00:00 [Musique]
00:08 C'est une plateforme all-in-one pour les docteurs.
00:10 Donc le principe c'est qu'à l'hôpital, malheureusement,
00:13 à un docteur, on lui demande d'inscrire de l'information dans plein de logiciels différents.
00:16 Le concept d'AHP-Med, c'est de dire, on donne une plateforme médicale
00:19 qui regroupe l'ensemble des process et qui va inscrire l'information
00:22 dans tous les logiciels du SIH hospitalier.
00:25 Et ça c'est extrêmement transformant pour les docteurs
00:26 parce qu'ils peuvent tout faire depuis leur smartphone.
00:28 Aujourd'hui, ils peuvent programmer un patient en moins d'une minute au bloc opératoire.
00:32 Demain, ils pourront rédiger leur lettre de sortie,
00:34 coder le dossier du patient, envoyer un message au patient ou à l'infirmière.
00:38 [Musique]
00:41 On a une chef de projet qui est en charge du déploiement,
00:43 des références sur place, on a les secrétariats qui sont avec nous,
00:46 on a ce qu'on appelle les patient managers qui sont les interlocuteurs avec le patient.
00:50 Et tout ça en fait est positionné sur une équipe de déploiement autour des docteurs.
00:53 Donc on est en train de déployer aujourd'hui 90 docteurs.
00:56 [Musique]
00:59 Aujourd'hui, la promesse pour nos docteurs c'était d'arriver à programmer en moins d'une minute.
01:02 Donc ça a été quelque chose de difficile à tenir,
01:03 mais on y est arrivé et donc ça il y a une forte adhésion.
01:06 L'élément peut-être le plus structurant, le plus important pour un établissement,
01:09 c'est l'expérience patient.
01:10 Aujourd'hui, tout est fait devant le patient, un peu de dictée numérique,
01:13 on peut lui donner sa date de bloc opératoire.
01:15 Le chirurgien peut déjà lui dire « bon bah je vous opère la semaine prochaine
01:18 ou dans un mois à telle date, à telle heure ».
01:20 En plus de ça, c'est du temps réel et donc le patient derrière,
01:23 il va être pris en charge avec les meilleures informations,
01:25 par les équipes, avec toutes les informations de coordination qui vont bien.
01:29 [Musique]
01:32 Auparavant, pour programmer une intervention,
01:34 il fallait par l'intermédiaire de sa secrétaire,
01:36 avec un risque de déperdition, d'erreur, d'imprécision,
01:40 contacter un grand nombre de services, l'hospitalisation,
01:43 le bloc opératoire, le matériel, le service financier pour la tarification.
01:49 Aujourd'hui, grâce à ce logiciel que AHP MED,
01:52 on peut programmer en moins d'une minute une intervention,
01:54 avec la date, le matériel précisément, le type d'intervention précisément,
01:58 la durée d'intervention.
02:00 [Musique]
02:03 D'abord, il y a la précision, c'est-à-dire que je donne des informations précises
02:07 sur l'intervention que je vais faire, sur le matériel dont j'ai besoin,
02:10 alors qu'auparavant, il y avait un risque de déperdition
02:12 avec les différents intermédiaires.
02:13 Il y a la rapidité, avant il fallait que je contacte différents services.
02:17 Et il y a aussi l'efficacité, puisque le fait d'avoir cette rapidité,
02:20 cette précision, fait qu'avec le patient en face de moi,
02:23 en réalité, le patient est plus en confiance et finalement,
02:26 plus de patients décident de se faire opérer à la suite de cette consultation.
02:29 [Musique]
02:32 Ça n'a pas été compliqué, parce que l'équipe, la start-up et Microsoft
02:35 ont été très réactifs, c'est-à-dire qu'au fur et à mesure que je demandais
02:38 des modifications et des améliorations, quasiment jour après jour,
02:42 semaine après semaine, les modifications ont pu être faites
02:45 et on a pu, comme ça, faire avancer le logiciel.
02:47 [Musique]
02:50 D'abord, le patient participe avec moi, puisqu'il est devant moi.
