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00:00C'est la lutte finale pour nous et demain, l'international sera le genre humain.
00:15C'est la lutte finale pour nous et demain, l'international sera le genre humain.
00:32Ouvrir les pays sans souffrance, le genre humain.
00:39Les cadres de Funécap-Ile-de-France, qui ont leurs locaux derrière, et à Montparnasse dans la Tour, se sont
00:49réfugiés à Montreuil.
00:50Pourquoi se sont réfugiés à Funécap-Montreuil, aux 36 rues des Népliers ?
00:54C'est parce que LDC News, un caméraman indépendant, était prévu aujourd'hui avec un autre syndicat et des gens
01:00du syndicat Force Ouvrière.
01:02Donc, par peur d'être interviewés et de pouvoir se justifier pourquoi la grève et pourquoi ils sont sous-payés,
01:07sont tous partis à Montreuil. Voilà la preuve, c'est courage pillon, comme on dit.
01:13Au lieu de venir débattre avec nous pour l'augmentation des salaires et pouvoir discuter dans les bureaux, ils partent.
01:21Mais nous leur disons une chose, à la prochaine réunion plénière des dividendes qui sont donnés à des actionnaires indépendants
01:29qui ne passent pas par la bourse, nous, peut-être qu'on va venir les voir, comme était écrit dans
01:32le mail.
01:33Donc, ne vous inquiétez pas, c'est qu'un premier je n'ai de semences, il y en aura d
01:37'autres.
01:37Parce que la lutte, ce n'est pas sur une seule journée.
01:40S'ils ne veulent pas nous entendre, on ira les chercher là où ils sont.
01:43Même dans la réunion, quand ils donnent l'argent aux bourgeois qui piquent tout le pognon des employés qui sont
01:48en train de travailler.
01:49Pourquoi nous sommes là ? Parce que chaque collègue n'ont pas les mêmes salaires.
01:52Les salaires commencent à 1400 euros quand la tour, donc c'est une grosse boîte qui est une grosse machine
02:01à broyer les employés avec beaucoup de différences.
02:04Alors ici, nous sommes devant le 50 boulevard Loire-Quimney.
02:06Mais à côté, il y a un tour Montparnasse où tout le grand groupe est dessus, ça s'appelle la
02:11tour exactement le groupe.
02:12Et ils font 580 millions d'euros de chiffre d'affaires sur la mort.
02:17Ce qui n'existait pas avant, parce qu'avant, c'était déclaré par les mairies.
02:22Et les mairies régissaient les choses.
02:23Ici, vous avez Ribéillon qui est lié à Roqueclair et qui fait partie du grand groupe Funécap.
02:29Et le grand groupe Funécap sous-paye des employés.
02:32J'ai des collègues derrière qui sont à 1400 balles.
02:35Pour arriver à 2000 euros, il faut bosser comme un dingue.
02:38Il faut travailler les samedis, on fait des heures pas possibles.
02:40On avait des choses sectorisées en Ile-de-France.
02:44Ils nous sortent maintenant même de l'Ile-de-France.
02:46Donc ils ne respectent pas aussi les temps de trajet, temps de travail.
02:49On est souvent en retard des fois sur des convois à cause d'un management toxique qui ne va pas.
02:57Les tickets restaurants sont payés à 9 euros pour certains 6.
03:01Nous, on demande 20 balles.
03:03Alors je dis que c'est beaucoup.
03:04Tout se négocie, mais voilà, ça ne va pas en fait.
03:07Le monde funéraire, c'est encore un truc que les gens ne connaissent mal.
03:13Ils ne se mettent jamais en grève.
03:14C'est pour ça qu'on n'est pas nombreux.
03:15À cause des salaires qui sont bas, nous on est là pour les gens qui meurent.
03:19Tout le monde passera un jour par là.
03:20On est obligé de passer soit chez OGF, soit chez PFG, soit chez nous pour Funécap.
03:25Donc Roqueclair et Rébéillon.
03:28Et rien ne va.
03:29Donc aujourd'hui, on a fait un mouvement de grève qui pourra continuer parce qu'il est reconductible.
03:34Alors c'est compliqué de le mettre reconductible chez nous.
03:37Mais peut-être qu'on ira un jour à une chance plénière des fameux milliardaires qui reçoivent l'argent.
03:43Donc les financeurs se feront financer en fait la boîte et qui ramassent les dividendes qui suivent notre travail.
