00:00Il y a un petit problème technique, je me suis appuyé sur ma sondage.
00:04Mon objectif sportif pour Paris 2024, c'est de gagner à la maison,
00:08de remporter une sixième médaille paralympique.
00:10Pour Do-It, c'est le record.
00:16Aujourd'hui, vous allez m'accompagner dans les coulisses de ma préparation
00:19et une journée un peu particulière au Krebs de Montpellier
00:22pour des tests pour ma prothèse de course et de saut.
00:25C'est parti.
00:26J'ai bien accès là, au centre de l'écran.
00:29C'est un peu haut, non ?
00:30Oui, c'est un peu haut, oui.
00:31De manière générale, en termes de réactivité, je suis nerveux.
00:35Je suis vraiment au plus vite de l'année.
00:38Je n'ai jamais été aussi réactif.
00:41C'est souvent. OK, ça marche.
00:43On vient de faire un exercice qui s'appelle le High Motion,
00:47qui est un exercice oculaire.
00:49L'objectif, c'est réellement de travailler l'attention et la prise d'informations
00:52et aussi un petit peu la réactivité par rapport à cette prise d'informations
00:56et de pouvoir l'avoir dans un spectre le plus large possible.
01:00Pour moi, c'est intéressant parce que j'ai un trouble déficitaire de l'attention avec la hyperactivité.
01:06Donc, à ce niveau-là, on travaille ce qu'on appelle aussi les fonctions exécutives,
01:11de mémorisation à court terme, de prise d'informations et de réussir à les restituer.
01:16Et donc, à se concentrer réellement et faire un effort de concentration à ce niveau-là.
01:21Tous les jours, j'ai une routine que je fais en termes de mobilité, d'étirement,
01:27d'échauffement aussi avec le rouleau au départ
01:30et quelques tests aussi qu'on fait quotidiennement pour avoir le suivi et aussi pour voir l'état de forme.
01:35Donc là, il y a un capteur, un accéléromètre et un gyroscope.
01:39Ça permet d'avoir tout un tas de données comme la vitesse.
01:42Là, je vais avoir la hauteur de saut.
01:44Je vais avoir, on peut avoir la puissance aussi.
01:46Et ça nous permet en fait de suivre certains critères, certaines caractéristiques quotidiennement.
01:51Et après, on peut faire des tests aussi.
01:58La difficulté, c'est réellement d'arrêter au bon moment.
02:01Pour moi, c'est vraiment de ne pas en faire trop, d'en faire moins que trop.
02:06Le plus, c'est l'ennemi du bien.
02:08Au final, on pense, enfin, work hard, pay hard, play hard.
02:12Quand on est jeune, vraiment, il faut travailler très dur, no pain, no gain.
02:16Bon, tout ça, en réalité, c'est assez faux.
02:21C'est plutôt être dans du qualitatif, de comprendre notre discipline, ce qu'elle demande.
02:28Au final, comme qualité, pour le saut en longueur, ça a des qualités de vitesse,
02:32des qualités techniques aussi, explosives, de force ou autres.
02:36Et après, comment les développer pour soi
02:39et donc quelles sont ses qualités, quelles sont ses faiblesses,
02:42quels sont les facteurs limitants, réussir à les identifier.
02:45On va retrouver Simon et Romaric qui travaillent au CREPS à la maison régionale de la performance.
02:52C'est eux qui ont mis en place l'OctoJump,
02:55donc ce qui aura deux jaunes au sol, ils sont des capteurs.
02:58Il y a l'orthoprothésiste qui va arriver et puis l'équipe du CHU du Gros du Roi,
03:03un médecin et puis ingénieur avec qui on a fait déjà des recherches en labo et un peu sur la piste.
03:09Mais là, on va dire que c'est vraiment les tests un peu plus grandeur nature,
03:12donc assez excité par rapport à ça et surtout de voir l'impact des différentes prothèses
03:17et différents poids sur la performance.
03:22Il change de poids, mais il n'y a pas que le poids.
03:25Je ne dois pas entendre, il ne faut pas que ça influe sur mon ressenti.
03:30Alors là, ce que je suis en train de changer, c'est seulement l'intermédiaire, c'est le tube.
03:34L'emboîture et la main, on va la garder.
03:37Et le tube, en fait, il a été laissé de différents poids pour qu'Arnaud,
03:41il nous dise quel poids est le meilleur dans sa course et dans son saut.
03:46C'est pour optimiser son saut.
03:49Là, il y a trois prothèses avec trois poids différents.
03:52On va commencer sans qu'il le sache par la prothèse la plus lourde
03:56pour aller jusqu'à la prothèse la plus légère.
03:58Et en fait, c'est lui qui va voir par rapport à son ressenti
04:03et par rapport aux paramètres qu'on va établir,
04:06c'est du coup laquelle est la plus performante.
04:09C'est comme ça tous les jours en entraînement.
04:11J'ai des capteurs, j'ai des scientifiques qui viennent, qui m'embêtent.
04:18C'est mes sixièmes Jeux Paralympiques.
04:20Ça fait 20 ans entre 2004 à Athènes et 2024 à Paris.
04:24C'est assez incroyable.
04:25Le plus fou, en fait, c'est réellement de pouvoir vivre et partager cette fête
04:28avec ma famille, mes amis.
04:30Il va y avoir une grosse équipe déjà et tout le public français.
04:35C'est important pour moi de pouvoir partager des messages d'égalité,
04:40des valeurs également autour du droit, de la solidarité
04:43que représentent ces Jeux Paralympiques.
04:46J'ai des sensations différentes avec l'entraînement.
04:49Après, je pense qu'il y a des choses sur l'emboîture.
04:52Je me sens bien, mais il y a quand même un jeu toujours.
04:59Bilan, plutôt très bon déjà.
05:01Bilan, j'avais un peu peur de me faire mal,
05:05parce que je sais que j'étais à risque avec la fatigue,
05:08l'intensité des derniers jours.
05:10On a fini le test aussi hier soir assez tard, etc.
05:13Bref, donc là, test de vitesse et test avec différentes prothèses,
05:16c'est très bien passé.
05:18Maintenant, on va attendre l'analyse des chercheurs.
05:20Bonne sensation.
05:22Là, on file chez le kiné, parce que je suis forcément un peu en retard.
05:27Il faut bien récupérer, bien se préserver
05:30pour continuer le processus jusqu'au 3 septembre
05:35et la finale de la longueur au Stade de France.
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