00:00Ce n'est pas un phénomène nouveau, mais c'est un phénomène qui s'accentue au fur et à mesure du temps,
00:05que l'on arrive à gérer dans le Val-d'Oise, puisqu'on a quand même une certaine proximité avec les services de l'ordre,
00:10que ce soit la gendarmerie, la police ou la préfecture, où on a une rapidité d'action,
00:14puisqu'on est vraiment tous ensemble pour lutter contre ça.
00:18Ça arrive depuis pas mal de temps, depuis que les villes se sont mises sous vidéosurveillance un peu partout.
00:24On retrouve ce phénomène-là dans nos champs, depuis qu'on l'a un peu moins sur le bitume.
00:28– Donc en fait, ce que vous nous expliquez, c'est que ceux qui pratiquaient du rodéo urbain en plein centre-ville
00:34le font désormais dans vos champs.
00:37– Oui, c'est à peu près ça, sans faire d'amalgame.
00:42On retrouve ça depuis vraiment 2-3 ans, c'est assez intense,
00:47et sachant que ça détruit nos cultures, les vidéos que vous passez derrière,
00:51c'est sur un champ qui vient d'être semé, ce qui est détruit ne repoussera jamais.
00:55Donc financièrement, c'est embêtant, moralement c'est embêtant,
00:59et c'est pour ça que cet après-midi, on a la chance d'avoir le ministre de l'Intérieur
01:02et la ministre de l'Agriculture qui viennent nous voir pour signer une convention
01:06qu'on met en place dans le Val-d'Oise avec la préfecture, la gendarmerie, la police
01:11et le côté agricole pour avoir des référents de secteur,
01:15pour justement gagner du temps sur ces interventions.
01:17– Et alors expliquez-nous, parce qu'en effet, on voit ces images,
01:20on les voyait à l'instant, ces images de quad qui traversent des champs,
01:23je ne sais pas de quel type de champ il s'agit précisément.
01:27Il y a des agriculteurs qui installent des caméras de vidéosurveillance
01:32pour pouvoir surveiller ça ?
01:34– Non, non, c'est impossible de mettre des caméras de surveillance en pleine,
01:38c'est trop grand et on n'arrivera jamais à le faire,
01:40mais comme les agriculteurs sont sur le terrain en permanence ou à proximité,
01:44ça permet d'avoir des référents par brigade qui indiquent à la gendarmerie
01:49comme à la police les chemins à prendre et les endroits à peu près précis
01:53pour gagner en rapidité et puis pour pouvoir les attraper sur place.
01:56– Qu'est-ce que vous demandez aujourd'hui ?
01:59Qu'est-ce que vous espérez ?
02:00Puisque vous avez la visite de deux ministres cet après-midi,
02:02notamment le ministre de l'Agriculture,
02:03la ministre de l'Agriculture et le ministre de l'Intérieur.
02:05– Ce qu'on demande aujourd'hui, c'est plus de moyens au niveau gendarmerie et police
02:10parce que nous, dans le Val-d'Oise, on a vraiment des effectifs qui font le travail,
02:16mais je pense qu'ils ne sont pas assez nombreux.
02:19C'est quand même dense, dans le Val-d'Oise, la moitié du territoire est rurale,
02:22il ne faut pas l'oublier, donc ça fait beaucoup à courir
02:24et surtout on demande des sanctions vraiment disciplinaires
02:28avec des saisies de véhicules qui se font déjà,
02:32mais avec un moyen financier un peu plus intense
02:35parce qu'on sait que quand on touche au portefeuille,
02:37souvent ça fait beaucoup plus le job
02:39et c'est ce qui serait primordial.
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