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Transcription
00:00 (Musique)
00:16 Virginie Roussel, maraîchère bio en Ille-et-Vilaine. Je suis avec deux collègues, Martine.
00:24 Martine Verger, également productrice en Ille-et-Vilaine, en agriculture biologique, en volaille et poules pondeuses bio.
00:32 Stéphanie Pajot, éleveuse de vaches laitières bio depuis 25 ans en Loire-Atlantique.
00:40 On est là aujourd'hui parce qu'on avait été invité au grand débat promis par Emmanuel Macron à l'entrée du salon.
00:46 Il a annulé au dernier moment et aujourd'hui on se retrouve à la porte du grand débat
00:51 alors qu'on aurait bien aimé parler de l'agriculture bio en France aujourd'hui.
00:55 Alors aujourd'hui, envers les agriculteurs et les agricultrices bio, le président est assez méprisant
01:00 puisqu'il ne considère pas toute l'agriculture française aujourd'hui.
01:03 Moi personnellement, je suis assez déçue. J'aurais bien aimé lui raconter ce qui se passe sur nos fermes aujourd'hui, sur ma ferme aujourd'hui.
01:09 Aujourd'hui, j'ai l'impression de faire un métier qui est dénigré par les publicités, par le grand public parce qu'on ne parle que de prix.
01:17 Aujourd'hui, l'agriculture biologique, ce n'est pas que du prix, c'est aussi une qualité de l'alimentation,
01:22 c'est aussi une préservation de l'environnement et de la santé de nos consommateurs.
01:27 Je vous donne un exemple, pas plus tard que la semaine dernière, il y avait un agriculteur conventionnel
01:32 qui épandait des pesticides sur ses champs, à côté de mes champs à moi.
01:37 Lui était protégé dans son tracteur, moi dans mes champs en train de sarcler. Je n'étais pas protégée.
01:42 Est-ce normal aujourd'hui ? Est-ce que le président veut protéger tous les agriculteurs et agricultrices ou seulement les agriculteurs et agricultrices conventionnels ?
01:50 Oui, aujourd'hui, on est en colère, mais pas forcément pour les mêmes raisons que les agriculteurs qui sont aujourd'hui dans le hall 1 avec M. le Président.
01:58 Non, aujourd'hui, on n'est pas assez écouté, on n'est pas écouté à la hauteur de ce qu'on devrait l'être aujourd'hui.
02:03 J'aurais aimé qu'ils tiennent ses engagements sur une agriculture propre, une préservation de l'environnement et de pouvoir écouter l'ensemble du monde agricole.
02:14 Aujourd'hui, 14% du monde agricole, puisque 14% des fermes sont en bio dans le monde agricole, 14% ne sont pas écoutés.
02:23 Quelle est votre ressenti ?
02:26 On est dans une dictature dissimulée.
02:29 Aujourd'hui, en tout cas, on est dans un monde politique où les politiques veulent maîtriser ce qui leur plaît et ce qui est une bonne image, ce qu'ils pensent être une bonne image pour eux.
02:41 Moi, je suis sur une exploitation avec des volailles. Dans mon quotidien, aujourd'hui, ce n'est pas tant la pression environnementale dont on parle,
02:50 au contraire, j'y travaille pour la protéger, transmettre un futur à la planète et à mes enfants, par exemple.
02:59 Ce que je subis, c'est qu'on nous promet des choses, notamment l'histoire de l'Ouah Egalim dont tout le monde parle.
03:08 Au final, l'accès aux cantines, l'accès à la possibilité d'alimenter la population et le plus grand nombre, ce n'est vraiment pas le cas.
03:17 C'est décevant, ce n'est pas le cas, on n'est pas entendu.
03:20 Pourtant, on y travaille tous les jours à la protection de l'environnement, à la réduction des frais de santé pour les uns et pour les autres.
03:28 On ne se sent pas légitime dans notre métier et encore moins dans notre revenu aujourd'hui.
03:35 On a été sollicité jeudi pour participer au grand débat et hier soir, on se retrouve à s'entendre, via la presse notamment,
03:49 que le débat est annulé puisque des syndicats ne voulaient pas y participer et d'autres structures, comme la nôtre, la Fédération Nationale de la Culture Bio,
03:59 on s'est retrouvés dehors dès ce matin, enfin hier soir et ce matin et il n'y a pas de place pour nous, alors qu'on est des acteurs majeurs
04:08 et que ce sont des gens comme nous qui font l'avenir de l'agriculture.
04:12 Et bien oui, même si je souris, je suis quand même en colère.
04:16 J'ai passé deux heures à piétiner devant la porte pour entrer par une petite porte et en plus ne pas pouvoir avoir accès,
04:23 même à une petite fenêtre pour échanger avec Emmanuel Macron et lui dire le positionnement de l'agriculture bio.
