- il y a 2 ans
Vendredi 21 juin 2024, MARQUES & STRAT reçoit Olivier Letondeur (Directeur Général, Giraudy) , Nicolas Gadesaude (Directeur de la création, The Good Company) et Coline Herroux (Responsable du Département Communication Corporate, Garance)
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00:00Bonjour à tous, je suis alors vraiment ravie de vous retrouver pour ce nouvel épisode de Mark and Stras.
00:14Alors vous le savez, comme chaque semaine, je reçois des agences, des annonceurs, des spécialistes de la com
00:22et de la publicité qui viennent nous parler de leur dernière campagne, de leurs dernières activations
00:27mais aussi et surtout de tous les enjeux stratégiques qui se cachent derrière.
00:32Alors qu'est-ce qui nous attend au programme aujourd'hui ?
00:34Eh bien aujourd'hui, on va parler de l'affichage avec les nouvelles ambitions de Girodi.
00:40Après un redressement judiciaire, eh bien cet afficheur qui est plutôt local mais avec une envergure nationale,
00:46on verra ça dans un instant, repart sur de nouvelles bases.
00:49Le groupe veut donc devenir le premier afficheur local de qualité présent partout en France.
00:55Alors comment est-ce qu'il compte faire la différence ?
00:57Comment le groupe se porte aujourd'hui avec cette période difficile dont il vient de sortir ?
01:03On en parle avec le PDG du groupe, Olivier Letondor, ce sera en début d'émission.
01:10Les mignonneries de Monoprix, vous avez peut-être vu cette campagne,
01:13pas de produits mais des canetons, des chatons et d'autres lapinous.
01:17Une campagne toute mignonne qui est signée de l'agence The Good Company.
01:22L'objectif, eh bien c'est de promouvoir ce nouveau programme de fidélité.
01:26On essaiera de savoir comment cette campagne a été conçue,
01:28quels sont en quelque sorte les secrets de fabrication de ces mignonneries.
01:34On sera avec le directeur de la création de The Good Company.
01:38Et puis Gilbert Montagné en campagne, décidément, c'est le retour des stars dans la pub.
01:44On ne les compte plus en ce moment et donc c'est Gilbert Montagné cette fois
01:49qui se met en scène dans une campagne pour Garance.
01:52Garance qui est un groupe mutualiste spécialiste de l'épargne, de la retraite et de la prévoyance.
01:58L'humour et le sport sont donc au rendez-vous dans cette campagne pour le moins décalée.
02:03On en parlera en fin d'émission.
02:05C'est Marc-Anne Strath et c'est l'épisode 35.
02:13Et pour commencer cette émission, j'ai le plaisir de recevoir Olivier Letondor.
02:16Bonjour.
02:17Bonjour.
02:17Vous êtes directeur général de Girodi, spécialiste de l'affichage.
02:21Vous sortez d'un placement en redressement judiciaire.
02:23On va y revenir.
02:24Mais d'abord, peut-être pour ceux qui ne vous connaîtraient pas,
02:28est-ce que vous pouvez resituer ce que représente Girodi aujourd'hui
02:31dans le paysage de l'affichage français ?
02:33Tout à fait.
02:33Donc Girodi est une société d'affichage publicitaire, de communication extérieure.
02:38C'est la plus ancienne société de France puisqu'elle a 113 ans.
02:41Ah oui ?
02:42Donc c'est historiquement, avec Dauphin, nos confrères,
02:45une des plus anciennes sociétés d'affichage.
02:47Aujourd'hui, Girodi, c'est 200 collaborateurs présents sur tout le territoire français.
02:52C'est 40 000 emplacements publicitaires, 20 millions de contacts hebdomadaires.
02:57C'est une présence sur 99% des départements français,
03:01avec une couverture très, très nationale et très accès local.
03:05C'est un ADN très local.
03:06Girodi, historiquement, c'est l'agrégation de plusieurs petites sociétés.
03:09On a une présence en région qui est très, très forte.
03:12Et l'agrégation de toute cette offre locale permet d'avoir une cohérence nationale.
03:16Donc je le disais, vous sortez de redressement judiciaire là.
03:20Comment va Girodi aujourd'hui alors ?
03:22Alors Girodi va bien.
03:23Ça, c'est une excellente nouvelle.
03:25Nous avons pris le contrôle en décembre 2020 de Girodi.
