00:00Vous écoutez Culture Média sur Europe 1 jusqu'à 11h avec Thomas, il est avec vos invités ce matin.
00:05C'est la première fois qu'ils font un titre ensemble, Carla Bruni et Pascal Obispo sont sur Europe 1 jusqu'à 11h.
00:11Et je le disais, vous êtes de la même génération tous les deux, alors on va retracer un petit peu votre parcours jusqu'à aujourd'hui
00:17et cette consécration d'être dans Culture Média sur Europe 1.
00:20Je voudrais dire que Pascal est beaucoup plus jeune, c'est surtout dans son âme d'enfant qui palpite à chaque seconde.
00:26J'ai une génération de plus qu'elle.
00:30Vous avez deux ans d'écart, chers amis.
00:32On a deux ans d'écart, mon ami.
00:33Vous avez deux ans d'écart.
00:34Pascal le découvre.
00:35Ça saute pas aux yeux, évidemment.
00:39T'as 73 ans.
00:42Fantastique.
00:43Même génération, même génération, mais racines différentes.
00:47Carla Bruni, vous êtes née à Turin en Italie.
00:51Comme Umberto Tozzi qui chante cette chanson.
00:55Umberto de Turin ?
00:57Absolument, absolument.
00:59Vous apprenez des choses.
01:00J'apprends des choses.
01:01Et vous ne viendrez en France qu'à l'âge de 7 ans, alors que deux ans seulement, Pascal Obispo, vous êtes né à Bergerac dans le Périgord.
01:14J'y suis resté six mois.
01:17Parce qu'en fait, je suis bordelais, mais je ne sais pas pourquoi mes parents ont voulu que je naisse à Bergerac.
01:21C'est pour ce côté musical.
01:24C'est pour le bon sens paysan que j'ai toujours gardé.
01:27À part l'amour de la musique, qu'est-ce que vous avez de Périgordain en vous ?
01:34L'amour de la bonne bouffe, peut-être ?
01:36Oui, sans doute.
01:37Et pécurien, quand même, Pascal.
01:39Oui, puis peut-être la littérature.
01:41Cyrano, je ne sais pas, j'aime bien.
01:44J'aime bien les jolies phrases et les jolis mots, en vieillissant.
01:47Avant, c'était les notes, mais maintenant, je suis tombé dans la littérature, c'est compliqué.
01:51Et la poésie.
01:52Et vous, Carla Bruni, qu'est-ce que vous gardez de l'Italie ?
01:54Moi, je garde beaucoup d'Italie.
01:56Les pattes ?
01:58C'est difficile de ne pas rester italien quand on est italien.
02:01Je ne veux pas dire, mais c'est un peu le meilleur pays du monde.
02:05La petite voix rock, elle garde ça ?
02:07Oui.
02:08C'est incroyable.
02:09Tous les Italiens sont comme ça, tu le disais hier.
02:11Il faut se demander ce qu'il y a dans les cantes vocales italiennes.
02:14Ils parlent comme ça, c'est incroyable.
02:17Don Corleone aussi.
02:19On est les charmeurs de l'Europe.
02:21On avance un peu dans le temps.
02:22Au début des années 90, Carla Bruni, vous devenez une star mondiale,
02:25parce que vous faites partie d'un club très fermé, celui des supermodels.
02:32C'est à 19 ans que vous vous présentez dans une agence pour tenter une carrière de mannequin.
02:36L'idée, je crois, à l'époque, c'était surtout de ne plus demander d'argent à maman, c'était ça ?
02:40Oui, c'était surtout l'indépendance.
02:43Oui, effectivement.
02:46Je n'étais pas faite pour les études, si je vous ai bon.
02:49Mon cerveau n'est pas très fonctionnel en mode études.
02:53Je me suis dit, il vaut mieux travailler.
02:55J'ai eu la chance de faire ce travail-là, qui ne demande pas de formation,
02:58qui ne demande pas de rien.
03:00Et à l'époque où vous, vous émergez comme topmodèle,
03:03Pascal Obispo, vous vous sortez de la galère musicale,
03:06et en 92, vous explosez avec cet album.
03:11Il n'y a plus l'accordéon, là.
03:15Il n'y a plus l'accordéon, parce que je suis passé par Rennes.
03:18C'est à Rennes que j'ai appris la musique.
03:22Vous sortez l'album Plus Que Tout Au Monde,
03:24votre premier grand succès,
03:26votre carrière décolle d'un coup après un premier album,
03:29d'ailleurs qui est toujours introuvable, je crois.
03:31Celui d'avant ?
03:32Oui, celui d'avant.
03:33Mais je vais le refaire.
03:35Je vais le refaire, malheureusement,
03:37Franck nous a quittés l'année dernière,
03:40et c'est vrai que juste avant de nous quitter,
03:43il m'avait dit, ça serait sympa de ressortir l'album.
