00:00Il faut bien comprendre les choses, c'est 25, puis 100, puis 150,
00:04mais ce n'est pas 25 plus 100 plus 150, d'accord ?
00:07C'est une montée en charge, 25 milliards, 100 milliards, 150 milliards, d'accord ?
00:12Donc on est dans un programme qui est ambitieux, on l'assume totalement,
00:15mais qu'on se dise aussi les choses simplement.
00:17Je vous donne un exemple, la relance Biden aux États-Unis,
00:20c'est un point de plus en termes de PIB que ce qu'on propose.
00:24Donc on est dans une dépense qui correspond à ce qu'on veut faire
00:28du point de vue de la croissance économique et de ce qu'on veut retrouver.
00:32On ne peut pas dire matin, midi et soir, il n'y a plus de croissance en Europe,
00:35on est décroché face aux États-Unis, et ne pas se mettre au moins dans l'idée
00:39que nous aussi on a besoin de relancer notre économie
00:41et qu'on a besoin de construire la croissance à partir de ce premier choc
00:46de la consommation populaire qu'on appelle de nos voeux pour 2024,
00:49puis la reconstruction écologique,
00:51la reconstruction des services publics tels qu'on le propose.
00:53Vous voyez, on se met dans les pas de ce qui fonctionne.
00:55On est sur une relance dont le niveau, encore une fois,
00:57d'un point inférieur à ce qu'a fait le président Biden.
01:00Donc c'est ça la philosophie qui est la nôtre.
01:01Il y a aussi des impulsions d'emploi, par exemple, sur la retraite.
01:04Immédiatement, on revient à 62 avec un objectif d'un 60.
01:07Je ne sais pas si ça passera.
01:09Il y a aussi la question de la loi du mix énergétique.
01:12Vous envoyez un débat à la Sénation nationale,
01:14là on n'est pas vraiment dans les ressorts du trésor.
01:16Alors, pardon, quand je regarde les autres sur la réforme des retraites,
01:20quand je vois le flou du Rassemblement national,
01:22nous on est d'une clarté, vous plaisantez,
01:24on dit qu'on va abroger, lorsqu'on arrive, la réforme en cours.
01:27Est-ce qu'on peut être plus clair que ça
01:29qu'en expliquant aux gens qu'on va revenir à l'ancien système ?
01:31En revanche, pour le second horizon,
01:33parce qu'on a plein d'autres choses à financer, vous l'avez vu,
01:35pour le second horizon, on renvoie à la discussion qui a lieu,
01:38et vous verrez dans les documents, plus tôt en 2026-2027.
01:41Donc on est bien dans quelque chose qui est à deux marches,
01:44avec une première marche immédiate qui est l'abrogation de la réforme.
01:48Dites-moi qui est plus clair que nous sur ce sujet ?
01:50Qui est clair sur la question des retraites ? Nous le sommes.
01:52Nous expliquons aux gens que cette réforme injuste,
01:54qui a fait que ceux qui ont commencé à travailler le plus tôt
01:57étaient le plus sanctionnés, elle va être abrogée.
01:59On ne peut pas être plus clair que ça.
02:00Justement, sur le détail des dépenses qu'il n'y a pas encore,
02:03quels sera le nombre de postes de dépense ?
02:05L'augmentation du salaire, l'abrogation à la tempérance ?
02:08Il y a des choses, au niveau du pouvoir d'achat,
02:11il y a des choses qui sont des postes importants de dépense,
02:12mais vous allez avoir le chiffrage, encore une fois, complet, ligne à ligne.
02:16L'augmentation du point d'indice des fonctionnaires de 10%,
02:19c'est un poste de dépense qui est important,
02:21mais c'est une manière de réajuster l'emploi public.
02:23Je vous rappelle que sur la mandature de Macron,
02:26ils ont perdu 10% de pouvoir d'achat en net.
02:29Donc on les remet juste à niveau, en sachant que partout dans l'État,
02:32partout dans les administrations et les collectivités,
02:34on a des problèmes de recrutement, partout dans les écoles,
02:37vous avez vu cette histoire folle de speed dating pour recruter des enseignants.
02:40Partout, on a des besoins,
02:41et donc il faut aussi avoir de l'attractivité pour les emplois publics
02:44parce qu'Éloi Laurent l'a très bien expliqué,
02:46les emplois publics, par exemple d'avoir des enseignants devant les enfants
02:49dans des classes qui ne sont pas trop nombreuses,
02:50ça participe de la réussite du pays à moyen et à long terme.
02:53Donc on investit, on investit, c'est ça le mot d'ordre.
02:56On investit à la fois dans l'urgence sociale
02:58et ce que moi j'ai appelé le feu social,
02:59parce qu'on est dans un pays où il y a plein de difficultés
03:02chez les gens qui ont des petits salaires,
03:04et de l'autre côté, on investit pour avoir préparé l'avenir,
03:07la transition écologique, l'école,
03:08réarmer nos deux grands services publics que sont l'hôpital et l'éducation.
03:12Vous n'allez pas augmenter le déficit,
03:14ça veut dire que finalement on n'aurait pas à rénégocier
03:17le pacte d'estabilité dont on avait parlé ?
03:20Écoutez, nous on a expliqué clairement
03:22qu'on mettait les recettes en face des dépenses.
03:24Donc par conséquent, nous n'augmentons pas le déficit
03:26et même que nous avions été conservateurs,
03:28puisque nous n'avons pas pris en compte
03:29l'effet d'entraînement sur la croissance.
03:32Ensuite, deuxième sujet, la question du pacte de stabilité.
03:34On l'a toujours dit très clairement,
03:35ces règles, elles n'ont pas de sens économique absolu.
03:39La règle du 3%, c'est une règle normative.
03:41Personne n'a dit qu'à 4, tout s'écroulait
03:44et qu'à 2, tout allait bien.
03:45Ce n'est pas vrai, ce n'est pas des règles normatives.
03:46Pendant 4 ans, je rappelle que ces règles ont été suspendues
03:49et que tout le monde a pu vivre sa vie en Europe.
03:51Je rappelle également que Bruno Le Maire disait
03:54que ces règles sont caduques, il y a encore un an.
03:56Il a perdu ses arbitrages à Bruxelles, tant pis pour lui,
03:59mais nous on se met sur une trajectoire évidemment
04:01où on ne met pas le pays en difficulté
04:04du point de vue des marchés financiers,
04:05mais où on est en capacité de relancer l'économie.
04:07C'est ça notre objectif, tenir la ligne.
04:10Le sujet du pacte à 3,6 ou à 3%, c'est une discussion qu'on aura,
04:15mais c'est une discussion comme ça a toujours été une discussion.
04:18Je vous rappelle que ça fait 25 ans que ces règles existent
04:20et 25 ans que c'est l'objet d'une discussion
04:22entre la volonté d'une politique économique
04:24et des règles de vie commune.
04:25C'est ça qu'on fait et depuis 25 ans,
04:27tous les pays de la zone euro l'aménagent
04:29pour trouver le bon chemin pour eux,
04:31parce qu'on ne fait pas des règles de 3% pour faire 3%.
04:33On le fait si on a une trajectoire de croissance,
04:35si on a une trajectoire aussi pour soulager les classes populaires
04:38qui gaspillent dans ce pays, alors c'est compréhensible
04:40et c'est explicable à Bruxelles.
04:42Regardez, Emmanuel Macron n'a pas de problème à expliquer
04:44qu'il a retranché 50 milliards d'impôts
04:46et qu'il a organisé les difficultés sur le déficit.
04:49Nous aussi, on pourra expliquer notre projet économique.
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