03:29C'est une société qui est passée par de nombreux fonds d'investissement étrangers,
03:31notamment américains et des opérateurs anglais.
03:34D'accord.
03:36On a un métier qui a été très, très touché par les différentes législations.
03:39En fait, vous savez, il y a eu des RLPE et RLPI,
03:41donc des règlements locaux de publicité extérieure et règlements locaux de publicité intercommunaux,
03:46qui ont œuvré pour la déprolifération des dispositifs.
03:50On a perdu beaucoup, beaucoup de dispositifs, les lois Grenelle et autres.
03:53Tout ça faisait qu'on avait perdu une cohérence dans notre offre.
03:57Covid derrière, en plus, avec le marché qui était complètement arrêté.
04:01Les comptes de Girodi étaient arrivés vraiment dans le rouge.
04:04Et nous sommes rentrés au capital en décembre 2020.
04:06On a repris le contrôle à travers un actionnariat 100% français.
04:09Donc ça, ça fait plaisir aussi de voir une entreprise historique française reprendre,
04:13revenir sur le pavillon français après être parti aux États-Unis, en Angleterre ou autre.
04:19J'ai été nommé directeur général et récemment président directeur général.
04:23Il m'est rapidement paru évident qu'il fallait faire une restructuration de l'entreprise.
04:27L'idée était de redimensionner l'entreprise par rapport à sa part de marché.
04:31Donc il y a eu une restructuration très forte qui a été faite depuis trois ans et demi,
04:35qui est passée par un redressement judiciaire il y a un peu plus d'un an maintenant.
04:39Nous en sommes sortis le 15 mai.
04:42Donc ça, c'est l'excellente nouvelle.
04:43Nous en sommes sortis par une acceptation d'un plan de continuation par le tribunal de commerce de Nanterre.
04:48Plan de continuation et d'appuiement du passif.
04:52C'est un plan qui a été jugé solide par le tribunal.
04:56Il est cohérent, il est réaliste par rapport au marché.
04:59On a un plan stratégique interne et externe.
05:02L'idée est de situer Girodi exactement sur sa position de marché,
05:06ne pas se tromper par rapport à ça,
05:08et puis rester encore une fois très réaliste par rapport à nos ambitions.
05:11C'est quoi la position de marché ?
05:14Aujourd'hui, c'est un petit peu compliqué puisqu'il y a ce qu'on appelle des éco-environnements.
05:17On a des confrères qui sont uniquement dans les gares, dans les métros et autres.
05:20Mais on va dire qu'en affichage out of home exclusivement, on est le troisième acteur aujourd'hui.
05:25Derrière Deco et Cities.
05:31Plan stratégique, Horizon 2030.
05:34Quels sont vos axes sur ce plan ?
05:37Quelles sont les perspectives ?
05:38Je ne vais pas tout vous dévoiler sur Horizon 2030,
05:41parce qu'en fait, je vais laisser la primeur à nos clients annonceurs
05:43et les agences médias qui nous ont soutenus pendant le redressement judiciaire.
05:47Je leur prêterai d'ailleurs l'offre en septembre.
05:49Mais l'idée principale de ce plan Horizon 2030,
05:52c'est ce qui a été moteur dans le plan de continuation.
05:54C'est bien localisé Girodi sur sa part de marché,
05:59donc le local, c'est notre spécialité.
06:01On est le plus présent dans les communes de moins de 100 000 habitants.
06:04On a une couverture sur le territoire français, un maillage qui est exclusif.
06:07On est le seul afficheur de France à descendre à une strata d'habitants de ce niveau-là.
06:13Donc, rappeler à nos clients qu'on a un positionnement local.
06:17Notre métier à nous, c'est lorsque vous avez un distributeur qui a 200, 300 ou 500 points de vente.
06:23Ce qu'il veut, c'est le bon emplacement, la bonne position pour son point de vente.
06:27Et c'est là où Girodi rentre exactement dans la cible,
06:29puisqu'en fait, de par son maillage local, on peut tout à fait répondre à ce besoin.
06:33Donc, il y a une espèce de granularité.
06:35Exactement, c'est exactement ça.
06:37L'agrégation de tous ces dispositifs sur ces 200 ou 300 ou 500 points de vente que je viens de citer,
06:42permet en plus d'avoir une cohérence nationale sur des annonceurs qui sont de plus grande taille.
