00:00La revue de presse d'Europe, Olivier Delagarde. On commence par une initiative pour le moins originale, Olivier.
00:08Faut qu'on parle, Dimitri.
00:09Faut qu'on parle, c'est le nom de cette opération, plein de bons sentiments, lancée par La Croix, aujourd'hui, je vous rassure, à Nice.
00:16L'idée ce serait pour tenter de retisser des liens entre des personnes qui ne pensent pas la même chose,
00:21de les obliger à se parler sans battre de baseball. Comment ça marche ?
00:24Eh bien, à partir d'aujourd'hui, les cateaux de gauche, qui constituent l'essentiel du lectorat de La Croix, vont pouvoir s'inscrire sur le site du journal.
00:31Ils répondront à neuf questions sur neuf sujets qui divisent profondément la société.
00:35Et grâce à un algorithme, ils seront mis en contact, on imagine,
00:38avec un cateau de droite, qui n'habite pas trop loin, à eux ensuite de trouver une chapelle ou un bistro pour se rencontrer.
00:44Le grand crush aura lieu le 23 novembre.
00:47Ils se diront leurs quatre vérités durant deux heures, sans micro, ni stylo, ni caméra, juste pour essonger sur le principe du
00:54si tous les gauchos et tous les fachos se donnent à la main,
00:57alors on peut rire, mais le journal affirme que des études ont démontré que ce type de rencontre faisait diminuer de
01:0377% les sentiments négatifs à l'égard de ceux
01:07perçus comme du camp adverse.
01:09Les mots sont des fenêtres ou bien ce sont des portes, je ne sais pas si vous connaissez ce proverbe,
01:13ou des murs, pardon, ou bien ce sont des murs. Bon, du coup, on se met à rêver, Olivier.
01:16T'as un petit café entre Bruno Retailleau et Jean-Luc Mélenchon, par exemple ?
01:20On pourrait leur conseiller la cafette de l'église de la Madeleine, pas trop loin de la place Beauvau, ou plutôt une salle de MMA, parce que
01:25l'esprit de Noël risque de ne pas durer bien longtemps.
01:28Immigration, jusqu'où Retailleau peut-il aller ? Titre de l'opinion,
01:32c'est peu dire que les récentes déclarations du ministre de l'Intérieur sur l'immigration, qui n'est pas une chance, et sur l'état de droit qui n'est
01:38qui n'est ni intangible, font causer. Ces propos ont
01:43hérissé une partie des macronistes et fait bondir la gauche, explique effectivement l'opinion.
01:48Peut-être, mais il n'y a rien de maladroit, chez Retailleau, explique Cécile Cornudet, dans les échos.
01:52En fait, avec ce type de déclaration, il tente d'enlever au RN toute raison de censure offrant au gouvernement Barnier une forme
02:00d'assurance vie. Il cherche aussi à faire de ce curieux moment politique
02:04celui du retour de la droite.
02:05Alors sinon, évidemment, tous les journaux attendent avec impatience ce matin le discours de Michel Barnier.
02:11Et ce sera cet après-midi, en attendant la presse se perd en
02:14conjecture. Comme l'ont dit, le Parisien croit savoir beaucoup de choses sur ce qui sera annoncé. Un choc fiscal de 15 à 18 milliards, le
02:21décalage des lois de programmation.
02:22Le journal précise toutefois que tout peut encore bouger jusqu'au prononcé du discours. On va donc attendre sagement 15 heures.
02:28Mais de toute façon, ce ne sont pas les annonces qu'on attend, prévient Yves Tréhard à la Une du Figaro.
02:33Michel Barnier doit d'abord chercher à conquérir la confiance d'une majorité de Français. En arrivant à Matignon, il a promis de dire la vérité.
02:41C'est donc au nom de la vérité qu'il doit s'exprimer, et certainement pas en s'éloignant de ses convictions.
02:47En attendant le discours, et pour nourrir vos convictions à vous, vous lirez dans l'opinion une très intéressante tribune d'Antoine Boulet, le président de
02:54l'Institut Bien Commun, qui rappelle que si le nombre de fonctionnaires augmente en France, c'est surtout dans les
02:59collectivités locales où, en 30 ans, ils sont passés, tenez-vous bien, de 900 000 à presque 2 millions.
03:06Pour finir, Olivier...
03:07Deux petites choses. D'abord une interview dans le Figaro de Vitalie Tétinger, la présidente de la Maison de Champagne qui porte son nom,
03:14fait désormais du vin pétillant en Angleterre. Oui, chez les Angliches.
03:19Pas de la bière, un succès d'année du champagne. Vous lirez ce papier très intéressant sur le développement économique de la marque Outre-Manche.
03:25Stéphane Reynaud oublie juste de nous donner une petite information,
03:28somme toute importante, est-ce que le breuvage est buvable ou pas ?
03:33Et à mon avis, le fait qu'on oublie de le préciser n'est pas vraiment bon signe, mais on va, on va, on va
03:38déboucher une grande bouteille. Pour finir, en l'honneur d'Antoine Griezmann, le numéro 7 de l'équipe de France,
03:45a donc annoncé hier, un peu à la surprise générale, sa retraite internationale.
03:49Le dernier coup de grisou titre joliment l'équipe qui salue un joueur qui aura su être élégant jusqu'à la fin.
03:56Alors vous pourrez lire le bel éditorial de Vincent Duluc, mais permettez-moi pour Griezmann d'en appeler ce matin
04:01à un autre trésor national, Edmond Rostand.
04:05J'espère que l'auteur de Cyrano me pardonnera d'avoir un peu reboutiqué ces quelques verres,
04:09mais c'est pour mieux les mettre dans la bouche de notre Antoine national.
04:13Oui, vous m'arrachez tout, le laurier et la rose,
04:17arraché. Il y a malgré vous quelque chose que j'emporte, et ce soir quand j'entrerai chez Dieu,
04:22ce sera bien plus grand que tous mes exploits en bleu, quelque chose que sans un pli, sans une tâche,
04:29j'emporte malgré vous, et c'est mon panache.
04:34Magnifique, merci beaucoup. Et il en a, Grisou, du panache.
04:39Avec les compliments de Roxanne. Et d'Anissa, d'Adi.