03:50Donc moi, je m'appelle Mickaël.
03:52J'étais gilet jaune pendant des années.
03:53Je suis devenu force ouvrière chez Funécap parce qu'il a fallu faire quelque chose.
03:59Et voilà, il a fallu se bouger.
04:02On a un autre syndicat ici qui ne va pas critiquer, qui est majoritaire chez nous et qui est corrompu
04:07dans la boîte.
04:07Comme ça existe dans beaucoup de sociétés malheureusement.
04:10On a même un nouveau syndicat qui s'est créé et qui a essayé de casser notre grève.
04:15Je pense que ça a été monté par la société.
04:18Ça, on aura peut-être des preuves un jour ou un autre.
04:20Mais en tout cas, voilà, ça ne va plus.
04:22Tout à l'heure, un patron avec une grosse BMW, ce côté de notre Golf, parce qu'il était 3
04:26-4.
04:27Là maintenant, on est 6-7.
04:29Peut-être qu'on sera plus dans la journée et ça monte et ça monte.
04:33Donc je pense qu'il y a moyen de faire du bruit et de se montrer.
04:37Parce que là, vraiment, on est à bout de souffle pour certains.
04:40Là, j'ai un collègue qui a bougé tout à l'heure.
04:43Suite à des conneries de la société, il s'est retrouvé dans les 500 balles.
04:46C'est illégal de payer quelqu'un en dessous du SMIC.
04:50Mais la société est en train de voir ce qu'il en est parce qu'un accident de travail,
04:53tout n'est pas bien déclaré par eux.
04:55Ils se foutent de notre gueule.
04:57J'ai un collègue qui a déclaré la grève.
04:58Ils l'ont fait partir loin, dans l'Oise, pour revenir en Normandie, pour revenir en Afrique.
05:05C'est une étape à plusieurs groupes différents.
05:07Mais tout est fait pour comment on voulait qu'on soit crédible au niveau des gens qui râlent.
05:14les agences fermes de Ribeyo et de Roqueclair, les conseillers partent.
05:19Se mettent soit en arrêt maillie, soit partent parce que ça ne va plus.
05:21Il y a des management toxiques.
05:23Il y a les pays qui ne vont pas.
05:24On leur demande toujours plus.
05:26Ils n'arrivent pas à faire un boulot décent au niveau des employés, des gens, des familles qui viennent.
05:31Les pauvres familles qui sont déjà dans la peine de perdre leur défunt.
05:35Et on leur demande toujours de faire en plus de chiffres, de chiffres, de chiffres au lieu d'être dans
05:40des choses honnêtes avec les ouvriers, les employés, les gens qui se décèdent.
05:43Donc ça ne va plus.
05:44Voilà pourquoi on fait grève aujourd'hui.
05:47Bien sûr qu'avec la mort, on s'enrichit.
05:48C'est devenu un business rentable.
05:52Et nous, on fait partie d'un grand groupe qui s'appelle La Tour.
05:56Donc on fait partie d'une holding.
05:59Demain, si ça ne leur convient plus, ils revendent l'holding ou ils font un plan d'essentiment.
06:03Puis ils ont d'autres choses.
06:04Pour preuve, cette société a d'autres trucs dans leurs mains.
06:10Comme Jussieu Secours, qui est une grosse boîte en France, fait partie de la holding et qui ramasse beaucoup plus
06:15que nous.
06:16Jussieu Secours, il y a aussi Orpea, plus d'autres choses qu'on ne connaît pas.
06:20Mais voilà, c'est vraiment...
06:23C'est les financiers.
06:24Ils ne connaissent rien à la mort.
06:25C'est les financiers.
06:26Un dernier des grands patrons qui étaient là, sur la grande distribution de chez Monoprix.
06:30Il régit la mort comme on régit les employés de Monoprix.
06:33Donc nous, on ne vend pas de l'alimentaire ou des vêtements.
06:38Parce que Monoprix vend aussi des vêtements.
06:39On n'est pas du tout dans l'alimentaire.
06:40Nous, on est dans la mort.
06:42La mort, c'est quand même quelque chose de...
06:43Tout le monde a des gens qui décèdent.
06:45Ce n'est pas du tout la même chose.
06:47C'est quand même un peu partie de la santé, du transport.
06:49Parce qu'on appelle le transport de corps.
06:51C'est un business immoral, ce qu'il faut.
06:53Alors les autres syndicats, on va quand même les citer.
06:55Force ouvrière et CFDT.