03:46Je lui ai dit oui, mais il faut absolument que je le rechante.
03:49Donc je vais rechanter cet album.
03:51Avec une voix différente.
03:52En fait, je suis un compositeur qui chante.
03:54Je ne suis pas chanteur,
03:55donc c'était compliqué au tout début.
03:59On arrive maintenant à l'an 2000,
04:01premier succès dans la musique pour vous, Carla Bruni,
04:03mais ce n'est pas vous qui chantez.
04:06C'est sa chanson préférée.
04:08C'est vrai ?
04:09Oui, j'aime tellement que ce soit sa chanson préférée de Julien.
04:12C'est une catastrophe.
04:13Et ça fait partie des premières chansons que vous avez écrites ?
04:15Oui.
04:16Pour Julien Clerc ?
04:17Oui, exactement.
04:18J'ai eu la chance, parce que Julien m'a demandé des textes.
04:21En fait, on lui a proposé les textes.
04:22On était amies avec Julien,
04:24et on lui a proposé les textes sans lui dire que c'était moi.
04:26Donc c'était marrant.
04:27Anonymement.
04:28Oui.
04:29Et ça, ça m'a donné la chance.
04:31Elle est magnifique cette chanson.
04:32Et le clip aussi, dans lequel vous apparaissez, Carla.
04:34Et avant ça, vous écriviez déjà des chansons,
04:36mais sans oser les chanter vous-même ?
04:38Oui, exactement.
04:39Et puis j'ai proposé mon premier album à pas mal de chanteuses,
04:42et elles ne l'ont pas pris.
04:46Donc je me suis dit, tiens, je vais le chanter seule.
04:48Après, j'ai maquetté, j'ai d'ailleurs fait écouter à Pascal.
04:51Oui, parce que moi, j'ai eu l'occasion d'écouter à Pascal,
04:53et j'ai eu l'occasion d'écouter à Carla,
04:55et j'ai eu l'occasion d'écouter à Carla,
04:57et j'ai eu l'occasion d'écouter à Carla,
04:59et j'ai eu l'occasion d'écouter à Pascal.
05:01Oui, parce que moi, je pensais que,
05:03voilà, j'étais aussi un auteur qui chante,
05:05parce que je pensais que pour être chanteuse,
05:07il fallait être un peu Amy Winehouse,
05:09Billie Holiday.
05:11Moi, c'était un peu mes modèles.
05:13Pas mes modèles, mais mes idoles, en quelque sorte.
05:16Et donc, je me suis dit, piaf,
05:18j'avais du mal avec,
05:20disons, le chant si intime.
05:24Pourtant, je suis fan de chanteuses intimes aussi.
05:26J'adore Françoise Hardy,
05:28j'adore Élise Régina,
05:30j'adore René Lavanon,
05:32et j'ai pas besoin toujours que ce soit
05:34un incendie, quoi,
05:36qui prend feu. J'adore la délicatesse,
05:38mais je m'imaginais pas, j'étais trop timide, sans doute.
05:40Et exactement à la même époque,
05:42vous, Pascal Obispo, vous sortez ça.
05:54C'est celle qu'on prend tout le temps au karaoké avec Thomas.
05:57Je le sors pas.
05:59J'étais là en train de réaliser l'album
06:01que j'avais écrit en partie,
06:03et c'est vrai que j'ai voulu simplement montrer
06:05une partie de chœur
06:07qui pourrait être intéressante.
06:09Et quand je suis sorti de la cabine, ça serait quand même bien
06:11que ce soit toi qui le fasses.
06:13Et donc, je me suis retrouvé sur cette chanson,
06:15enfin, sur ma chanson,
06:17que j'avais donnée à Natacha,
06:19à chanter avec elle.
06:20Natacha St-Pierre qui voulait arrêter la musique, je crois, à ce moment-là,
06:22qui voulait rentrer au Québec.
06:24Et vous, paraît-il, en tout cas, c'est ce qu'elle a dit dans une interview,
06:26c'est vous qui l'avez convaincu de continuer.
06:28Oui, parce que, ouais, super voix,
06:30super voix, et puis on a fait
06:32quatre albums,
06:34ça s'est très très bien passé.
06:36Cette chanson, c'est vraiment un coup de...
06:38C'est le, comment, ce que je disais tout à l'heure,
06:40le bug, quoi.
06:42Le truc qui marche pas, qu'on n'a pas prévu, tout d'un coup,
06:44et puis on passe derrière un micro,
06:46et il se passe un truc,
06:48voilà, intéressant.
06:50Et ça a très bien fonctionné.
06:52On va voir votre duo, son âme d'enfant,
06:54qu'on va écouter tout à l'heure.
06:56Et puis d'abord, dans un instant, on va parler gastronomie
06:58avec Olivier Pouls.
07:00On revient tout de suite.
07:02Je suis prêt.