34d'avoir un tel écosystème
01:22:36avec des structures juridiques
01:22:37un peu partout.
01:22:37mais je me ferai fort
01:22:40et je suis convaincu
01:22:40du fait que dans les jours
01:22:42qui viennent,
01:22:43une fois les éléments reçus,
01:22:44avec si nécessaire
01:22:45d'autres réunions
01:22:47organisées avec nos experts,
01:22:48vous ayez suffisamment
01:22:49d'éléments
01:22:50pour être totalement
01:22:51certaine
01:22:52du fait que tout cela
01:22:54est parfaitement clair
01:22:55et limpide.
01:22:56Et je vous en remercie.
01:22:58Et puis,
01:22:58dernière question
01:22:59et pardon,
01:23:00j'y reviens,
01:23:01mais c'est vraiment
01:23:01un élément
01:23:02sur lequel je trouve
01:23:04que nous peinons
01:23:05à avoir des réponses.
01:23:08Vous êtes sorti du cadre.
01:23:09Vous êtes rentré.
01:23:10Non, pardon, excusez-moi.
01:23:11Je suis déminiote.
01:23:12Non, non, je vous en prie.
01:23:13Non, non, mais c'est un élément
01:23:14sur lequel nous peinons
01:23:15à obtenir des réponses
01:23:16et le sujet n'est pas tant
01:23:18le fonds du bien commun
01:23:19et Pierre-Edouard Sterrin.
01:23:21Le sujet,
01:23:21je vous dis ça
01:23:22pour vous mettre à l'aise, monsieur,
01:23:24le sujet est l'apparition
01:23:25dans le paysage
01:23:26de la philanthropie
01:23:27d'un objet particulier
01:23:28que sont les fonds de dotation
01:23:30qui a bouleversé
01:23:31le paysage de la philanthropie.
01:23:33Nous sommes quasiment arrivés
01:23:34à la fin de nos travaux
01:23:35et nous observons,
01:23:37un, une absence totale
01:23:38de contrôle des fonds de dotation
01:23:40par les services de l'Etat,
01:23:42deux, 30 à 40 %
01:23:43de fonds qui sont inactifs
01:23:45et dont, je mets les guillemets,
01:23:47qui pourraient donc
01:23:47être utilisés uniquement
01:23:48comme des outils
01:23:50d'optimisation fiscale
01:23:52et non de philanthropie.
01:23:53Et donc, nous passons du temps
01:23:54sur la question
01:23:55des fonds de dotation
01:23:56dans un moment
01:23:58où l'état des finances publiques
01:23:59de notre pays
01:24:00est ce qu'il est.
01:24:01Il n'est pas totalement illégitime
01:24:03que les sénateurs
01:24:04se préoccupent
01:24:04de savoir
01:24:06où va
01:24:07la contribution financière
01:24:09de l'Etat.
01:24:10Si je dis cela,
01:24:11c'est que je reviens
01:24:12parce que, vraiment,
01:24:14je n'ai pas le sentiment
01:24:14que nous ayons obtenu
01:24:15les réponses.
01:24:18Vous avez répondu
01:24:19à notre collègue
01:24:20Karine Daniel
01:24:21qu'il y a en effet
01:24:22des prêts
01:24:22effectués
01:24:23par la holding de tête,
01:24:25je reprends votre expression,
01:24:28maison mère,
01:24:29sur lesquels
01:24:30vous n'envisagez pas
01:24:31de demander
01:24:32le remboursement.
01:24:33Ce qui, par ailleurs,
01:24:34expliquerait
01:24:35que votre directeur général
01:24:36n'ait pas connaissance
01:24:37des conditions
01:24:37de remboursement.
01:24:39Est-ce bien le cas ?
01:24:40Et dans ce cas-là,
01:24:42en effet,
01:24:42pourquoi pas un don ?
01:24:45Est-ce que c'est
01:24:46un sujet fiscal ?
01:24:47Est-ce que c'est
01:24:47un sujet
01:24:49d'organisation ?
01:24:50Est-ce que c'est
01:24:51un sujet
01:24:54technique ?
01:24:55Pourquoi pas un don ?
01:24:56Et pourquoi un prêt
01:24:57dont vous n'attendez
01:24:58pas le remboursement ?
01:25:02Merci pour vos différentes
01:25:02questions,
01:25:03madame la rapporteure.
01:25:04Sur le dernier point,
01:25:05je ne sais pas.
01:25:07J'espère que mes équipes
01:25:09n'ont probablement
01:25:10pas déjà dû vous répondre,
01:25:11sinon vous ne me poseriez
01:25:12pas la question.
01:25:13Mais je suis certain
01:25:15qu'il y a une très bonne raison
01:25:16pour laquelle
01:25:18les opérations ont été faites
01:25:19de cette façon-là
01:25:20et pas d'une autre façon.