06:57La force ouvrière, la CGT qui ne veut pas venir...
07:01Qui est majoritaire, qui ne veut pas venir manifester chez nous.
07:05Je ne sais pas pourquoi, mais on peut se poser beaucoup de questions.
07:09Parce qu'ils sont majoritaires depuis longtemps.
07:11Ils se sont battus pour avoir tous les trois mois les heures supplémentaires.
07:15Mais pas l'annualisation du temps de travail.
07:17C'est-à-dire qu'en fait, quand ils veulent, ils nous mettent en repos.
07:20Et ils nous enlèvent nos heures.
07:22Donc ça va être de pire en pire en faisant comme ça.
07:24Donc là, on ne sait pas.
07:26On a même une collègue juste derrière qui est en train de travailler.
07:29Qui nous a regardé.
07:29Qui ne dit même pas bonjour.
07:31Il n'a même pas à nous dire bonjour.
07:32Et la CFDT, on a un collègue qui est CFDT derrière.
07:34Mais les majoritaires CFDT qui ont été créés dernièrement ne viennent pas en grève avec nous.
07:39Je pense que la CFDT est dans leur ligne de d'habitude.
07:44Souvent liée au patronat, malheureusement.
07:46Et moi, j'aurais bien aimé aussi pouvoir créer le syndicat des Gilets jaunes qui existe, qu'on connaît.
07:51Le problème, c'est que ce n'est pas représentatif réellement.
07:54Ils ne sont pas confédérés.
07:57Donc c'est compliqué.
07:58Donc le premier syndicat dans les pompes funèbres, c'est Force Ouvrière.
08:01C'est pour ça que je me suis mis Force Ouvrière à l'heure actuelle.
08:07Menacer, oui et non.
08:08C'est-à-dire qu'en fait, il les convainc de ne pas venir.
08:10Et puis, ce n'est pas des menaces, c'est l'intimidation.
08:15On leur raconte des conneries.
08:16Par exemple, on leur raconte qu'une journée de grève, ils vont perdre 300 euros ou 200 euros.
08:19C'est que 45 balles une journée de grève.
08:22Ce n'est pas non plus énorme.
08:24Donc, on les convainc de ne pas venir.
08:25On leur raconte des conneries.
08:27J'ai quand même deux collègues qui sont venus malgré ces ententes.
08:29Ces conneries qui ont été dites.
08:31Mais voilà, déjà qu'ils ont des salaires très bas.
08:34Ils ont des enfants, une femme, une famille à nourrir.
08:36C'est sûr que je les comprends.
08:38S'ils pensent réellement que c'est 200 euros, vous imaginez bien.
08:41200 euros sur 1400 euros ou 1500 euros.
08:44Obligés de travailler le samedi pour faire plus de pognon.
08:46Obligés de faire des routes mal payées.
08:47Obligés de faire les TSC, transports de corps avant mise en bière.
08:52Les gens, ils vont aussi chercher les défunts chez les gens.
08:56Dans les EHPAD ou dans les zones de retraite.
09:00Ils sont obligés de bosser comme des malades.
09:01Faire des heures pas possibles.
09:03Jusqu'à 40 heures ou 50 heures pour pouvoir bien vivre.
09:06Avec beaucoup d'heures suples et machin.
09:08Mais les heures suples, ils les enlèvent en nous mettant de repos.
09:10Si on nous met sur les trois mois, une semaine ou deux semaines de repos.
09:13Sur ces trois mois-là.
09:14À la fin des trois mois, on a zéro au niveau des heures supplémentaires.
09:18Donc, ils les intimident.
09:20On les intimide en les mettant de repos.
09:24Donc, les gens, ils ont peur.
09:25Et souvent, il faut dire la vérité.
09:28On n'a pas vraiment décidé d'être dans les pompes funèbres.
09:30On est dans les pompes funèbres parce que c'est comme ça.
09:33Parce que des fois, il y a des gens qui ont eu un train de vie difficile.
09:36Et ils ont trouvé ça pour pouvoir travailler.
09:38Et ils embauchent un peu la misère des gens qui ont misère.
09:41C'est pas mon cas, mais ils ont embauché plein de gens qui avaient du mal après du travail.
09:44Ou qui avaient une vie saccadée avant.
09:47Donc, ils les prennent.
09:48Ils ont peur de retourner au chômage.
09:50Et puis voilà, il y a une pression qui ne va pas.
