00:00 De pouvoir avoir des Jeux Paralympiques en France, c'est une opportunité qui est juste incroyable.
00:03 De pouvoir d'abord changer de regard sur le handicap et la différence,
00:07 à travers la performance, à travers les émotions, le fait qu'on va partager avec le public.
00:11 Moi je suis né sans avant-bras gauche, donc j'ai une prothèse et j'ai différentes prothèses que je porte
00:25 pour m'entraîner et puis pour les compétitions.
00:27 Quand j'ai commencé à l'âge de 11 ans, j'étais avec des athlètes qui n'avaient pas de handicap.
00:32 Je voulais tout simplement faire de l'athlé, m'amuser avec les copains et les copines,
00:38 et puis après faire des performances, en tout cas me dépasser.
00:41 C'est parce que j'avais fait les Championnats de France en jeune
00:44 et que j'étais arrivé dans les 10 meilleurs Français en jeune,
00:46 que mon entraîneur à l'époque, Gaël Gonzalez, s'est dit "Tiens, ce serait intéressant de connaître ton niveau en e-sport".
00:52 Et donc on a été faire les Championnats de France l'année d'après,
00:54 et à ma plus grande surprise, que j'ai remporté assez facilement.
00:57 Et on s'est rendu compte à ce moment-là que les performances que je réalisais déjà à 17 ans
01:02 m'emmenaient dans les 3 meilleurs mondiaux,
01:04 et c'est comme ça que tout a commencé au niveau international ensuite.
01:08 C'est compliqué de s'approcher de performances de valides
01:12 parce que justement les athlètes paralympiques ont un handicap.
01:16 Ce qui ne veut pas dire que pour certains athlètes, par exemple déficients visuels,
01:21 ou pour moi qui suis déjà monté sur un podium au niveau français,
01:24 j'ai déjà été 3e au Championnat de France en valide,
01:27 on peut s'approcher des performances valides.
01:31 Mais forcément il y aura toujours une différence.
01:33 Et donc là, la meilleure performance mondiale, le record du monde, c'est Mike Powell avec 8m95.
01:38 Moi, mon meilleur saut, le saut le plus loin que j'ai réalisé, 7m91,
01:43 et dans des conditions régulières, 7m82.
01:46 Ce sera la première fois qu'on aura les Jeux paralympiques en France,
01:48 100 ans après pour les Jeux olympiques.
01:50 Ma famille sera présente, les amis seront présents,
01:53 et des personnes qui n'y connaissent absolument rien aussi, et c'est ça l'enjeu.
01:56 C'est réellement à travers quelque chose de ludique,
01:59 où on va pouvoir se connecter à travers une identification,
02:05 parce qu'on partage la même langue, le même drapeau,
02:08 on va se reconnaître à travers des athlètes.
02:11 Il va y avoir un peu plus de 3000 clubs qui vont être formés
02:14 grâce aux Jeux olympiques et Jeux paralympiques en France.
02:17 Donc ça permet justement aux jeunes de se dire,
02:20 "OK, je vais regarder les clubs qui sont à côté de chez moi,
02:24 moi je m'intéresse à tel sport, est-ce que je peux en faire ?"
02:28 Et au final, oui, le club peut m'accueillir.
02:30 Il peut y avoir beaucoup de craintes, il peut y avoir aussi pas mal de peurs,
02:35 par rapport à des moqueries déjà reçues, soit des choses qu'on peut projeter.
02:41 Nous, on est là justement pour passer le message,
02:43 "Non, non, en fait, allez-y, parce qu'on est passé par là."
02:47 Et justement, si on est là aujourd'hui, c'est pour pouvoir vous montrer que c'est possible.
02:52 Et l'enjeu, c'est pas que tout le monde devienne sportif de haut niveau,
02:55 pour ceux qui le peuvent et qui le veulent, c'est génial.
02:58 Mais l'enjeu, c'est surtout de pouvoir s'amuser, se faire plaisir.
03:02 Parce que le sport et l'activité physique,
03:04 c'est d'abord un enjeu de santé publique et de bien-être,
03:07 donc ça, c'est le plus important.
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