06:48Quand vous parlez de ce plan Horizon 2030,
06:51j'imagine qu'il y a effectivement la redéfinition de votre offre et vous le dites très bien.
06:55Il y a aussi, j'imagine, une part transformation de l'entreprise que vous allez poursuivre.
06:59Tout à fait. Alors, la transformation de l'entreprise,
07:01c'est un des deuxièmes axes majeurs d'Horizon 2030, qui passe notamment par la qualité.
07:06On peut parfois percevoir l'affichage comme un média vieillissant.
07:09Ça reste un des derniers, le dernier mass media.
07:13C'est one to many.
07:13Donc, à l'époque de la télévision fragmentée ou autre,
07:16on touche encore beaucoup, beaucoup de personnes en mass media.
07:20L'affichage a certainement eu parfois une image un petit peu vieillissante.
07:25On a à cœur de travailler sur la qualité de nos dispositifs.
07:28Et pour ça, récemment, on vient d'intégrer 60 collaborateurs.
07:32Donc, à la sortie de ce plan de continuation,
07:34on a intégré notre prestataire technique, partiellement, avec 60 collaborateurs,
07:37des techniciens, poseurs, écoleurs, sur lesquels on a tout un plan de formation.
07:42On a mis en place une filière de formation, une filière de qualité.
07:45On a des annonceurs qui nous confient leur image de marque.
07:48Il est important qu'en fait, le produit final qu'on peut délivrer,
07:50donc cette affiche ou cette affiche collée ou posée dans un déroulant,
07:55soit au niveau de la qualité de leur standard.
07:56Donc, on a un gros plan de qualité.
07:58Donc, vraiment, les axes majeurs, c'est ça.
08:00C'est la localisation de Girodi et le déploiement d'un service de qualité
08:05pour redevenir, si vous voulez, un afficheur local de proximité et de qualité.
08:11Et sur la digitalisation ?
08:12Alors, on travaille beaucoup sur la digitalisation aussi.
08:16Nous avons, par rapport à toutes ces déproliférations,
08:18perdu beaucoup de dispositifs dans les grandes villes.
08:20Paris, Marseille, bientôt Lyon, où les règlements sont drastiques.
08:23C'est quasiment 70% de l'offre qui disparaît.
08:26Donc, on se développe beaucoup en digital.
08:28Aujourd'hui, Girodi, c'est 700 écrans digitaux en France,
08:31donc 400 sur Paris.
08:32Paris va encore subir certainement une grosse déprolifération
08:35avec ce qu'on entend, le règlement local qui va sans moindre être retravaillé.
08:39Tout à fait, c'est un projet de travail sur le RLP
08:41qui semble de mauvaise augure pour l'affichage.
08:45Qui est très contraignant.
08:46Voilà, contraignant en tout cas.
08:47Donc, on déploie une offre digitale sur les grandes villes comme ça.
08:51Ce qui fait tout à fait une cohérence complète avec notre maillage national,
08:54comme je vous parlais tout à l'heure,
08:55puisqu'en fait, on va venir sur des dispositifs en extra-urbain, en localité.
08:59Et on est capable de toucher les derniers prospects en digital
09:03pour aller sur les corner shops.
09:04Il y a une complémentarité aujourd'hui entre l'affichage, on va dire,
09:07traditionnel et le digital out of home ?
09:09Tout à fait, avec cette agilité que peut donner le digital
09:13de pouvoir changer de communication à un moment donné, à un moment rapide.
09:18Et je ne pense pas en effet que nous soyons concurrents du digital.
09:21On sert nos intérêts aussi avec l'affichage,
09:23puisqu'on permet en fait de diversifier notre support
09:25et d'avoir donc de l'affichage, du digital.
09:27Et pourquoi pas chez Gérodine, ça nous arrive de vendre même des campagnes SMS.
09:32Dans certaines communes, en fait, où il n'y a plus du tout de dispositifs
09:35puisque la publicité a quasiment été interdite.
09:37On vient chercher en fait les clients avec du SMS.
09:40Donc vous voyez en tout cas les trois modèles poursuivre leur coexistence en fait, leur communication ?
09:45Nous, on en est persuadés et ce qui est important, c'est que nos clients annonceurs aussi.
09:50C'est-à-dire qu'on s'est longtemps posé la question,
09:51quel serait le bon support pour communiquer ?
