00:00 - Culture Média sur Europe 1, Thomas Hill avec votre invité Thomas Vincent, deuxième, qui sera sur scène.
00:06 Le compte à rebours est lancé dans deux jours, mercredi, pour un chapeau de paille d'Italie.
00:10 C'est au théâtre de la Porte Saint-Martin à Paris.
00:12 - Qu'on arrête de lui dire, c'est lui faire monter ses angoisses à chaque fois.
00:15 - À tous les chocotes, il y a une niquette là qui monte.
00:17 - Vincent, on va faire votre portrait sonore des petits sons pour mieux vous connaître.
00:21 Voici le premier.
00:21 - Qu'est-ce qu'elle évoque chez vous, cette chanson d'Alain Souchon ?
00:33 - Elle m'évoque Karine Lambolèze, qui j'espère m'écoute, qui était ma professeure de français au collège,
00:39 et qui nous avait fait étudier, quand même une idée géniale, elle nous avait fait étudier ce texte, cette chanson.
00:45 Et Souchon, le fait de partir, c'est une histoire qui raconte quelqu'un qui veut s'en aller, qui veut partir, qui veut tout fuir.
00:55 - Des choses qui vous arrivent ?
00:57 - D'avoir envie de me barrer, à la du premier Gonesse ?
00:59 - De tout lâcher.
01:01 - La version simple ?
01:03 - Oui, la version voyage.
01:05 - Non, pas trop.
01:07 J'aime bien, j'adore, malheureusement je ne suis pas un bon client pour les métiers, j'adore ma vie.
01:12 - Ah ! Et bien l'extrait suivant alors !
01:15 - Très beau jour, ou peut-être une nuit.
01:20 - Est-ce que vous savez pourquoi je vous passe cette chanson ?
01:22 - Non, il y a un anniversaire, non ?
01:24 - Non.
01:26 - Moi je n'ai pas été victime d'inceste.
01:28 - Non, non, non, ça ne va pas aussi loin.
01:31 - L'ex-genoise.
01:33 - Vous avez chanté cette chanson.
01:35 - Je sais, je sais, n'oubliez pas les paroles.
01:37 - Vous avez passé trop, 4 fois le casting, n'oubliez pas les paroles.
01:39 - Je pense 2 fois en vrai.
01:41 - Mais je vais dire qu'elle est 2 fois, trop le seum.
01:43 Alors que, en plus, à chaque fois j'allais jusqu'au bout.
01:45 Parce que comme je connais toutes les chansons françaises,
01:47 enfin franchement, je les nique tous les champions de "n'oubliez pas les paroles".
01:51 Je connais toutes les chansons françaises,
01:53 mais le casting, il fallait chanter,
01:55 et la directrice de casting,
01:57 une conne finie, si elle nous écoute,
01:59 m'avait dit,
02:01 j'avais choisi "Lègue le noir"
02:03 et elle m'avait dit "hein ?"
02:05 - C'est vraiment une amie.
02:07 - Parce que ce que vous ne savez pas, c'est que moi j'étais producteur artistique.
02:09 - Non, c'est pas vrai.
02:11 - C'est Thomas qui nous a recalé.
02:13 - Non, mais pourquoi elle m'a dit
02:15 qu'il fallait chanter "Lègue le noir"
02:17 gay ?
02:19 C'est pas une chanson gay,
02:21 donc je me suis retrouvé avec un micro et une caméra, faire
02:23 "Ah bonjour, vous peut-être ?"
02:25 Donc j'ai perdu tous mes moyens.
02:27 - Vous savez pourquoi ? Parce que c'est la télé,
02:29 donc on veut que les gens sourient.
02:31 Donc on leur disait "il faut sourire, il faut être vivant, il faut être sympa au casting".
02:33 - Et après je me suis dit "si j'en repasse, je prendrais
02:35 la Ziza ou je sais pas quoi".
02:37 - Quand elle m'a parlé ce week-end, elle m'a dit "aujourd'hui,
02:39 on le prendrait". Pas parce que vous êtes connus, aujourd'hui on le prendrait
02:41 parce qu'on était très très durs à l'époque
02:43 sur le niveau de chant.
02:45 Je crois qu'elle vous a recalé assez rapidement.
02:47 - Ah ouais. - Alors que pourtant, c'était quand même pas mal du tout.
02:49 - Ah bon, ça me fait plaisir.
02:51 - Elle s'excuse de la postériorité.
02:53 - Ça soulage pas.
02:55 - Allez, prochain extrait.
02:57 - J'ai beaucoup réfléchi
02:59 et je me suis dit que ce serait
03:01 formidable que je puisse choisir les deux.
03:03 Alors ça, malheureusement,
03:05 c'est impossible.
03:07 - Et si on pratiquait la polygamie ?
03:09 - Oui, mais malheureusement, c'est interdit en France.
03:11 - Oui, mais alors pourquoi on appelle ça la polygamie française ?
03:13 - On appelle ça la polynésie française.
03:15 C'est une collectivité d'outre-mer
03:17 et ça n'a rien à voir.
03:19 - Et si on appelait cette collectivité ?