02:52 Je ne suis pas devant un ordinateur, mais devant un smartphone.
02:55 Je trouve que la relation médecin-malade, lorsqu'on a un smartphone dans la main,
02:58 est beaucoup plus sympathique que quand on regarde son écran
03:00 et qu'on s'éloigne de son patient.
03:02 [Musique]
03:04 La place de l'IA est de plus en plus importante chez nous.
03:07 Par exemple, avec ce logiciel, mais on va aussi bientôt développer l'IA
03:10 dans la rédaction des comptes-rendus d'hospitalisation,
03:13 dans l'organisation du dossier médical,
03:15 peut-être même dans la réalisation de la lettre aux médecins-traitants.
03:19 Donc, on avance très, très vite dans ce domaine-là.
03:21 [Musique]
03:24 Je ne m'intéressais pas spécifiquement à l'IA
03:26 avant qu'on bascule de l'IA classifiante à l'IA générative.
03:29 C'est-à-dire que c'est quand on est arrivé au traitement de texte
03:33 que, pour moi, ça a pris énormément de sens.
03:35 On avait jusqu'à maintenant des objectifs de traçabilité,
03:38 d'utiliser les dossiers patients pour échanger.
03:40 Ça a complètement changé avec la capacité des IA à traiter du texte
03:45 et donc à générer du texte.
03:47 Là, on est rentré dans une totale autre dimension
03:49 qui va changer les pratiques médicales.
03:50 [Musique]
03:53 On a des IA de spécialité classifiante en imagerie,
03:57 sur différents traitements de l'image,
03:59 que ce soit l'imagerie radiologique,
04:00 mais pas que, en histologie, en ophtalmologie.
04:02 Moi, je m'intéresse plus au traitement du texte
04:05 et donc en lien avec le dossier patient informatisé.
04:07 On a mis en place un agent conversationnel
04:09 pour justement expérimenter.
04:11 L'objectif étant de tester et d'évaluer
04:13 la capacité de ces outils à réellement apporter des services.
04:18 [Musique]
04:20 Ce qui va arriver le plus vite en reconnaissance de texte,
04:22 c'est ce qu'on voit avec la reconnaissance conversationnelle.
04:24 Là, on a des outils qui sont déjà disponibles et commercialisables.
04:27 C'est le fait que je fais ma consultation directement
04:29 et je ne m'occupe plus de la saisie de l'information.
04:32 [Musique]
04:35 On a questionné 13 500 patients en Europe et en Australie
04:38 pour avoir le ressenti à la suite d'une consultation.
04:40 C'est intéressant de montrer que, globalement,
04:42 30 % des patients ont vu que leur médecin n'était pas concentré
04:45 du fait qu'ils étaient rivés sur leur écran
04:47 et que ça entraînait une frustration.
04:49 70 % des patients qui ont été questionnés
04:51 ont dit avoir vu leur médecin dicter devant eux
04:53 pendant la consultation.
04:55 Et ça, c'est plutôt un impact positif
04:56 parce que les patients estiment que, globalement,
04:58 ils vont pouvoir repartir avec leur compte rendu plus rapidement
05:00 et aussi, ils vont pouvoir participer un peu plus à la consultation
05:04 parce qu'ils vont entendre ce que le médecin va mettre dans le compte rendu.
05:06 Et donc, ça améliore la relation médecin-patient.
05:08 Donc, aujourd'hui, c'est montré comme quoi la technologie,
05:11 et encore plus avec tout ce que l'IA générative est en train d'apporter,
05:14 va améliorer la relation médecin-patient.
05:17 L'IA, je pense que ça fait un peu peur.
05:21 Donc, on a des résultats où seulement 30 % des 13 000 patients
05:26 ont répondu qu'ils n'étaient pas très à l'aise avec l'arrivée de l'IA
05:28 pour la documentation clinique.
05:30 Alors, je pense qu'aujourd'hui, il manque un peu de connaissances
05:33 de ce que la science artificielle peut faire
05:35 et vraiment faciliter la vie des médecins
05:38 dans la documentation clinique.
05:40 [Musique entraînante diminuant jusqu'au silence]
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