09:53Aujourd'hui, en fait, tous les grands annonceurs,
09:55toutes les grandes agences médias font ce qu'on appelle du mix format.
09:58C'est-à-dire qu'ils travaillent sur des 2 m² en mobilier urbain,
10:01du 4 m² en région murale, des déroulants, des grands dispositifs call.
10:06Et ils travaillent sur le digital, sur du SMS, sur plein de choses.
10:09Pour terminer, quelles sont vos ambitions pour le groupe
10:12maintenant que vous êtes « sortis d'affaires » ?
10:14Alors, on a quand même pris comme on dit au foot un carton jaune quand même avec ce redressement judiciaire.
10:20On a une mobilisation de collaborateurs qui a été extraordinaire.
10:23Vraiment, on a 200 collaborateurs qui ont vraiment...
10:26C'est important dans des périodes comme ça.
10:27Tout à fait.
10:28Le plan de continuation tient sans aucun licenciement.
10:32On avait déjà restructuré et redimensionné l'entreprise.
10:34On n'a pas eu de démission.
10:35Les gens sont restés, les gens se sont mobilisés.
10:37Ils ont fait un travail fabuleux.
10:39Nos techniciens qui viennent d'intégrer font un travail qui est extrêmement compliqué.
10:42C'est des gens qui sont soumis aux intempéries, aux embouteillages,
10:45avec la pression de devoir afficher des réseaux en temps et en heure.
10:49Donc, il nous faut stabiliser la situation.
10:52Comme je vous dis, le plan de continuation tient sur des bases solides et très prudentielles.
10:56Donc, on fait très, très attention à ça.
10:57On se développe sur les axes où nous sommes forts et on travaille énormément sur la qualité.
11:03L'objectif, vraiment l'ambition,
11:05c'est de devenir le premier afficheur local de qualité, de dimension nationale.
11:10On ne sera pas forcément les meilleurs, mais si on peut être dans les tout meilleurs,
11:13puisqu'en fait, il y a des gens en France qui sont extrêmement bons sur cette qualité
11:16et qui en parlent depuis des années.
11:18Mais notre objectif, c'est d'avoir les mêmes standards.
11:20Merci beaucoup, Olivier Letondor.
11:21Je rappelle que vous êtes directeur général,
11:23et même président directeur général désormais de Girodi.
11:26Merci, Aurélie.
11:31Et dans En agence, cette semaine, je reçois Nicolas Gadsot.
11:33Bonjour.
11:34Bonjour.
11:34Vous êtes directeur de création chez The Good Company,
11:37et on parle avec vous de la dernière campagne Monoprix.
11:40Alors, je dois dire, elle dénote avec ce qu'on avait l'habitude de voir pour Monoprix,
11:44qui était plutôt des campagnes avec ses produits.
11:46Et là, alors c'est pour un programme de fidélité,
11:49pas de produits, à peine la carte,
11:52et de façon presque incongrue, des bébés animaux.
11:56Alors, je me suis dit, mais comment on arrive à une idée pareille ?
12:00Cette campagne, elle avait pour but,
12:02elle avait le rôle d'annoncer la création d'un nouveau programme de fidélité chez Monoprix.
12:08Programme qui avait plein d'avantages.
12:13On devait expliquer qu'on pouvait économiser grâce à cette carte jusqu'à 4 euros par mois.
12:18En réalité, c'est une super offre,
12:19mais elle est assez similaire à celle que peuvent proposer nos concurrents.
12:24Donc, on s'est dit, on fait bien, mais on fait un peu comme les autres.
12:28Donc, comment on fait finalement différemment ?
12:30Et si ce n'est pas sur le fond, c'est peut-être sur la forme.
12:33Et du coup, on a été chercher des visuels,
12:37je pense, surprenants, attendrissants pour expliquer tout ça.
12:42Alors oui, à l'arrivée, on a une campagne hyper mignonne avec effectivement un caneton,
12:48un petit bébé lapin, un petit chien qui sont tous un petit chat, qui sont tous adorables.
12:53Et je me disais, comment ?
12:55Moi, j'aime bien connaître un peu les coulisses du truc.
12:57Comment vous arrivez déjà vraiment à cette idée-là d'aller chercher des bébés animaux ?
13:01Parce qu'effectivement, on est loin de l'univers monoprix.
