00:00 Grégory va bientôt réaliser son rêve, devenir le premier agriculteur de sa famille.
00:04 Dans quelques mois ou dans quelques années, je serai avec les fifis.
00:09 Les charolais, on travaille avec le vivant, on organise nos journées.
00:14 Et puis c'est vrai qu'on a un cadre qui est quand même magnifique.
00:17 Je préfère travailler dans les champs, être avec les vaches plutôt que d'être dans un bureau.
00:26 On part le matin, on travaille avec le sourire et puis le soir, on a un peu de mal à rentrer.
00:34 Malgré son projet d'installation, Grégory s'est mobilisé et est allé jusqu'à Rungis avec les jeunes agriculteurs.
00:41 C'est vrai que ça, des fois, je me suis posé plusieurs fois la question, est-ce que c'est bien ça que je voulais faire ?
00:45 Bon, quand on est passionné, on y croit quand même à l'avenir et puis ça marchera toujours.
00:48 Pour moi, il y aura toujours de l'avenir dans le métier.
00:51 Mais avant de devenir paysan, Grégory travaille à plein temps dans un silo.
00:55 Il pourrait se lancer plus rapidement sur sa ferme,
00:58 mais dans le contexte actuel, difficile d'abandonner un travail salarié.
01:01 L'avantage, c'est qu'on a une paye tous les mois.
01:04 C'est une sécurité, on va dire, c'est une sécurité de l'emploi.
01:07 Le patron de Grégory lui-même n'a jamais réussi à devenir agriculteur à 100%.
01:11 Je suis agriculteur le samedi et le dimanche sur une petite exploitation où j'ai repris derrière mon papa.
01:18 Mais l'exploitation étant petite, il a bien fallu que j'aille travailler ailleurs.
01:23 C'est quand même un parcours difficile.
01:25 Vous y croyez ? Pour lui ?
01:27 Oui, plus pour moi.
01:29 Pour se former, après une semaine de travail, il se rend dans sa future ferme.
01:34 Des périodes comme en étient la moisson, c'est plutôt des semaines, on va dire, 60-66 heures.
01:42 Quand il sera prêt, Grégory sera l'associé de Julien,
01:45 qui a repris seul la ferme de ses parents et n'a pas pu prendre de week-end depuis 15 ans.
01:50 Greg, c'est bien simple, il est en apprentissage chez mes oncles,
01:55 qui sont aussi agriculteurs à une trentaine de kilomètres à peu près.
02:00 J'ai cherché un salarié, c'est un des premiers à qui j'ai pensé, forcément.
02:04 Mais leur association n'est pas pour tout de suite.
02:06 Grégory a encore beaucoup à apprendre.
02:09 Ma maman est médecin et mon papa est mécanicien.
02:11 C'est plein de petites choses, des fois on dit c'est des détails,
02:13 mais c'est des détails qui sont très importants.
02:17 Donc quand on n'est pas issu du milieu, il faut se faire une petite place, comme on dit,
02:23 et on a pas mal de choses à apprendre.
02:25 La mission du jour, c'est changer l'embout de ce tracteur.
02:28 Mission simple sur le papier, mais qui va lui poser problème.
02:32 Putain, mais je n'ai jamais galéré autant pour le mettre celui-là.
02:34 Heureusement, son mentor et futur associé veille au grain.
02:39 Voilà, voilà, fini.
02:43 Toute la famille l'aide à se former, même le père de Julien en 76 ans.
02:48 Vous intégrez quand même un peu la famille aussi.
02:50 Oui, ça c'est...
02:52 Oui, c'est une progression rapide.
02:54 Je pense qu'il a déjà la volonté, c'est déjà pas mal.
02:57 Après c'est l'adaptation, il en apprend tous les jours.
03:02 Grégory souhaite travailler à temps plein sur l'exploitation d'ici fin 2024.
03:06 [Musique]
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