00:00La revue de presse d'Europe 1, Olivier Delagarde, ce matin, le retour d'Emmanuel Macron.
00:07Oui, on croyait pourtant que ses amis l'avaient convaincu de se faire discret,
00:11et bien il ne l'a pas tenu bien longtemps.
00:13Hier, entre la cérémonie au Mont Valérien et un déplacement à l'Île-de-Sein,
00:17le Président de la République a reçu discrètement une dizaine de journalistes de la presse régionale,
00:22parmi lesquels ceux de West France, la Dépêche du Midi, les Quotidiens de l'Est de la France du groupe Hébra,
00:27ou encore le Parisien.
00:28C'est à l'étage d'un restaurant du XVIe arrondissement que la rencontre a eu lieu,
00:32raconte Christelle Bertrand de la Dépêche.
00:34Le Président est arrivé par une porte dérobée.
00:37Qu'avait-il à leur dire ?
00:39Et bien que pas une seule seconde, il ne regrettait la dissolution.
00:43« Je n'ai pas fait ça à la légère, il s'agit de l'une des décisions les plus difficiles que j'ai prises depuis sept ans.
00:48Ce n'est pas une décision solitaire », explique-t-il,
00:51même si ni le Premier ministre, ni les présidents des deux assemblées n'ont été associés.
00:56Mais le chef de l'État assure avoir discuté avec des « gens de confiance ».
01:00On n'en saura pas plus sur le réseau BCBG du Président.
01:03Il affirme continuer de croire en la victoire de ses troupes,
01:06même s'il esquisse un début de mea culpa.
01:09« Je veux dire aux Français que je n'ai pas tout réussi,
01:12mais j'ai toujours fait ce que j'avais dit que je ferais.
01:15Je fais confiance aux Français ».
01:17Voilà. En attendant, ses amis politiques, eux,
01:20lui font visiblement moyennement confiance.
01:23Le Parisien s'est effectivement procuré le tract de campagne de ses troupes.
01:27Tiré à 500 000 exemplaires, il sera distribué à partir d'aujourd'hui.
01:31Et la surprise, aucune photo d'Emmanuel Macron.
01:35C'est Gabriel Attal qui est mis en avant,
01:36idem avec le tract des « Jeunes avec Macron »,
01:39où le Président n'apparaît nulle part, raconte Pauline Théveniaud.
01:42Bref, ce sont désormais les « Jeunes avec Macron », mais sans Macron.
01:46Alors on en vient au logiciel de François Bayrou.
01:49Oui, parce que pendant que la PQR était dans un mystérieux resto avec Macron,
01:53Loris Boixot du Figaro accompagnait le Président du MoDem à Mont-de-Marsan.
01:58Dans le TER, raconte-t-il, Bayrou allume son ordinateur.
02:02Et là, un immense tableur s'affiche sur Google Sheets.
02:05À gauche, la liste des circonscriptions.
02:08À droite, les estimations attendues.
02:10C'est un logiciel complexe qui a été conçu par des polytechniciens, lui explique Bayrou.
02:15Et il est en mesure de donner une estimation extrêmement précise
02:19des résultats des législatives à venir.
02:21En 2022, il avait ainsi prédit les résultats à deux sièges près.
02:25Alors, ça donne quoi pour la semaine prochaine ?
02:28Eh bien, on ne saura pas.
02:29Bayrou ne veut pas le dire, il a juste lâché que cette année, les chiffres ne sont pas bons.
02:34D'autres logiciels qui, de toute évidence, ne sont pas connectés sur le même disque dur.
02:38Économique, ceux de la gauche.
02:40Valérie Rabault, la tête pensante du PS, accorde une interview aux Echos.
02:43Elle chiffre le projet du Front populaire à 106 milliards de dépenses nouvelles
02:48et prévient qu'il ne faut pas s'attendre à rentrer dans les clous des 3% de déficit avant 2030.
02:53Alors, 106 milliards, vous trouvez que c'est peut-être un peu délirant ?
02:57Eh bien, c'est d'abord très sous-estimé, affirment les experts des Echos.
03:01Et en plus, les Insoumis ne sont pas d'accord.
03:03106 milliards de dépenses supplémentaires, c'est très insuffisant, déclare Aurélie Trouvé.
03:08C'est une vision personnelle.
03:10En fait, personne n'est d'accord au sein du Front populaire.
03:13C'est l'impossible programme commun, résument les Echos, en gros titre.
03:17Vous nous parlez également de football et du futur gardien du Paris Saint-Germain.
03:21Eh oui, il s'appelle Matveï Safonov.
03:24Et s'il fait la une de l'opinion, qui n'est pas particulièrement réputée pour ses pages sport,
03:29c'est que son transfert risque de susciter une belle polémique politique.
03:34Car ce gardien russe jouait au club de Krasnodar.
03:38Et le PSG va devoir verser 15 millions d'euros à son propriétaire,
03:42Sergeï Galitski, oligarque russe sous sanction.
03:46Question, le PSG a-t-il, lui, le droit de faire des affaires avec des proches de Poutine ?
03:53Puisque l'on parle de Poutine, un mot de la canadienne la plus célèbre du monde.
03:58Oui, Poutine, c'est le...
03:59On l'a compris.
04:00Je ne vous explique pas mais...
04:01Transition pour trouver.
04:02Avec les frites et la sauce au cheddar.
04:04Céline Dion, Anissa, vous allez être contentes.
04:07Vous vous souvenez de cette rumeur du canard enchaîné,
04:09comme quoi elle pourrait venir chanter à la cérémonie d'ouverture des JO ?
04:12Eh bien, ça se précise, nous indique le Parisien.
04:15Elle a été interrogée par des journalistes au Canada
04:17et ses dénégations emberlificotées n'ont convaincu personne.
04:21Éric Bureau croit même savoir qu'elle pourrait interpréter l'hymne à l'amour de Piaf,
04:26tandis qu'Ayana Kamoura chanterait la vie en rose.
04:29Mais on va terminer par une autre chanson ce matin.
04:32C'est moi, c'est Lola.
04:34Celle qui rit à tout propos.
04:36Celle qui dit l'amour, c'est beau.
04:38Celle qui plaise sans plaisanter.
04:40Reçois sans les dédommager.
04:41Les hommages désommagés.
04:42Les bravos des braves gars.
04:43Allez, hurra, allez, viens avec moi.
04:45Celle qui rit de tout cela.
04:47Qui veut plaire sans tenir là.
04:49C'est moi, c'est Lola.
04:52Bon, je ne vais pas vous faire la fronde.
04:53Vous demandez, Pascal Praud, si vous avez reconnu Lola, Jacques Demi, Nantes, 1961.
04:59Toute la presse rend hommage à Anoukémé ce matin.
05:02Inoubliable interprète aussi d'un homme, une femme, de la Dolce Vita.
05:06Ne manquez pas le papier d'Éric Neouf dans le Figaro.
05:09Un jour, raconte-t-il, Félini lui avait déclaré
05:12« Le temps se comporte avec toi comme un gentleman ».
05:15C'est magnifique.
05:16Elle est décédée à 92 ans.
05:18Bref, même s'il a pris son temps, hier le temps s'est quand même comporté comme un salaud.
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