00:00– On va parler de la réforme des retraites, Stéphane.
00:02– Oui, alors juste une précision, on a pris hier les dispositions
00:06que prévoyait le gouvernement concernant la revalorisation des retraites
00:08au 1er janvier, en juillet,
00:09mais c'est Laurent Wauquiez qui l'a annoncé à la télévision.
00:12Les ministres, Laurent Wauquiez, c'est quoi son portefeuille ?
00:15– C'est une bonne question.
00:19Moi, quand j'ai entendu cela, j'ai dit,
00:21tiens, il y a un truc qui ne va pas bien dans le pays, manifestement.
00:26Ce n'est pas à un membre du socle commun, d'ailleurs,
00:29on se demande aujourd'hui ce que ça représente réellement sur un plan politique,
00:33quand on voit comment le budget s'est passé à l'Assemblée nationale.
00:38Non, ce n'est pas normal.
00:39C'est même une faute politique pour le gouvernement
00:43de laisser un membre de la majorité, et pas n'importe lequel,
00:47candidat potentiel en 2027,
00:49dire ce que la France doit faire vis-à-vis des retraités.
00:52C'est du grand n'importe quoi.
00:54– Pour vous, c'est une faute politique.
00:54Vous n'y voyez pas un signal d'écoute du Parlement ?
00:57C'est ce que disait Ronan Le Gleu, le sénateur LR, juste avant vous,
00:59il disait que c'est la preuve que Michel Barnier, il écoute le Parlement
01:02et qu'il a écouté ce que disaient les parlementaires.
01:05– Je pense que tout cela, ça fait penser à la fête du slip,
01:09c'est une telle expression, c'est le grand ridicule.
01:15Une mesure aussi importante, qui touche des millions de nos concitoyens,
01:19doit être annoncée par les autorités exécutives.
01:23Honnêtement, je n'ai pas mémoire d'une mesure aussi importante
01:26annoncée par un membre de la majorité.
01:29M. Barnier est président d'un petit groupe à l'Assemblée nationale
01:35et on a l'impression que c'est lui qui fait la pluie et le beau temps.
01:38Non, je trouve ça assez lamentable, pour vous dire le fond de ma pensée.