09:52Oui, en les sous-payant.
09:55En les sous-payant.
09:56Très mal payé.
09:58Et ça ne peut pas durer.
10:00Avec le chiffre d'affaires qui fondent 580 millions d'euros, c'est pas possible.
10:03C'est pas possible.
10:05C'est pas possible de sous-payer les gens comme ça.
10:07Donc, je ne dirais pas qu'on est les nouveaux dans Jean Valjean.
10:11Les nouveaux de la mine.
10:12Mais on n'en est pas loin.
10:13On n'est quand même vraiment pas loin.
10:16Et Michelin, dernièrement, avait fait un écrit dans les journals de droite.
10:21En expliquant que pour vivre en région parisienne, il fallait à peu près 2500 euros, voire plus.
10:25Je pense qu'il devrait prendre un exemple pour ce qu'ils disent.
10:28Parce que le patron de Michelin avait expliqué pas mal de choses.
10:31Et tout est vérifiable, tout est dit, on peut tout prouver.
10:34La Tribune, c'est pas un journal de gauche.
10:37Et lui expliquait.
10:38Pour vivre dans les grandes villes comme région parisienne, il fallait des salaires par 3, 3, du SMIC.
10:45Et à l'heure actuelle, avec les prix de l'essence, tout ça.
10:48Mais ils sont pas...
10:48C'est pas de leur ressort, les prix de l'essence, tout ça.
10:52Mais quand même.
10:53Mais quand même.
10:54Donc voilà, on est ici en grève aujourd'hui.
11:02Il faut 590 millions de bénéfices qui donnent à des actionnaires en ligne.
11:10Ils sont passés par toute cette action.
11:20Vous payez, exploitez, une erreur, une écoffe.
11:25Ouvriers, exploitez, ouvriers, exploités.
11:36Ouvriers, exploitez, une écoffe.
11:40Ouvriers, exploitez, une écoffe.
11:49On va avec une petite sorte.
11:52Ouvrier, pas de payer, ouvrier, Funécap, vous êtes prêté.
11:57Si vous décédez, qu'il n'y a personne de la famille ou pas de représentants,
12:01la banque fait appel à des pompes funèbres.
12:04Donc elles peuvent faire appel par exemple à Funécap ou au PFG, au GF ou à des sous-traitants,
12:11mais ce sont des grands groupes.
12:12Et avec le banquier, ils ont la mainmise sur l'argent qui reste.
12:16C'est-à-dire que s'il y a un capital d'essai, par exemple une assurance, une mutuelle avec
12:22un capital d'essai,
12:23quelque chose qui a été souscrit, ils ont la mainmise avec le banquier et ils peuvent facturer les prix qu
12:28'ils ont envie.
12:28Donc ils captent un peu l'héritage de ces gens-là.
12:32C'est-à-dire qu'avant de faire la recherche des familles, il y a déjà, quand il y a
12:38de l'argent,
12:38parce que souvent maintenant les gens avec la pauvreté ont de moins en moins d'argent,
12:41mais quand il y en a, ils peuvent se permettre de prendre avec le banquier,
12:45ils ont la mainmise, parce que le financier c'est le banquier.
12:49Donc ils ont la mainmise sur ce qu'ils peuvent payer, faire les prix.
12:54Et souvent, je le sais, les prix sont dérisoires pour des trucs très chers,
12:59pour des trucs qui vont moins cher s'il y a du monde.
13:02Des cercueils ne vont pas être au même prix, les capitaux ne vont pas être au même prix.
13:06Le crématorium, souvent ça passe au crématorium, ne va pas être au même prix.
13:08Et tout un tas de choses comme ça.
13:10Donc c'est la captation d'héritage totale.
13:13Et c'est de l'argent qui part dans les actionnaires de Funécap pour les payer.
13:20Et nous, on est toujours en train de crever la dalle, mais voilà, c'est de la captation d'héritage.
13:24Donc ils s'enrichissent sur la mort ?
13:26On peut dire qu'ils s'enrichissent sur la mort, bien sûr.
13:27Bien sûr, ils s'enrichissent sur la mort.
13:30Après, qui a libéralisé ?
13:33Avant, c'était des régimes municipales, c'était libéralisé.
13:36Moi, je travaille, donc je gagne de l'argent quand même pour faire ça.
13:40Après, qu'on s'enrichisse quand on a une entreprise, c'est une chose.
13:43Moi, je suppose que toutes les TPE, les PME deviennent des grandes boîtes.
