00:00 - Donc c'est normal de voter un texte en sachant que ce texte n'est pas constitutionnel ?
00:04 - Pourquoi est-ce que j'ai voté ce texte ?
00:06 J'ai voté ce texte parce que dans ce texte, il y a la possibilité d'expulser
00:09 4 000 étrangers délinquants supplémentaires qui sont une menace pour l'ordre public.
00:13 L'écrasante majorité des Français le souhaitent.
00:16 Parce que dans ce texte, il y a la possibilité de régulariser 10 000 personnes,
00:20 c'est l'estimation qu'on a à ce stade, des étrangers qui sont irrégulièrement sur notre territoire
00:25 mais qui travaillent depuis des années, qui bossent, qui triment.
00:27 Ça devrait être le combat du Parti Socialiste qui était aux abonnés absents
00:31 mais vous avez décidé de disparaître et de démissionner.
00:33 - Arrêtez de raconter n'importe quoi, parlez et vous m'écouterez à la fin.
00:36 - Donc ça aurait dû être votre combat, vous avez décidé de vous défiler.
00:41 C'est pour ça que j'ai voté ce texte.
00:42 Ensuite, dans ce texte, il y a des mesures. Je vais vous en donner d'autres.
00:44 Vous en avez cité certaines, je vais vous en donner d'autres.
00:46 Mettre une caution pour des étudiants internationaux qui viennent étudier sur notre sol.
00:51 Franchement, est-ce que c'est efficace ? Est-ce que c'est utile ?
00:54 À mon avis, pas vraiment.
00:56 - Et vous attendez que le Conseil Constitutionnel fasse le boulot à votre place ?
00:59 - Non, pas du tout.
01:00 - On retire cette mesure.
01:01 - Écoutez, c'est normal que le Conseil Constitutionnel étudie la constitutionnalité d'une loi.
01:04 Pardon, mais là je rappelle une évidence.
01:06 - Vous le saviez par avance, c'est ça que j'essaie de comprendre.
01:09 - Mais attendez, je vais vous dire très simple.
01:11 Excusez-moi pour la banalité de la métaphore.
01:13 Mais quand vous êtes avec quelqu'un dans votre famille, que vous faites un choix collectivement
01:17 et que vous avez tous les deux des opinions différentes
01:20 mais que vous pensez que c'est important d'arriver à un choix
01:22 parce que c'est nécessaire pour l'intérêt général,
01:24 vous faites quoi ? Vous rentrez chez vous en disant "vous savez quoi ? Je vais rien faire".
01:27 Ça, c'est le choix de la nupèce.
01:29 Nous, ce n'est pas notre choix.
01:30 Pourquoi ? Parce que c'est une histoire de sécurité nationale et d'intégration.
01:34 - Il y a une consultante de BFMTV qui a pris cette image, je la trouve assez bonne,
01:37 et dit "c'est comme si vous jetiez un déchet sur le trottoir
01:40 sachant que derrière, quelqu'un allait le ramasser pour vous".
01:42 C'est un peu ça.
01:43 Finalement, vous avez voté sachant que derrière, le Conseil Constitutionnel
01:45 allait faire le ménage à votre place.
01:47 - Écoutez, d'abord, le Conseil Constitutionnel fait le ménage conditionnellement
01:50 pour tous les textes, quand il est saisi.
01:52 Donc là, vous essayez d'introduire une nouveauté qui n'existe pas.
01:56 Et puis, deuxièmement, pardon de le dire, mais le gouvernement a proposé un texte.
02:01 Ce texte, nous n'avons même pas pu l'examiner à l'Assemblée nationale
02:04 parce que certains ont jugé que les Français devaient être privés dans l'hémicycle
02:07 d'un débat. - Notamment la gauche.
02:09 - La gauche et le RN ensemble.
02:11 Ensuite, il y a eu un travail de compromis avec les Républicains,
02:14 qui étaient, je le rappelle, la seule force politique de tout l'hémicycle,
02:18 qui était prête à discuter.
02:20 - Sur son texte ? - Non, sur un compromis entre le texte et le nôtre.
02:24 On y reviendra. Dans le texte des Républicains, il me semble qu'il n'y avait pas
02:27 les régularisations. Bon.
02:28 Ensuite, que s'est-il passé ? La NUPES, des missionnaires,
02:31 malgré les mesures de régularisation, a choisi de faire son baroud,
02:34 et le RN s'est dit "Ouh là là, mais ça pourrait être un texte populaire,
02:38 et on veut mettre la majorité en difficulté", et s'est tout à coup découvert
02:42 un intérêt pour ce texte. Voilà.
02:44 Donc les Français ne sont pas dupes du théâtre, ce qui les intéresse,
02:46 c'est les mesures concrètes.
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