03:21 - Elle répondra pas.
03:23 - Et si on lui mettait l'une derrière l'autre, comme ça,
03:25 et quand on est devant, on croit qu'il n'y a qu'une personne,
03:27 il y en a deux ?
03:29 - Non, c'est impossible.
03:31 - Non, Marc.
03:33 - C'est vrai que c'est formidable.
03:35 - C'était des impros, ça, presque.
03:39 - Vous jouez l'animateur télé,
03:41 et surtout, moi, ce qui est au-delà du comique,
03:43 je vous trouvais hyper crédible
03:45 en animateur télé.
03:47 - Parce que j'ai tellement regardé,
03:49 j'ai tellement intégré le code.
03:51 En fait,
03:53 comment elle s'appelle la fille qui faisait le journal, là ?
03:55 - Émilie Dèze.
03:57 - C'est pareil, en fait, si je devais jouer
03:59 un journaliste comme ça, qui fait des flashs,
04:01 je saurais le faire, parce qu'on a tellement la...
04:03 Par exemple, il n'y a que
04:05 dans ce genre de flashs qu'on dit "un mot de rugby".
04:07 - C'est une transition.
04:09 - C'est une transition.
04:11 Mais ça, on les a tellement dans l'oreille,
04:13 les trucs du bachelor,
04:15 des trucs...
04:17 - Et puis c'est vrai, ce que je disais tout à l'heure, que vous étiez fan de Laurence Boccolini,
04:19 par exemple, vous êtes un vrai enfant de la télé.
04:21 - C'est vrai que j'ai pas mal
04:23 regardé la télé, et puis
04:25 j'aime beaucoup, j'adore
04:27 le divertissement.
04:29 - C'est vrai, mais je trouve que c'est très...
04:31 Par exemple, il y a un type que j'adore, c'est Vincent Lagaffe.
04:33 J'ai toujours adoré Vincent Lagaffe, et je trouve qu'on
04:35 se comporte mal dans le temps avec
04:37 les gens qui font du divertissement.
04:39 C'est très gentil de leur part de faire du divertissement.
04:41 Enfin, je veux dire, c'est très généreux,
04:43 c'est vraiment un métier
04:45 pour lequel j'ai énormément d'admiration.
04:47 - On donne du bonheur aux gens.
04:49 - Oui, mais ça, ça a été galvaudé à l'époque de Bazan et Castel,
04:51 parce qu'ils disaient tout le temps "c'est que du bonheur".
04:53 Donc, d'un coup,
04:55 ça n'avait plus de sens. Mais en fait, si,
04:57 il y en a quand même quand on y reprend.
04:59 - Allez, un dernier petit extrait. On est en 2022,
05:01 vous obtenez le Molière du meilleur seul en Seine.
05:03 Sauf que, comme vous n'êtes pas disponible pour venir,
05:05 elle vous demandait à l'immense Isabelle Huppert
05:07 d'aller récupérer sur scène le trophée pour vous.
05:09 - Je suis confus de ne pas pouvoir être avec vous
05:11 ce soir, mais je suis sur scène
05:13 à Montpellier pour jouer ce spectacle
05:15 que vous me faites l'amitié de récompenser.
05:17 J'ai donc demandé
05:19 à une actrice en manque de visibilité
05:21 de venir chercher
05:23 ce Molière à ma place.
05:25 Elle s'appelle Isabelle.
05:27 Et je pense que c'est une comédienne qui mérite qu'on s'intéresse à elle.
05:29 Alors je sais,
05:31 elle n'a pas l'air comme ça,
05:33 mais elle est douée.
05:35 Elle peut jouer toutes les tranches d'âge,
05:37 de 13 à 38 ans.
05:39 Bon, elle est peut-être un peu finiante,
05:41 mais j'ai confiance.
05:43 Avec le temps, elle apprendra à se sortir les doigts du cul.
05:45 - C'est magnifique ça.
05:47 - C'est horrible de dire "se sortir les doigts du cul" à Isabelle Huppert.
05:49 - Elle ne savait pas du tout ce que vous avez dit.
05:51 - Si, elle savait.
05:53 Je l'avais appelée, je lui avais dit
05:55 "si jamais je l'ai, est-ce que tu veux bien lire ce texte ?"
05:57 Et elle m'avait dit "oui, d'accord"
05:59 puis après elle m'avait rappelé un peu plus tard,
06:01 "mais en fait, non, je pense que c'est mieux si toi tu le registres
06:03 et que moi je ne dis rien."
06:05 Et je me suis dit "putain, elle est forte, c'était une meilleure idée,
06:07 elle a eu une meilleure idée que moi."
06:09 - Et ce spectacle, un soir de gala, repart en tournée aussi.
06:11 - On va juste appeler le chapeau de paille
06:13 quand je serai bien crevé.
06:15 - Quel courage.
06:17 - Allez, on revient dans un instant.
06:19 - Avec le premier indispensable de Culture Média,
06:21 on va parler BD, mais aussi grand classique
06:23 "Autant on emporte le vent en BD".
06:25 C'est le choix de Sébastien Bordenave et c'est dans un instant sur Europe.
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