13:05Et puis après, comment on fait un tournage avec des acteurs qui n'en sont pas ?
13:11Alors, en fait, le tournage, c'était des vrais bébés animaux.
13:17La campagne, l'affichage, c'est de l'intelligence artificielle.
13:21Oui, je me suis posé la question parce qu'il y a le chien qui sourit un peu.
13:24Je me suis dit, ce n'est pas possible.
13:25Non, c'est du vraisemblable, mais c'est du pas vrai.
13:28Du coup, pour le tournage, c'était sympa comme tournage, mais après, c'était assez contraignant.
13:33J'imagine.
13:34On voulait et on devait être hyper vigilants et bien s'occuper de tous ces bébés animaux.
13:44Donc, on a fait un tournage, on a trouvé une boîte de production qui était très au fait de comment ça se passe.
13:50On avait un vétérinaire sur le tournage.
13:52On avait deux dresseurs qui étaient là du début à la fin.
13:57On avait des LED spéciales qui ne chauffaient pas pour que les bébés animaux n'aient pas chaud pendant le tournage.
14:03Ils avaient une loge qui était quasiment aussi grande que votre studio.
14:06Incroyable.
14:07Donc, ils étaient très bien traités et ça s'est très bien passé.
14:10Ça doit être un peu surréaliste quand même.
14:13C'est un peu surréaliste.
14:14C'est complètement immétrisable.
14:16Donc, c'est marrant parce qu'on pose un peu la caméra et puis on espère que le petit chien qui va rencontrer le petit chat,
14:25on espère qu'ils s'entendent bien et qu'il nous donne l'image qui fasse mouche.
14:31Donc, il faut du temps, il faut que la caméra tourne et puis après, il faut de la chance.
14:39J'imagine que vous, en tant que directeur de création, vous aviez évidemment quelque chose dans votre imaginaire
14:45et comment est-ce qu'à la fin, finalement, cette campagne, elle y répond ?
14:49Est-ce que c'est exactement ce à quoi vous aviez pensé ?
14:52Est-ce que c'est différent ? Si oui, en quoi ?
14:55Pour être tout à fait honnête, à la base, on voulait que l'intégralité de la campagne soit faite en intelligence artificielle.
15:01En réalité, pour la vidéo, ce n'est pas possible encore.
15:03D'accord.
15:05Je pense qu'on y est techniquement, mais on n'accède pas encore à cette technique, donc ce n'était pas possible.
15:10Du coup, on a dissocié ça avec de la vraie vidéo pour le film et de l'IA pour les animaux.
15:19Nous, on voulait le summum de la mignonnerie, le brief qu'on a donné aux photographes.
15:24C'est un photographe qui a utilisé de l'intelligence artificielle pour faire de la campagne print.
15:28Ce n'est pas de l'intelligence artificielle plutôt qu'un photographe.
15:30D'accord, vous avez couplé les deux compétences, on va dire.
15:33C'est un photographe qui s'est servi de l'intelligence artificielle comme outil.
15:37C'est intéressant aussi parce qu'on parle souvent de l'intelligence artificielle,
15:41quel usage, pourquoi, est-ce que ça va remplacer ?
15:44Ça peut aussi être un outil pour ceux qui font et qui faisaient déjà avant.
15:48Et donc l'intelligence artificielle en print, le brief, c'est le summum de la mignonnerie.
15:54Quelle serait l'image qu'on rêverait d'avoir de ces deux petits animaux trop mignons ?
15:59Et puis, on a ajusté, on a trouvé le truc.
16:03Et puis après, en film, le film, c'est beaucoup plus aléatoire, comme je vous ai raconté.
16:07Mignonnerie de par le casting.
16:09On a casté, il y a eu un casting, on a entendu beaucoup de « oh, trop mignons »
16:15dans l'open space pendant le casting.
16:17Et puis, on a trouvé les acteurs qu'il nous fallait.
16:19Et puis, je pense qu'ils ont fait ce qu'il fallait.
16:22Et ces mignonneries, en quoi elles servent le discours de la marque ?
16:24Finalement, pour en revenir à ça.
16:26En fait, Monoprix, en tant que marque, eux, ce qu'ils veulent, ce qu'ils disent, ce qu'ils sont,
16:33c'est les alliés au quotidien des urbains.
16:37Là, on est dans une période inflationniste.
