00:00Bonjour à tous, bonjour Éric Ciotti, merci d'être dans les 4V, on va bien sûr dans
00:08quelques instants faire le point sur cette course à Matignon dont on ne connaît toujours
00:13pas le futur locataire, mais d'abord cette actualité dramatique avec ce naufrage dans
00:18la Manche et la mort de 12 migrants qui voulaient rejoindre le Royaume-Uni, hier Gérald Darmanin
00:24a demandé un traité entre la France et la Grande-Bretagne, est-ce que c'est ça la solution
00:28pour éviter de tels drames ? La solution elle est d'abord sur les côtes africaines, c'est
00:34éviter que les migrants arrivent sur le continent européen, c'est de la fermeté, lorsqu'ils
00:41sont déjà sur les côtes de la Manche, c'est trop tard, c'est un nouveau drame, c'est une
00:48nouvelle tragédie, il y a ces morts en Méditerranée, donc les solutions elles sont au départ des
00:53flux migratoires, c'est là où il faut agir, c'est là où il faut arrêter les passages
00:59en Méditerranée qui sont la première étape sur ce chemin qui est extrêmement périlleux
01:05et qui nourrit les drames, l'Italie l'a fait, Giorgia Meloni l'a fait, l'immigration a chuté
01:11de près de 70% en quelques mois en Italie, on n'a pas cette volonté en France qui caractérise
01:19la politique de M. Darmanin, de M. Macron, c'est l'impuissance, jamais la France n'a
01:24accueilli autant d'étrangers en situation légale, là nous parlons de migrants en situation
01:29illégale mais sur les deux flux, que ce soit les clandestins ou les étrangers en situation
01:34légale, on franchit des records parce qu'il n'y a pas de véritable volonté des traités
01:39il y en a, M. Darmanin n'a pas voulu modifier les précédents traités, aujourd'hui il nous
01:44dit en quittant quasiment le ministère qu'il faudrait le faire, tout ça c'est de la communication
01:49mais au final c'est l'impuissance qui caractérise cette politique avec une faillite migratoire.
01:55Vous évoquiez le nom du Président de la République, il ne l'a donc toujours pas nommé de nouveau
01:59Premier ministre mais deux noms semblent se dégager, à commencer par Xavier Bertrand
02:04qui vient de la droite, qui appartient toujours aux mêmes partis que vous, les Républicains,
02:08un Premier ministre venu de la droite vous avez annoncé que vous voteriez une motion
02:11de censure contre lui, pourquoi, qu'est-ce qui ne vous convient pas ?
02:14Monsieur Bertrand, c'est la fausse droite, c'est une droite qui vote à gauche, c'est
02:20une droite impuissante, c'est une droite immobile.
02:23C'est une droite qui vote à gauche ?
02:25Oui, Monsieur Bertrand, rappelons-le, parce que nous regardons ce spectacle lamentable
02:30depuis la dissolution, c'était au début du mois de juin, le pays est plongé dans une
02:36forme de chaos, ça fait presque deux mois que M. Attal a démissionné, il est toujours
02:42en place, et au final, qu'est-ce qui se passe ? Tout ça, cette impuissance est le résultat
02:49de l'imbroglio électoral, des combinazioni, Monsieur Bertrand y a participé, que ce beau
02:55monde se mette d'accord aujourd'hui, ils étaient tous d'accord au second tour des élections
02:59législatives, ils ont tous appelé à voter contre la coalition des droites, celle que
03:05nous conduisions avec Jordan Bardella, et qui était la seule à pouvoir imposer, mettre
03:11en œuvre des réformes, une politique de droite, sur la sécurité, sur la baisse des
03:17dépenses publiques, bref, réformer tout ce qui ne va pas en France.
03:21M. Bertrand s'est opposé, il a appelé à voter des insoumis, M. Ruffin, il a appelé
03:26à voter communiste, et aujourd'hui, on croit qu'il va présenter une solution, non.
03:31M. Bertrand, je le connais bien, il n'a pas la conviction, c'est un homme qui n'est
03:36pas sincère, c'est un homme qui a toujours trahi notre famille politique, la droite,
03:40et naturellement, je ne lui accorderai pas ma confiance.
03:44Mais c'est quoi la solution, puisque vous ne voulez pas un Premier ministre venu de
03:47la droite, vous ne voulez pas un Premier ministre venu de la gauche, on voit aujourd'hui qu'il
03:50y a un blocage, quelle est la solution ? Certains appellent même à la destitution du président
03:55de la République, vous allez signer cela par exemple ?
03:58Non, je ne signerai pas la destitution parce que ça ne correspond pas à l'article de
04:03la Constitution qui l'a prévoit.
04:05Mais alors, quelle est la solution ?
04:06Je ne suis pas pour les coups d'État institutionnels, mais M. Macron a créé le chaos par la dissolution,
04:12il voulait faire un coup politique, il a créé le chaos par l'alliance qu'il a générée
04:18de l'extrême-gauche jusqu'à certains amis, certains de mes anciens amis, vous citiez
04:24M. Bertrand, qui ont participé de cette addition des contraires allant de M. Mélenchon
04:31jusqu'à M. Bertrand, en passant par M. Macron, qui se sont opposés à notre coalition.
04:36La seule solution, c'est que M. Macron tire les conséquences de son échec, personnellement.