13:46Mais le problème, ce n'est pas qu'ils fassent de l'argent.
13:49Moi, je n'ai rien contre un patron qui fait de l'argent.
13:51Je veux juste que ce n'est pas une petite PE, ce n'est pas une PME où on travaille.
13:54C'est comme Funécap, deuxième grand groupe du funéraire.
13:57Je rappelle encore 580 millions d'euros, c'est énorme.
14:00Donc ils peuvent payer mieux les employés.
14:02Après, oui, on doit avoir une éthique sur ce qu'on fait.
14:05Parce que ça reste quand même...
14:08On touche quand même à une corde sensible.
14:10Et là, je ne sais pas comment ça va se passer.
14:11Maintenant, il va y avoir la loi de fin de vie qui arrive à l'heure actuelle.
14:15Donc on aura peut-être l'euthanasie.
14:17Je ne sais pas combien de décès, comment ça va se truer, comment l'argent va se faire.
14:21Je ne sais pas, mais en tout cas, ça va être encore un nouveau business.
14:24Ça a été un gros business, le Covid.
14:25Où les gens ne pouvaient même pas voir leurs défunts.
14:27Et c'était du crématum à toute vitesse, pour que les gens puissent les voir et tout ça.
14:31Donc oui, c'est bien sûr que c'est un business.
14:33C'est un business qui est particulier.
14:36Mais ça reste un business qui donne des dividendes à des actionnaires.
14:40Et très beaux employés qui les sous-payent.
14:43Bien sûr, ça reste toujours un business.
14:47Tu l'avais dit à tout le coup, il y a un piquet de grève aujourd'hui.
14:49On est en grève parce que tous les gens travaillent de bon part.
14:52Pourtant, j'ai fait le tour partout.
14:54J'en ai parlé à tes collègues.
14:56Ça a mal fait le tour.
14:57Tu es au courant.
14:58Nous, on fait grève pour les conditions de travail qui ne vont pas.
15:00Les payes, tout ça.
15:01Là, il y a le représentant de force ouvrière.
15:03Donc là, c'est un journaliste indépendant.
15:06Toi, tu es marbre brillé.
15:07Donc, est-ce que tu peux expliquer ce que tu fais comme métier ?
15:09J'ai vu que j'ai un contrat dans pas longtemps.
15:12Tu es avec qui ? T'as avec d'autres collègues ?
15:13Avec Félix, ouais.
15:14Donc ça, ce sont des marbre brillés.
15:16Des marbre brillés de chez nous.
15:18Donc, ce sont des marbre brillés de Phinecap qui sont à Créteil.
15:20Là où il y a la nouvelle direction maintenant
15:22qui a été mise dans la planification de nos secteurs.
15:27Et eux sont nos marbre brillés.
15:28C'est-à-dire que quand nous, on est dans les cimetières,
15:31ce sont les marbre brillés qui sont aussi sous-payés.
15:34Parce que c'est encore plus dur, les marbre brillés comme métier.
15:36Et ils s'entretiennent à peu près le salaire de base.
15:40Vous vous faites combien ?
15:43Hein ?
15:44C'est mieux.
15:45C'est mieux.
15:45C'est mieux.
15:46Au SMIC.
15:47Voilà, ils sont, comme tu as entendu, ils sont au SMIC.
15:50Marbre brillé, c'est beaucoup plus dur que le shopper porteur.
15:53Malgré que nous, on a des conditions de travail incréables.
15:55Et on a un collègue, il peut te le dire,
15:57qui a été en arrêt maladie, en accident de travail pendant longtemps.
15:59Avec le dos, notre collègue là, marbre brillé,
16:02qui a été complètement blessé.
16:03On a des marbre brillés qui ont été complètement blessés.
16:05Et ils leur donnent le SMIC pour ouvrir des caveaux.
16:08Et ils descendent à la main, des fois des 14-15, il peut te le dire.
16:10Des fois, ils descendent dans les cimetières, comme ici à Montparnasse,
16:13en sous-sol.
16:13C'est inadmissible.
16:14Ils payent des mètres comme ça au SMIC.
16:16Tu as le ticket restaurant à 9 euros ou à 6 ?
16:249 euros.
16:25Donc, quand ils ont les restaurants à 9 euros,
16:28mais il y en a qui ont 6 euros dans certains endroits des Lille de France,
16:31même à Damarie-les-Lys, tout ça,
16:33il y en a qui, c'est ce qu'ils m'ont montré, m'ont bien prouvé.