16:39Il fallait un nouveau programme de fidélité qui puisse répondre à ce nouveau contexte,
16:43qui n'est plus très nouveau.
16:45Donc, ça, c'est sur le fond.
16:48Dire aux gens, voilà, on est là, avec nous, vous pouvez économiser jusqu'à 80 euros par mois.
16:52Après, sur la forme, Monoprix, au-delà d'être l'allié du quotidien des urbains,
16:57c'est aussi l'allié du quotidien des urbains dans le sourire.
17:00C'est une marque qui est conversationnelle.
17:02C'est-à-dire qu'il faut toujours susciter une forme d'émotion quand on s'adresse à nos clients.
17:07Ce n'est pas à froid.
17:08C'est toujours des clins d'œil.
17:09On les a vus, ils sont connus, les packaging Monoprix.
17:12Ils sont connus pour avoir toujours un petit clin d'œil qui fasse sourire, qui génère quelque chose.
17:16Eh bien, la fiche, elle devait être pareille.
17:18Elle devait annoncer le programme de fidélité, mais avec une émotion en plus.
17:22C'est la petite valeur ajoutée Monoprix, finalement.
17:25C'est de l'émotion, c'est du sourire, c'est des choses comme ça.
17:28Et donc, on est allé sur ça pour cette campagne.
17:31Vous vous êtes amusé en faisant cette campagne, j'imagine ?
17:33Oui, on s'est amusé.
17:36Quels sont les retours que vous avez eus ?
17:38Ils sont bons, très bons.
17:40Ils sont très bons.
17:43Non, ils sont très bons.
17:45Je vous aurais dit le contraire, ça aurait été le contraire.
17:47Ils sont très bons.
17:49Moi, je trouve que j'ai souvent vu...
17:51On voit des gens la prendre en photo.
17:53On voit des gens sourire.
17:55Les commentaires sont positifs.
17:57C'est une petite dose de sourire, de mignonnerie dans le quotidien des gens,
18:02sur leur trajet pour le travail.
18:04C'est le rôle de Monoprix de faire ça.
18:06Ils l'ont fait bien, ce coup-ci.
18:08Vous allez regarder aussi, j'imagine, le taux d'adhésion à ce nouveau programme ?
18:11Oui, ça fait partie des résultats qu'on attend.
18:17Je ne sais pas quand ça sera jugé.
18:19Je pense bientôt.
18:20Mais oui, évidemment, il faut que les gens soient au courant désormais
18:23qu'il y a un nouveau programme de fidélité chez Monoprix.
18:25Il faut qu'idéalement, ils y adhèrent, du coup.
18:27Moi, je me pose toujours la question, quand on a une campagne qui est aussi emblématique,
18:32qu'est-ce qu'on garde ?
18:34Est-ce que c'est l'image ou est-ce que c'est le pourquoi de la campagne ?
18:37Comment est-ce que, finalement, le fait que ce soit ultra mignon
18:40ne nous détourne pas du message principal ?
18:42Comment vous regardez ça, vous ?
18:46Les résultats approuveront.
18:48Est-ce qu'on aura plus de gens qui auront adhéré au programme de fidélité ?
18:53Ce sera la vérité.
18:55Ce sera comme ça qu'on saura.
18:58Nous, c'est le rôle aussi de la pub.
19:01C'est informer.
19:03On informe qu'il y a un nouveau programme de fidélité.
19:05Mais c'est aussi divertir, c'est générer une émotion.
19:07Informer de manière un peu froide, ce n'est pas Monoprix, de toute façon.
19:12Et ce n'est pas non plus ce qu'aime faire l'agence.
19:15Donc on s'est bien trouvés sur ça.
19:17Générer de l'émotion.
19:19Je pense que l'émotion, d'abord, aide à comprendre le message ensuite.
19:27Merci beaucoup Nicolas Gadsot.
19:29Je rappelle que vous êtes directeur de la création chez The Good Company.
19:36Et pour terminer dans Marquez-moi cette semaine,
19:38je reçois Coline Hérault. Bonjour.
19:40Bonjour.
19:41Vous êtes responsable du département communication corporate chez Garance.
19:44On va parler de votre nouvelle campagne dans un instant.
19:46Mais d'abord, pour ceux qui ne vous connaîtraient pas,
19:48que fait Garance ?