01:25:21De façon,
01:25:22après,
01:25:22plus générale,
01:25:23je ne suis pas du tout
01:25:24un expert
01:25:25de l'objet juridique
01:25:26fonds de dotation.
01:25:27On en a aujourd'hui.
01:25:28Et finalement,
01:25:28pourquoi est-ce qu'on a pris
01:25:29cet objet-là
01:25:29plutôt qu'un autre ?
01:25:30La matière juridique
01:25:31n'est pas une matière
01:25:32où j'excelle.
01:25:33Donc,
01:25:34il y a à nouveau
01:25:34forcément des bonnes raisons.
01:25:36Mais je ne les ai pas
01:25:37là tout de suite.
01:25:38Mais on sera ravis
01:25:39d'y répondre.
01:25:39Et sur l'utilité
01:25:40du fonds de dotation,
01:25:42s'il y a une explosion
01:25:43du nombre de fonds de dotation
01:25:44depuis quelques années
01:25:44en France,
01:25:45c'est qu'il y a certainement
01:25:46une utilité.
01:25:46Mais est-ce qu'elle est bénéfique
01:25:48à la France ou pas ?
01:25:49Je ne sais pas.
01:25:50Ou est-ce que c'est un outil
01:25:52qui permet fiscalement
01:25:53d'avoir tout un tas d'avantages ?
01:25:54Ce que je sais,
01:25:55c'est que moi,
01:25:56je n'ai pas un centime
01:25:57d'économie fiscale
01:25:58sur ce que je donne,
01:26:00sur les plus de 100 millions
01:26:01que j'ai donnés à date
01:26:03ou versés ou investis
01:26:04dans des projets philanthropiques
01:26:06ou météas politiques.
01:26:07Je n'ai pas eu un centime
01:26:08d'économie fiscale.
01:26:10Voilà.
01:26:10Mais il est tout à fait possible
01:26:12que tout un tas de personnes
01:26:13qui aient des fonds de dotation
01:26:14pour ça.
01:26:14C'est bien le moins
01:26:15puisque vous-même,
01:26:16et vous me l'avez dit
01:26:16dans votre présentation,
01:26:17avez fait le choix
01:26:18de vivre en Belgique
01:26:19pour économiser.
01:26:22Ce serait un peu fort de café
01:26:24que vous puissiez avoir
01:26:25des exonérations fiscales.
01:26:27Mais là n'est pas le sujet.
01:26:30Si, si.
01:26:30Alors je me permets
01:26:31de vous corriger
01:26:31sur ce point très précis.
01:26:32Corrigez-moi,
01:26:33Monsieur Sterrin.
01:26:33Corrigez-moi.
01:26:34Entre guillemets.
01:26:37Pourquoi ?
01:26:37Parce que je verse
01:26:39chaque année
01:26:40en France
01:26:40des dizaines
01:26:42de millions
01:26:42d'euros d'impôts
01:26:43parce que
01:26:45sur la centaine
01:26:46d'entreprises
01:26:46dont je suis actionnaire
01:26:48aujourd'hui
01:26:49de façon majoritaire
01:26:50ou minoritaire,
01:26:51une très grande majorité
01:26:53d'entre elles
01:26:54est en France
01:26:55et donc paye
01:26:55de l'impôt sur les sociétés,
01:26:57paye des taxes foncières,
01:26:58paye des taxes
01:26:58sur les salaires.
01:26:59Donc mon écosystème
01:27:00aujourd'hui
01:27:01finance à hauteur
01:27:02de dizaines
01:27:03de millions d'euros
01:27:04chaque année
01:27:05l'État français.
01:27:06Moi, personne physique,
01:27:07ce n'est pas le cas,
01:27:08vous l'avez évoqué,
01:27:08en dehors de l'IFI
01:27:09auxquels je suis soumis
01:27:10puisque j'ai
01:27:10quelques biens immobiliers
01:27:12en France,
01:27:12mais mon écosystème
01:27:13contribue à hauteur
01:27:14de plusieurs dizaines
01:27:15de millions d'euros
01:27:16au fonctionnement
01:27:17de notre démocratie.
01:27:19Et malgré tout,
01:27:20je n'ai pas un centime
01:27:21d'avantage fiscal
01:27:22quand je donne
01:27:23ces dizaines de millions
01:27:24d'euros chaque année.
01:27:25C'est la fin de cette émission.
01:27:26Merci à vous de l'avoir suivie.
01:27:28N'hésitez pas à lire
01:27:28les décryptages de la rédaction
01:27:29et à voir nos replays.
01:27:30C'est sur publicsena.fr.
01:27:32Très belle suite des programmes
01:27:33sur les chaînes parlementaires.
01:27:36Sous-titrage Société Radio-Canada
01:27:38Sous-titrage Société Radio-Canada
01:27:42Sous-titrage Société Radio-Canada
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