00:00 J'ai la chance ce matin de recevoir deux grandes comédiennes.
00:03 L'une est déjà venue, Josiane Balasco, bonjour.
00:06 - Je disais que tes conseils littéraires m'ont servi pour Noël.
00:12 - Ah, c'est formidable.
00:14 - Il va y en avoir d'autres.
00:15 - Je ne peux pas y réfléchir.
00:16 - Visiblement, l'émission ne vous a pas déplu parce que non seulement vous revenez,
00:19 mais en plus vous amenez une copine, Mélanie Thierry.
00:22 Bonjour.
00:23 - Bonjour, copine et demi.
00:24 - Bienvenue.
00:25 Vous n'êtes pas très copine dans le film que vous venez nous présenter ce matin,
00:29 ça s'appelle Captive.
00:30 Mais avant d'en parler, on va dresser votre portrait sonore, des petits sons pour mieux
00:34 vous connaître.
00:35 Voici le premier.
00:36 Qui est-il, ce bienvenu, ce peut-il que je tombe ainsi des nues et perdue dans ses bras.
00:45 Mais tu es là, doux et tranquille, qui me ramène à la vie.
00:54 - Eh oui, vous chantez toutes les deux.
00:57 Vous avez joué pour la première fois ensemble dans Tra-la-la, la comédie musicale d'Arnaud
01:01 et Jean-Marie Larieux autour de Mathieu Amalric.
01:03 Mélanie Thierry, vous étiez très intimidée, paraît-il, de jouer aux côtés de Josiane
01:08 Balasco.
01:09 C'est vrai ça ?
01:10 - Je n'ai rien senti.
01:11 - Oui, j'étais intimidée parce qu'elle représente beaucoup pour la petite fille
01:16 que j'ai été.
01:17 - Qu'est-ce qu'elle représente ?
01:19 - C'est tous ces films que j'ai regardés des milliers de fois à l'année avec mon
01:26 frangin où tu connais les dialogues par cœur, que ce soit le père nombreux, on le
01:31 sait, les bronzés, bref, tout.
01:33 C'est une époque tellement riche en cinéma où on se permettait en plus de faire des
01:39 blagues qu'on ne fait plus, de faire des films qu'on ne fait plus et de se dire que
01:45 tout était permis et que c'était joyeux et bon enfant.
01:49 Elle représente toute cette époque et c'est important à mes yeux.
01:54 - C'est vrai, c'est important pour nous tous d'ailleurs.
01:55 Et alors vous, vous avez une émotion particulière à jouer avec Mélanie Thierry ?
01:58 - J'ai retrouvé, moi je ne la connaissais pas quand on a commencé sur Tralala.
02:03 Tu avais déjà tourné avec les Larieux toi ?
02:04 - Non, c'était la première fois.
02:06 - Et de chanter, c'était la première fois aussi ?
02:08 - T'arrivais de chanter quand on me demande dans des films ?
02:11 - Ah bah dans Nuit d'ivresse, on s'en souvient, vous chantiez bien dans Nuit d'ivresse.
02:15 - Enfin bref, et donc Mélanie, je n'avais pas vraiment de scènes avec elle mais je
02:19 la trouvais charmante.
02:20 Et je n'ai pas senti du tout qu'elle était une bonne actrice, parce qu'elle n'a pas
02:26 joué du tout, la fille impressionne et ça m'aurait emmerdé d'ailleurs.
02:29 Et puis de retrouver Mélanie sur le film de Vallières, c'est formidable.
02:36 Je ne retrouvais pas que Mélanie, je retrouvais Carole, Luquet et...
02:39 - Yolande Moreau.
02:40 - Et je retrouvais Yolande Moreau et Marina Foyce qui avait été ma fille.
02:47 - On va en parler de ce casting fabuleux.
02:49 Et alors Mélanie Thierry, vous nous parliez d'un grand film de Josiane Balasco, et bah
02:53 en voici un extrait.
02:54 - Excusez-nous monsieur, vraiment, vous n'aviez pas affaire à une répondante ? Il y a eu
02:58 un petit malentendu.
02:59 - Un malentendu du cul, vieille morue !
03:01 - Très poétique, très très poétique, je ne connaissais pas toutes tes expressions.
03:08 Eh bien allez-y monsieur, insultez-moi à loisir, nous sommes là pour ça.
03:11 - J'ai oublié la réplique de Blanc.
03:13 - Mais que se passe-t-il ? Vous ne continuez pas monsieur ? Vous en étiez à peau de couille
03:19 je crois.
03:20 Que se passe-t-il ensuite ?
03:21 - J'ai oublié la voix off.