04:31 Savoir si Emmanuel Macron a peur des français, moi à mon échelle je ne saurais pas répondre.
04:37 Je le laisse se dépatouiller dans la mare qu'il a créée.
04:42 Alors moi effectivement je suis comme mes camarades, j'aurais bien voulu rencontrer Emmanuel Macron.
04:47 Il avait proposé un débat, un débat avec des agriculteurs et des agricultistes du terrain, pas avec les syndicats.
04:53 Donc il aurait dû maintenir son débat et discuter avec des gens de terrain de comment on vit notre métier.
05:00 Et donc aujourd'hui on est en colère parce qu'on s'est déplacés de loin de la province pour parler de ce qu'est l'agriculture biologique
05:08 et on a été bafoués en fait.
05:12 On nous a dit, finalement le débat n'aura pas eu lieu parce que les syndicats agricoles ont décidé qu'il n'avait pas lieu.
05:18 Mais en fait c'était un débat avec des gens assyndiqués, c'était un débat avec des gens de terrain.
05:24 Donc il devait maintenir ce débat et aujourd'hui on voudrait, et maintenant à l'heure actuelle,
05:28 il y a un débat qui a lieu, un débat improvisé qui a lieu au salon et on ne peut même pas y accéder.
05:34 Donc on est révoltés parce qu'on avait envie de dire des choses.
05:39 Monsieur Macron, il a la responsabilité de l'agriculture, de l'alimentation,
05:44 mais aussi la responsabilité de l'environnement, de la santé, de 65 millions de français.
05:51 Et donc il doit entendre et écouter ceux qui travaillent au quotidien pour la préservation de la santé des sols pour les générations futures.
06:04 On a été très révoltés et très frustrés en fait. On était déjà dans le train en route pour aller à ce débat.
06:13 Et en fait on nous annonce du jour au lendemain, enfin brutalement, qu'il sera annulé alors qu'on nous a sollicité et qu'on s'est mobilisés.
06:25 On a quitté nos fermes, on s'est organisés pour laisser le travail à nos collègues et maintenant débrouillez-vous.
06:31 Je sais pas, mais en tout cas il peut pas annoncer quelque chose et puis 24 heures après reculer, c'est pas possible.
06:41 Et tout simplement sous la pression d'un syndicat, c'est pas possible de se comporter comme ça.
06:47 Le débat avait lieu avec des paysans et des paysannes de terrain, donc il n'avait pas à reculer.
06:52 C'est la FNSA et même la Confédération Paysanne ont refusé de participer à ce débat
06:58 alors que nous, les paysans de base, on avait envie d'y participer.
07:03 En fait, le discours des syndicats n'est pas celui des gens de la base aussi.
07:11 Donc il faut faire attention et il faut que M. Macron prenne de la hauteur sur les thématiques environnementales, climatiques, de santé publique.
07:22 Et il ne peut pas écouter qu'un seul syndicat majoritaire, la FNSA, ce n'est pas possible.
07:27 Moi aujourd'hui concrètement, comme mes collègues, je contribue depuis 25 ans à préserver l'environnement.
07:33 Je n'utilise pas de pesticides de synthèse, je préserve l'eau.
07:38 Et aujourd'hui, l'État ne reconnaît pas ces services qu'on rend à la société.
07:43 Et donc aujourd'hui, nous perdons du revenu parce que le marché de la bio est en difficulté.
07:50 Et on veut que l'État reconnaisse ces services rendus et surtout donne un signe fort à l'ensemble de l'agriculture qu'il faut aller vers ce modèle d'agriculture.
08:03 C'est plutôt délicat. Globalement, l'ensemble de la filière bio a estimé les pertes à 240 millions d'euros l'année dernière.
08:14 Et donc on demande une aide d'urgence pour combler ces pertes et faire en sorte que l'agriculture biologique se poursuive son développement en France, dans l'intérêt collectif.
08:26 En fait, si vous voulez, les arbitrages, effectivement, ils sont choisis par Emmanuel Macron.
08:33 Et nous, aujourd'hui, on dit qu'on peut trouver de l'argent, en particulier auprès des grands revenus, qui peuvent être davantage taxés pour favoriser une politique sociale, une politique environnementale digne de ce nom, avec les enjeux des années à venir.
08:53 Ce que j'aurais voulu, c'est que globalement, dans l'ensemble du budget de l'État, il cible d'abord les budgets environnementaux et sociaux.
09:05 Et qu'effectivement, des arbitrages sur les hauts revenus, par exemple, soient en faveur de la taxation.
09:18 Après, sur la thématique de la guerre en Ukraine, là où je ne suis pas compétente pour répondre, moi je suis agricultrice, je produis de l'alimentation.
09:32 Et donc les enjeux plus globaux, même si on y est sensible, je ne me permettrai pas de commenter.
09:40 Merci.
09:42 (Générique)
10:00 [SILENCE]
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