00:00 Vous l'auriez voté ce texte ?
00:02 Oui, si j'avais été à l'Assemblée nationale, je l'aurais voté. Je suis aujourd'hui député européen, je l'aurais voté.
00:07 Mais je dois vous dire que je ne suis pas tout à fait d'accord avec votre grille de lecture.
00:10 Avec les Français ?
00:11 Non, je ne suis pas d'accord avec votre grille de lecture. Ça ne veut pas dire que la lecture, je la conteste.
00:15 Moi, ce qui me frappe dans ce texte, je le dis avec vraiment beaucoup de sérénité, de calme et j'allais dire même un peu de recul,
00:24 mais précisément, je ne suis pas à l'Assemblée nationale. Ce qui me frappe, c'est que la plupart des familles politiques ont été,
00:31 dans cette séquence, elles ont été pagailleuses et cafouilleuses. Vous évoquiez le Rassemblement national.
00:39 Pardon, ça a été l'exemple type, dans cette séquence, de pagaille. Je ne reviens pas sur tout ce qui est connu et répété,
00:47 mais les sénateurs du Rassemblement national dénoncent le texte du Sénat, considérant qu'il n'était pas assez fort, pas assez virulent,
00:56 pas assez violent, tout ce que vous voulez. Ensuite, à l'Assemblée nationale, ils expliquent qu'ils ne voteront peut-être pas.
01:01 Le président de cette famille politique dit que ce sera soit abstention, soit vote contre.
01:07 L'ancienne présidente dit qu'en revanche, on votera. Pardon, si vous trouvez que c'est limpide, que c'est clair, sur la forme, c'est assez étonnant.
01:16 Deuxième réflexion, c'est que, pardon, le texte, il y avait un texte, c'est celui des Républicains. D'ailleurs, les leçons de cette séquence,
01:26 sur le fond, au-delà de l'écume des choses, c'est que, un, ça rappelle que sous la Ve République, majorité relative, ça veut dire pas de majorité.
01:34 C'est ça, la première réalité. Deuxième réalité, le gouvernement est arrivé avec son texte, il repart avec celui des Républicains.
01:42 — Donc c'est une victoire pour les Républicains. — Écoutez, je sais pas comment baptiser les choses, mais enfin c'est le texte des Républicains qui a été préparé.
01:52 C'est le texte des Républicains qui a été adopté. Et ça... — Pardon, mais ça hold up. Ça hold up parce que les Républicains, il n'y a que 60 députés républicains
02:00 à l'Assemblée nationale. Il y a 88 RN. — Non mais c'est ce que je vous dis. — Et vous avez fait 4 % à la présidentielle.
02:05 Vous avez raison de me rappeler, au cas où j'aurais décidé de passer une soirée joyeuse. Donc vous me rappelez. C'est du réalité. Mais il y a bien effectivement
02:13 une chose qui apparaît, une vérité qui apparaît. C'est que les Républicains, dans cette affaire, sur ce sujet – et j'espère que ça sera le cas sur beaucoup d'autres –,
02:23 eh bien ils ont démontré à la fois leur expérience, ils ont démontré leur compétence et ils ont démontré leur cohérence.
02:31 — Et pourquoi ils n'en récoltent pas les fruits, alors ? Parce que c'est le RN qui est visité. — Bravo Eric Ciotti. Bravo Bruno Rotailleau.
02:41 Bravo Olivier Marlex. Et bravo Laurent Wauquiez qui, lorsqu'il est allé devant le groupe à l'Assemblée nationale, a aussi partagé sa conviction
02:50 de la ligne qu'il convenait de suivre.
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