16:35La chose, même si Puneka va dire que ce n'est pas vrai,
16:37on l'a vu.
16:38Donc, on n'est pas tous payés à la même chose.
16:40Dire que moi, des fois, je vais gagner plus que monsieur.
16:43Et ça va être moins difficile.
16:45Ce qui n'est pas normal.
16:46Ils ont un boulot beaucoup plus dur.
16:47Donc, il n'y a pas de progression de salaire.
16:49Moi, je demande déjà 2 000 euros pour tout le monde
16:50avec une progression de salaire.
16:52Mais des marbrillés, vu le boulot qu'il faut,
16:53devraient être mieux payés qu'un chauffeur-porteur.
16:55Donc, il y a un réel problème.
16:56Il y a un réel problème dans cette entreprise de sous-payer.
16:59Ils se tuent à la tâche.
17:00Regardez, là, ils ne vont pas tirer sur encore un convoi.
17:01Ils se tuent à la tâche.
17:02On va les laisser travailler.
17:04Et voilà, ils se tuent à la tâche pour toucher le SMIC.
17:06Tu touches à peu près combien à toi ?
17:08Tu es au-dessus du SMIC ou au SMIC, comme ton collègue ?
17:141 400, c'est ce que je disais.
17:151 400, c'est comme je l'ai écrit sur le tract.
17:18Donc, moi, je demande 2 000 euros pour tout le monde.
17:20Il n'est pas normal que...
17:21Alors, jardiniers, qu'est-ce que c'est ?
17:22C'est ceux qui font du jardinage dans les cimetières,
17:24selon ce que les gens payent.
17:25Ils entretiennent, ils enlèvent la mousse,
17:27ils nettoient, puis ils remettent des fleurs.
17:29Ils remettent des fleurs, selon...
17:31Il y a déjà des contrats.
17:32Il y a des contrats qui coûtent une blarde
17:34et qui sont une description comme Netflix ou autre,
17:37mais beaucoup plus cher.
17:38Et eux, ils font un boulot de monstre.
17:39C'est comme ceux qui...
17:40Il y a encore une autre broche
17:41qui, eux, refont les sépultures.
17:43C'est des métiers très durs.
17:45Quand tu vois que des poids, moi, je touche plus qu'eux,
17:47qu'eux, tous 1 400 euros, c'est inadmissible.
17:49Et c'est...
17:50Voilà, on est dans tous ces côtés-là,
17:51où on manifeste ici.
17:53Bon courage, c'est bien.
17:54Et puis, on en reparlera quand on se verra.
17:56C'est la lutte finale
18:00Pour nous et demain
18:03L'international sera le genre humain
18:12C'est la lutte finale
18:16Pour nous et demain
18:19L'international sera le genre humain
18:30Plus de salaire
18:33Funicap, escrocs, plus de salaire
18:36Augmenter les salaires
18:39Funicap, escrocs, augmenter les salaires
18:42Funicap, escrocs, augmenter les 580 millions payés par Funicap aux actionnaires
18:49Rien pour les ouvriers
18:50Plus d'argent
18:51Funicap, escrocs, plus de salaire
18:55Augmentation de salaire
18:56Augmentation de salaire
18:58D'égalité
19:00Augmenter le travail
19:02Respect des horaires de boulot
19:05Plus de salaire
19:10Voilà, on est mal payé par la société
19:12Donc on est venu aujourd'hui devant Henri Beyon
19:15Le siège de Funicap
19:16Les chefs ont fui à Montreuil
19:18Mais nous, on est là
19:19Et s'il faut, on reviendra
19:20Parce que ça ne va pas
19:21Les conditions de travail
19:23Plus que 35 heures
19:24Tous les 3 mois, les heures supplémentaires
19:26Et vont être enlevées par les heures de récup
19:29Car on est annualisé
19:30Là, l'arnache
19:31Nous demandons des salaires à 2000 euros
19:34Les tickets restaurant à 20 euros
19:36Et plus de rémunération
19:3950% pour les primes
19:41On ne peut plus vivre comme ça
19:42Surtout à l'heure actuelle
19:44Donc voilà, on est en lutte aujourd'hui
19:46On reviendra
19:46Pour pas que Funicap
19:47Crois que c'est le premier
19:48D'une longue grève
19:50Qui recommencera
19:51S'il faut, on viendra devant les actionnaires
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