03:22 - Voilà comment on les calme.
03:23 - Bon bah moi je vais récupérer mes cadeaux, enfin ce qu'il en reste.
03:24 Et surtout ne touchez plus au téléphone !
03:25 - Voilà, ça c'est le fabuleux, le père de la tueur d'urgence.
03:26 - C'est cute.
03:27 - Ça fait partie de votre carte d'identité Josiane Balasco, aujourd'hui c'est sur Netflix,
03:41 ce qui fait qu'il y a des gamins qui vous récitent les paroles maintenant.
03:44 - Ça permet à encore plus de générations de découvrir notre enfant, notre ultime enfant
03:50 avec le splendide.
03:51 - Ouais c'est ça, un film qui a 50 ans à peu près aujourd'hui.
03:53 - C'était en années 80, non pas 50 ans.
03:56 - Non j'en rajoute peut-être un petit peu.
03:57 - Car en fin de dénonce c'était en 78 les bronzés.
04:00 78, 79, 2 ans, 2 ans après, ou 2 ans, 3 ans après.
04:05 - C'est assez touchant de voir à quel point ça passe de génération en génération,
04:10 parce qu'il y a notre génération effectivement avec Mélanie Thierry, mais les enfants
04:14 connaissent aussi aujourd'hui, voilà c'est à 40 ans.
04:17 C'est quand même génial de voir ça.
04:18 - Oui, mais non on est content.
04:20 On ne serait pas attendus du tout si on nous l'avait dit à cette époque-là, mais on
04:25 est content.
04:26 - Allez, extrait suivant, écoutez.
04:27 - Marie, votre époux vous disait souffrante et retirée du monde.
04:33 Il semble bien qu'il ait exagéré.
04:35 - Non, votre long silence m'a été cruelle.
04:38 Je vous accorde que vos obligations dans le monde sont une excuse pour les petites nouvelles.
04:42 - Eh bien ? - Eh bien, ce que vous me disiez souhaitait
04:48 si fort, j'y suis prête.
04:49 Résolue à rompre les liens du mariage.
04:52 Le mien.
04:53 - La princesse de mon pensier, de Bertrand Tavernier, ça c'est en 2010, avec notamment
05:00 Gaspard Ulliel et ses films, il fait partie de votre carte d'identité à vous, Mélanie
05:05 Thierry.
05:06 Bertrand Tavernier, il a dit travailler avec Mélanie a été une des grandes joies de ma
05:09 vie de réalisateur.
05:10 Et pourtant, ça avait assez mal commencé, puisqu'à votre audition, votre première
05:13 rencontre avec Bertrand Tavernier, il paraît que vous êtes arrivée très en retard.
05:17 - Oui, c'est les aléas, parfois.
05:20 On tente d'être très ponctuel, parce qu'on sait que c'est un rendez-vous qu'on n'a pas
05:27 envie de louper, auquel on tient.
05:29 Et on se met déjà la rate au courbouillon dès le matin, tôt, parce qu'il y a une attente
05:35 comme ça.
05:36 Et un taxi et un policier, on a décidé autrement.
05:40 Il a fallu que je me fasse arrêter sur le pont, au-dessus du périph' et ça a duré
05:47 plus d'une heure.
05:48 - Dans le taxi ? - Oui, dans le taxi.
05:49 - Et qu'est-ce que tu as fait ? - Parce que je ne portais pas ma ceinture
05:53 de sécurité.
05:54 Et en fait, j'ignorais que tu puisses te faire arrêter et que ce soit obligatoire de porter
06:02 sa ceinture à l'arrière du taxi, que ce soit toi qui craques.
06:06 J'ai eu la contravention, qui m'a coûté bonbon d'ailleurs.
06:09 - Je pense que le mec, il s'est obligé de faire une certaine somme ce jour-là, il s'est
06:13 tombé sur le pont.
06:14 - Il s'en fait du sel.
06:15 - Mais ça s'est éternisé, j'ai vraiment cru louper mon rendez-vous.
06:20 Je suis arrivée en nage, j'étais rouge, j'étais transpirante, j'étais tremblante.
06:26 - Et ça a peut-être participé au succès derrière ?
06:27 - En tout cas, ça permettait qu'il se rende compte que je n'étais pas en train de tricher.
06:35 Je ne cherchais pas à masquer autre chose que mon...
06:38 - Ton désarroi devant cette situation épouvantable.
06:43 - On va parler dans un instant de votre nouveau film, en tout cas "Captive" d'Arnaud Despallières.
06:50 C'est au cinéma à partir de demain avec, on l'a dit, un casting fabuleux.
06:54 On en parle dans un instant sur Rampin.
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