04:41J'ai vu que M. Philippe hier soir a annoncé sa candidature, ça signifie peut-être que
04:46lui aussi considère que la seule solution, c'est le départ de M. Macron.
04:50Attendez, je vous arrête, ce matin, vous appelez à la démission du Président de la République.
04:55Je n'appelle rien, mais on ne peut pas rester dans une situation de blocage.
04:59À un moment, le Président de la République, s'il n'arrive pas à nommer un Premier ministre,
05:03il faut qu'il en tire toutes les conséquences.
05:05Quand je vois que M. Philippe annonce sa candidature, à un moment assez improbable, c'est que peut-être
05:11lui aussi tire la même conclusion.
05:14Mais je dis que tout ce beau monde qui s'est opposé à la droite, qui s'est opposé à
05:19l'Union des droites, et moi je suis pour l'Union des droites, je viens d'ailleurs de
05:22fonder dimanche une nouvelle formation politique, l'UDR, qui a pour vocation de rassembler tous
05:30ceux qui sont pour cette Union des droites et notamment tous les militants des Républicains
05:35et je les appelle naturellement à me rejoindre dans cette UDR qui a une filiation gaulliste
05:41et qui a une vocation aussi économique de liberté, d'être le parti des entrepreneurs.
05:47Dans cette démarche, je dis à tous ceux qui se sont alliés, bien qu'aujourd'hui qu'ils
05:52trouvent eux-mêmes la solution, ils se sont fait voter contre nous, ils se sont fait voter
05:57contre la volonté majoritaire des Français.
05:59C'est les Français qui ont voté au final.
06:01Aujourd'hui, les Français au premier tour ont donné une très large majorité, 11 millions
06:06de voix à notre coalition, très largement en tête.
06:10Et au second tour, quand on additionne des insoumis, quand on additionne des socialistes,
06:16des écologistes, des communistes, aux macronistes et à certains Républicains, on a cette situation
06:23de blocage.
06:24Il fallait dire la vérité français, il ne fallait pas les tromper.
06:27Vous évoquiez il y a quelques instants le nom d'Edouard Philippe, effectivement, l'ancien
06:30Premier Ministre et maire du Havre a annoncé hier soir dans les colonnes de nos confrères
06:34du Point qu'il était officiellement candidat à la prochaine élection présidentielle.
06:38Effectivement, il n'évoque pas la date de 2027, il évoque la prochaine élection présidentielle.
06:42Vous avez accueilli effectivement…
06:44Il rejoint sans doute mon analyse.
06:46Cette analyse-là, il évoque parmi ses priorités le rétablissement notamment de la sécurité,
06:51le retour des peines planchées pour les récidivistes.
06:53C'est un programme qui vous va, ça.
06:55C'est comme s'il n'avait jamais gouverné.
06:56Je voudrais peut-être, mais a-t-il un trou de mémoire, rappeler à M. Philippe qu'il
07:02a été trois ans Premier Ministre de M. Macron, que c'est la période où l'insécurité
07:09a sans doute le plus progressé.
07:12C'est la période où l'immigration a franchi des records.
07:16Donc M. Philippe, c'est l'homme qui n'a pas écouté les Français, qui a augmenté
07:20la taxe sur les carburants, qui a conduit à la crise des Gilets jaunes.
07:25C'est le paragon d'une technocratie arrogante qui n'écoute pas le peuple.
07:30Je crois que tous ceux qui ont participé au bilan de M. Macron, qui apparaît aujourd'hui
07:36en pleine lumière, plus de dettes, plus de déficits, on vient de franchir des records
07:41et on nous annonce pour 2025 que les déficits vont encore s'accroître.
07:46Plus d'insécurité, plus d'immigration.
07:49Tous ceux, sans exception, qui ont contribué à bâtir ce bilan catastrophique seront
07:55discrédités pour l'avenir.
07:56La seule solution, elle a été retardée par la coalition des Contraires, c'est de
08:01porter à la tête du pays une coalition de droite, celle que nous avons formée aux élections
08:08législatives, d'hommes et de femmes courageux, prêts à redresser le pays, à restaurer
08:13l'ordre, l'ordre dans la rue, l'ordre dans les comptes.
08:16C'est ce que nous allons faire et c'est ce que l'UDR va contribuer à faire dans
08:21le cadre de cette coalition.
08:22Ça veut dire que votre candidate pour la prochaine élection présidentielle, c'est
08:25Marine Le Pen ?
08:26Non, nous porterons une candidature, nous verrons bien à ce moment.
08:31Vous porterez une candidature, c'est que vous-même, vous n'excluez pas d'être candidat ?
08:35Notre formation politique discutera, nous participerons au débat, on n'est pas encore
08:41dans le temps des candidatures, mais ce que je souhaite, c'est que demain, notre coalition
08:47des droites gouverne le pays de façon responsable et de façon courageuse.
08:53Jamais la France n'en était dans une situation aussi complexe, aussi difficile.
08:58Ceux qui nous dirigent l'ont plongé dans cette situation, aujourd'hui et hier, il
09:02faut changer les choses.
09:03Merci Eric Ciotti d'être venu ce matin dans les 4V, vous restez bien sûr sur France 2.
09:08Télématin revient dans quelques instants, à tout de suite.
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