00:00On a longtemps dit que MALLO, c'était les yeux et les oreilles du pédiatre, entre les consultations.
00:13MALLO est une appli qui a pour vocation la détection précoce des signaux faibles
00:18de pathologie du neurodéveloppement de l'enfant,
00:20et que souvent les parents sont les premiers à repérer.
00:24Souvent les mamans qui voient leur enfant qui a des comportements
00:27qui lui paraissent inhabituels ou qu'elles ne voient pas
00:30chez les enfants de la même classe d'âge que le leur.
00:33Ce que fait MALLO, c'est redonner la parole aux parents
00:36et dire on écoute votre inquiétude, on va la tester,
00:40on va mois après mois regarder si ces anomalies que vous avez repérées se pérennisent,
00:47et si oui, alors on vous éditera un rapport sur ce que nous on a vu
00:52que vous pourrez présenter à votre médecin traitant ou au pédiatre de l'enfant.
00:56Et ensuite on s'est dit, un enfant dans la vie n'est pas tout seul,
01:00il a ses parents, il a sa fratrie, et donc il y a MALLO, parents,
01:04et on a fait un gros focus sur la dépression du postpartum.
01:11Dès la naissance du bébé, ils peuvent rentrer son identité, la date de naissance,
01:16et très régulièrement on va lui proposer des questionnaires,
01:20la nutrition, le sommeil, le comportement, l'acquisition de la parole, la gestuelle,
01:25est-ce qu'il va marcher, comment, et on va de cette façon-là,
01:28en interrogeant très régulièrement les parents,
01:31pouvoir déceler presque dès l'émergence la possibilité de voir des signes
01:36qui sortent de l'ordinaire et qui peut-être vont orienter vers une pathologie du neurodéveloppement.
01:41Plus on détecte tôt, plus on prend en charge tôt, meilleur le pronostic sera.
01:50On a longtemps dit que MALLO, c'était les yeux et les oreilles du pédiatre,
01:53entre les consultations, dans la mesure où MALLO peut éditer un document PDF
01:58qui permet de tracer tout ce qui a été détecté par l'appli.
02:02Les parents n'ont plus qu'à montrer ce document au pédiatre.
02:09Très longtemps, la dépression du postpartum, c'était un tabou.
02:12On est censé, dans nos sociétés, être foncièrement heureuse de cette naissance,
02:16et c'est rarement si simple.
02:18Il y a l'histoire de chaque femme, sa préhistoire presque,
02:21les difficultés éventuelles qu'elle peut avoir à la naissance, dans son couple.
02:25Ressentir des difficultés, c'est assez tabou encore.
02:29Et il n'y a pas grand monde pour en parler.
02:31Comme les conséquences à long terme de la dépression peuvent être dévastatrices,
02:35il est essentiel de prendre en main cette situation et d'en sortir.
02:40On s'est aperçu qu'en détectant précocement la dépression, on va en améliorer le pronostic.
02:46D'abord parce que formuler une problématique, c'est déjà commencer à la résoudre.
02:51Et deuxièmement parce que la maman va suivre notre recommandation qui est de consulter.
02:59J'ai quatre enfants.
03:00De mon temps, puisque j'ai 66 ans, ça ne se faisait pas beaucoup de dire qu'on n'était pas bien dans sa tête.
03:06Donc marche ou crève, c'était quand même le premier principe.
03:10J'ai longtemps travaillé en maternité,
03:12et c'est un sujet plus intéressant que le pur et dur somatique.
03:20Il y a à peu près 200 000 familles.
03:22Comme on sait qu'environ 10 à 12 % de nos enfants sont touchés par une pathologie du neurodéveloppement,
03:29on est très utile.
03:33La e-santé s'est apparue depuis quelques années.
03:36On ne peut pas faire autrement que de s'y intéresser d'une manière ou d'une autre.
03:43Parce que je m'ennuie.
03:45Ce qui est extraordinaire quand on est médecin, c'est qu'on touche à énormément de sujets,
03:51on rencontre énormément de gens et on peut donc diversifier, je ne dirais pas à l'infini,
03:56mais on acquiert des compétences dans tout domaine et on peut aller aider de plein de façons différentes.
04:02J'avoue que j'aurais eu une carrière extraordinaire parce que, justement, extrêmement diversifiée.
04:09L'avenir, c'est la e-santé.
04:11L'IA, on en a peur un peu à juste raison, mais que ce sera un outil extraordinaire si on apprend à s'en servir,
04:18ça reste un outil.
04:19L'IA, ce n'est pas la place des médecins.
04:21Ce sera pour eux une aide dans tout domaine.
04:28Non, non, non, jamais de la vie.
04:38Sous-titrage Société Radio-Canada
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