19:49Ceux qui ne nous connaissent pas encore,
19:51j'ai bon espoir que les choses évoluent.
19:54Garance, nous sommes un groupe mutualiste
19:56qui propose des solutions d'épargne, de retraite et de prévoyance.
19:59On est un groupe qui existe depuis près de 40 ans
20:01et qui a pour objectif de démocratiser l'accès à l'épargne.
20:04Pour cela, on essaye de redonner du sens et de la valeur à l'épargne.
20:08Et on aime dire que nos intérêts sont surtout et avant tout ceux de nos clients.
20:13Et ça passe à travers plusieurs notions.
20:15La notion d'accessibilité, la notion de sens et la notion de performance.
20:19Et c'est vrai que ce qui nous a pas mal démarqués en début d'année,
20:22mais surtout depuis ces six dernières années,
20:24c'est la performance cumulée de notre fonds en euros.
20:2619,29%, je crois que c'est assez remarquable pour le souligner.
20:30Oui, en effet, ce n'est pas les chiffres que j'avais en tête.
20:32Alors là, vous avez choisi de sortir une nouvelle campagne.
20:36Exactement.
20:37Et j'ai l'impression que c'est vraiment la mode en ce moment.
20:40On a encore une star au casting.
20:41Cette fois, c'est Gilbert Montagné qui se prête à l'exercice.
20:44Est-ce que vous pouvez nous dire déjà quel a été le brief de départ ?
20:47Moi, j'aime bien comprendre d'où vient l'idée.
20:49Alors, on va dire qu'on avait trois objectifs principaux.
20:52Le premier, c'est un objectif de notoriété.
20:54Vous avez commencé cette interview en me demandant qui était Garance.
20:56Je pense que vous n'êtes pas la seule à vous poser la question.
20:59Et pour autant, on existe depuis près de 40 ans.
21:01Il y a eu de nombreuses évolutions et particulièrement depuis ce début d'année
21:04avec des lancements produits, des évolutions pour nos clients
21:07et puis une évolution de refond du territoire de marque.
21:09Donc, on s'est dit la notoriété, c'est quelque chose sur lequel vraiment,
21:11il faut qu'on travaille.
21:13Deuxième enjeu, c'est de vulgariser un peu le fait qu'il est difficile de faire des choix,
21:19surtout quand on parle d'épargne, de solutions financières.
21:22Et donc, du coup, on avait un peu envie de dire à l'ensemble des Français
21:25que c'est OK, on est d'accord avec ça.
21:28Mais que choisir Garance, pour les raisons que j'ai évoquées préalablement,
21:32c'est faire le bon choix, c'est viser juste.
21:34Et dernier objectif, c'est quelque chose qui porte Garance au quotidien,
21:39c'est de faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux.
21:42Et je crois que c'est aussi quelque chose qui porte Gilbert Montagné.
21:44Donc, on s'est plutôt bien retrouvés là-dessus.
21:46Justement, à l'arrivée d'une campagne avec des petits films qui mettent en scène Gilbert Montagné,
21:50dans un contexte de Jeux Olympiques, Paralympiques,
21:53en plus, vous avez été surfer un peu sur le sport.
21:55Est-ce que vous pouvez nous dire ce que racontent ces campagnes ?
21:58Alors, initialement, on était plutôt sur un spot, qui était celui du tir à l'arc.
22:02Et puis, en échangeant avec l'agence, on s'est dit que ça pouvait être intéressant
22:04de faire évoluer un petit peu le concept.
22:06Puis, en échangeant avec Gilbert Montagné aussi.
22:08Et donc, du coup, l'objectif, c'est de tenter de viser juste
22:13avec une personne qui est en situation de handicap,
22:15donc qui n'est pas toujours non plus facile de réussir à viser juste.
22:17Et qui ne vise pas juste, donc, en concurrence.
22:19Et qui ne vise pas juste, voilà, on spoil, mais qui ne vise pas juste.
22:22Et à la fin, finalement, c'est dire, c'est pas grave,
22:25mais juste faites-vous accompagner du bon acteur.
22:27Et là, enfin, vous réussirez à viser juste, tout simplement.
22:31Alors, cette campagne, dans quelle mesure elle colle aussi
22:36à ce que vous animez en interne ?
22:39Comment est-ce que ça se retranscrit, finalement, auprès de vos collaborateurs ?
22:43En quoi, finalement, les messages sont alignés ?
