00:00 J'ai le bonheur de recevoir ce matin une grande comédienne qui donne absolument tout sur scène en ce moment dans la pièce mythique "Un tramway nommé Désir".
00:07 Bonjour Christiane Aréli. - Bonjour.
00:09 Merci beaucoup d'être là ce matin pour cette pièce magnifique dont on va parler dans un instant.
00:14 Mais d'abord on commence par les présentations, le portrait sonore, des petits sons pour mieux vous connaître.
00:19 Voici le premier.
00:20 On met tout de suite une grosse ambiance.
00:28 On réchauffe l'atmosphère surtout. - Qu'est-ce qu'on entend là ?
00:32 Vinicius. - Exactement.
00:34 Vinicius de Moraes, c'est comme ça qu'on dit ? - Oui, Vinicius de Moraes.
00:38 Votre enfance c'est d'abord le Brésil, Christiane Aréli.
00:41 Vous êtes née, vous avez grandi jusqu'à l'âge de 9 ans.
00:44 Mais aujourd'hui il paraît que vous écoutez encore que de la musique brésilienne ou à peu près que ça.
00:48 Enfin 80% de musique latino, pas tout brésilienne.
00:52 "La Chanta" ça vous dit quelque chose ou pas ? Parce qu'elle va débarquer dans un instant.
00:55 Oui, c'est la chanteuse de... - Popcorn Salé.
00:58 Voilà, quand même. Et vous chantez vous-même ?
01:02 Je chante mal, je chante tout le temps, mais je chante très mal.
01:04 Vous chantez quoi ? - Je chante de tout.
01:07 T'es sérénate ? - Oui, j'adore chanter.
01:11 Dans ma famille ça finit toujours en boeuf.
01:15 Alors que personne sait chanter à part ma mère.
01:18 Je jouais beaucoup de guitare, donc on faisait beaucoup de fin de soirée chantante.
01:23 Et alors vous vivez en France je disais depuis l'âge de 9 ans, mais vous n'avez toujours pas la nationalité française.
01:28 Ça devient la discussion systématique. - Ça devient un gag.
01:32 Je l'ai parce que je peux l'avoir, c'est pas du tout que la France me refuse, c'est juste que je dois faire les papiers.
01:37 Vous souffrez de phobie administrative.
01:40 Mais vous vous sentez quand même plus française que brésilienne ?
01:44 En fait j'ai l'impression que le Brésil c'est mon identité, mais que mon cœur est français.
01:56 C'est un mélange des deux.
01:58 Vous suivez toujours ce qui se passe au Brésil ? Par exemple Emmanuel Macron qui va au Brésil.
02:02 Je ne savais pas qu'il allait au Brésil.
02:05 Vous allez suivre l'actualité ?
02:07 Oui, parce que je suis beaucoup les sites et les comptes sur les réseaux.
02:11 Et puis j'ai la TV Globo sur mon ordinateur.
02:17 J'ai toutes les émissions.
02:19 Ah oui, vous regardez aussi la TV ?
02:21 La TV et les CD c'est en replay.
02:23 Je regarde les scènes infos.
02:27 Allez, extrait suivant.
02:29 Qu'est-ce que c'est que ça ?
02:35 C'est jamais ensemble nous !
02:37 Il paraît que vous avez failli avoir un rôle dans la boum.
02:40 J'ai fait les essais de la boum quand j'avais 13 ans.
02:44 Je faisais un cours de théâtre amateur et la casting de la boum,
02:48 donc il faisait le casting de la boum, est venue me voir et m'a fait faire passer des essais.
02:53 Et donc on n'était plus que trois.
02:55 Et comme vous avez pu le remarquer, ce n'est pas moi qui l'ai eu.
02:59 Je crois que votre père de toute façon ne voulait pas trop.
03:01 Je ne savais même pas que je faisais des castings.
03:03 Parce que c'est des castings un peu sauvages en même temps.
03:06 J'en faisais un ou deux.
03:08 Mais oui, pour lui, on allait rentrer au Brésil, c'est quoi casting ?
03:11 Il ne savait même pas ce que ça voulait dire.
03:13 Donc, il ne savait pas que je voulais faire ce métier.
03:15 D'abord, je ne l'avais pas encore non plus formulé.
03:17 Mais non, à l'époque, je trouvais ça même étrange de pouvoir faire des choses comme ça,
03:22 sans demander l'autorisation des parents.
03:24 Ou alors je le faisais signer comme ça, pendant qu'il me faisait.
03:27 Et puis à la base, votre entrée dans un cours de théâtre,
03:29 c'était une idée de votre mère qui avait une petite annonce pour vous aider à apprendre le français.
03:32 Vos sœurs ont arrêté, mais pas vous.
03:35 Vous avez continué et quelques années plus tard, vous ferez ça.
03:38 Vous saviez que pour le cœur, il n'y avait pas d'écran total ?
03:57 La saga de l'été 96, c'est un indigo,
04:00 qui vous a fait connaître et que vous allez tourner à Cuba pendant sept mois.
04:04 C'est très long, ça ne se ferait pas ça aujourd'hui.
04:06 Je pense que sept mois de tournage, c'est incroyable.
04:08 Oui, c'était des huit fois une heure et demie quand même.
04:10 C'était énorme.
04:11 Et vous viviez le tournage dans des conditions un peu spartiates, je crois.
04:14 Ce n'était pas simple.
04:15 Oui, non, ce n'était pas simple.
04:17 Pas à cause de la prod, c'était à cause de Cuba surtout.
04:19 Parce que c'était un peu compliqué.
04:21 On n'était pas à la Havane.
04:23 En plus, on a dû tourner un mois et demi à la Havane en tout.
04:25 On était vraiment dans des petits patelins, dans des endroits incroyables par contre.
04:29 Et vous teniez le rôle-titre de Terre Indigo avec Francis Huster, bien sûr,
04:33 qui a été ensuite votre compagnon pendant 17 ans.
04:37 Et aujourd'hui, vous êtes sur scène avec cette magnifique pièce qui s'appelle
04:40 "Un tramway nommé Désir".
04:42 C'est au Bouffre Parisien jusqu'au 28 avril.
04:44 On va en parler dans un instant.
04:46 Restez avec nous, Christiane Ariel et à tout de suite.
04:48 Culture Média 9h30, 11h00
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