22:45Moi, c'est un message qui est simple.
22:47Et je pense que ça, c'est vraiment quelque chose qui est hyper important chez Garance.
22:50Que ce soit en interne ou même avec nos clients et prospects.
22:53Et puis, c'est la notion de, j'y reviens, mais le sérieux sans se prendre au sérieux.
22:58C'est vraiment quelque chose qui nous porte au quotidien.
23:01Cette notion de, on peut faire les choses avec beaucoup de cœur.
23:05On peut être dans un secteur qui n'est pas toujours très simple.
23:08Pour autant, si on le vulgarise, si on le démocratise et qu'on le rend accessible,
23:12finalement, on peut faire passer des messages qui vont être compris.
23:16Tout à l'heure, on parlait d'émotions.
23:19Je pense que l'émotion, l'humour, c'est quelque chose aussi de très important
23:22qui peut faire véhiculer des messages différents.
23:24Et c'est vrai qu'on n'attend pas forcément l'humour sur des produits d'épargne, quand même.
23:27Exactement. Et donc, du coup, prendre le contre-pied, c'est d'autant plus intéressant.
23:30Et je pense que Gilbert Montagné était aussi intéressé de voir qu'on a pu, justement, s'intéresser à lui
23:36et de surprendre un petit peu les concurrents, de surprendre un petit peu les Français.
23:43Et comme vous le disiez, dans un contexte de sport, ça s'y prête plutôt bien.
23:46Vous avez eu pas mal de transformations en interne.
23:49Fin d'un plan stratégique, refond du schéma de marque, nouvelle identité, accélération de la digitalisation.
23:55Comment va votre entreprise aujourd'hui ? Et finalement, quels sont vos next steps ?
24:01L'entreprise va très bien. On espère qu'elle ira encore mieux après cette campagne.
24:06Mais cette campagne ne fait pas tout. On a encore de très belles actualités sur 2024.
24:10C'est une entreprise qui est très dynamique, pleine d'ambition, portée par un comité exécutif qui est assez visionnaire.
24:18Et ce qui est assez intéressant, c'est que c'est un groupe qui est très agile.
24:21C'est plutôt passionnant. Maintenant, il faut être bien entouré. Il faut être plein d'énergie, plein d'entrain.
24:28Et quand on voit ce à quoi on arrive, c'est plutôt passionnant.
24:32Vous avez donc lancé cette campagne il y a quelques semaines.
24:36Quels sont les capillaïs que vous allez regarder à la fin ?
24:39Pour être complètement précis, on l'a lancé lundi. C'est vraiment très récent.
24:44Côté capillaïs, j'en parlais tout à l'heure, c'est vraiment des enjeux de notoriété.
24:49Depuis le début de l'année, on se fait accompagner par un institut d'études.
24:53En mars, on a lancé une première étude pour vraiment se dire d'où est-ce qu'on part,
24:58à quel point est-ce qu'on est identifié en termes de marque, mais aussi sur le secteur.
25:01Ça, c'était très important.
25:03Ensuite, on a lancé différentes campagnes en télé et en affichage.
25:06Là, maintenant, on a celle avec Gilbert Montagné.
25:08Donc, on a une deuxième vague d'études qui aura lieu cet été.
25:11Et puis, comme on ne s'arrête pas en si bon chemin, on va avoir d'autres actions de communication.
25:16Et puis, l'annonce d'un nouveau plan stratégique, etc., qui vont nous guider jusqu'à la fin de l'année.
25:20Donc, naturellement, on aura une autre vague qui nous permettra de suivre les évolutions de cette notoriété,
25:26de voir à quel point on a été identifié et à quel point on est identifiable.
25:29Et puis, je suis persuadée qu'on aura l'occasion de revenir sur ce plateau pour en discuter.
25:32Ce sera avec plaisir aujourd'hui.
25:33Merci beaucoup, Caroline Héroux, responsable du département communication Corporate de Garance.
25:39C'est la fin de cette émission.
25:40Merci bien évidemment de nous avoir suivis.
25:43Vous le savez, elle est disponible, évidemment, en replay sur le site internet de Bismarck, Bismarck.fr,
25:48mais aussi en podcast sur toutes vos plateformes d'écoute habituelles.
25:52Restez avec nous, évidemment.
25:53On se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau numéro de Mark and Strat.
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